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Julien Pasquet revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #lemeilleurdelinfo

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Transcription
00:00Vous disiez Eric Reuel ?
00:02Je trouvais
00:03mon annonce très avantageuse pour vous.
00:07Merci beaucoup.
00:08Bonsoir à tous. Il est 23h.
00:10Bienvenue dans le meilleur de l'info avec Eric Tegner.
00:12Évidemment, également,
00:14on passe en revue les meilleures séquences
00:16de la journée sur CEDEWS et on les commente,
00:18on les décrypte ensemble, non sans avoir d'abord
00:20salué Michael Dos Santos
00:21pour l'essentiel de l'actualité. Bonsoir Michael.
00:23Ce drame à Bordeaux,
00:30deux adolescentes ont perdu la vie
00:31après avoir percuté un train.
00:34Ce matin, dans la commune de Lormont,
00:35les deux jeunes filles âgées d'une quinzaine d'années
00:38étaient à pied. Les circonstances de l'accident
00:40restent encore à définir.
00:42Manuel Bompard, lui, continue d'appeler
00:44à la mobilisation. Le coordinateur
00:45de la France Insoumise souhaite bloquer le pays
00:47le 10 septembre prochain, soit deux jours
00:49après le vote de confiance à l'Assemblée
00:51qui pourrait faire tomber le gouvernement
00:53Bayrou. Je vous propose d'écouter à ce propos.
00:55Manuel Bompard.
00:57Ça ne veut pas dire que le 10 septembre,
00:58il ne faut plus se mobiliser, bien au contraire.
01:00Puisque précisément, si M. Bayrou
01:02tombe le 8 septembre,
01:05la question qui sera posée le 10,
01:06c'est évidemment la question du changement de politique,
01:08pas seulement du changement de la personne
01:10qui dirige le gouvernement.
01:12Moi, j'appelle tout le monde à se mobiliser
01:13très massivement le 10 septembre.
01:16Je crois que la question qui sera posée
01:17d'un certain point de vue, c'est la continuité
01:19du mandat du président de la République,
01:21Emmanuel Macron.
01:22Et donc, le 10 septembre, moi, je trouve
01:24que ça renforce encore la nécessité
01:26de se mobiliser le 10.
01:28Et d'ailleurs, c'est de ceux qui se posaient
01:29la question de savoir si ça servait à quelque chose,
01:30de se mettre en mouvement.
01:32Est-ce que vraiment, on pouvait gagner quelque chose ?
01:33Je leur dis, vous avez déjà gagné,
01:35sans doute, la chute du gouvernement Bayrou
01:36et de son budget.
01:37Donc, continuez à vous mobiliser.
01:38Vous pouvez gagner encore davantage.
01:40Et gagner encore davantage, c'est gagner enfin
01:41un changement de politique dont le pays a besoin.
01:43Enfin, pour terminer, le dernier fusilier marin
01:45de la France libre s'est éteint.
01:47Paul Leterrier est décédé à l'âge de 103 ans,
01:50annonce faite par la préfecture de la Manche.
01:52Ancien fonctionnaire de police, il avait combattu
01:54lors de la décisive bataille de Birakem en 1942
01:57face aux Allemands.
01:58Merci beaucoup, Mickaël.
02:01On se donne rendez-vous à minuit ensemble
02:02pour l'édition de La Nuit.
02:04On a beaucoup de choses à voir, à retracer ensemble
02:06sur cette journée sur l'antenne de CNU.
02:08Je voulais qu'on commence avec les propos
02:10d'Éric Dupond-Moretti.
02:11Je ne sais pas si vous en avez parlé tout à l'heure
02:12avec Gauthier.
02:14Pascal Pro lui a répondu tout à l'heure
02:15dans l'heure des Pro 2.
02:17Entre deux standing ovation au théâtre,
02:19l'ancien garde des Sceaux revient à l'offensive
02:22contre notre chaîne.
02:24Il faut croire qu'il est obsédé par CNU.
02:27Il y avait un débat qui était organisé par le MEDEF.
02:29Il a cherché à sulfater sa cible préférée,
02:32à savoir nous, CNU.
02:34L'ensauvagement de la société, c'est nous.
02:37Le sentiment d'insécurité, évidemment,
02:39c'est nous qui l'avons créé.
02:41On va écouter ce premier extrait
02:44et vous verrez les réponses sur le plateau
02:46de l'heure des Pro 2 dans un instant.
02:49J'ai passé ma vie de ministre de la Justice
02:52à dire, à tenter de démontrer,
02:54chiffre à l'appui,
02:55que la justice n'était pas laxiste.
02:58Mais cette idée de justice laxiste
03:01est une idée relayée par le Rassemblement national
03:05pour dire, puisque la justice est laxiste,
03:09elle génère de la délinquance.
03:11Et nous, quand on va arriver au pouvoir,
03:13vous allez voir ce que nous allons voir.
03:15Le débat, il est tronqué.
03:16Il y a mille crimes par an dans notre pays.
03:18Donc vous avez, pour les chaînes d'info continue,
03:21matière tous les jours
03:22à nous parler d'un crime.
03:24Et 50 fois dans la journée,
03:26ce qui finit à la fois par,
03:29comment dirais-je,
03:31nous inquiéter légitimement,
03:33et ça nourrit l'insécurité, bien sûr,
03:35pour ceux qui la vivent,
03:36pour les victimes,
03:37pour les témoins,
03:38mais aussi, mais aussi,
03:40le sentiment d'insécurité.
03:42Et ça, on ne peut pas le nier.
03:43C'est un fait.
03:44Il existe ce sentiment d'insécurité.
03:46Écoutez, allez dire ça à M. Pro et à ses amis,
03:49et vous verrez ce qu'il vous répondra.
03:50Il vous répondra, mais non, pas du tout.
03:52C'est vous qui êtes déconnectés.
03:54Mais non, il y a moins de meurtres,
03:57aujourd'hui, dans notre pays,
03:57qu'en 94.
03:59Mais à force de 6h du matin,
04:01à 6h du matin,
04:02de nous dire qu'il y a cette criminalité ambiante,
04:05et elle existe, moi, je ne la nie pas,
04:07mais ça finit par créer dans nos esprits
04:09quelque chose qui est assez délétère,
04:11et qui ne nous donne pas envie
04:13d'être résolument optimiste.
04:17Voilà pourquoi le débat public,
04:19il est tronqué.
04:20Non seulement, M. l'ancien garde des Sceaux
04:23attaque notre chaîne,
04:24mais ce qu'il dit est tout simplement faux.
04:25Démonstration avec Pascal Praud,
04:27tout à l'heure, dans l'heure des pros de.
04:28Il dit qu'il y a moins de meurtres,
04:30aujourd'hui, qu'en 94.
04:32Bon, c'est vrai.
04:33Mais ce n'est pas ça qui est important.
04:36Sous le mandat d'Emmanuel Macron,
04:37les homicides ont fortement augmenté.
04:40De 826 à 2017,
04:43à 976 l'année dernière,
04:46soit une hausse quasi continue.
04:48Première chose.
04:49Donc les homicides remontent sous Macron.
04:51Deuxième chose,
04:52et c'est le plus important,
04:54il faut prendre en compte
04:54les tentatives d'homicides,
04:57qui connaissent une explosion.
04:592 259 en 2016,
05:034 290 l'année dernière.
05:07Mais ce que je trouve vraiment très désapplésant,
05:09c'est d'abord qu'il nous cible,
05:11ce qui n'est pas agréable,
05:12il nous met une cible dans le dos,
05:13ce qui n'est pas agréable,
05:14il nous tient responsable du climat,
05:15mais qu'il vienne là.
05:17Mais qu'il vienne là.
05:19Au lieu de parler fort à l'extérieur,
05:22sans contradiction,
05:24là, que peut-il répondre à ce que je viens de dire ?
05:26C'est des chiffres de la place Beauvau.
05:28Ce n'est pas bien, évidemment,
05:30d'expliquer que c'est de la faute des chaînes info,
05:32parce que c'est quand même un ministre de la République.
05:34Ça montre aussi la faiblesse du raisonnement.
05:36Voilà pour la première réponse.
05:37Un autre extrait d'Éric Dupond-Moretti,
05:39avant de vous entendre, messieurs,
05:40sur la question de l'antisémitisme.
05:42Là encore, tout est de la faute de ces news.
05:43On rappelle que le Premier ministre israélien,
05:45pour remettre un petit peu de contexte,
05:47a accusé Emmanuel Macron récemment
05:48d'alimenter le feu antisémite en France,
05:51l'être commenté, bien sûr, sur nos antennes,
05:53qu'a nourri nos débats,
05:54sur l'incapacité, le manque de volonté, peut-être,
05:56du Président à mettre fin à cette haine anti-juive,
05:59qu'on s'est partagée d'ailleurs
06:00dans un très récent sondage par 62% de Français,
06:03par des figures de la communauté juive,
06:05comme là encore, très récemment,
06:07la sœur d'Ilan Halemi.
06:09Mais comme souvent,
06:10la réalité dérange la Macronie,
06:11qui peut compter donc sur Éric Dupond-Moretti.
06:14On a décidé, là, depuis une semaine,
06:17sur ces news,
06:17que le Président de la République
06:19n'avait rien fait pour lutter contre l'antisémitisme.
06:22Il y a 50 bandeaux,
06:24il n'a rien fait.
06:25Et quand Netanyahou le critique,
06:27naturellement, on reprend la critique de Netanyahou,
06:31et ça vient confirmer,
06:32conforter le fait que le Président de la République
06:34n'a rien fait.
06:35Je ne veux pas vous parler des circulaires que j'ai prises,
06:37et c'est très très modestement
06:38ce que l'État a fait pour lutter contre l'antisémitisme.
06:42Je ne veux pas reprendre ce qu'Yahel a dit,
06:43la façon dont elle a été traitée d'ailleurs.
06:45Je ne veux pas reprendre ce que l'on a fait au niveau de l'Europe.
06:48Mais voilà, ça donne sur le bandeau.
06:50Il n'a rien fait. Rien.
06:52Et ça ne devient plus quelque chose
06:54que l'on peut factuellement discuter.
06:56Ça devient un axiome.
06:57Oui, le débat public aujourd'hui est pourri.
07:01Éric Dupond-Moretti,
07:02symbole d'une élite totalement déconnectée.
07:04Dernier extrait pour répondre
07:06à justement cette nouvelle saillie
07:08dans l'heure des produs.
07:10C'est obsessionnel pour certains.
07:12La preuve, c'est que,
07:13en été expliciteur à témoin,
07:14les deux sujets qu'on a pris,
07:17il dit des choses qui ne sont pas exactes.
07:18Et en plus, il ne vient pas les dire en plateau.
07:21C'est extraordinaire sur l'antisémitisme.
07:23Ce n'est pas CNews.
07:25C'est Adlor Habitbol.
07:26C'est Benjamin Netanyahou.
07:28Et c'est des juifs français
07:29qui reprochent des choses à Emmanuel Macron.
07:32Ce n'est pas votre serviteur,
07:34ni CNews.
07:35Vous avez des gens qui sont à ce niveau de déconnexion
07:38et qui savent qu'en venant ici,
07:40notamment,
07:41ils vont être confrontés à un réel
07:43qu'ils refusent de voir.
07:44Parce que M. Dupond-Moretti,
07:45s'il vient sur ce plateau,
07:47on va faire ce que j'ai fait l'autre soir
07:49chez Gauthier Lebret,
07:50c'est-à-dire prendre factuellement
07:51la liste des événements les plus graves.
07:53Ce sont les plus graves.
07:54Ça veut dire qu'on n'a pas tout listé.
07:57Les événements antisémites les plus graves
07:58qui se sont passés juste cet été.
08:00Voilà.
08:00Et lui poser la question,
08:01un, s'il considère toujours
08:03qu'il n'y a pas un problème d'antisémitisme en France
08:05et s'il, face à ces événements graves,
08:07l'absence de parole du chef de l'État est normale.
08:10Voilà.
08:10Je ne sais pas ce qu'il va pouvoir répondre à ça
08:12à part faire éventuellement des pirouettes.
08:16C'est dingue, Éric Revelle,
08:17de voir à quel point notre chaîne les rend fous.
08:20Oui, alors moi, je vais vous dire,
08:22les effets de manche et les vocalises
08:24du ténor du barreau Éric Dupond-Moretti
08:27ne m'impressionnent plus du tout.
08:29On a été parfois captivés
08:31par le discours,
08:32par la phrasée,
08:34le phrasé d'Éric Dupond-Moretti.
08:36Mais je pense que Pascal Praud
08:37a répondu de manière assez claire
08:39et que les chiffres qu'il a cités
08:41qui sont justes,
08:41puisqu'ils viennent de la place Beauvau,
08:43du ministère de l'Intérieur,
08:44devraient au minimum éclairer
08:46la cécité politique d'Éric Dupond-Moretti.
08:49Mais sur le fond,
08:49je trouve ça extrêmement grave,
08:50quand même, ce qu'il fait.
08:51Parce qu'en réalité,
08:53c'est grave parce que...
08:54Pascal l'a dit,
08:55il nous met une cible dans le dos,
08:56d'une certaine manière.
08:57C'est-à-dire qu'il légitime le fait
08:58qu'on serait des espèces
08:58d'extrémistes dangereux
09:00qui veulent mettre
09:01la République par terre.
09:02Et puis, c'est extrêmement grave aussi
09:03parce que...
09:04Qu'est-ce qu'il dit ?
09:06Il dit, il faut casser le thermomètre
09:08pour plus voir,
09:09constater que la température monte.
09:11Mais quand vous faites ça,
09:13bon, c'est du déni politique,
09:14c'est un grand classique.
09:15Mais quand vous faites ça
09:16à propos d'un média,
09:17en fait, vous dites,
09:18il y a la bonne liberté d'expression
09:19et il y a la mauvaise liberté d'expression.
09:21Donc, pour ces deux raisons,
09:23non seulement les vocalistes
09:24du ténor du barreau
09:25ne m'impressionnent plus,
09:26mais en plus,
09:27je trouve ça extrêmement dangereux
09:28pour les gens
09:29qui travaillent à CNews
09:30et pour la notion
09:31de liberté d'expression.
09:32La malhonnêteté intellectuelle
09:33de ces gens
09:34est absolument ahurissante.
09:36Encore une fois,
09:36je rappelle que la sœur
09:37de ce pauvre Ilan Alémy
09:38n'est pas une salarie de CNews,
09:40comme beaucoup de Français
09:41qui constatent à peu près
09:42la même chose
09:43et le même réel
09:43que celui qui est raconté
09:45tous les jours
09:46sur nos antennes.
09:46C'est vrai,
09:47je rejoins ce que disait Eric,
09:48mais dans le même temps,
09:48je pense qu'il faut prendre
09:49ces insultes
09:50de la part d'Eric Dupond-Moretti
09:51comme une légion d'honneur.
09:52C'est-à-dire que...
09:53On s'en passe très bien.
09:54Non, mais Eric Dupond-Moretti,
09:55c'est l'homme
09:55qui se trompe sur tout.
09:56C'est pas fou.
09:57Donc, s'il considère
09:58que ceux qui sont
09:59de la vie totalement différent
10:01et qui justement
10:02l'étayent, etc.,
10:03à tel point
10:03que ça le fragilise,
10:05eh bien, c'est CNews,
10:06ça veut dire que CNews,
10:07pour le coup,
10:08ne se trompent pas
10:08et mènent pour le coup
10:09un combat médiatique,
10:11une façon de mettre en avant
10:12des faits,
10:13des réalités,
10:13des chiffres étés.
10:14Le nombre de fois
10:15où Alain Boer, quand même,
10:16il vient chez Sonia Mabrouk
10:17chaque année
10:18est assez important
10:19et c'est un des plus fins
10:20spécialistes de ces questions.
10:21Et il est connu
10:22pour être de gauche, pourtant.
10:23Donc, c'est là où
10:24Eric Dupond-Moretti
10:25se trompe sur toute la ligne.
10:26Il se trouve que
10:27dans la France d'Emmanuel Macron,
10:28donc, il ne se passe pas un jour
10:30sans que l'empreinte connaissance
10:31d'un ou plusieurs faits antisémites.
10:33L'école n'est pas épargnée
10:34par la montée
10:35de cette haine anti-juive.
10:36À quelques jours de la rentrée,
10:37l'inquiétude,
10:38elle monte chez les parents,
10:38chez les élèves.
10:40J'aimerais que vous voyez
10:40deux extraits
10:41d'un sujet diffusé aujourd'hui
10:43sur nos antennes.
10:44Une maman et une jeune fille
10:46qui s'inquiètent
10:46avant cette rentrée.
10:50J'ai deux enfants,
10:51un garçon qui est en CE2,
10:53une petite fille qui est en CE1.
10:55Et ça s'est passé
10:56avec le grand
10:57qui était en CE2.
10:59Un soir,
11:00je récupère mon fils.
11:02Je vois qu'il tire un peu la tête,
11:03etc.
11:03Je dis, qu'est-ce que ça, ça va ?
11:04Il me dit, maman,
11:06il y a Ahmed qui m'a dit
11:08pas que les juifs.
11:10L'armée israélienne,
11:11ils tuaient des enfants,
11:13ils mettaient des bombes partout
11:14et ils tuaient des enfants
11:17et il y avait plein de morts partout.
11:21Je réponds quoi à ça ?
11:22Vous voyez,
11:23c'était hyper délicat.
11:24Là où je me suis rendue compte
11:25que quoi qu'il arrive,
11:27j'allais vivre de l'antisémitisme,
11:29certes,
11:30mais qu'il fallait que je le prenne
11:31avec distance
11:31parce que sinon,
11:32je ne m'en sortirais jamais en France,
11:34c'est les blagues.
11:37Enfin, les blagues,
11:37entre guillemets,
11:38qui ne s'arrêtent jamais.
11:40C'est très dur
11:41quand on se retrouve
11:41en face d'une personne
11:42qu'on ne connaît absolument pas
11:43avec la première réflexion
11:44qu'il a quand on dit
11:45qu'on est juif.
11:46C'est,
11:47ah mais je comprends mieux
11:48ton problème avec l'argent.
11:50Et pourtant,
11:51la lutte contre l'antisémitisme
11:52est donc la priorité
11:53du président de la République.
11:55Si ce n'était pas si grave,
11:56on pourrait presque en rire.
11:57Noemi Alioua
11:57qui était dans Punchline.
11:58Souvenez-vous de cette lettre
12:01que le président de la République
12:02a adressée
12:02au Premier ministre israélien
12:03hier,
12:04dans laquelle il disait
12:05que la lutte contre l'antisémitisme
12:06était l'une de ses priorités.
12:08Laissez-moi rire.
12:09Personnellement,
12:09j'en veux beaucoup
12:10au président de la République.
12:11Je pense qu'il pourrait faire
12:12ce qu'il faut
12:13pour protéger les Juifs de France
12:14et c'est ce qu'ils attendent
12:16aujourd'hui,
12:16simplement,
12:17de pouvoir mettre leurs enfants
12:18dans leurs écoles
12:19sans se soucier
12:20de leur sécurité.
12:21Le président de la République
12:22ne s'est pas mobilisé pour eux.
12:24Or,
12:24ce sont nos compatriotes.
12:26Je veux dire,
12:26ce sont des Français
12:27comme les autres.
12:27Donc,
12:28il doit se soucier
12:28de leur sécurité.
12:30Et la première chose
12:30à mettre en place,
12:31on comprend pourquoi
12:32il ne le fait pas,
12:32ça irait à l'encontre
12:33de tout ce qu'il a toujours
12:34prôné,
12:35notre président,
12:36c'est d'abord de fermer
12:37les frontières de notre pays.
12:38Je suis désolée,
12:39vous ne pouvez pas continuer
12:40à développer l'immigration
12:42et affirmer ensuite
12:43que vous voulez lutter
12:44contre l'antisémitisme.
12:45D'abord,
12:45il faut fermer les frontières
12:46parce que sinon,
12:47vous faites rentrer aussi
12:48des centaines,
12:50des milliers,
12:50des dizaines de milliers
12:52de personnes
12:52qui ont un bagage culturel
12:54qui est, lui,
12:55empreinte d'antisémitisme.
12:57Justement,
12:58on apprenait hier
12:58que deux frères jumeaux
12:59tunisiens de 19 ans
13:01sont soupçonnés
13:01d'avoir abattu
13:02il y a deux semaines
13:03à Épinay-sur-Seine
13:04l'arbre,
13:04l'olivier,
13:05planté en mémoire
13:06d'Ilan Halimi.
13:07Ils ont été placés
13:07en détention provisoire
13:08dans l'attente
13:09d'être jugés en octobre.
13:10Juliette Sadat
13:11nous a apporté aujourd'hui
13:12plus de précisions
13:12sur ces news
13:13quant à leur profil.
13:15La justice
13:16a placé les jumeaux
13:17Brahim et Ismail K
13:18en détention provisoire.
13:20Ils seront incarcérés
13:21dans des établissements
13:22séparés.
13:23Leur procès
13:23a été renvoyé.
13:25Ils seront jugés
13:25le 22 octobre prochain
13:27pour destruction
13:28de biens aggravés
13:29et violation
13:29de monuments
13:30dédiés à la mémoire
13:31des morts
13:31commises en raison
13:32de la race,
13:33de l'ethnie,
13:34la nation
13:34ou la religion.
13:36Ces frères nés
13:36en 2005
13:37de nationalité tunisienne
13:39présentent un profil
13:41psychologique
13:42et matériel
13:43très précaire.
13:44Ils sont SDF,
13:45ils ne parlent pas français,
13:47ils vivent
13:47de petits boulots
13:48non déclarés
13:49dans le bâtiment
13:49ou sur les marchés.
13:51L'un des frères
13:52est connu
13:52des services de police
13:53notamment pour violences.
13:55Ils ont été arrêtés
13:56ce mercredi
13:57à Épinay-sur-Seine
13:58dans le parc même
13:59où l'olivier
14:00planté en hommage
14:01d'Ilan Nalimi
14:02a été tronçonné.
14:04C'était dans la nuit
14:05du 13 au 14 août
14:06tout dernier.
14:07Des profils
14:07et un mode opératoire
14:09encore une fois
14:09qui font très mal
14:11à la gauche
14:11et à la sphère médiatique
14:13très bien pensante
14:14parce qu'ils veulent graver
14:14dans le marbre
14:16l'antisémitisme
14:17d'extrême droite.
14:19Marc Baudrier,
14:20j'y arrive dans 180 minutes.
14:21C'est quand même
14:22assez emblématique
14:23de l'origine
14:24de l'antisémitisme
14:25en France.
14:26On verra
14:27avec toute la prudence
14:28qui s'impose.
14:29Les faits ont quand même
14:30l'air de s'emboîter pas mal.
14:32Et donc,
14:33contrairement à ce qu'on nous dit
14:35sur l'antisémitisme
14:37venu d'extrême droite,
14:39etc.,
14:39on voit bien là
14:40qu'on a quand même
14:41deux profils
14:41qui paraissent.
14:42C'est ce qui a motivé
14:43cet acte
14:43avec la fameuse pastèque.
14:45Et puis,
14:45ce qui est quand même
14:46très frappant aussi,
14:48très rapidement,
14:48c'est cette histoire
14:49de France Info
14:50qui a donné
14:51les éléments,
14:52l'arrestation
14:53des deux hommes
14:54sans dire
14:55qu'ils étaient
14:56d'origine tunisienne.
14:58Le monde aussi.
14:59Et le monde aussi.
15:01Ce n'est pas la première fois
15:01que ça arrive.
15:02Ce n'est pas la première fois
15:03que ça arrive.
15:03C'est extrêmement parlant
15:05sur une manière
15:07d'informer les Français
15:08qui est quand même
15:09assez incroyable.
15:11Un commentaire,
15:13Éric.
15:14Peut-être évoquons
15:14d'abord la rentrée,
15:16cette menace
15:16qui pèse
15:17sur des jeunes juifs
15:19qui,
15:20j'imagine,
15:20pour beaucoup d'entre eux,
15:21d'adolescents
15:22ou plus jeunes
15:23qui ont peur
15:24d'arriver à l'école,
15:24à l'école publique,
15:25évidemment,
15:26parce que certains
15:26qui sont vraiment
15:27dans cette psychose
15:29sont dans nos établissements
15:30privés,
15:31des établissements
15:32d'enseignement hébraïque
15:33qui vont effectuer
15:34leur rentrée,
15:35je le disais,
15:35la peur au ventre.
15:36Pour certains.
15:37Je veux dire,
15:38chaque jour apporte
15:39son lot d'antisémitisme
15:41de plus.
15:43Et j'allais dire,
15:43quand on n'appartient pas
15:44à la communauté juive,
15:45ce qui est mon cas,
15:47on ne vit pas ça
15:49au quotidien.
15:49On ne vit pas cette terreur.
15:51Et c'est vrai que
15:52si CNews n'en parlaient pas,
15:53on aurait l'impression
15:54que tout se passe bien
15:55dans le meilleur des mondes
15:56depuis le pogrom
15:57du 7 octobre.
15:58Donc,
15:59si vous voulez,
15:59il y a aussi ça.
16:00Et c'est pour ça
16:00que j'en veux beaucoup
16:01à M. Dupond-Moretti.
16:03Parce que la perception
16:04des Français
16:05qui n'appartiennent pas
16:06à cette communauté,
16:07si vous n'expliquez pas
16:08ce qui se passe au quotidien,
16:10la majorité ne sait pas
16:12ce qui se passe.
16:12Ce qui n'est pas nommé
16:13n'existe pas.
16:13ne constate pas la montée
16:15de l'antisémitisme
16:16et on sait historiquement
16:17ce que ça a apporté.
16:18Voilà.
16:18Donc,
16:19M. Dupond-Moretti
16:20devrait, je trouve,
16:21mesurer beaucoup
16:21ses propos
16:22et laisser la liberté
16:23d'expression s'épanouir.
16:25Voilà.
16:26Alors,
16:26sur le fait
16:27qu'ils ne mesurent pas
16:28les non-juifs,
16:28je pense qu'il y a quand même
16:30un certain nombre
16:31d'athées ou de chrétiens
16:32qui vivent aussi
16:32une situation d'insécurité,
16:34qui ont peur
16:35quand ils vont amener
16:36leur enfant à l'école
16:37et ils le ressentent.
16:37Et c'est la raison
16:38pour laquelle
16:38ils sont extrêmement solidaires
16:39aujourd'hui des juifs
16:40qui, effectivement,
16:41eux, pour le coup,
16:42cette insécurité,
16:43elle est encore plus prégnante
16:44pour eux,
16:44ce qui est certain.
16:45Mais c'est-à-dire
16:46que c'est un déni total
16:47sur l'ensemble de tout cela.
16:49Et moi,
16:49ce qui me marque profondément,
16:50c'est que depuis 18 mois,
16:52ce dont on parle le plus
16:53quand même,
16:53ce sont les adolescents.
16:54Les adolescents
16:55qui sont les premières victimes.
16:57Et donc,
16:57ils sont les victimes
16:58d'antisémitisme,
16:59ils sont les victimes
17:00parfois même d'assassinat.
17:02Cette gamine violée
17:03à Courbevoie,
17:04si je ne m'abuse,
17:04c'était dans la ville
17:05de Courbevoie,
17:0612 ans,
17:06qui avait caché
17:07à son petit copain
17:08de l'époque
17:08qu'elle était juive
17:09et quand elle lui a révélé
17:10sa religion,
17:11sa confession,
17:12c'est acharné sur elle.
17:14avec des amis.
17:15Mais pardonnez-moi,
17:16Éric Tegner,
17:16c'est un peu différent.
17:17Le parallèle que vous faites,
17:18à mon avis,
17:18n'est pas très juste
17:19parce que l'ensauvagement
17:20de la société
17:21fait que n'importe quelle personne
17:23qui appartient à une classe sociale
17:24ou à une communauté culturelle
17:27est victime
17:28de cet ensauvagement.
17:29Mais l'ensauvagement
17:29est une fiction
17:30créée par ces news, évidemment.
17:32Alors que l'antisémitisme,
17:34c'est cibler des gens
17:35parce qu'ils sont juifs.
17:37C'est très différent.
17:38J'allais dire,
17:38c'est un autre type
17:39d'ensauvagement
17:40beaucoup plus pervers
17:42et beaucoup plus dangereux.
17:43Ce n'est pas la même chose,
17:43me semble-t-il.
17:44On va marquer une courte pause,
17:45se retrouver dans un instant,
17:47chers amis.
17:48On va parler évidemment
17:49de François Béroux
17:51qui continue d'essayer
17:52de gratter
17:53ce qu'il peut encore gratter
17:54d'ici le 8 septembre prochain.
17:56Les boomers
17:57sont ravis.
18:02On va parler de Boilem Sansal également.
18:04Il y avait une soirée
18:05très importante de soutien
18:06à Boilem Sansal.
18:06Sa fille s'est exprimée,
18:07l'une de ses filles
18:08s'est exprimée
18:09sur ces news aujourd'hui.
18:10On va revenir sur
18:10toutes ces séquences.
18:11Restez avec nous,
18:12on arrive tout de suite.
18:17De retour sur le plateau
18:18du meilleur de l'info
18:19avec les deux,
18:20Eric Revelle et Tecner.
18:22On va parler de ce rassemblement
18:25en soutien comment ?
18:26Non, je dis monsieur.
18:28Qui vous dit
18:28que je suis un homme ?
18:30Comment c'est pas ?
18:31Rassemblement en soutien
18:32à Boilem Sansal
18:33qui se tenait ce soir
18:33à Haute-en-Saône-et-Loire
18:35en présence d'une des deux filles
18:37de Boilem Sansal,
18:38Sabéa Sansal
18:38qui nous a confirmé
18:39au micro de ces news
18:40aujourd'hui qu'elle et sa famille
18:41n'avaient non seulement
18:42aucune nouvelle directe
18:44ou indirecte de leur père
18:45mais également
18:46que le chef de l'État
18:47et la lettre
18:48qu'elle lui avait écrite
18:49étaient restées
18:50lettres mortes.
18:51Écoutez dans
18:52Midi News.
18:55Je n'ai aucune nouvelle
18:57de mon papa
18:58ni de sa santé
19:01ni de son moral
19:02aucune lettre
19:03aucune visite
19:04pas de nouvelles du tout.
19:07Alors j'en sais rien de lui.
19:09Je pense que le gouvernement français
19:10pouvait faire
19:12beaucoup plus de choses pour lui
19:14parce qu'il est devenu
19:16le citoyen
19:17et il est justement
19:19par écrit librement
19:21et c'est ça
19:22et je pense
19:24qu'il est
19:25presque oublié
19:27parce que
19:28je n'ai aucune réponse
19:29d'Emmanuel Macron
19:30du gouvernement
19:31de jamais.
19:34Alors je pense
19:35que le gouvernement
19:36peut faire
19:38beaucoup plus de choses
19:39pour lui.
19:40Un manque d'empathie
19:41ahurissant
19:42sur lequel est revenu
19:43Pascal Praud
19:44ce matin dans son édito.
19:45Boilem Sansal
19:46est prisonnier de l'Algérie
19:47depuis 285 jours.
19:49il est un écrivain détenu
19:50pour des raisons politiques.
19:53Il bénéficie en France
19:54d'un soutien
19:54modéré
19:55circonscrit
19:56de la classe médiatique
19:58quand on ne fait pas son procès
20:00comme on le fit en son temps
20:01sur le service public
20:02France 5
20:03notamment.
20:04L'Académie française
20:05est aux abonnés absents.
20:07Où sont les artistes
20:08les intellectuels
20:08les journalistes
20:09s'y pront
20:10d'habitude à se mobiliser
20:12pour la défense
20:13des libertés.
20:15Imaginez
20:15Madame Annie Arnault
20:16prix Nobel de littérature
20:17en Bastille
20:18en Italie
20:19dans les geôles
20:20de Giorgia Meloni.
20:22Il est vrai
20:22qu'Annie Arnault
20:23défile avec Jean-Luc Mélenchon
20:25et que Giorgia Meloni
20:26est perçue comme le diable
20:28de libération
20:29à France Inter.
20:30La dictature
20:31de M. Théboun
20:32a le droit
20:32à plus d'égards
20:33et à beaucoup plus
20:35d'indulgence.
20:36L'affaire Sansal
20:37révèle
20:38qui nous sommes.
20:40La peur
20:40la lâcheté
20:41la faiblesse
20:43dicte
20:44nos paroles
20:45et nos actes.
20:47L'indignation
20:47est à géométrie variable
20:49et si le président
20:50de la République
20:50est fort
20:51avec les faibles
20:52il est surtout faible
20:54avec les forts.
20:56Situation qui va même
20:57au-delà de l'humiliation
20:59pour notre pays.
21:00La faiblesse de la France
21:01dans cette affaire
21:01est tout simplement
21:02incompréhensible.
21:04Commentaire du ministre
21:04des Outre-mer
21:05qui était face à Sonia Mabrouk
21:06ce matin.
21:07Manuel Valls.
21:07J'étais bouleversé
21:09par l'entretien
21:10de la fille
21:11de Boilem
21:11Sansal.
21:14Ça fait neuf mois
21:15qu'il est dans
21:16les geôles algériennes
21:18donc la France
21:19a changé
21:20me semble-t-il
21:21de ton
21:22dans un rapport
21:22de force diplomatique
21:23mais je crois
21:25Vous pensez
21:25qu'elle a changé
21:26de ton la France
21:26à quel point ?
21:27Je crois que nous devons
21:28nous mobiliser
21:29à un niveau
21:29que nous n'avons pas atteint
21:30je serai à Autun
21:31demain
21:31lors des journées
21:33organisées par Jean-Michel Blanquer
21:34qui est très impliqué
21:35sur ce sujet-là
21:37comme sur bien d'autres
21:38Il faut changer
21:39Un mot d'abord
21:40Eric Teckner
21:41sur ce mutisme
21:43indigne
21:44pardonnez-moi
21:45mais indigne
21:47des autorités françaises
21:48face à Famille Sansal
21:48Ce qui me surprend
21:50vraiment
21:51c'est qu'à quel point
21:52Emmanuel Macron
21:53pourtant qui s'est souvent dit
21:54amoureux de la langue française
21:55amoureux de la littérature
21:57vous savez à chaque fois
21:57il nous parlait
21:58de Paul Ricoeur
21:59du philosophe
22:00etc
22:00aucun moment
22:01s'est senti concerné
22:02par Boilem Sansal
22:03qui pourtant
22:04est quand même
22:04une des personnes
22:06qui a fait le plus briller
22:07la langue française
22:08dans le monde
22:08Voilà ce qu'on pouvait dire
22:10sur Boilem Sansal
22:11et cette soirée de soutien
22:12qui avait lieu
22:12ce soir
22:14François Béroux
22:14on y vient
22:15le gros dossier
22:16du Premier ministre
22:18Oui Boomer
22:19Il a de nouveau pris la parole
22:21aujourd'hui
22:22cette fois devant
22:22les patrons du MEDEF
22:23Il a de nouveau
22:24martelé ses appels
22:25à la responsabilité
22:25pour ne pas sacrifier
22:26la jeunesse du pays
22:28et en ciblant
22:28tout particulièrement
22:29les retraités
22:30Éric Revelle
22:31Il ne faut pas
22:32privilégier le confort
22:34des Boomer
22:34à marteler le Premier ministre
22:36Vous l'avez entendu
22:37sur CNews
22:38Boomer
22:40qu'est-ce que ça veut dire ?
22:41Ça veut dire
22:41ceux qui sont
22:42les enfants du baby boom
22:44J'en suis
22:45Ceux qui sont nés
22:47après la guerre
22:47entre 45 et 65
22:51ces 20 années
22:52ou 25 années là
22:54et bien
22:56c'est une génération
22:58qui a été très nombreuse
22:59c'est la renaissance
23:01démographique de la France
23:03après la guerre
23:04Alors c'est une expression
23:06que votre génération
23:07a inventée
23:08et que j'ai donc
23:10simplement reprise
23:11Qu'est-ce que je dis ?
23:12Je dis que ceux-là
23:13qui ont profité
23:14de l'aisance
23:15de l'après-guerre
23:16qui ont travaillé beaucoup
23:17mais qui ont profité
23:19de cet élan-là
23:21ils devraient être
23:22aujourd'hui
23:22à mes côtés
23:23les premiers
23:24pour qu'on baisse
23:25la dette
23:25et pour que ça ne soit pas
23:26les plus jeunes
23:27qui soient obligés
23:27de la payer
23:28Une expression
23:29qui a de quoi faire bondir
23:30donc ceux qui sont qualifiés
23:31ainsi
23:31c'est-à-dire
23:32les amis d'Éric Revelle
23:35les seniors
23:35nés après la seconde guerre mondiale
23:37qui auraient bénéficié
23:38de tous les avantages
23:40de notre modèle social
23:41et qui devraient
23:42maintenant qu'ils sont
23:43à la retraite
23:44en être privé
23:45Commentaire acide
23:46de Pascal Praud
23:47ce matin ?
23:48Quelle honte !
23:49Le confort des boomers
23:52des gens qui ont cotisé
23:54toute leur vie
23:54qu'ont bossé
23:55qu'ont payé
23:56c'est génial
23:57Et qui a accessoirement
23:57voté pour eux
23:58C'est génial
23:59Mais pourquoi ?
24:01Pourquoi au fond
24:02il attaque les boomers ?
24:03Parce que les boomers
24:04c'est facile
24:05de les attaquer
24:06ils ne vont pas descendre
24:08dans la rue
24:08ils ont 75 ans
24:09ils ne vont pas
24:10casser des vitrines
24:11ils ont 75 ans
24:12ils ne vont pas
24:13foutre le bordel
24:14en France
24:14ils ont 75 ans
24:15qu'est-ce qu'ils veulent
24:16qu'ils meurent ?
24:17Il faut les faire mourir
24:18tout de suite
24:18plus vite
24:19M. Bayrou
24:20très intéressant
24:21quand je dis
24:22qu'on est fort
24:23avec les faibles
24:24les faibles avec les forts
24:25facile d'attaquer
24:26les boomers
24:27Notons au passage
24:28que les boomers
24:28c'est quand même
24:29quasiment trois quarts
24:30de l'électorat
24:30d'Emmanuel Macron
24:31et donc
24:32par extension
24:33de François Bayrou
24:34ça s'appelle
24:34se tirer une balle
24:35dans le pied
24:35pour autant
24:35Eric Nolot
24:36il a vu un certain panache
24:37de la part du Premier ministre
24:39écoutez
24:40c'était dans Punchline
24:40C'est très étrange
24:42pour un homme
24:43qui a eu sa carrière
24:43et qui a son âge
24:44il tente quelque chose
24:45de très disruptif
24:47il dit
24:47au point où on en est
24:49il faut quand même
24:50arrêter avec
24:51ces vieilles ficelles
24:52de parler à son électorat
24:53par exemple
24:54de le caresser
24:54dans le sens du poil
24:55de dire
24:56il ne peut rien
24:56vous arrivez
24:57vous ne serez jamais concerné
24:58si vous allez être concerné
25:00les boomers
25:00au lieu de
25:01de vouloir
25:02prendre les partis politiques
25:04dans le sens du poil
25:05leur dire
25:05vous n'êtes pas la solution
25:07vous êtes le problème
25:08les partis sont en train
25:09de tuer le pays
25:10le jeu des boutiques
25:10est en train de tuer le pays
25:11et il a ce côté
25:13peut-être parce qu'il sent
25:14qu'il est tout près
25:15de la sortie
25:15mais au moins
25:16il dit les choses
25:17On s'arrête un instant
25:18avant de poursuivre cette séquence
25:19Eric
25:19un mot sur cette nouvelle
25:21cible du Premier ministre
25:23en fait il n'a plus rien
25:24à perdre
25:25François Bayrou
25:26c'est ça la réalité
25:26je dirais même
25:27qu'il est en roue libre
25:28après s'être auto-dissou
25:30en nous annonçant
25:32que le 8 septembre
25:32il ne sera donc plus
25:33Premier ministre
25:34il revient sur sa parole
25:36parce que je rappelle
25:36que dans la motivation
25:38du budget
25:39il avait dit
25:39qu'il ne s'attaquerait
25:40à aucune catégorie
25:41en particulier
25:41bon là il cible
25:42les retraités
25:43alors c'est vrai
25:43que les retraites
25:44c'est 350 milliards
25:46d'euros par an
25:46c'est 14% du PIB français
25:48tout ça est juste
25:49mais Pascal a raison
25:50de rappeler quand même une chose
25:51quel que soit votre niveau
25:52de retraite
25:53vous avez cotisé
25:53toute votre vie
25:54vous avez payé
25:55la fiscalité
25:56sur votre bulletin de salaire
25:58et le patronat aussi
26:00donc de quel droit
26:01on vous priverait
26:02d'une partie
26:02de votre retraite
26:03ou même de l'indexation
26:04ce sont les règles
26:05de l'Etat
26:06bon
26:07maintenant
26:08François Bayrou
26:10il m'inquiète un peu
26:11par moment
26:12parce que si vous voulez
26:12on pourrait lui dire
26:13mais monsieur Bayrou
26:14vous vous avez vécu
26:15pendant 40 ans
26:16de la politique
26:16donc en plus
26:17vous n'avez pas eu
26:18un métier extrêmement
26:19nerveusement
26:20sans doute très pénible
26:21mais physiquement
26:22un peu moins
26:22donc ça me
26:24ça me chagrine
26:26comme un peu
26:26puis attendez
26:27la retraite moyenne
26:28en France
26:29c'est 2100 euros
26:30vous avez 2 millions
26:31et demi de retraités
26:32qui vivent
26:33très modestement
26:34avec leur retraite
26:35en dessous
26:35des minimums
26:37de pauvreté
26:37je crois que la retraite moyenne
26:39est assez équivalente
26:39au salaire moyen
26:40mais oui
26:40donc si vous voulez
26:41c'est pas très différent
26:42et puis le terme boomer
26:44quand même
26:44pardon
26:45mais il est extrêmement
26:46péjoratif
26:46bon alors peut-être
26:47qu'il veut faire
26:48jones
26:48vous voyez j'emploie un mot
26:49pas mal
26:50il veut faire jones
26:51en traitant les aînés
26:52on peut les appeler
26:53les aînés
26:53ça serait plus correct
26:55vis-à-vis des gens
26:56qui ont pas travaillé
26:5735 heures dans leur vie
26:58qui ont travaillé
26:5940 heures
27:0050 heures par semaine
27:01c'était tout ça
27:02c'était avant
27:03mais le vrai débat
27:05je veux dire
27:05c'est pas celui-là
27:06s'il avait vraiment
27:07du courage politique
27:08là où il en est
27:09dans son suicide politique
27:10depuis une semaine
27:12il aborderait la question
27:14de la capitalisation
27:15dans ce pays
27:15à côté de la répartition
27:17le système est sans doute
27:18je vais pas dire condamné
27:19mais très fragilisé
27:20parce qu'il y a de moins en moins
27:21d'actifs
27:21et de plus en plus
27:22de retraités
27:23et tant mieux
27:23on vit de plus en plus longtemps
27:24la vraie réforme
27:26c'est d'aborder sereinement
27:27dans ce pays
27:28un jour ou l'autre
27:29une dose de capitalisation
27:30pas seulement pour les fonctionnaires
27:32avec la préfond
27:32eux ils y ont le droit
27:33la capitalisation
27:34les fonctionnaires
27:35avec le système de la préfond
27:36je vais reprendre les propos
27:37d'Agnès Verdier-Molinier ce matin
27:38le politique
27:39il ne résout pas la crise
27:40il la crée
27:41le vrai courage politique
27:43là où il en est
27:44là où il en est
27:45tiens ça serait d'aborder ce sujet là
27:47très vite
27:47parce que je voudrais
27:47qu'on entende encore
27:48un ou deux extraits
27:49sur un autre angle
27:51autour de François Bayrou
27:52oui si on peut arrêter
27:53la démagogie
27:53parce qu'on nous dit tout le temps
27:54depuis le début
27:55François Bayrou
27:56c'est l'homme qui lutte
27:56contre la dette
27:57bon en attendant
27:58il a dirigé une chose
27:59c'est sa ville
27:59la ville de Pau
28:00alors je vous ai retrouvé
28:01quelques chiffres
28:01en 2014
28:03l'encours de la dette
28:04de la ville de Pau
28:05qui se gérait
28:06était de 60 millions d'euros
28:07devinez
28:08de combien était
28:09l'encours de la dette
28:10en 2023
28:11soit 9 ans plus tard
28:12110 millions d'euros
28:14il a doublé la dette
28:15de la ville de Pau
28:16et c'est lui
28:17qui vient nous donner
28:18des leçons
28:18c'est à dire qu'aujourd'hui
28:19c'est quand même
28:201440 euros de dette
28:22par habitant
28:23dans sa ville
28:24et on salue les palois
28:25qui nous regardent
28:26évidemment
28:26bon sauf coup de théâtre
28:27le gouvernement Bayrou
28:28n'obtiendra pas
28:29la confiance des députés
28:30on l'a tous bien compris
28:31le 8 septembre
28:32Emmanuel Macron
28:34va devoir trocher
28:34entre trois options
28:36un nouveau Premier ministre
28:37la dissolution
28:38de l'Assemblée Nationale
28:38ou une putative démission
28:41on va admettre quand même
28:43que depuis la dissolution
28:44de 2024
28:45par Emmanuel Macron
28:46la République est entrée
28:47dans une période
28:47d'instabilité politique
28:49d'où cette question
28:49qu'apporterait franchement
28:51une nouvelle dissolution
28:5263% des Français
28:54la souhaitent
28:55tout de même
28:55et bien sûr
28:56que Jordan Bardella
28:57en fait partie
28:57il faut un changement
28:59de politique aujourd'hui
29:00dans le pays
29:00et moi je l'ai dit
29:01face à l'impasse démocratique
29:02dans laquelle nous sommes
29:03aujourd'hui
29:03et par le besoin
29:06de stabilité
29:06qu'il y a à la fois
29:07dans le pays
29:07à la fois pour la cohésion nationale
29:09mais aussi pour nos chefs
29:10d'entreprise
29:10je ne vois aucune autre
29:11solution
29:13qu'un retour aux urnes
29:14soit par la dissolution
29:16de l'Assemblée Nationale
29:17dès le vote
29:19du 8 septembre
29:20soit par la démission
29:22du président de la République
29:23ce qui entraînait
29:23évidemment une nouvelle campagne
29:25et évidemment
29:26de nouvelles élections législatives
29:27la crise de régime
29:29dont on parle beaucoup
29:30ces derniers mois
29:31en étant plein dedans
29:32il semblerait
29:32après le gouvernement
29:33démissionnaire
29:34de Gabriel Attal
29:34l'éphémère
29:35gouvernement Barnier
29:36le gouvernement Béroud
29:37n'aura donc pas survécu
29:39lui non plus
29:39très longtemps
29:40un dernier mot
29:41avec Naïma M. Fadel
29:41dans Midi News
29:42arrêtez déjà le mot
29:44on peut parler des bouleurs
29:45pour moi c'est quasiment
29:46dans la bouche de François Béroud
29:47une insulte
29:48par rapport aux plus
29:48pardon quand vous dites
29:49bouleurs
29:50c'est du mépris
29:50c'est bien par rapport
29:51et c'est pour ça que je pense
29:53je me fais souvent
29:54traiter de boomer
29:55sur Twitter
29:56alors que je ne suis pas
29:56dans le baby boom
29:57c'est pour ça que je pense
29:58que certains
29:59ont présenté Béroud
30:01comme quelqu'un
30:02qui effectivement
30:03prépare sa sortie
30:04mais avec panache
30:05moi je pense que
30:06c'est du suicide
30:07c'est un suicide
30:09c'est un araquiri
30:10effectivement
30:10et il va sortir
30:12par la petite porte
30:13c'est ça qui est
30:14désolant pour eux
30:15et je pense qu'il s'est
30:16laissé aller
30:17et à un moment
30:18il s'est laissé déborder
30:19dans le cadre de l'interview
30:20comme vous l'avez dit
30:21il va sortir par la petite porte
30:23François Béroud
30:24il s'est imposé
30:26pour rentrer
30:27dans le gouvernement
30:28là il s'impose
30:29pour sortir
30:29moi je pense
30:30qu'il est convaincu
30:31qu'en 2027
30:33c'est bon comme formule
30:34et qu'en fait
30:36c'est fini
30:36je n'ai pas tout compris
30:38ce que vous avez dit
30:39mais ça avait l'air intéressant
30:40il s'est imposé
30:41comme on le sait
30:42après une réunion houleuse
30:44avec le chef de l'état
30:44dans le bureau
30:44pour lui dire c'est moi
30:46et là il s'impose
30:47sur la sortie
30:47donc c'est vrai que c'est
30:48le parcours politique
30:49c'est hallucinant
30:51comme celui qui vient
30:52sacruster à votre soirée
30:53et qui après fait un bronca
30:55pour dire
30:55j'en ai marre
30:56je m'en vais
30:56c'est trop fort
30:57je ne t'ai pas invité
30:58c'est trop fort
30:59qui appelle la police
31:01pour ta page nocturne
31:0263% des français
31:05souhaitent la dissolution
31:06de l'Assemblée nationale
31:07et la tenue
31:08de nouvelles législatives
31:09on est d'accord
31:10que c'est la seule solution
31:11ou pas ?
31:12bah écoutez
31:13moi je suis un peu dubitatif
31:15alors la solution
31:16oui
31:16ou la dissolution
31:17de l'Assemblée nationale
31:18ou le départ
31:20du chef de l'état
31:21qu'est-ce qu'il doit faire
31:21Emmanuel Macron ?
31:22démissionner ?
31:22dissoudre ?
31:23ou nommer un
31:24Sébastien Lecornu ?
31:25jacquard de Brégançon
31:27il est encore à Brégançon ?
31:28mais bien sûr
31:28il est aujourd'hui avec Merce
31:29ah oui
31:30ah mais 6 semaines
31:31qu'il n'a à barres
31:31les mimosins
31:32non non
31:33il a été en Moldavie
31:34il a été en Moldavie
31:37avec Isnao là
31:38avec le président polonais également
31:40il a parlé en Moldave
31:43il a parlé en Moldave
31:44devant 100 000 personnes
31:45qui l'ont applaudie
31:46là ils l'applaudissent
31:47100 000 personnes
31:48qui l'ont applaudie ?
31:49oui enfin il y avait
31:49le chancelier
31:50il y avait la présidente
31:52de la Moldavie
31:53on s'égare
31:53tout ça pour dire
31:54que la dissolution
31:55moi je veux bien
31:56mais si vous partez
31:57du principe
31:58que maintenant
31:58l'Assemblée nationale
31:59est structurée
32:00autour de 3 blocs
32:01est-ce qu'une nouvelle dissolution
32:02va faire fondre
32:03un bloc d'un seul coup ?
32:04non
32:05donc vous allez vous retrouver
32:06avec un tripartisme politique
32:07mais c'est pas ce qu'a donné
32:09le résultat
32:10de la précédente dissolution
32:11c'est juste que
32:13le deuxième tour
32:13a été manipulé
32:14d'une certaine façon
32:15mais on n'en serait pas là
32:16aujourd'hui
32:16vous appelez manipulé
32:18est-ce qu'il n'y aura pas
32:19des appels à voter
32:20LFI
32:20plutôt qu'autre chose
32:21s'il y a une nouvelle dissolution
32:22bah si
32:23il n'y a pas raison
32:23que ça change
32:24donc vous allez vous retrouver
32:25dans la même situation
32:25de blocage
32:26non mais on rigole
32:27mais la situation est dramatique
32:28donc l'empereur du fiasco
32:31c'est quand même
32:31le président de la République
32:32avec ses premières dissolutions
32:33mais on peut dire quand même
32:34une chose
32:35c'est que peut-être
32:35peut-être
32:36il faut quelques lures d'espoir
32:38la tour Eiffel
32:39brille derrière vous
32:39mon cher Eric
32:40peut-être que
32:41derrière vous aussi
32:42peut-être que
32:42cette deuxième dissolution
32:44peut-être que
32:45cette deuxième dissolution
32:46aurait moins d'effet inactif
32:48que la première
32:48on dirait que c'est pas compliqué
32:49puisque ça a été
32:51un ratage total
32:52bon je crois qu'il est temps
32:53de rendre l'antenne
32:54de façon un petit peu
32:55anticipée
32:56vous êtes un petit peu
32:57sauvés par la gang
32:58messieurs
32:58parce qu'on écoute
33:00légèrement l'émission
33:01ce soir
33:02oui
33:02on va écouter l'ancien
33:03Premier ministre
33:04on va rester
33:05actuel ministre des Outre-mer
33:06Manuel Valls
33:07qui travaille beaucoup
33:08sur la Nouvelle-Calédonie
33:09apparemment
33:11et pas mal d'heures de vol
33:12ces derniers mois
33:14pour Manuel Valls
33:15que l'on va entendre
33:16qui était donc l'invité
33:17de Sonia Mabrouk
33:18ce matin dans la grande interview
33:19si vous l'avez manqué
33:20profitez
33:21séance de rattrapage
33:22et on se retrouve juste après
33:23avec Michael Dos Santos
33:24pour l'édition de la nuit
33:25à tout à l'heure
33:25bonjour et bienvenue
33:27Manuel Valls
33:28bonjour Sonia Mabrouk
33:29vous êtes le ministre
33:30des Outre-mer
33:30évidemment ancien Premier ministre
33:32c'est votre
33:33grande interview ce matin
33:34sur CNews Européen
33:35au moment où
33:35pour beaucoup
33:36l'après-Bayrou a déjà commencé
33:38plus singulièrement
33:39monsieur le ministre
33:40est-ce que vous êtes ce matin
33:41un ministre
33:41déjà sur le départ
33:42en partance
33:43ayant fait ses cartons
33:44j'ai le sentiment
33:46depuis que
33:46je suis arrivé
33:47dans ce gouvernement
33:49à la demande
33:49de François Bayrou
33:50que nous sommes toujours
33:52en sursis
33:52vu la situation politique
33:54et l'instabilité
33:55qui règne
33:55à l'Assemblée nationale
33:57mais je me suis fixé
33:58comme règle
33:59d'être concentré
34:00sur ma mission
34:01je reviens
34:02de la Nouvelle-Calédonie
34:03pour continuer
34:04à présenter
34:06le projet
34:06que nous avons
34:07accordé
34:08à Bougival
34:08et pour ramener
34:09ce territoire
34:09sur le chemin
34:10de la paix
34:11et du redressement
34:12et lundi et mardi
34:13je serai
34:14à Mayotte
34:15donc je continue
34:15dans ma mission
34:16même si rien ne m'échappe
34:17et je vois bien
34:18qu'il y a quelques nouvelles
34:20à Paris
34:20j'étais assez surpris
34:21d'ailleurs
34:22de vivre tout cela
34:23depuis Nouméa
34:24c'est assez surprenant
34:25de vivre ça
34:25de l'autre côté du monde
34:27même si c'est sur
34:27un territoire français
34:28et qu'en sera-t-il
34:29le 8 septembre
34:30est-ce que c'est du déni
34:31ou du cynisme
34:31de la part de François Bayreau
34:32de laisser penser
34:33comme hier
34:34Manuel Valls
34:34qu'il y a encore
34:35une voie de passage
34:36à l'Assemblée
34:36alors que
34:37arithmétiquement
34:38politiquement
34:39tous jouent contre vous
34:40y compris d'ailleurs
34:41dans l'opinion publique
34:42nous verrons bien
34:43il reçoit je crois
34:44les présidents
34:45des groupes parlementaires
34:46les chefs de partis
34:47parce qu'il faut
34:48je crois tenter
34:49de convaincre
34:50et de trouver
34:51un chemin
34:52personne ne croit
34:53que les oppositions
34:53étaient en vacances
34:54mais revenons peut-être
34:56à l'essentiel
34:57parce que
34:58ne soyons pas hypocrites
34:59ce qui peut se jouer
35:01le 8 septembre prochain
35:03allait se jouer
35:04de toute façon
35:04à l'occasion
35:05du débat budgétaire
35:06à travers
35:07un 49.3
35:08une motion de censure
35:09et donc tout le monde
35:09se préparait
35:10à une nouvelle crise
35:12mais je crois
35:13que l'essentiel
35:13n'est pas là
35:14l'essentiel
35:15c'est comment nous réussissons
35:17à stabiliser
35:17le pays
35:18qui fait face
35:19comme beaucoup de démocratie
35:20d'ailleurs
35:20à une véritable
35:22crise démocratique
35:23qui peut chez nous
35:24se transformer
35:24en crise de régime
35:26et nous faisons face
35:27à une crise
35:28des finances publiques
35:30avec un niveau
35:31de dette
35:31et un niveau
35:32de déficit public
35:33ce que dit
35:34le Premier ministre
35:35avec beaucoup de courage
35:35depuis plusieurs mois
35:36et n'est pas entendu
35:38comment faisons-nous
35:39face à cela
35:40donc il faut trouver
35:41les moyens
35:41d'un accord
35:43sur le budget
35:44il ne peut pas y avoir
35:44d'autres solutions
35:45mais en quoi
35:45accorder la confiance
35:46à François Bayreau
35:47permettrait de régler
35:48une telle situation
35:48qui perdure depuis déjà
35:49très longtemps
35:50pour se mettre d'accord
35:51comme il le dit lui-même
35:52sur le constat
35:53et surtout pour trouver
35:55ensuite les moyens
35:56d'un accord
35:57c'est possible
35:58me semble-t-il
35:58pour la loi de finance
36:01et pour la loi de financement
36:02de la sécurité sociale
36:03dans les prochaines semaines
36:04un accord est encore possible
36:05aujourd'hui
36:05mais ce n'est pas
36:06qu'il est possible
36:06c'est qu'il est indispensable
36:08sinon quelle est la solution
36:09c'est moi ou le chaos
36:11en réalité
36:12c'est ce que vous dites
36:13je pense qu'il faut
36:14peut-être pas caricaturer
36:16les choses ainsi
36:17ne prenons pas en otage
36:18ni les formations politiques
36:20ni les français
36:21mais trouvons une solution
36:22sinon c'est quoi
36:23l'alternative
36:24la dissolution
36:26monsieur le ministre
36:27la dissolution
36:28mais nous le savons
36:30d'ailleurs
36:30il faut bien le reconnaître
36:32la dissolution
36:33c'est pour
36:34les formations politiques
36:35du gouvernement
36:36pour les républicains
36:38pour ce qu'on appelle
36:38le bloc central
36:39ceux qui ont soutenu
36:41Emmanuel Macron
36:42depuis 2017
36:43pour le parti socialiste
36:45aussi
36:45c'est la menace
36:46d'une quasi disparition
36:48de se retrouver
36:49entre LFI
36:51et le Rassemblement National
36:52qui d'ailleurs
36:53sur les questions
36:53budgétaires et financières
36:54portent à peu près
36:55le même programme
36:57non je crois
36:58qu'il faut être sérieux
36:59dans ce moment là
37:00au-delà de ce que pense
37:01l'opinion publique
37:02moi j'en appelle
37:03à l'effort
37:04un sursaut
37:05des formations politiques
37:07du gouvernement
37:07pour trouver
37:08un accord
37:09sur le budget
37:10ce n'est pas le moment
37:11alors que nous faisons face
37:13à des tensions
37:14géopolitiques
37:15immenses
37:16avec la question
37:17toujours de l'Ukraine
37:18alors qu'il faut
37:19non pas faire voter
37:20les français
37:20mais régler
37:21le problème
37:22des déficits
37:23et de la dette
37:24il faut trouver
37:24donc une solution
37:25des accords
37:26la France a besoin
37:27d'un budget
37:28est-ce que vous vous rendez compte
37:28si dans quelques semaines
37:29nous n'avons pas de budget
37:31ce qui peut se passer
37:32sur les marchés
37:33d'ailleurs on le sent déjà
37:34On a déjà entendu cette même musique
37:35Manuel Vaz
37:36à la dernière dissolution
37:38pardonnez-moi
37:39certains avaient dit
37:40que ce serait cataclysmique
37:41et nous en sommes là
37:42aujourd'hui
37:42en quoi ne pas retourner
37:44aux urnes
37:45pour les français
37:45en quoi ce n'est pas
37:47est-ce que vous êtes sûr
37:48que ça réglerait
37:48je vous pose une question
37:50je n'en sais rien
37:51je ne crois pas
37:52nous vivons les effets
37:54évidemment
37:54de la dissolution
37:55de juin 2024
37:57que vous considériez
37:58comme un poison
37:59je le rappelle
37:59à nos éditeurs
38:00et téléspectateurs
38:01à l'époque
38:01mais ce poison
38:02il est toujours là
38:03je ne me dénie pas
38:04nous voyons un
38:04pourquoi ?
38:05parce que
38:06la cinquième république
38:07la France
38:08c'est le génie
38:09il faut revenir
38:09à l'origine du général de Gaulle
38:11de créer les conditions
38:12de la stabilité
38:13si notre pays
38:14ne sommes pas
38:15une démocratie
38:15du nord de l'Europe
38:17nous n'avons pas
38:17la même culture
38:18que l'Allemagne
38:20de ce point de vue là
38:20nous sommes évidemment différents
38:22avec notre propre génie
38:23avec nos défauts
38:25mais aussi
38:26évidemment
38:26tous nos atouts
38:27s'il y a de l'instabilité permanente
38:30nous creusons
38:31les conditions
38:32nous provoquons
38:33les conditions
38:34d'une crise
38:34de régime
38:35qui provoque
38:36cette instabilité
38:37et expliquez-nous
38:38vraiment clairement
38:38ce matin
38:39ne pas être en accord
38:40avec le plan
38:40et les idées
38:41de la Macronie
38:42ou de François Bayreau
38:43est-ce que c'est être
38:44forcément un artisan
38:45du chaos
38:46et de l'instabilité
38:47non
38:47mais c'est pour ça
38:48qu'il faut trouver
38:48un accord
38:50le Premier ministre
38:51le 15 juillet
38:52a mis un certain nombre
38:53de propositions
38:53sur la table
38:54qui ont fait hurler
38:55en grande partie
38:55les Français
38:56elles doivent être discutées
38:57elles doivent être négociées
38:59je suis convaincu
39:00même si tout le monde
39:01n'est pas d'accord
39:01qu'il y a une voie
39:02de passage
39:03pour que le budget
39:04soit évidemment
39:05à la hauteur
39:07des déficits
39:08bien évidemment
39:09il faut se mettre
39:10d'accord
39:11sur ce constat
39:12mais qui n'est pas d'accord
39:12sur le constat
39:13la question est
39:13qu'on n'est pas d'accord
39:14certains ne sont pas d'accord
39:15sur les propositions
39:16les solutions
39:17alors il faut travailler
39:18bien évidemment
39:18sur les solutions
39:20et pour que ce budget
39:21soit à la fois
39:22le plus efficace possible
39:24pour faire face
39:24à ces déficits
39:25vous y croyez encore
39:26ce matin
39:26je crois qu'on n'a pas le choix
39:27en lisant la presse
39:28et d'autres
39:29pardonnez-moi
39:31encore une fois
39:31je ne vois pas
39:32d'alternative
39:33les efforts qu'il faut faire
39:34en matière de retraite
39:35en matière de santé
39:36réduire le déficit
39:38et la dette
39:39alors il faut trouver
39:40des solutions
39:41évidemment elles doivent être
39:42juste sur le plan fiscal
39:43et social
39:44chacun doit être mis
39:45à contribution
39:46y compris
39:46évidemment
39:47les plus riches
39:48les grandes entreprises
39:49chacun doit faire
39:50un effort
39:51chacun doit participer
39:53de cet effort
39:54si vous voulez
39:55et c'est là
39:56je crois que c'est le courage
39:57de François Bayrou
39:57c'est de tenir
39:58un discours
39:59de vérité
39:59alors justement
40:00quelle est la vérité
40:01Emmanuel Valls
40:01sur notre situation budgétaire
40:03c'est le pays lui-même
40:04sans doute
40:05le quoi qu'il en coûte
40:05a de ce point de vue là
40:06pesé beaucoup
40:07on a le sentiment
40:08que dès qu'on touche
40:10et c'est normal
40:11à un secteur
40:12dès qu'il faut faire
40:13un certain nombre
40:14de réformes
40:15elles sont forcément
40:15difficiles
40:16le pays se braque
40:17parce qu'il y a sans doute
40:18une crise de confiance
40:19c'est la fameuse expression
40:20c'est Nicolas qui paye
40:21c'est surtout les mêmes
40:22qui ont l'impression
40:22de trinquer
40:23et de porter la charge
40:24exactement c'est vrai
40:25en termes de fiscalité
40:25de charge
40:26vous avez tout à fait raison
40:27donc c'est pour ça
40:27qu'il faut discuter
40:29mais quelle est la vérité
40:29alors qu'il n'y a pas
40:31de majorité à l'Assemblée nationale
40:32nous allons alors
40:33dans le mur
40:34est-ce que nous n'y sommes pas
40:35dans le mur
40:35parce que quand on écoute
40:36quand on a écouté attentivement
40:38le ministre de l'économie
40:38il y a quelques jours
40:39c'était intéressant
40:40le même Éric Lombard
40:41le matin ne dit pas
40:42la même chose que le soir
40:43le matin il a quand même dit
40:49le voilà qu'il corrige
40:50ses propos le soir
40:51sans doute recadré
40:52par Matignon
40:52où est la vérité ?
40:53la situation est suffisamment grave
40:56pour ne pas en rajouter
40:57il suffit de voir
40:58les différences
41:01entre les taux d'intérêt
41:02entre l'Allemagne
41:04et la France
41:05et même l'Italie
41:06pour se rendre compte
41:07que nous sommes
41:08dans une situation difficile
41:09est-ce qu'on peut vivre
41:10avec cette dette
41:12et ces déficits ?
41:13Non
41:13il faut évidemment
41:14les réduire
41:15mais de l'autre côté
41:16il faut aussi
41:17travailler davantage
41:18pour produire davantage
41:19parce que là encore
41:21François Bayrou l'avait dit
41:22il y a quelques semaines
41:23c'est sans aucun doute
41:24là où nous accumulons
41:25le plus de retard
41:26ça ne veut pas dire
41:26que nous n'avons pas
41:27une industrie qui fonctionne
41:28des investissements
41:29dans toute une série de secteurs
41:31de l'énergie
41:32bien évidemment
41:32des transports
41:34dans bien des domaines
41:34nous avons des atouts
41:35je pense bien sûr
41:36au nucléaire
41:37sur tous ces sujets-là
41:38nous avons des atouts
41:39mais nous savons
41:40qu'il faut faire
41:40un effort collectif
41:41et pour cela
41:42dans la situation politique
41:44que nous connaissons
41:44avec l'assemblée
41:46que nous avons
41:46il faut essayer
41:47de construire
41:48un accord
41:48la plupart d'entre vous
41:49vous n'écoutez pas
41:50ce que disent les français
41:50moi je les écoute
41:52très attentif
41:52je pense déjà
41:53à l'après Bayrou
41:53certains sont déjà
41:54dans l'après Emmanuel Macron
41:55et d'ailleurs
41:56il n'y a pas que
41:57la solution de la dissolution
41:58comment vous appréhendez
41:59vous jugez
42:00certains appels
42:01en tous les cas
42:01la piste de la démission
42:03vous qui avez été
42:03premier ministre
42:04de la démission
42:05de la démission
42:05du président de la république
42:06mais il faut donc
42:08provoquer une crise
42:09de régime
42:09il faut créer
42:11les conditions
42:12de ce qui sera
42:13une crise
42:13à répétition
42:14c'est-à-dire
42:14on continue
42:15de dissoudre
42:16et maintenant
42:16l'idée
42:16c'est la démission
42:17du président
42:18de la république
42:18non
42:19non parce que
42:20moi j'écoute
42:21les français
42:22mais le rôle
42:22des responsables politiques
42:23vous avez raison
42:24c'est de les écouter
42:25mais nous n'avons pas besoin
42:26de suivre en permanence
42:27tous les mouvements
42:29de l'opinion
42:30notre rôle
42:30c'est dans la mesure
42:31du possible
42:32même si je ne méconnais pas
42:33le rejet profond
42:35de ce qu'on appelle
42:36la classe politique
42:37je le sais
42:38et des élites
42:38d'une manière générale
42:40mais moi
42:40à travers mon expérience
42:42je veux dire
42:43les choses telles
42:44que je crois
42:44nous n'avons pas besoin
42:45d'élections législatives
42:47de nouveau
42:47qui ne régleraient pas
42:48le problème
42:48et encore moins
42:49pas de dissolution
42:50pas de démission
42:51et encore moins
42:51on continue comme ça
42:52on va dans le mur
42:53mais nous avons
42:54non il ne faut pas
42:55aller dans le mur
42:55il faut trouver une solution
42:57la responsabilité
42:58c'est-à-dire
42:58il y a un compromis
42:58avec une telle assemblée
43:00éclatée
43:00avec aujourd'hui
43:01un climat politique
43:02j'en appelle
43:03une nouvelle fois
43:05parce que du parti socialiste
43:06vous en appelez à qui
43:06d'ailleurs pardonnez-moi
43:07du parti socialiste
43:08jusqu'au républicain
43:09pourquoi exclure
43:11la France insoumise
43:12et le rassemblement national
43:12parce qu'ils disent clairement
43:13que
43:14écoutez
43:15la France insoumise
43:16demande ou des élections législatives
43:17ou la révocation
43:19du président
43:19de la république
43:21nous savons en plus
43:21aujourd'hui
43:22qu'il n'y aura pas
43:22d'alliance
43:23sur le fond
43:24ni aux élections
43:25entre les filles
43:26et le parti socialiste
43:27vous en êtes su
43:27nous verrons bien
43:29et de l'autre côté
43:30le rassemblement national
43:31est à peu près
43:32dans la même position
43:33il vous a épargné
43:35avec certaines motions
43:36de censure
43:36qui ne sont pas pastées
43:37mais aujourd'hui
43:38je dis bien
43:39je pense que
43:39l'agenda du rassemblement national
43:41c'est de créer
43:42les conditions
43:43d'une crise politique
43:44je peux d'ailleurs
43:44d'une certaine manière
43:45les comprendre
43:46pour qu'ils puissent
43:47arriver au pouvoir
43:48attendons 2027
43:50et d'ici là
43:51stabilisons les choses
43:52construisons un budget
43:54rien ne nous dit
43:55que de nouvelles élections
43:56et encore pire
43:57la démission du président
43:58de la république
43:59forcée par je ne sais qui
44:00régleraient les problèmes
44:01dans ce moment là
44:02les formations politiques
44:04qui ont gouverné
44:05qui aspirent à gouverner
44:06doivent trouver
44:07le chemin d'un accord
44:08alors je vous donne raison
44:09si on n'y arrive pas
44:11je vois très bien
44:11ce qui va se passer
44:13et les solutions
44:13c'est à dire
44:13les solutions que
44:15vous avez évoquées
44:15les solutions qui accéblieraient
44:17pour vous de nouveau la France
44:18oui mais parce qu'on rentre
44:19dans un mouvement
44:19parce que nous ne savons pas
44:20ce que donneront
44:21ces élections législatives
44:22et on risquera
44:23d'être encore plus affaiblis
44:24c'est le principe d'une démocratie
44:24oui mais nous l'avons déjà
44:26éprouvé il y a un an
44:27et c'est le ministre
44:28des Outre-mer
44:29qui
44:29on va peut-être pas jouer
44:30avec ça en permanent
44:31et c'est le ministre
44:32des Outre-mer
44:32qui avertit
44:33puisque vous avez
44:34Manuel Vaz
44:34des dossiers d'importance
44:35notamment la Nouvelle-Calédonie
44:36d'ailleurs l'accord
44:37de Bougival
44:38que vous portez à bout de bras
44:39ça fait déjà plusieurs mois
44:40de négociations
44:41de concertations
44:42cet accord
44:43je le rappelle
44:44oui il se fait
44:46avec toutes les forces
44:46politiques calédoniennes
44:48sauf les forces
44:49indépendantistes
44:50du FLNKS
44:51en tous les cas
44:52tout est gelé
44:52tout est arrêté là
44:53c'est un des sujets
44:55qui me préoccupe
44:56précisément
44:56avec ce qui est en train
44:57de se passer
44:58parce que la Nouvelle-Calédonie
44:59c'est à 18 000 km
45:00d'ici
45:00c'est 270 000 habitants
45:02mais ça pèse beaucoup
45:03dans l'inconscient collectif
45:05puisque c'est une décolonisation
45:06qu'il faut achever
45:08des forces
45:09toutes les forces politiques
45:10non indépendantistes
45:12centristes aussi
45:13nationalistes ou autonomistes
45:14et une partie
45:15des indépendantistes
45:16notamment le Palika
45:17et l'UPM
45:18qui sont des formations
45:19historiques
45:20du FLNKS
45:21et qui en sont sorties
45:22il y a un an et demi
45:23soutiennent cet accord
45:24l'immense partie de la
45:27l'immense majorité
45:29de la population calédonienne
45:30quelles que soient
45:30les origines aussi
45:31et j'ai renoué
45:32le contact
45:33avec le FLNKS
45:34pour trouver une solution
45:36mais vous avez raison
45:37nous avons prévu
45:38de reporter
45:40les élections provinciales
45:41au mois de juin
45:41donc il y a une loi
45:42qui est prévue
45:42et qui doit passer
45:43à la fin du mois de septembre
45:45au Sénat
45:46et une réforme constitutionnelle
45:47après
45:47mais ça fait partie aussi
45:49de l'appel que je lance
45:50à la responsabilité
45:52parce que ce dossier calédonien
45:54est aujourd'hui
45:55tributaire en effet
45:55de la situation politique nationale
45:57et moi je me bats
45:58pour la Nouvelle-Calédonie
45:59mais aussi par la France
46:00parce que c'est l'avenir
46:02de la France dans le Pacifique
46:03qui est également concerné
46:04par le dossier
46:05de la Nouvelle-Calédonie
46:06la France
46:06les français
46:07et notamment
46:08les français juifs
46:09sur le plan de la lutte
46:10contre l'antisémitisme
46:11Manuel Valls
46:11on connaît votre engagement
46:13depuis toujours
46:14Emmanuel Macron
46:14a rejeté en bloc
46:16les accusations
46:16du premier ministre
46:17Benyamin Netanyahou
46:18dans une lettre
46:18où il affirme
46:19que de telles accusations
46:20sont une offense
46:20à la France entière
46:21pourquoi de nombreux français
46:24juifs notamment
46:25estiment qu'il n'en fait pas assez
46:26pour leur sécurité
46:27pour leur protection
46:28pour qu'ils restent
46:29en France dans leur pays
46:30depuis de nombreuses années
46:31j'en sais quelque chose
46:32les gouvernements successifs
46:34se battent
46:35contre la haine des juifs
46:37et contre l'antisémitisme
46:38c'est vrai
46:39dans notre législation
46:40c'est vrai
46:40à travers l'action
46:41de la police
46:42et de la gendarmerie
46:44ou de la justice
46:44c'est vrai
46:44dans la protection
46:45des sites
46:46écoles
46:48synagogues
46:49centres culturels
46:50des sites
46:51juifs
46:52de notre pays
46:53mais il y a quelque chose
46:54de beaucoup plus profond
46:55une grande majorité
46:57aujourd'hui
46:58dans les enquêtes
46:58d'opinion
46:59des français juifs
47:00souhaitent partir
47:01j'avais déjà éprouvé
47:03ce sentiment en 2015
47:04c'est pour cela
47:05que j'avais dit
47:05que la France
47:06sans les juifs
47:06ne serait plus
47:07la France
47:08pourquoi le président
47:08ne reprend-t-il pas
47:09cette phrase
47:10c'est à lui
47:11de la reprendre
47:12selon vous quand même
47:13c'est important
47:14un tel message envoyé
47:15pourrait rassurer
47:16une communauté
47:16il est essentiel
47:18pourquoi n'est-il pas
47:18prononcé
47:19il est essentiel
47:20il est vital
47:21il est existentiel
47:22si les français juifs
47:24partent de notre pays
47:25nous perdons
47:26une grande partie
47:26de ce que nous sommes
47:27le judaïsme
47:29fait partie
47:29évidemment
47:30de l'âme
47:32de notre pays
47:33donc voir ces départs
47:35c'est pour moi
47:35une douleur
47:36et il faut faire
47:36très attention
47:37parce que nous sommes
47:38dans un moment
47:38de rupture
47:39donc il faut trouver
47:40les mots
47:41les expressions
47:41au-delà même
47:42de la lutte
47:42qui n'a pas trouvé
47:43les mots
47:43les expressions
47:44je vais poser ma question
47:45plusieurs fois
47:45elle est importante
47:46quand même
47:46parce que l'exemple
47:47et comment dire
47:48les mots qui rassurent
47:50viennent du sommet de l'état
47:51pourquoi ils ne sont pas venus
47:52Emmanuel Macron a souvent trouvé
47:54ces mots
47:55il n'a pas marché
47:56contre l'antisémitisme
47:57mais oui il y a eu
47:59cette absence
48:00lors de la marche
48:02pour la république
48:02et contre l'antisémitisme
48:04il y a évidemment
48:04les prises de position
48:05qui sont celles
48:06de la France
48:07et moi je respecte
48:07il peut en faire plus
48:08vous l'appelez aujourd'hui
48:09à un discours
48:10à une prise de parole
48:12il faut faire très attention
48:13à ce qui est en train
48:14de se passer
48:15je ne sais pas
48:16si on peut rassurer
48:18je ne sais pas
48:18si on peut trouver
48:19toujours les mots
48:20mais il faut être
48:21à la hauteur
48:21de cette douleur profonde
48:23qui est parmi
48:23nos compatriotes
48:24français juifs
48:25en tout cas
48:26Emmanuel Macron
48:26a répondu sèchement
48:27à Israël
48:28mais qu'en est-il
48:28de l'Algérie
48:29monsieur le ministre
48:30on a entendu sur Europe 1
48:31le nouvel appel à l'aide
48:32l'une des filles
48:33de Boalem Sansal
48:34alors que l'écrivain
48:34franco-algérien
48:35est emprisonné
48:36dans les geôles algériens
48:37depuis 9 mois
48:38pourquoi ne pas adopter
48:39le même ton avec Alger ?
48:41j'étais bouleversé
48:41par l'entretien
48:42de la fille de Boalem
48:44Sansal
48:45ça fait 9 mois
48:47qu'il est dans les geôles
48:49algériennes
48:50donc la France
48:52a changé
48:53me semble-t-il
48:53de ton
48:54dans un rapport
48:55de force diplomatique
48:56mais je crois
48:57vous pensez
48:58qu'elle a changé de ton
48:59la France avec Alger
48:59je crois que nous devons
49:00nous mobiliser
49:01à un niveau
49:02que nous n'avons pas atteint
49:03je serai à Autun
49:04demain
49:04lors des journées
49:05organisées par Jean-Michel Blanquer
49:06qui est très impliqué
49:08sur ce sujet-là
49:09comme sur bien d'autres
49:11il faut changer de ton
49:12il faut que les Français
49:13se rendent bien compte
49:14que cet écrivain franco-algérien
49:15qui défend
49:16l'autre langue
49:17avec un talent extraordinaire
49:17est-ce que tout le monde
49:18au gouvernement
49:18s'en rend compte
49:19et au sommet de l'État
49:20pardonnez-moi
49:20parce que ce n'est pas
49:21les Français
49:21qui peuvent le libérer
49:22la diplomatie française
49:23a agi
49:25mais d'une manière générale
49:26je pense que parmi
49:27la classe politique
49:28ça a été vrai
49:29M. Parrault a convoqué
49:30l'ambassadeur américain
49:31c'est le numéro 2
49:32qui est venu
49:32et qu'en est-il
49:33il n'y a plus d'ambassadeurs
49:34d'Algérie dans notre pays
49:35on peut communiquer
49:36par d'autres canaux
49:37Oui mais il faut continuer
49:38à communiquer
49:39à peser sur ce régime
49:41mais il faut au-delà
49:42une mobilisation
49:42nous avons eu les mêmes divisions
49:44dans le monde politique
49:46intellectuel français
49:47notamment au moment
49:48de la fatwa
49:49contre Salmane Rougi
49:50un écrivain
49:52qui le plus est
49:53un compatriote désormais
49:54qui est enfermé
49:55c'est une cause
49:56qui doit mobiliser
49:57le pays des lumières
49:58le pays des droits de l'homme
49:59le pays qui se réclame
50:00toujours de la culture
50:02Merci Manuel Valls
50:04c'était votre grand entretien
50:05Bonne journée
50:05et à bientôt
50:06Merci
50:06Merci
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