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  • il y a 6 mois

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00:00Sur Europe 1, il est 13h32, Europe 1 Info, la suite avec vous Clélie Mathias et aujourd'hui Sébastien Lillier, Jules Thorey, c'est votre invité Léonore Carrois, député Ensemble des Français hors de France.
00:09Bonjour Léonore Carrois, merci d'être avec nous sur Europe 1, dans Europe 1 Info.
00:14Bonjour, merci de l'invitation.
00:15Je ne vous demande pas encore comment ça va, ça va venir, mais je voulais vous faire écouter ce qu'a dit le journaliste et écrivain François-Olivier Gisbert,
00:22qui était l'invité de Sonia Mabrouk sur ce news à Europe 1 ce matin et a fortement critiqué la stratégie d'Emmanuel Macron.
00:28Il était très en colère, écoutez-le.
00:31Il prend les Français pour des imbéciles depuis 2017, en gros.
00:35Et là, quand je vois, par exemple dans cette interview, après avoir beaucoup dépensé, il faut économiser,
00:41après avoir beaucoup protégé, il faut désormais rembourser, mais qu'est-ce que ça veut dire ?
00:45C'est-à-dire, on explique toujours cette situation, c'est à cause du Covid.
00:48Et d'ailleurs, le quoi qu'il en coûte, c'est-à-dire protéger tous ceux qui étaient menacés par le Covid,
00:54moi je ferais ça très bien, j'étais pour, ça s'est fait partout en Europe.
00:57Et ça s'est fait, d'ailleurs, regardez en Allemagne, les dépenses publiques ont explosé
01:01et l'année suivante, quand c'était fini le Covid, c'était tombé.
01:04Mais lui, non, non, ça continuait.
01:06Et Léonore Carroi, que répondez-vous à François-Olivier Gisbert ? Comment réagissez-vous ?
01:11Moi, j'entends cette colère et cette incompréhension.
01:14Et vous savez, quand on est député des Français de l'étranger et qu'on a vécu la moitié de sa vie à l'étranger,
01:18on a vraiment des éléments de comparaison.
01:20Il se trouve que moi, pendant la crise du Covid, je n'étais pas en France
01:22et j'ai pu voir comment, en Europe, dans un autre pays, les choses étaient complètement différentes.
01:28Comment, en réalité, le panorama des villes, que ce soit en Europe, aux Etats-Unis,
01:32je peux vous donner beaucoup d'exemples très concrets, a complètement modifié
01:34parce que des commerces de proximité ont été obligés de fermer.
01:37Ils n'ont pas du tout été soutenus de la sorte.
01:39Moi, par exemple, j'étais en Suisse, à Genève, à ce moment-là.
01:41Je peux vous dire qu'il y a un certain nombre de commerces où j'allais tous les jours
01:43qui ont dû mettre la clé sous la porte.
01:45Donc, on a fait un choix, un choix de société, qui est un choix qui est très différent
01:48de ce qu'ont fait même nos voisins, même des pays qui ont des économies qui sont comparables.
01:54Et après, on a décidé de soutenir ce choix sur le long terme
01:57parce qu'après le Covid, il y a aussi eu l'inflation.
02:00Donc, évidemment, ça a un coût.
02:01À un moment donné, il faut l'arrêter.
02:02Mais vous savez ce qui s'est passé ?
02:03Enfin, je ne vous apprends rien.
02:04En 2022, il y a eu des élections,
02:06des élections qui n'ont pas donné une majorité absolue au président de la République.
02:09Et moi, je suis députée depuis 2022.
02:11Je peux vous dire que, depuis lors, il n'y a pas une année où, pendant les débats budgétaires,
02:16les oppositions n'aient pas proposé des augmentations de dépenses publiques.
02:19Alors, maintenant, c'est facile de mettre la faute sur le chef de l'État
02:21et de dire que c'est lui le seul responsable de l'État dans lequel nous sommes aujourd'hui
02:25et de ne pas voir en plus que cette dette, elle est structurelle
02:28et elle date de décennies de dépenser beaucoup plus que ce que nous produisons.
02:31Mais moi, ce que je dis, c'est que trouvons ensemble des solutions.
02:34Soyons enfin responsables collectivement en tant qu'élus.
02:37Oui, mais il ne faut pas non plus tout rejeter la faute.
02:39En tout cas, en ce qui concerne l'endettement sur le Covid, il n'y a pas que ça aussi.
02:44Et on pourrait en reparler.
02:46En tout cas, la colère de François-Olivier Gisbert, elle se ressent aussi chez bon nombre de Français.
02:50Il n'y a pas que lui.
02:51Et la preuve, il y a déjà plusieurs mouvements sociaux qui sont prévus en cette rentrée.
02:56On parle notamment aussi du fameux 10 septembre.
02:59Mais au-delà de ça, est-ce que vous ne pensez pas que vous nous parliez de solutions ?
03:05Mais si on en est là aujourd'hui, en cette rentrée 2025, avec cette nouvelle crise politique,
03:10est-ce que la faute originelle, on ne doit pas la redonner, la rebasculer vers le président de la République et sa dissolution ?
03:17Est-ce que vous lui en voulez un petit peu ?
03:20Moi, en tant que femme politique, quand je vois un problème, un problème qui pèse sur tous nos concitoyens et sur notre État,
03:27je ne suis pas en train de chercher à qui la faute, je suis en train de voir qui a une solution.
03:31Ce que je vois, c'est que l'extrême droite, la gauche dans son ensemble et l'extrême gauche en particulier,
03:37n'ont pas de solution à proposer.
03:39On vit de plus en plus vieux.
03:40On devrait travailler davantage.
03:43Or, l'extrême droite, le Rassemblement national a voté avec LFI contre la réforme des retraites,
03:48qui est une réforme structurelle dont nous avons besoin.
03:50Tous les pays européens travaillent plus longtemps.
03:52Mais ça, en France, on se dit qu'on peut en faire abstraction.
03:55À un moment donné, on est dans un contexte international qui est compliqué.
03:59Il ne vous aura pas échappé que Donald Trump a été élu.
04:01Il nous a mené une guerre commerciale et tarifaire,
04:03et que ça a un impact sur les filières, ça a un impact sur la filière viticole.
04:07Enfin, on peut essayer de cacher la réalité, mais elle est là.
04:09Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
04:10Est-ce qu'on continue à chercher qui est responsable ?
04:12Ou est-ce qu'on agit en responsabilité, en faisant des propositions,
04:15en disant ce qui vous convient, ce qui ne vous convient pas,
04:17comme le demande le Premier ministre ?
04:19Mais, moi, franchement, ce débat stérile de dire à qui la faute
04:21et de continuer à créer de la crise dans la crise,
04:24je pense que ce n'est pas ce dont ont besoin les Français.
04:26Une question de Jules Torres, c'est l'honneur Carroix.
04:29Bonjour, Madame la députée.
04:30C'est très intéressant ce que vous dites.
04:32Je mets de côté, moi, la question de la responsabilité.
04:34Je pense que les Français se sont fait leur avis.
04:36Mais la question de la productivité.
04:37Oui, en effet, en France, on doit travailler plus,
04:40on travaille peut-être moins que dans les autres pays européens.
04:43Et c'est, je crois, l'impensé majeur de ce budget de François Bayrou.
04:46Et ce qui provoquera sa chute,
04:48c'est que plutôt que de poser un certain nombre de sujets
04:50qui sont extrêmement tabous, comme la question des 35 heures,
04:52il a décidé d'aller sur les jours fériés.
04:55Extrêmement symbolique.
04:56Et les jours fériés, qu'est-ce que c'est,
04:57si ce n'est travailler plus pour gagner moins ?
05:00Mais moi, là, je vous rejoins complètement.
05:01Sur les jours fériés, je pense que c'était une mesure
05:03qui, déjà, ne rapportait pas grand-chose.
05:05Enfin, en tout cas, 10%, nous disions-t-on,
05:07mais il fallait vraiment le vérifier
05:09des économies totales qui étaient demandées.
05:12Et je vous rejoins, il faut que nous soyons
05:13davantage de Français à travailler,
05:16à cotiser et à participer à l'effort national.
05:18On ne peut pas être 28 millions sur 68 millions
05:20à participer à cet effort.
05:22Mais vous voyez, encore une fois,
05:23le Premier ministre, il a fait des propositions.
05:26Il a donné des orientations dans un budget.
05:27Il s'est dit, on me reproche de ne pas être
05:29dans le dialogue, dans le compromis.
05:30Donc, je vais faire ce que personne ne fait jamais.
05:32Je vais parler du budget avant l'été.
05:34Et à ce moment-là, personne n'en avait rien à faire.
05:35Tout le monde pensait aux vacances.
05:37Il n'a même pas repris, on n'a même pas repris
05:39la séquence parlementaire,
05:40que vous aviez déjà l'extrême-gauche en particulier,
05:43mais aussi l'extrême-droite,
05:44qui disait, on va tout bloquer le 10 septembre.
05:46Est-ce qu'on avance en bloquant tout ?
05:48Moi, je vous dis, non, on n'avance pas.
05:50Donc, ce qu'il fait aujourd'hui,
05:51c'est qu'il met chacune et chacun
05:52devant ses responsabilités.
05:54Ce n'est pas une question de parti aujourd'hui.
05:55Moi, je dis à mes collègues députés,
05:57ne votez pas de manière, disons, aveugle.
06:00Réfléchissez en tant que Français,
06:02en tant que patriotes, en tant que citoyens.
06:04Est-ce que ça va nous apporter quelque chose
06:06de bloquer notre pays ?
06:07Mais Gabriel Attal a apporté un soutien total
06:10à François Bayrou en disant
06:11qu'il ne souhaitait pas de prochaines dissolutions
06:13et qu'il fallait justement soutenir
06:15le gouvernement Bayrou,
06:16même s'il y avait peut-être,
06:18et vous nous l'avez rappelé,
06:19des ajustements, des modifications
06:21à apporter à ce budget
06:22qui est loin d'être parfait.
06:24Mais comment...
06:26J'allais dire comment allez-vous faire,
06:28mais c'est un peu ça, c'est un peu ça.
06:30Non, non, mais je comprends.
06:31Mais comment allez-vous faire ?
06:32Voilà, là, tout semble bloqué quand même.
06:35Vous avez dit, on recherche des solutions,
06:36mais jusqu'au 8 septembre,
06:37déjà, la France est en suspens.
06:39Et ensuite, il y aura vraisemblablement,
06:40on verra, bien sûr,
06:41rien n'est écrit, surtout en politique.
06:43Mais les cartes vont être entièrement rebattues.
06:46Donc, vous en appelez à la responsabilité.
06:48Mais là, on est dans une instabilité totale.
06:51En fait, il a fait quelque chose
06:52d'assez inédit, ça c'est sûr.
06:54Mais il pose une question qui est fondamentale.
06:56Est-ce que vous êtes d'accord
06:58avec le principe de réduire la dépense publique,
07:01le train de vie de l'État ?
07:03Et pourquoi il pose cette question ?
07:04Il l'a posé dans un deuxième temps, d'ailleurs.
07:06Il l'a posé là, il y a deux jours,
07:09alors qu'il a dévoilé dans un premier temps,
07:11le 15 juillet,
07:12toutes ses différentes...
07:14Tout son plan.
07:15Est-ce qu'il ne s'est pas un petit peu trompé,
07:16j'allais dire, dans la chronologie ?
07:18Non, parce que quand il nous annonce son plan en juillet,
07:21il nous dit, voilà, moi,
07:22voilà ce que je vous propose
07:23pour faire 43,8 milliards d'économies.
07:25Donc, pourquoi est-ce qu'il fait tout ça ?
07:26Ce n'est pas parce que ça lui fait plaisir
07:27de supprimer des jours fériés.
07:28C'est parce qu'il considère qu'il peut faire ça.
07:31Et comme il est dans un système
07:32qui est quand même particulier,
07:33on est dans une tripartition de l'Assemblée nationale,
07:35avec les groupes qui sont dans des postures,
07:37on l'a vu, il suffit de siéger à l'Assemblée
07:39pour voir comment ça se passe
07:40et comment chacun a du mal à sortir de sa posture.
07:42Il a fait un peu de mesures dans un sens,
07:44un peu de mesures dans un autre sens.
07:45Il essaie de...
07:46C'est un homme du centre, un centriste.
07:48Je vais essayer de faire quelque chose de compromis.
07:50Or, il voit très bien que les uns et les autres,
07:52ils ne regardent pas l'économie de 43,8 milliards,
07:55ils ne regardent pas la nécessité de réduire notre déficit,
07:57de rassurer nos créanciers,
07:58mais qu'on a Jean-Luc Mélenchon
07:59qui, dès la rentrée, dès qu'il rentre de vacances,
08:02commence à hurler et à dire
08:04il faut absolument bloquer le pays.
08:06Et il n'est pas d'accord avec le principe même des économies.
08:09Le Rassemblement national ne s'est pas véritablement prononcé
08:11sur le principe des économies.
08:13À partir du moment où vous avez deux groupes
08:14aussi importants à l'Assemblée nationale
08:15qui vous disent pas ce qu'ils pensent
08:17de la question de la réduction
08:18de la dépense publique et du déficit,
08:20il a quand même raison de poser la question
08:21à tous les députés.
08:23Est-ce que vous êtes d'accord sur l'objectif ?
08:24Après, il l'a dit de manière très humble
08:26dans sa conférence de presse,
08:28on peut trouver des moyens différents
08:30pour y parvenir.
08:31Je suis ouverte à tout et il n'y a zéro tabou.
08:33Une question pour vous, madame la députée,
08:35Léonore Carroin,
08:35de la part de Sébastien Ligné dans Europe 1 Info.
08:37Oui, madame la députée,
08:38parce que je pense sincèrement
08:39que vous vous trompez,
08:40soit vous refaites l'histoire,
08:42soit vous vous trompez simplement d'analyse.
08:43Parce que la question n'est pas de savoir
08:45s'il y a un consensus autour de la réduction du déficit.
08:48Tout le monde est d'accord.
08:49Et d'ailleurs, les Français...
08:50Ah non, pas du tout.
08:51Par mot, je vous coupe.
08:51Non, pas à l'Assemblée nationale, malheureusement.
08:54Le problème, c'est que,
08:55je suis d'accord avec ce qu'elle a dit tout à l'heure,
08:57le fait que vous avez un petit peu mélangé
08:58les pinceaux dans votre calendrier,
09:00il aurait peut-être fallu d'abord
09:01vous prononcer sur la nécessité
09:03d'une réduction du déficit
09:05et ensuite proposer vos solutions.
09:06Je pense que vous êtes allé un petit peu dans le désordre.
09:08Le problème, c'est que dans ce budget de 44 milliards
09:10qui a été proposé,
09:11ce ne sont absolument pas des économies.
09:15L'accentuation de la dépense publique.
09:17Dans le prochain budget,
09:18en tout cas dans le budget
09:18qui a été proposé par François Béroux,
09:21on ne parle à aucun moment donné
09:22d'une réduction de la dépense publique.
09:24Il faut bien qu'on s'entende là-dessus
09:25et que les auditeurs soient au courant.
09:27On parle d'augmenter moins vite la dépense publique.
09:30C'est quand même deux choses différentes.
09:32À partir du moment où vous proposez un budget
09:34qui ne réduit pas la dépense publique,
09:35mais qui simplement va un petit peu moins vite que prévu,
09:38il ne faut pas s'étonner
09:39que les groupes parlementaires
09:41qui proposent une réduction de la dépense publique,
09:43notamment le Rassemblement national,
09:44s'opposent à votre budget.
09:46Je ne suis pas d'accord avec vous
09:47quand vous dites que finalement
09:48il y a un des deux groupes
09:48qui était contre la réduction.
09:50Ce n'est pas vrai.
09:50Le RN, ils ont toujours dit qu'il s'était pour.
09:51Non, non, mais attendez.
09:52Moi, je siège à l'Assemblée nationale
09:53et je les entends tous les jours.
09:55Quand vous dites qu'il y a une erreur de calendrier,
09:57le Premier ministre,
09:58il aurait pu faire le choix
09:59de ne pas du tout parler de budget en juillet.
10:00D'ailleurs, c'est ce que font
10:01tous les autres premiers ministres
10:02et tous les autres gouvernements en général.
10:04Les discussions de l'État
10:05commencent à l'autre.
10:06C'est pas de son député.
10:07Qu'est-ce qui s'est passé l'an dernier ?
10:08Non, non, mais voilà.
10:09Il a décidé,
10:10même avant.
10:11Éric Lombard, il commence à parler budget
10:12dès avril parce qu'il considère
10:14qu'il faut vraiment faire de la pédagogie.
10:16On est dans une situation particulière.
10:17Mais moi, je conteste le fait
10:18qu'il soit allé trop vite en besogne.
10:20On n'a pas encore repris,
10:22il n'y a pas eu la rentrée
10:23des classes parlementaires.
10:24C'était supposé être le 23 septembre.
10:26Et pendant tout l'été...
10:28C'est pour ça, on veut.
10:28Le prêt, oui.
10:29Mais pendant tout l'été,
10:33au lieu de faire des propositions
10:34pour la réduction de la dépense publique,
10:36regardez les amendements
10:37qui ont été déposés
10:37par les différents groupes
10:38au cours de la discussion
10:39du PLF 2025,
10:41PLF 2024,
10:41PLF 2023,
10:43la réforme des retraites, etc.
10:44Regardez comment a voté
10:45le Rassemblement National
10:46la réforme des retraites, justement.
10:47Tout ce qu'ils font,
10:48c'est faire des propositions
10:49qui augmentent la dépense publique.
10:51Et quand Michel Barnier
10:52propose des économies supérieures
10:54à 60 milliards,
10:56que fait le Rassemblement National ?
10:57Il le censure.
10:58Sans trop expliquer pourquoi, d'ailleurs.
11:00Parce qu'il n'y avait pas 60 milliards,
11:01Madame, vous le savez.
11:02Mais à quel moment
11:04est-ce qu'on a la garantie
11:07qu'on est d'accord sur l'objectif ?
11:08On pose cette question-là.
11:10Aujourd'hui,
11:10ce n'est pas un plébiscite
11:11pour ou contre François Bayrou,
11:13comme se sont empressés
11:14de répondre
11:15aussi bien Jordan Bardella
11:16que Jean-Luc Mélenchon,
11:18que l'EPS,
11:18que tous les autres.
11:19Est-ce qu'on est d'accord
11:20sur l'objectif ?
11:21Moi, je pense que
11:21si on peut se mettre d'accord
11:22sur cet objectif,
11:23si moi, j'étais dans l'opposition,
11:25je ferais des propositions
11:25très concrètes.
11:26Je dis, je vous donne une confiance,
11:27mais c'est une confiance conditionnelle.
11:29Et puis, tout ce qui est adopté
11:30à l'Assemblée,
11:32tout ce qu'on va faire passer
11:33nos groupes politiques,
11:34eh bien, ça doit être
11:35dans le budget.
11:36Et ça, c'est aider les Français.
11:37Mais de dire,
11:38on va bloquer par principe
11:39parce qu'on est dans l'opposition
11:40et l'opposition,
11:41ça bloque,
11:42eh bien, je crois que ça ne fait
11:43vraiment pas avancer notre pays.
11:44En tout cas,
11:45le 8 septembre,
11:46en choisissant l'article 49
11:47alinéa 1 de la Constitution,
11:50ça ressemble quand même
11:51à un vote pour ou contre
11:52ce n'est pas encore
11:53François Bayrou.
11:54Et vous le savez,
11:55est-ce que vous seriez d'accord ?
11:56Ah non, moi, je ne vais pas voter
11:57pour ou contre François Bayrou,
11:58je vous rassure.
11:59Et pourtant, je vais voter
11:59le 8 septembre.
12:00Je vais voter pour ou contre
12:01un constat
12:02et pour ou contre
12:03trouver des solutions concrètes
12:04pour nos concitoyens.
12:06Ça, c'est important de le dire.
12:07Mais non, mais ce n'est pas ça.
12:08Si les parlementaires
12:09devaient dire pour ou contre
12:12le budget de François Bayrou,
12:13il serait allé jusqu'au budget.
12:14Là, c'est un vote de confiance.
12:15Il ne vous a pas échappé
12:16qu'un vote de confiance.
12:16Il fait une déclaration
12:17de politique générale
12:18sur le même niveau.
12:18Et on ne peut pas reprocher
12:19à la gauche et au RN
12:20de ne pas avoir confiance
12:21en François Bayrou.
12:22Vous seriez d'accord
12:23pour que François Bayrou
12:24fasse des concessions
12:24des gestes envers le Parti Socialiste,
12:26notamment pour une éventuelle
12:28taxation des plus hauts revenus ?
12:31Moi, je pense qu'il ne faut pas
12:32prendre le problème à l'envers.
12:33Vous parliez de calendrier
12:34tout à l'heure.
12:35La discussion budgétaire,
12:37ça doit être à l'Assemblée
12:38qu'elle se décide.
12:39Le Premier ministre,
12:40il nous met une copie.
12:42Cette copie,
12:42on peut la modifier
12:43de fond en comble.
12:44La seule condition,
12:45c'est qu'après,
12:46le budget ne soit pas
12:46complètement modifié
12:48donc les parlementaires,
12:49s'ils n'avaient pas peur
12:50de faire leur travail,
12:51s'ils n'avaient pas peur
12:52de s'asseoir à l'hémicycle
12:53et de débattre,
12:54ils auraient proposé
12:55des amendements.
12:56Et puis moi,
12:56je suis tout à fait d'accord
12:57sur ce que vous disiez
12:58tout à l'heure.
12:58J'irais même un peu plus loin
12:59dans la réduction
13:00des dépenses publiques
13:01parce que je pense
13:01que notre pays
13:02en a véritablement besoin.
13:03Madame la députée
13:04Eleonore Carrois,
13:04un grand merci
13:05d'avoir répondu
13:06à nos questions
13:07dans Europe 1 Info.
13:08On reste ensemble,
13:09évidemment,
13:10la rentrée des classes
13:11dans les cartons,
13:11peut-être d'ailleurs
13:12pour Elisabeth Borne.
13:14La ministre de l'Éducation nationale
13:15dévoile sa feuille de route.
13:17Est-ce que vous jugez utile
13:19que des profs soient aidés
13:20par l'intelligence artificielle ?
13:21Jules Torres,
13:22Sébastien Ligné,
13:23vous allez nous le dire.
13:25Est-ce que vous trouvez ça bien,
13:26suffisant,
13:26des réunions,
13:27parents,
13:28profs,
13:28contre la violence
13:29au sein des établissements ?
13:31Vous nous dites ça
13:31dans un instant.
13:32A tout de suite.
13:33De 13h à 15h,
13:34vous écoutez Kelly Mathias
13:35sur Europe 1.
13:36Kelly Mathias,
13:36nouvelle voix
13:37pour cette nouvelle rentrée.
13:38Comme Christine Kelly
13:39ou encore Marie-Estelle Dupont,
13:41vous avez aussi retrouvé
13:42Sonia Mabrouk
13:42pour la grande interview
13:43C News Europe 1.
13:45Un entretien sans concession
13:46tous les matins
13:47en direct à 8h10
13:48sur C News Europe 1.
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