00:00Vous qui aimez le football, Pascal, là on peut dire que c'est une interview qu'a ténaccio.
00:04C'est-à-dire que c'est une interview très très défensive,
00:07contrairement à Emmanuel Macron qui d'habitude, notamment dans les rentrées,
00:11fait des interviews très offensives pour imposer des sujets dans le débat public.
00:14Là il n'est quasiment que dans la réaction, dans le commentaire politique,
00:17alors que normalement il aime bien dicter le tempo.
00:20Et c'est une interview, oui, extrêmement défensive,
00:23où il utilise des arguments qu'on peut contester.
00:25Je crois que les citations et les verbatims que vous venez de citer le montrent.
00:29Quand il compare le niveau de la dette sous Emmanuel Macron
00:33au niveau de la dette sous François Mitterrand, Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac ou encore François Hollande,
00:38c'est des arguments, la comparaison avec les 40 dernières années qui ne sont pas extrêmement porteurs.
00:42C'est assez anxiogène, il essaye de défendre son bilan,
00:45mais on voit bien qu'il est non seulement affaibli, qu'il est acculé,
00:47mais qu'il ne sait plus quoi faire parce qu'il est cerné par une crise politique, budgétaire, institutionnelle
00:51et une popularité qui est au plus bas.
00:54Souvenez-vous du barométrifobe qu'on a publié à la fin du mois de juillet.
00:57Il est à 19% d'opinion favorable, c'est le plus faible niveau depuis 2017.
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