00:00 Tout est arrivé en un coup, surtout pendant la pandémie.
00:04 C'est là que j'ai vraiment arrêté.
00:07 Parce que je voulais trouver un moyen de trouver ce cap.
00:10 Donc tu passes tes badges, tu deviens un coach.
00:14 Tu essaies de faire quelque chose pour être sûr que tu ne penses pas à ce qui m'a chassé depuis longtemps.
00:21 Pourquoi vas-tu gérer ce qui t'est arrivé ?
00:24 Quoi qu'il en soit, hein ?
00:26 Pour toi, pour moi, pour tout le monde, mais nous tendons à courir au lieu de nous affronter à nos problèmes.
00:34 C'est ce que nous faisons tout le temps.
00:36 On reste occupé, on essaie d'éviter le problème, de ne pas y penser.
00:41 Mais alors la COVID s'est arrivée.
00:44 Et quand la COVID s'est arrivée, pourquoi courir ?
00:48 Pourquoi courir ? Qu'est-ce que tu fais ?
00:50 J'étais isolé à Montréal pendant un an.
00:56 Pas pendant un an, je dirais, mais pendant trois mois, deux mois, ou peu importe.
01:02 Et ne pas pouvoir voir mes enfants pendant un an, c'était dur.
01:06 C'était dur parce que c'est le titre, donc je n'ai pas besoin d'expliquer cela.
01:15 Mais oui, c'était dur parce que quelque chose comme ça devait se passer pour que je comprenne la vulnérabilité, l'empathie, la pleurs.
01:23 Je comprends que les émotions ne deviennent pas des émotions.
01:30 L'envie est normal, la jalousie est normale, mais ne deviens pas jaloux.
01:37 L'envie est normale, ne deviens pas en colère.
01:44 Si je me sens en colère, je deviens en colère.
01:47 Si j'étais un... encore une fois, la question que j'ai posée tout à l'heure,
01:50 si j'étais un oiseau sur la toilette en quarantaine, te regardant, qu'est-ce que j'aurais vu ?
01:56 Moi, pleurer, presque tous les jours, sans raison.
02:00 Les pleurs venaient seul.
02:03 Pourquoi, je ne sais pas.
02:05 Mais peut-être qu'ils étaient là pendant un très long temps.
02:09 J'ai pleuré pour tout.
02:13 Tout. Je regardais un film qui n'était même pas vraiment triste, mais je pleurais.
02:19 Tout. Je ne sais pas si ça devait sortir.
02:23 Je ne sais pas si...
02:25 C'était bizarre, d'une bonne façon.
02:30 D'une bonne façon, il y avait des choses que je ne pouvais pas contrôler.
02:34 Et pour être honnête, je n'ai pas essayé de les contrôler.
02:38 Et je ne pouvais pas les cacher.
02:41 Je ne pouvais pas les surprendre.
02:43 Et vous voulez même les surprendre, vraiment ?
02:45 Mais vous avez été dit, depuis que vous êtes jeune,
02:48 que si c'était à la maison ou dans votre travail, ne soyez pas ce type, mec.
02:53 Ne montrez pas que vous êtes vulnérable.
02:55 Si vous pleurez, qu'est-ce qu'ils vont penser ?
02:58 Ce qui n'est pas le fin du monde.
03:02 Mais pour moi, quand j'étais jeune, j'ai vu quelqu'un qui pleurait.
03:07 Je me disais, qu'est-ce que tu fais, mec ?
03:09 Je me disais, vraiment ?
03:12 Ce genre de choses.
03:14 Donc, oui, vous auriez vu moi pleurer, vous auriez vu moi...
03:17 Techniquement, ce n'était pas moi, c'était le jeune moi.
03:23 C'était moi, vous comprenez ce que je dis ?
03:26 C'était le jeune Thierry.
03:28 de l'année.
03:28 [SILENCE]
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