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  • il y a 5 mois

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00:00Est-ce que vous connaissez Yann Muller ?
00:06Bien sûr !
00:07Et toute la France connaît désormais Yann Muller, qui est un DJ, producteur, originaire de Nice.
00:12C'est une figure montante de la scène musicale française.
00:15Il est réputé pour ses mixes sophistiqués.
00:17Si vous étiez en vacances cet été, si vous êtes sortis,
00:21si vous êtes notamment avec la jeune génération,
00:23si vous êtes allé dans un bar ou dans une boîte de nuit,
00:25vous n'avez pas pu échapper à ce qu'on appelle ce remix.
00:30Alors Yann Muller, vous connaissez peut-être...
00:32Les oies sauvrent.
00:33On ne dit pas remix ?
00:34Vous avez dit remix !
00:36Je veux dire remix, excusez-moi.
00:38Je ne suis pas branché comme vous.
00:41Yann Muller, vous l'avez peut-être découvert en photo.
00:46Il a un style un peu dandy, bobo chic, avec un chapeau.
00:50Il a toujours aimé la mode, dit-il.
00:53Et quand il se baladait dans Saint-Tropez,
00:56après avoir passé quelques temps en Californie,
00:58il s'est rendu compte que les gens le regardaient.
01:01Il a gardé ce chapeau qui est aussi une marque de son style.
01:04Et figurez-vous qu'il est avec nous.
01:05Je lui ai demandé de venir parce que c'est un des grands vainqueurs de l'été.
01:09Et ça en dit beaucoup d'ailleurs.
01:10Bonjour Yann Muller !
01:12Bonjour Pascal !
01:13Bonjour !
01:15Alors j'ai envie de vous remercier.
01:16J'ai envie de vous remercier parce que vous nous faites passer des soirées absolument formidables.
01:20Mais ce qui est sidérant, ce qui est sidérant,
01:23par exemple c'est ce titre, Les oies sauvages,
01:25qui est un titre de Michel Delpêche.
01:28Je le dis souvent sur cette antenne,
01:31nous sommes tous frappés que des jeunes gens,
01:33c'est un titre qui doit avoir 50 ans,
01:35c'est 74, 75, Les oies sauvages ?
01:3674 !
01:37A tout près c'est ça, 74 je crois.
01:39C'est un titre qui a 51 ans.
01:42Et la variété française a produit 74, 80 et 90
01:46des titres qui sont aujourd'hui chantés, dansés par des jeunes gens qui ont 20 ans.
01:51Comme s'il n'y avait pas une nouvelle génération de variétés
01:55qui avaient remplacé l'ancienne.
01:56En 74, on ne chantait pas Tino Rossi des années 30, ça n'existait pas.
02:01Donc pourquoi ce succès Yann Muller ?
02:05Pourquoi ce succès ?
02:06Je pense que justement, cette musique des années 80, ça réunit toutes les générations
02:09et c'est ça aussi qui me ravit.
02:12C'est que quand je me produis en concert, j'ai tous les âges.
02:15Ça va de 20 ans à 50, 80.
02:18C'est très familial.
02:19Donc c'est assez unique et moi je me régale
02:22parce que je vois justement les jeunes qui peuvent chanter sur les morceaux de leurs parents.
02:27Donc rien que pour ça, pour moi, c'est une grande réussite.
02:29Alors, en quoi consiste votre travail ?
02:31On va écouter peut-être une quinzaine ou une trentaine de secondes de cette nouvelle version.
02:38Il était 5h10 matin, on avançait dans les marais, courait de brume.
02:43J'avais mon fusil dans les mains.
02:47Donc là, c'est la voix de Michel Delpêche.
02:53Mais en quoi consiste votre apport, si j'ose dire ?
02:56Moi, l'idée, c'est de faire chanter, de faire danser sur les vieux morceaux.
03:01Justement, c'est des morceaux un peu plus mélodiques, un peu plus lents.
03:05Et moi, mon travail, c'est de les accélérer et de les rendre dansants,
03:08de les rendre plus vivants.
03:10Et en fait, l'idée, moi, en concert, c'est de faire chanter les gens et les faire danser.
03:14Et j'adore reprendre des vieux morceaux de variété française,
03:16justement pour pouvoir faire chanter mon public dessus
03:19parce que tout le monde connaît les paroles.
03:21Donc c'est des énormes succès parce que les soirées sont assez uniques.
03:24parce que vraiment, il y a toutes les générations et ça chante, vraiment.
03:27Alors, j'ai vu que vous comptez actuellement un million et demi quasiment d'auditeurs mensuels sur Spotify.
03:33Vous cumulez plus d'un milliard d'écoutes sur les plateformes de streaming.
03:48Ah non ! Streaming !
03:50Il y a les oies sauvages.
03:55Fabrice Lafitte, qui est un spécialiste d'Igifab,
03:58parce que nous avons également d'Igifab, c'est un collègue.
04:00Bonjour collègue !
04:01Enfin, nous, on marche mieux que Fabrice.
04:03Vous avez Mourir sur scène de Dalida.
04:06Et Laissez-moi danser en 79.
04:08Il l'a remixé, on peut l'écouter.
04:09Alors, évidemment, on a tous été en soirée durant cet été.
04:19En tout cas, beaucoup d'entre nous.
04:21Et puis, on a vu vers minuit, une heure du matin, les gens monter sur les tables.
04:25Mais vous étiez où ?
04:25Connaître !
04:26Vous étiez où, Pascal ?
04:28Vous étiez sur les tables ?
04:29Jusqu'à une heure du matin.
04:30Ce n'est pas moi qui monte sur la table.
04:32J'ai vu des gens monter sur les tables.
04:33Alors, je peux vous dire que...
04:36Je vais citer précisément, parce que je crois que vous êtes passés, en plus, dans cet endroit.
04:42Il y a un endroit à Ajaccio qui est merveilleux,
04:44qui est tenu d'ailleurs par un ancien footballeur qui s'appelait Christophe Etori,
04:48et son épouse Virginie, qui s'appelle le COS,
04:52qui est un endroit formidable.
04:54J'avais dit de me produire là-bas.
04:55Bon, c'est un endroit formidable.
04:56Je ne peux pas vous dire autre chose.
04:57C'est un endroit où les gens font la fête,
05:01et peuvent faire la fête,
05:03peuvent danser, peuvent chanter.
05:04Et c'est vrai que c'est très festif,
05:08et donc très agréable,
05:10et très réjouissant,
05:11et de voir tous les gens chanter.
05:14Alors que la musique,
05:16j'allais dire d'aujourd'hui,
05:17elle isole un peu,
05:19parce qu'elle n'est pas très mélodique.
05:21Je parle du rap,
05:22la musique techno, électro,
05:24ce n'est pas très mélodique, disons-le.
05:26Le rap, oui, quand même.
05:27Et on ne connaît pas les paroles, surtout.
05:28Alors que là, tout le monde chante ensemble.
05:30Et c'est ça qui est bien.
05:31Les paroles sont plus souriantes,
05:33les musiques d'avant étaient beaucoup plus disco,
05:36donc c'était un autre rythme.
05:38Alors c'est vrai qu'aujourd'hui,
05:39c'est plus agressif,
05:40et plus triste, on va dire.
05:43Et c'est pour ça que ça en dit beaucoup,
05:44sur une époque,
05:45on parlait des années 70,
05:46la variété des années 70.
05:49Et le paradoxe de vous,
05:50dans les années 70,
05:52parce que je vous connais un peu,
05:53vous deviez détester la variété.
05:55Tu plaisantes.
05:55Vous aimiez Roller-Stoe.
05:57Évidemment, j'ai aimé les Stones.
05:59Oui, mais ce n'est pas la variété.
06:00Vous n'aimez pas Michel Delpeche,
06:02Michel Sarrou,
06:03mais je vous interdis,
06:05je pensez une chose pareille.
06:06Vous n'entendez pas sur Claude François.
06:07Mais bien sûr que si.
06:08Vous aimiez Claude François.
06:09Mais évidemment.
06:10Ah bon, évidemment.
06:11Je ne suis pas sûr,
06:12vous étiez snob.
06:13Yann, vous n'avez pas envie
06:14de vous présenter
06:15dans une grande salle parisienne,
06:17type Olympia ou Zénith, non ?
06:19J'adorais,
06:20mais c'est peut-être un objectif
06:21pour l'année prochaine,
06:22mais j'adorais, oui.
06:23Bon, quels sont les titres ?
06:24Aujourd'hui, je me produis beaucoup
06:25dans le sud,
06:25mais j'aimerais Paris un peu.
06:26Bon, quels sont les titres
06:28qui sont les plus demandés
06:30ou qui font le plus grand succès
06:32dans les soirées que vous organisez ?
06:34Dalide.
06:34Oui, c'est les oies sauvages,
06:36le chasseur.
06:37C'est vraiment le tube de l'été,
06:39vraiment.
06:40Et ensuite, c'est vrai
06:41que les Dalida,
06:42dès les premières notes,
06:43les gens sont de suite,
06:45comme vous dites,
06:46montent sur les tables
06:47et c'est parti, quoi.
06:48Mourir sur scène,
06:49moi je vais mourir sur scène.
06:50Elle est formidable.
06:51Ah, j'adore cette chanson.
06:52Je crois que nous l'avons.
06:53Elle a une certaine émotion,
06:54cette chanson,
06:54enfin, je l'adore aussi.
06:55Et puis, c'est l'occasion
06:56de parler d'Orlando,
06:58qu'on adore,
06:59que Dalida est morte en 1987,
07:02ça fera 40 ans dans deux ans,
07:05et que Dalida est toujours vivante.
07:08Et si elle est aussi vivante,
07:10c'est grâce au travail extraordinaire d'Orlando.
07:13Ça va être un proche de Thierry Roland,
07:15vous souvenez-vous.
07:15Oui, le destin...
07:17Tout ramener au foot.
07:18Le destin des chanteurs morts
07:21est toujours quelque chose d'intéressant.
07:23Par exemple, Gilbert Becaud
07:24a un répertoire exceptionnel
07:26et hélas,
07:27personne n'écoute Gilbert Becaud.
07:30Peut-être parce que ses héritiers
07:32n'ont pas fait le même travail
07:34qu'a fait Orlando avec Dalida.
07:37Que dites-vous, Fabrice ?
07:38Il y a aussi un superbe remix
07:39de France Gall,
07:40Elle est là, elle est là.
07:41Ah, j'adore.
07:41Une succès de 87.
07:46On voulait vous rendre hommage, Yann.
07:48Vous êtes en concert ce soir,
07:50vous ne pouviez pas venir à Paris
07:51parce que vous êtes en concert
07:51quasiment tous les jours, tous les...
07:53Oui, tous les jours,
07:54tous les jours sur les routes.
07:55Il peut venir durant la saison.
07:57Yann, est-ce que vous touchez
07:58les droits d'auteur ?
08:00Bien sûr, mais je les partage surtout.
08:02Ah, vous les partagez ?
08:03Ah bah oui, évidemment.
08:03Moi, je touche les droits d'auteur
08:04en tant que remix,
08:05pas en tant qu'auteur, interprète,
08:07ça, il faut rendre hommage
08:09aux morceaux d'origine
08:10et nous, c'est juste
08:12en tant qu'auteur.
08:14Yann Bulaire, DJ,
08:15producteur originaire de Nice
08:17qui fait danser
08:18des milliers de gens.
08:20Alors, je ne sais pas
08:21si vous connaissez l'anecdote,
08:22mais Les Oies Sauvages,
08:24c'était le dernier disque
08:26qui était proposé chez Castel
08:28à 4h ou 5h du matin
08:30quand Castel,
08:31qui est une boîte parisienne
08:32très célèbre...
08:33Rue Princesse,
08:33dans le 6ème arrondissement.
08:34Rue Princesse,
08:35dans laquelle vous alliez ?
08:36Moi, j'y allais.
08:38Non, j'y allais assez peu.
08:39C'était pour ne pas dire pas.
08:41C'était pour ne pas dire pas.
08:42Quand Pierre Bénichoux
08:44quittait Castel,
08:45effectivement,
08:46l'envoyait Delpeche.
08:49Effectivement.
08:50Mais chez Castel,
08:51ça se passe surtout,
08:52vous avez un rez-de-chaussée,
08:53un sous-sol
08:54et ça se passe surtout
08:55là où il y a le piano.
08:56Oui.
08:57C'est un endroit chic,
08:58privilégié,
08:59disons-le,
08:59mais c'était là...
09:00C'était membre du club en plus.
09:02Oui.
09:03À l'époque,
09:04c'était différent.
09:06C'était Jean Castel
09:07qui était à l'entrée
09:09de chez Castel.
09:09En tout cas,
09:10merci beaucoup,
09:10Yann Muller.
09:11Vraiment merci
09:12et bonne chance à vous
09:14pour la suite.
09:15Mais comme ça marche bien,
09:16de toute façon,
09:17on vous écoutera
09:18et on chantera avec vous.
09:19Il est 17h44,
09:20nous allons mettre
09:21une dernière page
09:22de publicité
09:24avant d'écouter
09:25Punchline
09:26et puis on parlera
09:29de cette journée mondiale
09:32du chien
09:33puisque Christine Kelly
09:35est venu avec son petit chien,
09:36c'est ça ?
09:37Ah oui !
09:37Mais oui !
09:38Je regrette.
09:39Mais il existe.
09:41Mais je me doute bien.
09:42Qui le garde là en ce moment ?
09:43Oui.
09:44Personne.
09:45Vous laissez votre chien tout seul ?
09:46Oui.
09:47Il hurle à l'homme, non ?
09:48Mais non, il dort.
09:49Et quand vous rentrez,
09:51qu'est-ce qu'il se passe ?
09:51Mais il est heureux de me voir.
09:52Il fait la fête.
09:53Ça se passe bien
09:54chez vous en ce moment ?
09:55Oui,
09:55on en parlera à la pause.
09:56À tout de suite.
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