Passer au playerPasser au contenu principal
[#Reportage] Gabon : Annie Léa Meye dénonce le kounablelisme pro max de l’UDB

Depuis Matamatsengué, l’ancienne conseillère économique et sociale critique les dérives de courtisanerie politique sous la Vᵉ République. Elle fustige le culte de la personnalité, les “activistes sponsorisés” et appelle à préserver la dignité républicaine face aux excès d’allégeance.

Une sortie qui relance le débat sur les pratiques politiques héritées du passé et leur impact sur la crédibilité de la transition.

📱066441717 📞 011775663

̂ :

🔗 https://lc.cx/9dgPhl

#GMTTv
#GMT
#Gabon

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Alors que la Ve République se voulait rupture et rigueur,
00:04les vieilles pratiques de courtisanerie semblent plus vivantes que jamais.
00:08Entre activistes promus en troubadours de la République,
00:11militants caméléons et homélie politiques,
00:13dignes des plus grandes chorales,
00:15la lignité nationale se danse désormais au rythme des allégeances.
00:19Sous un bel arbre, Amatama Tsengé,
00:20Anilea Meemobam, alias Malé,
00:23dressent un constat amer.
00:24L'aliénation, c'est quelque chose dans ce pays.
00:27Non, je n'en crois pas mes yeux ni mes oreilles.
00:29De quoi rappeler que la politique gabonaise a souvent plus à voir
00:32avec la comédie musicale qu'avec la gestion des affaires publiques.
00:36Hier encore, certains s'étranglaient sur les plateaux télévisés
00:39pour dénoncer le kundabellisme pro-max des pédagistes mutants.
00:43Aujourd'hui, les mêmes font des roulades dignes d'un championnat olympique de gymnastique politique.
00:47Voilà les Demetat, Ikara Kunda et Tortue Ninja déguisés en moukoukoué,
00:52raillent l'ancienne conseillère économique et sociale
00:54qui les imagine torches indigènes en main,
00:56dansant comme des sauterelles au bal du prince.
00:58La formule n'est pas exagérée, il suffit de tendre l'oreille
01:02pour entendre les nouvelles homélies politiques.
01:04Après le fameux slogan « Après bongo, c'est Dieu ».
01:07Certains murmurent déjà avec ferveur « Après olégui, c'est Dieu ».
01:11De quoi laisser croire que la République a remplacé le suffrage universel
01:14par une succession divine.
01:17Caricature ou réalité, des activistes zélés sillonnent la capitale
01:20dans des véhicules offerts par le prince,
01:23transformant les réseaux sociaux en tribunes
01:24où ils insultent plus volontiers l'intelligence collective
01:28qu'ils ne défendent les politiques publiques.
01:29On se demande finalement quel est ce double emploi des finances publiques
01:33lorsque nous savons que les politiques sont censées régler
01:35pauvreté et logement s'interrogent, annilent et amélient.
01:39Le contraste est frappant.
01:40D'un côté, les classes précaires qui survivent,
01:43de l'autre, une nouvelle young team
01:44qui parade avec arrogance,
01:46multipliant allégeance et exclusion.
01:48Une logique de clan qui, loin d'unir,
01:51fracture et nourrit l'idée que sans parrain,
01:53aucun rêve n'est possible.
01:55« Excellence brisclotaire Oligin-Gema,
01:57a-t-il besoin de tout cela ? »
01:58La question sonne comme une gifle ironique.
02:01Car après les dérives qui ont justifié
02:03les événements du 30 août 2023,
02:05beaucoup espéraient que la Ve République
02:07bannirait les attitudes bling-bling,
02:10match-vue, qui défient les plus pauvres.
02:12Mais, à écouter Annie-Léa Meillet,
02:14le rêve semble déjà confisqué.
02:16Pour Malé, rester debout est un acte de dignité.
02:19Il n'y a aucune offense à vouloir rester digne.
02:21Seuls les parvenus trouvent offensants.
02:22L'attitude des hommes dignes martèle-t-elle ?
02:25Une leçon qui sonne comme un rappel.
02:27La République ne devrait pas se résumer
02:29à flatter les princes,
02:30mais à rendre aux Gabonais la fierté
02:32de se regarder dans le miroir
02:33sans honte ni compromission.
Commentaires

Recommandations