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  • il y a 5 mois

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00:00Je vous propose d'aller dans cette ville de Loire-Atlantique, sur un sujet tout autre,
00:05mais vous m'avez tendu la perche mon cher Arnaud.
00:08On va revenir sur cette affaire qui nous montre à quel point être propriétaire d'un appartement ou d'une maison,
00:15eh bien cela peut se transformer en cauchemar.
00:17À Nantes, l'appartement squatté d'une propriétaire de 79 ans a été libéré après deux ans d'occupation en raison de problèmes de santé.
00:25Elle avait dû suspendre l'allocation de son bien qui complétait sa petite retraite.
00:29Voilà, une dame de 79 ans avec une petite retraite et un petit bien.
00:33Mais ce bien était occupé depuis l'automne 2023 par un couple de Guinéens, parents de deux enfants, en bas âge, inexpulsables.
00:41Donc ça, on va en débattre, on va en parler après les précisions d'Alexis Prince et François Tiskevitch.
00:46Changer les serrures, repeindre les murs et revoir le système d'installation de l'électricité.
00:52Au total, les travaux de remise en l'état de l'intérieur de cet appartement sont estimés à 6 000 euros.
00:58Depuis l'automne 2023, il était occupé par un couple de Guinéens, parents de deux enfants en bas âge.
01:05Deux ans plus tard, la propriétaire a enfin obtenu gain de cause et a pu récupérer son appartement.
01:11Une nouvelle qui soulage ce conseiller municipal de Nantes.
01:14Elle n'a pas eu de loyer, c'est une femme qui est modeste.
01:17Elle a 79 ans, elle est malade, elle a autre chose à faire que se défendre.
01:22Une décision d'expulsion avait été suspendue l'an dernier en raison de la vulnérabilité des occupants.
01:28Gazprom Asti, une association nantaise qui agit pour l'accueil, l'accès aux droits et l'intégration des personnes migrantes,
01:34a été citée comme défense du couple squatteur au moment de la médiatisation de l'affaire.
01:39Un soutien qui a choqué le conseiller municipal.
01:42Quand il s'agit d'actions illégales comme un squat, là c'est absolument hallucinant que ça ne provoque pas l'arrêt immédiat des subventions,
01:50chose que j'ai demandé à un conseil municipal.
01:51Et bien évidemment, au conseil municipal de juin, la majorité de gauche a revoté une subvention en toute connaissance de cause à cette association Gazprom.
02:04L'association a fait savoir qu'elle n'avait pas organisé une quelconque occupation illégale d'un appartement de particulier,
02:11mais a reconnu soutenir la famille dans ses diverses démarches administratives.
02:15Les occupants illicites du logement ont quitté les lieux le 29 juillet dernier.
02:19Ils sont hébergés à titre temporaire dans un hôtel.
02:25Beaucoup de choses à dire, bien évidemment, mais ce qui est insupportable, c'est que le propriétaire, voilà l'ennemi.
02:29C'est-à-dire qu'il l'inspire, je dirais, à gauche, et donc à tout le pays finalement, parce que c'est la douche qui donne un peu le la, au fond,
02:37indifférence, même prix et mépris, même s'il est vieux, même s'il est modeste, comme cette petite femme de 79 ans.
02:44C'est ça déjà peut-être le premier enseignement, et puis après on pourra parler de la loi anti-squat de 2023.
02:49C'est s'interroger sur son efficacité.
02:51Oui, non mais les propriétaires sont systématiquement, par une boucle, conspués ou soupçonnés d'être riches,
02:56comme si tous les propriétaires de France étaient des gens qui quasiment vivaient dans l'opulence.
03:03Et c'est ça aujourd'hui le véritable problème.
03:05Et moi, quand je regardais le reportage, je suis sidéré.
03:07Je pense que beaucoup de Français sont sidérés.
03:08Et on considère de plus en plus que notre pays marche sur la tête,
03:12où on a aujourd'hui un système administratif qui pense davantage aux droits des squatteurs
03:20plutôt qu'aux droits des propriétaires.
03:22On a l'impression aussi, sur un autre sujet d'incivilité, d'insécurité,
03:27qu'on pense davantage aux droits des délinquants plutôt qu'aux droits des propriétaires.
03:30La liberté individuelle avant la protection de la société, on le répète souvent.
03:35Et ça, je trouve que c'est une véritable inversion des valeurs.
03:37On marche sur la tête.
03:38Et quand on a aujourd'hui des conseils municipaux,
03:41quand on a aujourd'hui l'État, parfois central,
03:44qui subventionne des associations, effectivement, souvent d'extrême-gauche,
03:49qui sont pro-squat, qui donc utilisent l'argent public pour entraver la vie de propriétaire,
03:54voire parfois pour entraver même l'action de l'État dans le cadre de la politique migratoire.
03:58Naïma l'a dit tout à l'heure très justement.
04:00On se dit, mais qu'est-ce qu'il se passe dans ce pays où on marche sur la tête ?
04:04Vous parliez de l'action de l'État.
04:06Il y a eu cette loi anti-squat, Magali Vicente.
04:08C'était en 2023, mais on voit qu'elle est inefficace.
04:10Elle prévoit de tripler les sanctions encourues pour occupation illicite.
04:13Mais déjà, faut-il que cette famille de Guinéens, elle, soit solvable.
04:18On peut en douter.
04:20Elle n'ira jamais en prison.
04:21Il y a des enfants qui sont en bas âge.
04:23Et ils ne peuvent pas être expulsés.
04:25C'est-à-dire que c'est une condition.
04:26Comme il y a des enfants, ils doivent rester dans cette maison.
04:29Et c'est là où ça ne va pas.
04:30Et c'est cette petite femme de 79 ans qui en paye les peaux cassées.
04:33Comme dit Mathieu, on marche sur la tête.
04:35Oui, c'est le sentiment qu'ont les Français.
04:37Dans la considération du mot squat, en fait, malheureusement, on considère que l'aspect matériel.
04:41J'avais déjà évoqué le sujet.
04:43C'est squatter un bien matériel.
04:45Mais l'entrée, ce squat, c'est une violation.
04:48C'est une violation d'un lieu privé.
04:51Mais c'est une violation de l'intimité de cette dame.
04:53Et c'est en ça, en fait, qu'on fait une erreur dans la prise en compte de la dimension et l'importance du squat.
04:59Et surtout, on ne prend pas en compte ce que les gens et ce que les propriétaires vivent dans ce squat.
05:04Ce n'est pas juste « je viens m'installer dans un bien qui ne m'appartient pas ».
05:08C'est vraiment une violation.
05:09Et donc, les personnes qui sont victimes de ces squats, au-delà de l'aspect matériel, de la souffrance qu'ils vivent,
05:15ils ont ce sentiment à la fois d'être violés dans leur intimité et dans leur bien,
05:21mais aussi de ne pas être soutenus par l'État.
05:23Et qu'est-ce qui se passe ?
05:24On le voit tous les jours sur les réseaux sociaux.
05:25Aujourd'hui, vous avez les gens qui se sont organisés.
05:28Chacun donne ses astuces.
05:29Et dernièrement, il y a une jeune fille qui s'est fait squatter son appartement
05:33et qui, en fait, a fait un contre-squat et qui a donné les clés à tout le monde en disant
05:37« Voilà, moi, je vous conseille de faire ça, ça, ça et ça. »
05:40C'est réglé.
05:40C'est comme ça que ça fonctionne.
05:41Et ça va beaucoup plus vite que la justice.
05:43Oui, mais c'est ça qui devient agaçant, bien sûr, Naïmane Fadel,
05:47puisque les gens sont obligés de s'organiser seuls.
05:49C'est agaçant, parce que la nature a l'horreur du vide.
05:51Et aujourd'hui, on ne va pas rester dans cette situation qui peut être extrêmement désespérante.
05:55On a déjà eu l'occasion de parler de tas de cas comme ça,
05:59comme ce monsieur, je crois qu'il avait 89 ans.
06:01Il avait son appartement squatté, pareil.
06:04Un pauvre monsieur qui n'avait pas beaucoup d'argent,
06:05qui comptait ça pour arrondir un petit peu sa petite mètre du beurre dans sa petite retraite.
06:11Et non seulement ça a été squatté, mais après, quand il l'a récupéré,
06:14c'était complètement dégradé.
06:16Il avait une facture d'eau.
06:17Une facture d'eau, je crois que c'était dans les 100...
06:19Oui, 100 000 euros.
06:21Oui, plus de 1 000 euros.
06:22L'asset d'eau, c'est 6 000 euros, ça va être payé.
06:23Et voilà, c'est vrai que Magali le disait à juste titre aussi,
06:28c'est une violation aussi de notre intimité.
06:31Et le pire, c'est que si vous vous présentez et vous voulez rentrer chez vous,
06:34vous n'avez pas le droit de les faire sortir.
06:36Si par exemple, vous décidez de couper l'électricité,
06:40vous n'avez pas le droit.
06:42L'eau non plus.
06:43Et si jamais il tombe chez vous, il se blesse,
06:46vous pouvez être poursuivi.
06:47On marche sur la tête et ce pays marche sur la tête.
06:51Et c'est vrai que quand on se met à la place de ces gens
06:55qui sont dans le logement et squattés,
06:58je vais vous faire un avis, je ne sais pas ce que je ferai.
07:01Je ne sais pas ce que je ferai.
07:02Vraiment, je trouve ça extrêmement désespérant et navrant
07:06parce qu'on a le sentiment que même si on a passé une loi
07:09sous prétexte que ces gens-là ont des enfants,
07:11ils peuvent se permettre.
07:12Donc c'est open bar.
07:14Vous avez des enfants,
07:15vous pouvez aller squatter chez les gens.
07:17Un message est passé.
07:18Voilà.
07:19Et en plus, écoutez, quand vous serez délogé,
07:22on vous logera dans un hôtel.
07:24Et l'hôtel, ça peut durer des années.
07:27Donc effectivement, il ne faut pas s'étonner
07:28qu'il y ait une multitude de biens vides
07:30et non proposés à la location,
07:32même de courte durée.
07:33Arnaud Carsefeld, voilà la conséquence.
07:34Si vous voulez, aujourd'hui, les propriétaires,
07:36s'ils se sentaient protégés par la loi,
07:38eh bien, ils en seraient peut-être autrement.
07:40Mais voilà aussi l'une des explications.
07:42Vous n'avez plus envie de louer aujourd'hui.
07:43Si c'est pour vous faire dégrader,
07:45de ne pas payer...
07:45Je suis pourtant persuadé
07:46que certains sont protégés par la loi.
07:48Parce que si cette famille guinéenne
07:49va s'installer au Ritz,
07:51au Bristol ou au Plezza Athénée,
07:53je ne crois pas...
07:54Ne donnez pas des idées !
07:56Je ne crois pas qu'elle puisse rester indéfiniment,
08:00même si c'est l'hiver
08:01et même s'il neige dehors.
08:03Vous voulez souligner que ce qui est en juste,
08:05c'est que cette petite dame de 79 ans,
08:07eh bien, on ne la traite pas
08:07comme si c'était dans un autre endroit.
08:09C'est vrai, vous avez raison.
08:10Maintenant, la démocratie,
08:13elle est basée sur les classes moyennes.
08:15Depuis Aristote, on le dit,
08:18il faut qu'il y ait une classe moyenne importante
08:20pour que les socles de la démocratie tiennent bon.
08:25Si on ne prend que des mesures hostiles
08:28aux classes moyennes
08:30et favorables aux très riches
08:32et favorables aux très pauvres,
08:35ça sape le fondement de la démocratie.
08:37D'ailleurs, l'appel du 10 septembre,
08:41justement, c'était le mouvement
08:43C'est Nicolas qui paye.
08:45Voilà.
08:45Qui a été malheureusement...
08:46Il y a eu une OPA faite dessus
08:48par l'extrême-gauche et les filles.
08:52Mais c'était ça.
08:53C'était le ras-le-bol.
08:54C'était le consentement aussi à l'impôt.
08:56C'est le sentiment de payer toujours plus,
08:59d'être toujours plus taxé,
09:00de ne pas voir aussi le fruit de son labeur
09:03et d'être aussi dans des situations
09:06comme celles qu'on vient de décrire.
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