Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Alors je vous propose à présent que nous fassions un détour outre-Manche à présent.
00:04On va décrypter l'actualité au Royaume-Uni avec vous Naïma M. Fadel, avec vous Magali Vicente, Mathioc et Arnaud Clarsfeld
00:11puisque figurez-vous que plus de 111 000 personnes ont demandé l'asile au Royaume-Uni ces 12 derniers mois.
00:17C'est un record historique selon les chiffres publiés ce jeudi par le ministère de l'Intérieur.
00:21Une publication qui intervient alors que le gouvernement travailliste de Kerstarmer est confronté à une grogne très forte.
00:28Des élus locaux et des résidents opposés à l'hébergement de ces dizaines de milliers de demandeurs d'asile dans les hôtels.
00:34On voit les précisions de François Tiskevitch et puis nous décryptons tout cela ensuite.
00:40Ce sont des chiffres et des records dont le gouvernement de Kerstarmer se serait bien passé.
00:45De juin 2024 à juin 2025, un total de plus de 111 000 personnes ont demandé l'asile au Royaume-Uni.
00:51Un record depuis le début des relevés en 2001.
00:54Autre chiffre, autre record, depuis le début de l'année, près de 28 000 migrants sont arrivés à bord de petits bateaux après avoir traversé la Manche.
01:01La publication de ces résultats par le ministère de l'Intérieur du Royaume-Uni intervient alors que le gouvernement travailliste de Kerstarmer
01:08est confronté depuis juillet à des manifestations contre l'hébergement de dizaines de milliers de ces demandeurs d'asile dans des hôtels.
01:14Ce mardi, la Haute-Cour de Londres a d'ailleurs ordonné à un établissement situé à Eping de cesser temporairement d'héberger une centaine de demandeurs d'asile.
01:26Ils ont jusqu'au 12 septembre pour quitter l'hôtel.
01:28Des élus locaux conservateurs ont indiqué qu'ils allaient à leur tour demander le départ des migrants hébergés dans des hôtels situés sur leur territoire.
01:35Le Premier ministre britannique a promis d'arrêter d'avoir recours à ce type d'hébergement, jugé trop onéreux d'ici 2029.
01:42Fin juin, plus de 32 000 demandeurs d'asile étaient encore logés dans des hôtels, soit une augmentation de 8% en un an.
01:49Ce jeudi, le gouvernement britannique a défendu son action en affirmant que les expulsions avaient augmenté de 25% au cours des 12 derniers mois.
01:58Ce serait intéressant de savoir aussi combien de chambres d'hôtels sont occupées par des demandeurs d'asile en France.
02:05On va peut-être pouvoir l'évoquer avant, mais avant, restons au Royaume-Uni.
02:08Mathieu, on voit cette grogne croissante des élus locaux, on voit cette grogne des habitants.
02:13Pourtant, le Royaume-Uni avait durci le ton ces derniers temps.
02:17On voit bien que finalement, ce n'est pas dissuasif.
02:19La réalité est là, il y a une submersion qui est en train de s'opérer.
02:24Il y a plusieurs éléments, mais effectivement, aujourd'hui, au Royaume-Uni,
02:27comme dans les pays de l'Union européenne, le droit d'asile est devenu un droit d'exil.
02:32C'est-à-dire que les jurisprudences qui, justement, organisent la notion de droit d'asile
02:38et le périmètre de personnes que ça recouvre, ont étendu de manière déraisonnable
02:42l'accès à la filière asile dans tous les pays européens et au Royaume-Uni également.
02:48Par exemple, le droit d'asile, pour schématiser, au XIXe siècle,
02:52c'est Victor Hugo qui fuit Napoléon III au Royaume-Uni.
02:57Or, aujourd'hui, maintenant, ce sont les Gazaouis, ce sont les femmes afghanes, par exemple, etc.
03:03Donc, on a élargi de manière déraisonnable le périmètre du droit d'asile.
03:07Ensuite, après ceci étant dit, à partir du moment où la plupart des demandeurs d'asile,
03:12c'est un peu moins vrai au Royaume-Uni, mais c'est surtout vrai en France,
03:15sont déboutés du droit d'asile.
03:18Il y a 35% au Royaume-Uni et 65% en France.
03:21La question, c'est comment aujourd'hui vous traitez en amont et en aval
03:25la question des demandeurs d'asile.
03:27Et c'est pour cela aujourd'hui que les élus locaux sont en colère.
03:31C'est pour cela aussi que les Britanniques sont en colère.
03:33C'est parce qu'ils ont fait le Brexit en 2015-2016
03:35avec l'idée qu'ils allaient reprendre le contrôle sur leur destin,
03:39reprendre le contrôle sur la politique migratoire.
03:40Il y avait un sondage post-Brexit qui disait
03:42« Un Britannique sur deux a voté pour le Brexit pour que l'Angleterre,
03:46enfin le Royaume-Uni pardon, puisse contrôler ses frontières et sa politique migratoire. »
03:50On voit bien aujourd'hui que ce n'est pas le cas
03:51puisque les chiffres d'immigration atteignent des records au Royaume-Uni.
03:56Ceci étant dit, le sujet qui est apporté aujourd'hui pour le Royaume-Uni,
04:01c'est que le présidentesseur de M. Starmer avait fait la loi Rwanda,
04:05on se souvient, c'est-à-dire un accord avec le Rwanda
04:09pour que justement les demandes d'asile soient traitées là-bas
04:11ou pour que les déboutis du droit d'asile soient renvoyés et expulsés vers le Rwanda.
04:16Le gouvernement travailliste a mis un stop à cette proposition-là,
04:20alors que c'était en disant, en gros, expulser un migrant
04:23qui demande l'asile au Royaume-Uni vers le Rwanda, ça coûte plus cher.
04:27Nous, on avait fait les calculs.
04:29Une expulsion vers un pays tiers,
04:31c'est à peu près entre 15 et 20 000 euros ou livres en l'occurrence.
04:36Alors euros, nous, on travaille en euros.
04:37En revanche, le coût d'un demandeur d'asile au Royaume-Uni,
04:41quand on fait les calculs, c'est 35 000 euros uniquement pour l'hébergement,
04:45donc les hôtels, mais c'est également la santé, c'est également l'insécurité.
04:50Et ça peut monter à 100 000 euros par migrant aujourd'hui.
04:55Est-ce que le contribuable britannique comme français,
04:57parce que c'est le même sujet, a envie de payer autant d'argent
05:00pour des gens qui ne respectent pas les lois fondamentales ?
05:04La réflexion sur cet accueil, elle doit être profonde,
05:06parce qu'il se joue, au fond, c'est l'équilibre d'une société.
05:09Je vais vous donner cet exemple en travaillant le sujet.
05:11Je suis tombé sur cette petite commune d'Angleterre,
05:13West of Hild, alors j'espère que je prononce bien,
05:16elle comptait 800 habitants, 600 migrants sur les 800 habitants,
05:20puisque la base aérienne, elle a été transformée en centre pour migrants,
05:23justement pour que ces personnes ne soient pas accueillies dans des hôtels,
05:27ça coûtait trop cher.
05:28Forcément, quand vous accueillez autant de demandeurs d'asile par an,
05:32Naïma M. Fadel, il ne faut pas s'étonner que tout cela coûte cher,
05:35il ne faut pas s'étonner qu'il y ait un souci financier,
05:38également sécuritaire, également identitaire,
05:41et que finalement les citoyens n'en peuvent plus.
05:47Voilà, ça déséquilibre tout le monde.
05:48Vous accueillez mal, et les citoyens, eux, ne s'y retrouvent pas non plus.
05:52Donc il y a une réflexion sur cette notion d'accueil aujourd'hui.
05:55Oui, c'est exactement ça, mais je crois que Mathieu l'a dit.
05:58Auparavant, on accueillait quelques réfugiés,
06:02souvent des écrivains ou bien des opposants politiques.
06:06Aujourd'hui, c'est devenu un principe,
06:08c'est-à-dire que quand vous voyez que toute personne qui vient d'Afghanistan,
06:11par principe, elle est considérée comme réfugiée,
06:15elle a le droit d'asile, alors qu'on sait très bien
06:17que les personnes qu'on accueille d'une manière massive,
06:20et d'ailleurs le directeur de l'OFI, Didier Leski, lui-même, a dit ses craintes,
06:26puisqu'aujourd'hui, on a 150 000 Afghans,
06:29qui sont majoritairement à 99%,
06:31ce sont des jeunes hommes qui sont loin d'être, en réalité,
06:35des réfugiés, des demandeurs d'asile,
06:37comme on pouvait le voir il y a une vingtaine, trentaine d'années.
06:44Donc le problème, c'est le trop-plein aussi.
06:45Puis il y a la question aussi de l'intégration.
06:48Comment vous pouvez assimiler des personnes que vous accueillez d'une manière massive ?
06:53Alors qu'on peut assimiler, notamment, je sais que c'est un gros mot,
06:57mais assimiler dans le bon sens de la définition des individus,
07:02mais pas des masses d'individus.
07:04Aujourd'hui, si on parle de notre pays,
07:05on accueille par exemple des jeunes mineurs,
07:08noix accompagnés, ou des personnes d'une manière massive,
07:11qu'on répartit dans les différentes communes,
07:13pour rejoindre votre exemple au Royaume-Uni,
07:16qu'on répartit 50, 100, 150 personnes par ethnie.
07:21Parce qu'on s'est rendu compte qu'il y avait des conflits inter-ethniques.
07:25Donc comment voulez-vous ?
07:26Donc ils vont rester entre eux,
07:28et on va avoir du mal, effectivement,
07:30à faire en sorte qu'ils puissent s'assimiler à notre pays.
07:33Et puis ça posera forcément des problèmes
07:35dans le village où ils vont à Armer.
07:37D'ailleurs, ça pose des problèmes,
07:39puisqu'on a eu déjà des cas,
07:40d'exemples où ça a posé des problèmes au niveau des riverains.
07:44Et regardez au Royaume-Uni ce risque d'émeute aussi.
07:47On se souvient d'ailleurs qu'il y avait éclaté devant un hôtel
07:50accueillant justement des demandeurs d'asile.
07:52C'était après la mise en examen d'un résident de l'établissement.
07:55C'était un demandeur d'asile éthiopien
07:56qui avait été poursuivi par la justice pour des agressions sexuelles.
08:01On se souvient.
08:02Ce qu'on constate, Magali Vissante,
08:05effectivement, c'est qu'il ne s'agit pas de pointer du doigt.
08:07Ces demandeurs d'asile, ils ont certainement des bonnes raisons de quitter leur pays.
08:11Mais c'est le politique qui ne se rend pas compte de cette réalité.
08:14C'est-à-dire qu'il abandonne aussi sa population quelque part.
08:16C'est ça aujourd'hui que ça révèle la situation au Royaume-Uni.
08:18Vous le disiez très bien, Olivier.
08:20La question, elle est sociétale.
08:22Et j'inviterais vraiment les politiques
08:25à se poser la question,
08:27au-delà d'être terrés derrière le manque de courage politique
08:31de traiter ce sujet de l'immigration,
08:33de se poser la question de dans quelle société, en fait, on vit,
08:37dans quelle société on souhaite vivre.
08:39Et vraiment, quelle société ?
08:42Quelle société pour nos citoyens,
08:44qu'ils soient français, étrangers, réfugiés, demandeurs d'asile ?
08:48Quelle société l'on veut ?
08:49C'est ça, en fait.
08:50Il faut arrêter de toujours mettre le bâton de la politique migratoire
08:56et la censure sur le fait de ce côté tabou,
08:58de ne pas évoquer cette situation.
09:00Plus largement, c'est quoi la société dans laquelle on souhaite vivre
09:03dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans ?
09:05Actuellement, on ne l'a pas.
09:06C'est-à-dire qu'on a un chef de l'État qui ne l'a jamais porté
09:08depuis qu'il est à la tête de la France.
09:11Et on ne l'a toujours pas parce qu'on est drainé
09:14par des sujets concrets, de terrain, des problématiques à gérer.
09:18Et on n'a jamais cette hauteur qui est prise.
09:21Mais nos citoyens ont besoin d'être guidés
09:23sur l'avenir qu'il leur est donné.
09:25Et aujourd'hui, ce que vous parlez,
09:27ce sujet que vous évoquez en Angleterre,
09:29on le vit en France.
09:30On le vit actuellement encore à Paris.
09:31puisque dernièrement, il y a eu à nouveau
09:34des affrontements qui ont eu lieu dans le Marais
09:36parce que les migrants
09:39qui étaient devant l'hôtel de ville de Paris
09:41sont partis dans un coin du Marais.
09:44Mais ils sont plus de 200 en toile de tente
09:46avec des affrontements tous les soirs
09:47avec les habitants.
09:48Et instrumentalisés aussi par ces fameuses associations
09:51qui mettent la pression.
09:53Mais bien sûr, elles ont une responsabilité aussi,
09:56ces associations, il faut le dire.
09:57Mais oui, mais l'État a des responsabilités aussi
10:00parce qu'il est financé d'un milliard aujourd'hui,
10:02les fameuses ONG.
10:04Le problème, c'est aussi,
10:05en termes vraiment raisonnables,
10:07c'est l'impact aussi social.
10:09C'est-à-dire le fameux impact aussi
10:11sur le fameux État de Providence.
10:13Aujourd'hui, c'est possible.
10:15D'ailleurs, le Danemark est revenu de tout ça.
10:17Pourquoi ?
10:17Parce qu'à un moment, ils se sont dit
10:18on a un pacte, un contrat social
10:20où l'ensemble des Danois sont contributeurs
10:23et il ne peut pas aller à l'ensemble
10:27de ce qui peut arriver
10:29parce que ça remet en cause
10:31ce qui a été construit.
10:33Et aujourd'hui, on est débordé aussi
10:35en termes de...
10:36parce que c'est le droit conditionnel.
10:37Il faut savoir que
10:38quand vous accueillez des migrants,
10:40c'est le droit inconditionnel.
10:41Donc, beaucoup plus que les autochtones.
10:43Il faut le savoir.
10:43C'est le droit à l'hébergement,
10:45c'est le droit aux prestations sociales, etc.
10:47Et même les OQTF, aujourd'hui,
10:49bénéficient des prestations sociales.
10:51Mais c'est ce déséquilibre
10:52que ne comprennent plus les citoyens.
10:54Peut-être cette interrogation
10:55parce qu'on a parlé de cet accord conclu
10:57avec Paris, justement, et Londres.
11:00Il est entré en vigueur, d'ailleurs,
11:01au début du mois
11:02et il prévoit le retour en France
11:04de migrants arrivés à bord
11:05de petites embarcations au Royaume-Uni
11:07en échange de l'envoi d'Outre-Manche
11:09de migrants se trouvant en France.
11:11Voilà, un échange d'ailleurs.
11:13Et on l'avait vu
11:14où la France était plutôt perdante.
11:16Est-ce qu'effectivement,
11:17ce chiffre record de demandeurs d'asile
11:19au Royaume-Uni, Arnaud Clarsfeld,
11:21ne va pas aussi avoir un impact direct
11:23sur notre territoire ?
11:24La question peut se poser, effectivement.
11:27Sur l'asile, c'est vrai.
11:28C'est vraiment un problème très complexe.
11:30Quand on a signé la Convention
11:32sur les réfugiés en 1951,
11:36c'était pour protéger
11:37ceux qui étaient menacés
11:39en raison de leur race,
11:41de leur religion,
11:42de leur nationalité
11:44ou de leur appartenance
11:45à un groupe social.
11:46La date à laquelle on l'a signé,
11:48cela concernait essentiellement
11:50les réfugiés,
11:51qui étaient des réfugiés européens
11:53après la Seconde Guerre mondiale.
11:56Il y a eu une extension en 1967
11:59par le protocole de New York
12:01pour, disons,
12:03que cela devienne universel.
12:05Mais à cette époque,
12:06même en 1967,
12:08il n'y avait pas d'abord
12:09cette démographie galopante
12:11dans certains pays d'Afrique
12:15et ailleurs,
12:16il n'y avait surtout pas
12:17ces moyens de locomotion
12:19qui se sont développés.
12:20On n'imaginait pas alors
12:22que des bateaux
12:24pourraient partir
12:25des côtes d'Afrique
12:26et venir en Europe.
12:29Donc, on peut se poser
12:31la question de savoir
12:32si cette convention
12:33qui est toujours en place,
12:34celle de la Convention de 1951
12:37et son protocole de 1967,
12:40est toujours adaptée
12:42au temps moderne.
12:43Mais en même temps,
12:44le droit d'asile
12:45fait partie quand même
12:46d'une part
12:47de notre bloc constitutionnel
12:49et d'autre part
12:51de la manière
12:52dont on voit l'humanité.
12:55Mais une grande partie
12:56de ces réfugiés
12:57n'obtiennent pas
12:59le bénéfice de l'asile
13:02et ne repartent jamais.
13:05Donc, une solution,
13:06ce serait que
13:06l'examen du droit d'asile
13:09se déroule
13:10à l'extérieur
13:12du continent européen
13:13sous l'égide
13:15d'organisations
13:17comme le HCR
13:19ou d'autres
13:20à créer
13:21dans des endroits
13:22qui sont des endroits
13:22convenables
13:23et qu'on ne fasse venir
13:25en Europe
13:26que ceux qui ont
13:26une chance raisonnable
13:28d'obtenir l'asile.
13:28Une fois que l'étude
13:29du dossier est validée.
13:30Mais aussi,
13:31il y a le problème
13:32de la Convention européenne
13:33des droits de l'homme
13:34qui se développe
13:35et le problème
13:36de la notion
13:37de groupe social
13:38qui permet
13:39d'inclure des gens
13:41comme l'excision,
13:44l'homosexualité
13:45qui mérite
13:46d'être admis.
13:47Mais on peut se poser
13:47la question,
13:48si toutes les personnes
13:49homosexuelles d'Afrique
13:51viennent en Europe,
13:53ça fait quand même
13:53un nombre considérable
13:55de gens.
13:56Aujourd'hui,
13:56on vient par bateau.
13:57Mais imaginons
13:58que dans 50 ans,
14:00on puisse se téléporter
14:01en Europe.
14:05On ne sait pas.
14:06Qui aurait imaginé
14:07qu'on ait un fax ?
14:08Donc,
14:09le droit d'asile
14:10doit s'adapter
14:11au changement
14:12indémographique,
14:15sans doute,
14:15et au changement
14:16du mode de locomotion
14:18parce qu'il n'est pas normal.
14:19Enfin,
14:19certaines personnes
14:20considèrent
14:21qu'il n'est pas normal
14:22que quelqu'un
14:22qui vienne de Mongolie
14:23se retrouve à demander
14:25l'asile à Nantes
14:26alors qu'il traverse
14:27tout un tas de pays
14:28dans lesquels
14:29il aurait pu demander
14:30l'asile.
Commentaires

Recommandations