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  • il y a 6 mois
De Zerbi : "Que doit faire l'employeur, en France, dans cette situation ?"
"Je prends la parole, c'est nécessaire. Je commence par une question assez simple : sur un lieu de travail, deux employés se frappent, comme dans un pub anglais. Il y avait un coéquipier à terre qui avait perdu connaissance. Que doit faire l'employeur en France ? Il y a deux solutions : soit la suspension, soit le licenciement. Pablo Longoria, le président, Medhi Benatia le directeur sportif, et moi, on a discuté par téléphone dimanche. On a attendu lundi avant de communiquer notre décision, qui était nette, c'était de mettre ces deux joueurs à l'écart de l'effectif en attendant de voir. On voulait voir si les deux avaient des regrets. Partout, dans un lieu de travail, il doit y avoir une hiérarchie, le club doit passer avant tout. Les joueurs doivent savoir, qu'il y a avant eux le coach, et avant lui le club. Marseille a toujours été au cœur des polémiques, des entraîneurs qui partent rapidement... Il y a un code éthique au sein du club. C'était une décision très juste. Le service de sécurité a dû séparer les joueurs. Je viens de la rue, je suis habitué à ce genre de choses, mais de voir des gardes du corps du club qui doivent nous défendre d'autres personnes être obligé de nous défendre de nous-mêmes... Moi je n'ai qu'un visage, je suis sincère, je pensais que c'était une qualité."
De Zerbi : "Je ne perds pas ma dignité pour un match"
"Quand sa mère attaque le président et le directeur sportif, ça m'énerve. Elle a oublié deux choses. Je n'ai pas décidé tout seul de l'exclure, mais j'ai décidé de le mettre capitaine à Paris, j'ai décidé de me mettre entre les supporters du PSG et mes joueurs pendant l'échauffement pour défendre son fils. En un an, j'ai eu plus d'attention et de câlins pour son fils que pour mon propre fils. On était très lié avec Rabiot, on l'apprécie fortement en tant qu'homme. Mais on a pris cette décision pour le bien de l'OM. J'aurais pu faire semblant de me retourner et de ne rien voir. Je ne perds pas ma dignité ni pour un match, ni pour un championnat. Il n'y avait pas d'autre issue. Ils ne se sont pas cassés de dents, mais ça a été une bagarre telle que je n'avais jamais vue dans un vestiaire. Je ne savais pas quoi dire. Tout ça pour un match, qu'on a mal joué ?"

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Transcription
00:00Parce que c'est vrai qu'ils ne sont pas cassés des dents dans la bagarre,
00:03mais ça a été vraiment une bagarre, une baston, quelque chose que je n'avais jamais vu.
00:15La maire de Rabiot a oublié deux choses.
00:17Moi, je n'ai pas décidé tout seul de l'exclure,
00:21mais tout seul, j'ai décidé de le rendre capitaine à Paris.
00:24Tout seul, j'ai décidé de voir l'échauffement à Paris
00:29et j'ai décidé de m'être entre les supporters du PSG et son fils,
00:34en les regardant alors qu'ils lançaient des bouteilles pour défendre son fils.
00:38En un an, j'ai eu plus d'attention, plus de câlins pour son fils que pour Alfredo qui est mon fils.
00:48Parce qu'au final, demain, on devra jouer sans Rho et sans Rabiot
00:51et c'est quelque chose qui nous pèse.
00:55Ce n'est pas facile.
00:55Moi, j'aurais pu me retourner, faire ce semblant de ne rien avoir vu et dire
00:59« Bon, allez, vous serrez la main, c'est bon, c'est fini. »
01:03Et après, on aurait pu perdre le championnat.
01:06Et moi, je ne perds pas la dignité ni pour un match ni pour un championnat.
01:09J'ai soutenu et je soutiens tout ce que fait le club
01:12parce que c'était juste de se comporter de cette manière.
01:15Il n'y avait pas d'autre choix, il n'y avait pas d'autre issue.
01:16Honnêtement, sur le coup, je ne savais pas quoi dire, quoi faire.
01:19J'avais inquiété par terre avec le docteur qui essayait de le réveiller,
01:23qui avait perdu connaissance, les deux qui se frappaient là.
01:26Pourquoi ? Pour un match ?
01:27Pour un match qu'on a mal joué selon moi, mais c'est le début.
01:34La phrase que vous avez rapportée, je vous la confirme.
01:38Je vous ai dit, sur le terrain, il faut montrer les attributs
01:41contre l'adversaire, les couilles comme vous dites,
01:44et pas en vous frappant et frappant vos coéquipiers.
01:53Merci.
01:54Sous-titrage FR ?
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