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  • il y a 5 mois
FRANCE - « C’est comme la chronique d’une mort annoncée ». Des mois avant le décès de Raphaël Graven, dit Jean Pormanove, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) avait averti du « réel danger » dans lequel il se trouvait. Le streamer français de 46 ans est mort près de Nice dans la nuit du 17 au 18 août, en plein live sur la plateforme Kick, après plus de 12 jours de diffusion vidéo le montrant violenté et humilié par deux autres streamers, « Naruto » et « Safine ».

La présidente de la LDH, Nathalie Tehio, se dit « atterrée et assez écœurée » par ce drame et le temps de réaction de l’Arcom. « Nous avions fait une saisine de l’Arcom en février, et nous étions justement en train de nous dire qu’il fallait qu’on réactive pour savoir où en était l’étude du dossier, d’autant plus qu’on avait un peu signalé l’urgence d’intervenir », explique-t-elle à l’AFP.

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Transcription
00:00C'est comme la chronique d'une mort annoncée.
00:26J'étais atterrée et puis assez écoeurée aussi
00:29parce que nous avions fait à la Ligue des droits de l'Homme
00:31une saisine de l'ARCOM en février.
00:34Nous pensions qu'il y avait un réel danger
00:36pour les personnes qui étaient humiliées et violentées.
00:41On parlait dans notre saisine de sévices.
00:43Il s'agissait quand même de coups violents,
00:46mais aussi de décharges électriques, de brûlures.
00:49Ça s'appelle les violences, tout bêtement, dans le code pénal,
00:52aggravées par le fait de la particulière vulnérabilité
00:55au moins d'un des protagonistes.
00:57Et nous étions justement en train de se dire
00:59qu'il faut qu'on réactive, parce que là, ça fait un délai qui est important,
01:03pour savoir où en est l'étude du dossier.
01:06D'autant plus qu'on avait un peu signalé l'urgence d'intervenir.
01:11Et bien sûr, on se dit, c'est comme la chronique d'une mort annoncée.
01:16Quand j'ai appris ça, j'ai été assez étonnée
01:32que ce soit seulement maintenant qu'il y a un mort
01:34qu'elle signale à l'ARCOM et qu'elle demande à l'ARCOM d'intervenir.
01:38Alors qu'elle aurait dû le faire à ce moment-là.
01:40Et je pense que si la ministre avait agi à ce moment-là,
01:44le dossier aurait été mis en haut de la pile.
01:47Et on n'aurait pas attendu les délais d'instruction, on va dire, habituel.
01:51Donc de ce point de vue-là, je trouve que c'était un peu léger.
01:54Pour les questions de violence, on n'a même pas besoin d'une plainte de la victime.
02:05Le procureur peut se saisir tout seul.
02:08C'est son rôle, puisqu'il protège la société.
02:10C'est le rôle du ministère public.
02:12Je rappelle que pour le pénal, en tout cas pour les violences dans ce cadre-là,
02:17les violences ne peuvent jamais être justifiées par le consentement de la victime.
02:21C'est impossible.
02:22Même la faute de la victime, c'est impossible.
02:24La question qui se pose, c'est, est-ce que les violences ont été commises ?
02:27Est-ce que c'est volontaire ou pas ?
02:29Ils le font volontairement, puisqu'ils lui annoncent même dans l'émission,
02:32attention, si tu te trompes en jouant, tu vas être frappé.
02:35Donc c'est tout à fait volontaire, on a toutes les preuves.
02:38À partir de là, qu'est-ce qu'on attend ?
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