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  • il y a 4 mois
Martin Ajdari est revenu sur la mort du créateur de contenus Raphaël Graven, connu sous le nom de « Jean Pormanove », décédé lors d’un direct dans la nuit du 17 au 18 août 2025 sur la plateforme australienne de streaming vidéo Kick. Une scène qui a suscité « Sur cette séquence, j’ai entendu beaucoup de propos et de critiques sur le fait que l’Arcom avait laissé ce programme être diffusé malgré son caractère choquant. Ce reproche, en tout cas l’émotion suscitée par cet événement, est tout à fait comprehensif et légitime », a reconnu Martin Ajdari, avant de rappeler que l’Arcom n’avait pas la main sur ce type de contenus.

« Il y a peut-être eu aussi une incompréhension sur le champ de nos missions, qui est assez différent de ce qu’il est dans le domaine de l’audiovisuel où, confronté à des éditeurs qui ont une responsabilité éditoriale, notre mission est d’agir sur les contenus. S’agissant du règlement sur les services numériques, nous n’avons pas de compétences pour apprécier la légalité des contenus ou en demander le retrait. C’est la mission de la justice », a-t-il précisé. D’autant que la plateforme Kick n’est pas basée sur le territoire français.

En l’occurrence la justice s’était saisie de cette affaire en 2024, lorsque les violences subies par Raphaël Graven avaient été révélées par un article de Mediapart, plaçant en garde à vue deux personnes mais sans donner suite. « Cela n’enlève rien au fait que cet événement dramatique pose question et invite à renforcer nos mécanismes de coopération avec la justice », note Martin Ajdari, qui annonce « la réactivation fin octobre de l’Observatoire de la haine en ligne ».

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Transcription
00:00Puis, nous avons vocation à coopérer avec l'ensemble de nos homologues européens, lorsque des contenus problématiques sont hébergés sur des plateformes établies dans d'autres États.
00:08Et c'est d'ailleurs, pour une part, ce qui a été mis en défaut dans le cas de la plateforme Kik, qui accueillait le programme Jean Portmanov, du nom du pseudonyme de Raphaël Graven,
00:23dont vous avez évoqué le décès dramatique en direct à la fin du mois d'août.
00:27Sur cette séquence, puisque vous m'y interrogez, j'ai entendu, évidemment, beaucoup de propos et de critiques sur le fait que l'ARCOM avait laissé ce programme être diffusé, malgré son caractère choquant.
00:44Ce reproche, en tout cas l'émotion qu'a suscité cet événement, est évidemment tout à fait compréhensible et légitime.
00:50Ensuite, il y a peut-être eu, et ça c'est aussi notre devoir, de mieux nous expliquer, de mieux communiquer, une incompréhension sur le champ de nos missions dans le domaine du numérique,
01:01qui est assez différent de ce qu'il est dans le domaine audiovisuel, ou confronté à des éditeurs qui ont une responsabilité éditoriale.
01:08Notre mission est d'agir sur les contenus. S'agissant du règlement sur les services numériques ou de la loi SREN, nous n'avons pas de compétences pour apprécier la légalité des contenus,
01:18ni pour en demander le retrait. C'est la mission de la justice, mission qu'elle exerce.
01:23En l'occurrence, la justice s'était saisie dès la fin 2024 de cette affaire, avait placé en garde à vue deux protagonistes, entendu les acteurs,
01:33et n'avait pas considéré à l'époque devoir y donner suite.
01:38Ça n'enlève rien au fait que cet événement dramatique nous pose question.
01:45Il nous invite à renforcer nos mécanismes de coopération entre administrations nationales, avec la justice, avec les signaleurs de confiance, les associations, pour être plus réactifs.
01:56Nous allons, à cette fin, réactiver en octobre l'observatoire de la haine en ligne pour créer les conditions de cette réactivité.
02:04Nous devons aussi coopérer mieux au niveau européen, et nous avons eu, pas plus tard que la semaine dernière, au Comité européen des services numériques,
02:10qui est l'organe un peu dirigeant du RSN, nous avons évoqué le cas de la plateforme KIC, précisément, comme un exemple de coopération à améliorer.
02:20A défaut d'avoir répondu assez précocement dans cette affaire, nous essayons résolument d'en tirer les enseignements.
02:29Je voudrais aussi, d'ailleurs, parce que c'est une priorité, y consacrer plus de moyens dans le cadre de ce que le Parlement voudra bien nous accorder.
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