00:00Gael James, merci d'être avec nous ce soir sur Europe 1 et sur CNews.
00:02Je rappelle que vous êtes secrétaire général de Synergie Officier.
00:06Je le disais, on ne cesse de le répéter, il y a parfois peut-être deux poids et deux mesures
00:09quand on voit le sort réservé à un président de la République.
00:13Et parfois, vous, en tant que représentant de la police,
00:18on voit, on évoquait ce qui s'est passé à Tourcoing.
00:21Les agresseurs de ce policier de là-bas qui sont sortis,
00:24ben voilà, pas de peine de prison, ils n'ont pas connu la casse-prison.
00:28à Reims, on continue.
00:31Et là, on va aller à Givore, près de Lyon.
00:34Ce sont des forces de l'ordre qui ont été prises à partie.
00:37Je vous propose de voir le reportage de Maëva Lamy
00:39et puis on ouvre le débat ensemble.
00:41Deux poids, deux mesures.
00:44C'est-il la p**** ?
00:45Filme-moi toi, filme-moi en vrai.
00:47Les images montrent des individus qui s'en prennent à deux policiers en voiture banalisée.
00:53Insultés et mis en danger,
00:55les forces de l'ordre sont contraintes de quitter les lieux.
00:58Après qu'un homme a réussi à s'emparer de la bombe lacrymogène du conducteur.
01:02C'est ce que raconte Alain Barberis, secrétaire départemental Alliance Police Rhône.
01:07Je tiens à préciser quand même que nos collègues ont été blessés dans cette intervention.
01:12Ils ont été brûlés au visage à cause du gaz lacrymogène.
01:16Donc nos collègues ont dû le mettre en repli pour se protéger
01:20et revenir en renfort pour interpeller cet individu,
01:24ce qui a été le cas deux heures après.
01:26Une fois appréhendé, l'auteur des violences s'est présenté à un juge
01:30qui décide de classer l'affaire sans suite.
01:33Incompréhensible pour Alain Barberis.
01:35Cet individu, il a estimé devant le magistrat, devant le juge,
01:40que pour lui c'était des individus d'un autre quartier
01:44et que pour lui ce n'était pas la police.
01:46Et donc le magistrat a classé sans suite cette procédure
01:49parce qu'il n'y avait pas assez d'éléments.
01:51En fait on est dans une totale inversion des valeurs.
01:54Donc le délinquant est la victime et les policiers sont les auteurs.
01:59Le syndicat Alliance Police Nationale appelle à un électrochoc d'autorité.
02:04Il dénonce des décisions de justice insupportables pour les policiers.
02:08Je ne vais pas vous mettre mal à l'aise Gaël James en vertu du poste que vous occupez
02:12mais quand je disais deux poids deux mesures, on voit le sort réservé à un président de la République
02:15et puis on voit ce qui est réservé aux agresseurs des policiers.
02:21Non mais vous pouvez le dire, moi je n'ai pas peur des mots, deux poids deux mesures.
02:25Quand on voit ce qui s'est passé à Givor, quand on voit ce qui s'est passé à Tourcoing, à Reims,
02:29on n'a pas beaucoup évoqué l'affaire d'Evreux, cette jeune policière qui s'est pris un coup de tête.
02:33L'individu a été libéré, il y a eu une relaxe.
02:37Moi je suis un petit peu accablée par ce qui se passe en France.
02:39Je ne comprends pas les décisions de justice.
02:44Je rejoins mes collègues d'Alliance Police Nationale qui disent qu'il faut un électrochoc.
02:49Je me demande même s'il y a des priorités gouvernementales.
02:52À un moment donné, il faut se poser la question, est-ce que la sécurité en France est une priorité gouvernementale ?
02:58On le voit dans ces images, c'est assez violent.
03:01Et quand on voit la décision de justice à Givor, on se demande quelle est la valeur des policiers.
03:06Parce que la voix des policiers, je veux dire, c'est-à-dire que les policiers ont expliqué ce qui s'est passé.
03:12Devant le juge, les voyous, ces délinquants vont expliquer ce qui s'est passé.
03:15Enfin, en tout cas, leur version.
03:17Et le juge décide d'écouter les voyous et on les relaxe.
03:21Et c'est insupportable.
03:22Et tous les jours, c'est la même chose.
03:23Il n'y a pas un jour où il ne se passe pas quelque chose.
03:25J'ai évoqué Tourcoing, mais j'aurais pu évoquer évidemment Reims.
03:29Et à Tourcoing, il y a eu une forte mobilisation autour de ce policier de là-bas qui a été traumatisé.
03:33Parce qu'on a bien vu ces jeunes qui, en plus, non seulement ils ont agressé ce policier,
03:37ils auraient très bien pu lui piquer son arme, mais ils ont plus diffusé une vidéo.
03:40Et ça passe crème, en fait.
03:42Non, mais comme vous le dites, ça passe crème.
03:43En plus, ce sont des individus qui sont archi connus, qui étaient en récidive.
03:48Ils ont un casuet judiciaire long comme le bras.
03:50à un moment donné.
03:52Et puis, je vais même vous dire, c'est un petit coup de gueule que je passe ce soir.
03:56Allez-y, vous êtes sur CNews et sur Orapin, allez-y, profitez-en.
03:58Oui, il est où notre président de la République, s'agissant des policiers qui sont attaqués tous les jours ?
04:04Pas un petit mot, pas un communiqué, pas une visite dans un commissariat pour dire je suis fière de vous.
04:09Qui a assuré la sécurité des manifestations lors des 10 et 18 septembre ?
04:15Qui est le dernier rempart de la République ?
04:17C'est la police nationale.
04:18Et qui est la sécurité durant les JO qui représente la fierté du président de la République ?
04:23Vous savez, moi je représente les officiers de police.
04:25On a sous notre commandement toutes ces femmes, tous ces hommes qui sont sur le terrain tous les jours.
04:30Et qu'est-ce qu'on leur dit à ces effectifs ?
04:32Bon courage, faites attention à vous.
04:34Vous n'êtes même pas soutenus par votre président de la République.
04:36Parce que c'est ça la réalité.
04:39Vous attendez quoi concrètement ?
04:41Mais on attend déjà un soutien de la part de notre président.
04:44Il faut qu'on sache qu'il est derrière nous.
04:46Alors c'est vrai qu'on a un ministre de l'Intérieur qui est derrière nous, qui nous soutient.
04:51Mais il n'a pas tous les moyens pour agir.
04:53À l'époque de Darmanin, on avait des priorités, c'était les vifs, les violences intrafamiliales.
04:57On l'entend, c'est normal.
04:59Aujourd'hui, sous Retailleau, c'est le narcotrafic, c'est l'entrisme, c'est l'immigration, c'est la sécurité du quotidien.
05:05Mais on l'entend tout ça, il n'y a aucun problème.
05:09Mais nous n'avons ni les moyens humains, ni les moyens matériels.
05:13Et surtout, la justice ne nous suit pas.
05:17Alors comment on fait ?
05:18Comment on fait pour rétablir l'ordre en France ?
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