- il y a 5 mois
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Et pour nos débats, j'accueille avec plaisir Elisa Beck-Lévy, bonsoir.
00:03Bonsoir Elodie.
00:04Journaliste, Eliott Mavane, bonsoir.
00:05Bonsoir.
00:06Chroniqueur politique, Grégory Joron, bonsoir.
00:08Bonsoir.
00:08Secrétaire général d'unité et Julien Dray, bonsoir.
00:11Bonsoir.
00:12Ancien député, je voudrais, je vous le disais, qu'on revienne sur ce qui s'est passé dans la ville de Châtel.
00:17On va voir cette réaction, on va lire cette réaction des réseaux sociaux, un fait de nouveau antisémite.
00:24Ce sont des voitures qui ont été, je le dis notamment pour nos téléspectateurs d'Europe 1, des voitures de personnes de confession juive qui se situaient en Haute-Savoie à Châtel en vacances.
00:36Et on voit Free Palestine de manière évidente sur les voitures.
00:40C'est le combat antisémitisme-mouvement qui a alerté toutes les voitures qui ont été taguées avec de la peinture orange.
00:49Et nous sommes justement avec Nicolas Rubin.
00:51Bonjour et merci beaucoup d'être avec nous.
00:53Vous êtes le maire justement de cette commune de Châtel.
00:56Je le disais, des voitures qui ont été taguées.
00:59Est-ce que vous avez davantage d'informations ?
01:01Que s'est-il passé ? Quand c'est fait ? Ont-il été commis, monsieur le maire ?
01:05Bonjour, oui, ces faits ont été commis dans la nuit dernière et découverts ce matin par la communauté juive,
01:12comme vous l'avez dit, en villégiature, en vacances dans notre station,
01:16comme elles le sont aussi dans d'autres stations de montagne et ailleurs.
01:19Voilà, c'est un geste désolant qui vient toucher des gens qui sont parfaitement ici intégrés et qui sont en vacances tranquillement
01:28et qui sont parfaitement ici dans un endroit qu'ils apprécient particulièrement.
01:34Donc voilà, on a été très choqués d'apprendre ça ce matin.
01:37Je ne sais pas si vous disposez déjà de ces éléments, mais de questions.
01:41Est-ce que vous avez la moindre idée de la personne qui a pu commettre ces faits ?
01:45Et comment cette personne a pu savoir d'ailleurs que ces voitures appartenaient à des personnes de confession juive
01:51parce qu'elles sont garées ?
01:53On le voit, et je décris l'image aussi pour ceux qui nous écoutent, elles sont garées sur un parking.
01:57Il n'y a pas forcément évidemment d'indication sur la personne à qui elles appartiennent.
02:00Alors si vous me permettez, l'indication, elle vient des propriétaires de ces véhicules
02:05puisque c'est une communauté juive qui ne sont pas habillées en civil comme nous le sommes
02:10mais avec une tenue particulière parfaitement identifiable.
02:14C'est ce qui a pu servir à ou aux auteurs de marquer ces véhicules Free Palestine à la bombe de chantier.
02:21Voilà, ils sont parfaitement identifiés par le port de leur tenue.
02:25Donc ça a été relativement simple pour les auteurs de distinguer les véhicules
02:29de manière générale avec des plaques anglaises.
02:34Voilà, donc la facilité était aussi par rapport à l'identification vestimentaire de ces personnes.
02:40Est-ce qu'une plainte a d'ores et déjà été déposée ?
02:43Est-ce que vous êtes au courant de cela ?
02:45Soit ces personnes, soit la mairie, je crois que le parquet d'ailleurs, a communiqué à ce sujet.
02:49Oui, bien sûr, les plaintes ont été enregistrées par la gendarmerie
02:53qui a fait monter en puissance un dispositif sur place pour investiguer
02:57et à la recherche des auteurs de ces faits aussi pour rassurer
03:01parce que cette population est en droit de penser qu'il pourrait y avoir une autre menace.
03:08Donc la gendarmerie, le groupement de gendarmerie de Haute-Savoie
03:11et la compagnie de gendarmerie de Tonon-les-Bains-du-Chablais
03:14a fait monter un dispositif en puissance.
03:16Ils sont actuellement sur place en patrouille, en investigation,
03:20en recherche des images aussi de vidéos de protection
03:22puisque notre commune est équipée de plus de 70 caméras de vidéoprotection.
03:27Donc voilà, l'enquête est en cours
03:29et l'autorité judiciaire en communiquera les suites prochainement.
03:35Merci beaucoup Nicolas Rubin.
03:36Je rappelle que vous êtes le maire de cette commune de Châtel d'avoir été avec nous.
03:40On va lire également la réaction du CRIF qui s'est exprimé à propos de cette affaire
03:46sur les réseaux sociaux, notamment le CRIF Auvergne-Rhône-Alpes
03:49qui dénonce des actes de vandalisme antisémite connus
03:51cette nuit en Haute-Savoie qui rappelle ce qu'il s'est passé.
03:55Ces actes ignobles commis dans une station de vacances
03:57où séjournent régulièrement des familles juives venues du monde entier ne trompent personne.
04:01Ils s'inscrivent dans une stratégie désormais banalisée,
04:04utiliser le prétexte du combat pour la cause palestinienne
04:06pour s'en prendre à des juifs uniquement parce qu'ils sont juifs.
04:10Ces inscriptions ne sont pas des slogans,
04:12elles sont des menaces, des intimidations
04:13et une tentative d'exclusion de l'espace public.
04:17Effectivement, tout est dit dans ce communiqué, je lui viendrai,
04:19c'est-à-dire que ce ne sont pas des slogans,
04:21c'est véritablement des menaces.
04:22C'est une façon de dire à ces familles
04:23qui sont paisiblement et tranquillement en vacances en France,
04:27vous n'êtes pas les bienvenus.
04:29On est dans la chaîne malheureusement qu'on a maintenant quasiment quotidienne,
04:33c'est-à-dire qu'on a essentialisé ce qui se passe au Moyen-Orient les juifs.
04:38Tout juif est forcément un partisan du gouvernement actuel en Israël,
04:42de Netanyahou,
04:43et tout juif qui est derrière le gouvernement Netanyahou est un génocidaire.
04:47Et donc le slogan « Free Palestine » devient un slogan identitaire
04:50contre tous les juifs.
04:51Parce que sur le fond « Free Palestine »,
04:53il y a des milliers de juifs qui peuvent être pour la libération de la Palestine,
04:56pour un État palestinien.
04:57Oui, mais ce n'est plus ça qui se cache derrière aujourd'hui.
04:58Mais là, c'est clair que c'est une stigmatisation voulue, volontaire.
05:03Pour l'instant, on en est à des actes qui sont des actes de vandalisme,
05:07de détérioration.
05:08Mais la logique dans laquelle on est, malheureusement,
05:10c'est celle qui m'inquiète le plus,
05:12c'est qu'on va monter en puissance.
05:13Oui, et les agressions de personnes, par exemple,
05:14parce que quelqu'un porte une guita,
05:16on commence à les voir arriver, Julien Dray.
05:18Voilà, c'est ce que je pense.
05:19Parce que là, on voit bien, d'après ce qu'a dit le maire,
05:21que ce sont ce qu'on appelle des juifs orthodoxes,
05:23des communautés pratiquantes, etc.
05:25Donc, effectivement, par les...
05:28Une barbe et chapeau.
05:29Voilà, j'allais à la description,
05:32mais Elisabeth Laconne est mieux que moi.
05:34Voilà, donc à partir de là, effectivement, ils sont repérables.
05:37Mais ils le font en toute égalité.
05:39Ils ne sont pas en infraction quelconque.
05:42Je veux dire, la France tolère ça dans un État laïque.
05:45La religion peut être pratiquée par chacun
05:46à partir du moment où elle ne mord pas sur l'espace public.
05:49Donc là, c'est ce sentiment de stigmatisation systématique
05:52qui est extrêmement dangereux.
05:53Parce que, malheureusement, il est le résultat, d'après moi,
05:58de tout ce qu'on s'est dit depuis des mois et des mois
05:59sur ces plateaux en dénonçant.
06:01C'est-à-dire qu'à partir du moment où les responsables politiques
06:03au plus haut niveau ont laissé s'installer un récit
06:07qui était le récit du génocide,
06:10des martyrs tous azimuts, etc.
06:13Qu'on connaît, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de guerre,
06:15ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de mort, etc.
06:16Bien sûr.
06:17La description du narratif tel qu'il a été installé est terrible.
06:21Et alors, ce qui me désole encore plus, si vous voulez,
06:23c'est que, d'un certain point de vue, au bout de maintenant quelques mois,
06:26j'ai oublié de reconnaître que le Hamas a peut-être perdu
06:28la bataille militaire, c'est clair,
06:30mais que d'un point de vue communication,
06:32ils ont marqué des points.
06:33Oui, malheureusement.
06:34C'est véritablement dans l'opinion,
06:34parce que quand je discute avec beaucoup d'amis maintenant,
06:36on me dit « oui, mais quand même ».
06:37Il y a toujours le « oui, mais quand même ».
06:39Oui, qu'on ne voyait pas, effectivement, dès après le 7 octobre.
06:42Elisabeth Lévy, on voit aussi, c'est une volonté de mettre la pression partout.
06:46Oui, mais quand même, nos amis, des amis israéliens,
06:49nous le disent, ça, ça ne me paraît pas.
06:52Je veux dire, on doit quand même favoriser la libre expression
06:56et on a le droit de dire « oui, mais quand même,
06:59ce qui se passe, peut-être, ne nous amène pas vers une solution ».
07:02En tous les cas, des gens ont le droit de le penser.
07:04Non, ce qui me paraît le plus, l'expression qui me frappe
07:06dans ce qu'a dit Julien, et qui est un crève-cœur,
07:09c'est l'exclusion de l'espace public.
07:12Ce n'est pas, si vous voulez, l'agression physique est évidemment terrible,
07:16quand vous avez un des gamins, ce rabbin qui s'était fait agresser
07:19devant son fils et qui avait répliqué d'ailleurs.
07:22Ça, ça m'avait bien aimé qu'il réplique.
07:24Tout ça est terrible.
07:27Mais ce sentiment, si vous voulez, de ne plus être légitime
07:30dans l'espace public, ça, c'est quelque chose de plus profond encore,
07:35de plus, par rapport à l'histoire de France,
07:38par rapport à l'histoire de ce pays qui, quand même,
07:41dans un monde où l'antisémitisme était un peu normal,
07:44s'est déchiré pour l'honneur d'un juif,
07:47c'est quelque chose qui, je trouve, devrait interroger,
07:51doit interroger, non pas seulement les juifs,
07:53et évidemment tous les Français sur leur histoire.
07:56Parce que, vous dites comment on reconnaît leur bagnole ?
07:59En fait, ce sont des gens qui, pour les vacances,
08:02comme ils mangent cachère, etc.,
08:03ils font des organismes, des séjours, voilà.
08:05Non mais, et effectivement, ils portent barbe et chapeau,
08:12c'est reconnaissant, mais voilà.
08:15Et maintenant, si vous voulez, ce mot de génocide,
08:19qui, moi, en fait, je n'ai jamais pensé qu'un mot comme ça,
08:24totalement faux, totalement fondé sur aucun examen,
08:27ni de la situation, ni de la définition,
08:29aurait un tel succès, et aurait de telles conséquences.
08:35Oui, parce que, je suis terrifiée.
08:37Je viendrai rapidement, Pierre Liotte-Maman.
08:39Ça renvoie à une phrase que l'historien Georges Bensoussan
08:42a utilisée il y a quelques semaines.
08:44Dans l'inconscient collectif,
08:46on a remplacé l'image du peuple déicide
08:48pour le peuple génocidaire.
08:49On avait réussi, après la Shoah,
08:52à ce que cette expression qui a traversé des millénaires,
08:56qui était le peuple,
08:57c'est comme ça que les programmes étaient justifiés,
08:58qui mangeaient les enfants, etc.,
09:00on avait réussi à dire, maintenant, plus jamais ça.
09:03Et là, depuis deux ans, tout doucement,
09:05par cette communication telle qu'elle s'est installée,
09:07eh bien, dans l'opinion, c'est ça le oui, mais quand même.
09:09C'est l'idée que, quelque part, il y a une responsabilité.
09:13Et alors, maintenant, ils sont responsables de tout.
09:15Parce que ce qui est le plus frappant,
09:16c'est la stupidité.
09:18Quand vous discutez avec beaucoup de gens,
09:20c'est un conflit où, quand on ne connaît pas l'histoire,
09:22on ne peut rien comprendre.
09:23Et donc, si on en reste...
09:24Et beaucoup ne veulent pas s'y intéresser.
09:26Si, ou alors, ils s'intéressent aux images.
09:28Oui, c'est-à-dire à des fake news,
09:29donc on ne s'intéresse pas au fond.
09:30Pour une part, pour des fake news, etc.
09:32Et quand vous avez le malheur d'évoquer quelques situations,
09:34on vous dit, mais non, c'est des mensonges, etc.
09:36Donc, c'est malheureusement un conflit
09:38où l'histoire pèse énormément.
09:40C'est pour ça que souvent, je reproche au président de la République
09:42de ne pas être adossé à l'histoire.
09:43Parce que, où l'histoire pèse,
09:45si on ne connaît pas l'histoire,
09:46on se trompe, on dit, il y a des bons, des méchants,
09:49on essaye de simplifier tout ça.
09:51Et cette simplification, elle conduit à la bêtise
09:53et surtout, c'est ça qui est beaucoup plus grave,
09:55à des agressions qui touchent la France,
09:56mais qui touchent maintenant...
09:57Il y a des pays où, je pense,
09:58il n'y a plus un juif qui aura envie d'y aller.
10:00Oui, qui touche le monde entier, malheureusement.
10:02En Australie.
10:02J'ai aussi des exemples...
10:04Elisabeth Lévy, rapidement,
10:05parce qu'il y a un man,
10:06et Grégoïge, ils ne sont pas encore exprimés.
10:07Les Israéliens, vous savez,
10:08ils aiment beaucoup faire ses grands voyages
10:09après l'armée.
10:11Ils font des grands voyages d'un Israélien
10:13à qui on ne veut pas renouveler son visa
10:15parce qu'il est israélien, génocidaire, etc.
10:19Donc, voilà.
10:20Non, je voulais juste dire que, oui, quand même,
10:22on a tout à fait le droit de critiquer
10:23beaucoup d'aspects de la politique d'Israël, évidemment.
10:28C'est ça.
10:28Mais on va en revient, justement,
10:30sur ce qu'on a entendu du maire,
10:31Eliott Maman.
10:32On voit la volonté, malheureusement,
10:33de mettre la pression partout.
10:35Là, ils sont en vacances en France.
10:36On l'a vu dans des avions.
10:37On le voit dans les lieux de culte.
10:39On le voit parfois dans les restaurants
10:40qu'ils fréquentent.
10:41On le voit quand ils portent une kippa.
10:42C'est-à-dire que c'est une volonté,
10:43malheureusement, organisée, évidemment,
10:45par des personnes différentes,
10:47mais d'assurer une pression qui soit permanente
10:49où qu'ils se trouvent.
10:50Oui, c'est ça.
10:51Mais en fait, il y a deux choses.
10:51D'abord, ça a déjà été dit,
10:52mais il y a quand même une espèce
10:53de retournement du stigmate
10:55où là, on voit bien que c'est au nom
10:56du plus jamais ça que l'on convoque
10:58des pratiques que l'on pensait confinées
11:00à des temps anciens,
11:02puisque marquées avec un aspect politique
11:06des biens qui appartiennent aux personnes
11:08de confession juive,
11:09ce n'est quand même pas anodin.
11:10Et par ailleurs, c'est négligé
11:12à la fois le fait que l'on ne saurait
11:14essentialiser toutes les personnes
11:15de confession juive à un soutien
11:16du gouvernement Netanyahou,
11:18précisément parce qu'Israël est une démocratie
11:20et qu'il y a beaucoup de critiques internes
11:22au gouvernement au sein d'Israël,
11:24mais également parce que l'intégralité
11:25des personnes juives présentes en France
11:27ne sont pas nécessairement des soutiens absolus
11:29du gouvernement Netanyahou,
11:30et plus spécifiquement d'ailleurs d'Israël,
11:33parce qu'en l'occurrence,
11:33il s'agirait donc de juifs orthodoxes.
11:37S'il s'agit véritablement de harédimes
11:39de juifs ultra-orthodoxes,
11:40ce sont en réalité,
11:41il s'agit d'un groupe confessionnel
11:43qui ne reconnaît pas la légitimité
11:45d'Israël en tant qu'État juif.
11:48Non, non, non,
11:48alors là vous trompez,
11:49c'est vraiment, il y a une fraction,
11:51une toute petite fraction de cela
11:53qui est très marginale,
11:55c'est tout à fait faux,
11:56j'en connais plein,
11:56j'en ai dans ma famille,
11:57excusez-moi, là je ne vous laisse pas dire,
11:59ça les harédies pour l'essentiel,
12:01ils ne veulent pas faire l'armée,
12:02ça c'est une chose,
12:04mais il y a une toute petite partie
12:06qui effectivement avait des drapeaux,
12:08des portraits de Yasser Arafat de chez eux,
12:10à l'époque où la situation était plus calme,
12:12tous les journalistes allaient les voir,
12:14c'était un peu folklorique,
12:15mais ils reconnaissent,
12:17ce qu'ils ne veulent pas faire,
12:18c'est l'armée franchement.
12:19Mais ça montre quand même
12:21l'essentialisation extrême.
12:23Oui, c'est tous les juifs,
12:25vous êtes juifs,
12:26quel que soit votre lien,
12:27quelque chose.
12:27On laisse terminer Elliot.
12:29Non, non, mais simplement,
12:30je n'ai plus grand chose à dire,
12:32mais simplement,
12:33c'est précisément,
12:35puisqu'il y a tout de même
12:36parmi les juifs ultra-orthodoxes,
12:39une expression politique
12:40particulièrement visible
12:42d'une fraction, certes,
12:43mais qui refuse tout de même
12:45l'État d'Israël,
12:46c'est le signe
12:46qu'il y a une méconnaissance totale
12:48de la complexité de la situation
12:49de la part des individus
12:51qui, par pur antisémitisme,
12:52se livrent à des actions
12:53telles que celles-là.
12:54Oui, et qui, une fois de plus,
12:55sans doute, ne cherchent pas
12:56à comprendre ni à aller
12:57dans la différence
12:58des uns et des autres.
12:59Grégory Joron,
13:00on entendait aussi ce maire
13:01expliquer que tous les moyens
13:03étaient mis,
13:03notamment par les forces de l'ordre,
13:05que la gendarmerie déployait
13:06beaucoup de moyens
13:06pour résoudre ces enquêtes.
13:08Il a parlé de caméras
13:08de vidéosurveillance.
13:09On rappelle que dans ces cas-là,
13:10c'est souvent utile
13:11parce que, malheureusement,
13:12il y a aussi beaucoup d'actes antisémites
13:13où les personnes
13:14ne vont pas forcément déposer plainte
13:16en se disant
13:16« je me suis fait insulter
13:17seule dans la rue,
13:18il n'y a pas de témoin,
13:19il n'y a rien,
13:19donc en fait,
13:20j'ai perdu du temps
13:21à déposer plainte
13:21alors qu'il faut le faire,
13:22quoi qu'il arrive. »
13:23Oui, il faut toujours le faire.
13:24Après, malheureusement,
13:25les enquêtes de victimisation
13:26démontrent, en effet,
13:27qu'il y a souvent
13:28une victime sur deux
13:29qui ne va pas déposer plainte.
13:31Il faut aller déposer plainte,
13:32c'est une évidence.
13:3370 caméras dans la commune,
13:36contrairement à ce que dit
13:37Manuel Bompard
13:38il y a quelques heures
13:39ou quelques jours,
13:40si, ça sert,
13:42les dévies de la vidéo,
13:42Évidemment que ça sert
13:45et c'est factuel.
13:46Donc, j'espère qu'en effet,
13:48mes collègues gendarmes,
13:49pour le coup,
13:50vont pouvoir retrouver
13:51ceux qui ont tagué
13:52les véhicules
13:53des personnes
13:55de la communauté juive.
13:56Évidemment.
13:57Le problème,
13:57c'est que la plupart
13:57de ces actes-là
13:59ne savent même pas
14:00qu'il y a des caméras
14:00d'innovationveillance.
14:01On n'a heureusement
14:02pas à faire toujours
14:03un des plus belles.
14:05Oui, et puis la délinquance
14:05d'opportunité
14:06fait qu'on n'étudie pas
14:07forcément très très bien
14:08la situation sur place.
14:10On va marquer une pause
14:11et on reviendra
14:12avec mes invités
14:12et cette déclaration polémique
14:14du député Aurélien Taché
14:16qui assure sur son compte X
14:18que la police tue partout
14:20une phrase qui n'a pas manqué
14:21de faire réagir
14:21et qui fera réagir.
14:22J'en suis sûre,
14:23sur ce plateau,
14:24on en parle juste après la pause.
14:25A tout de suite.
14:26Restez avec nous.
14:26Merci.
14:27Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires