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  • il y a 6 mois
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Rémy Barret et toute sa bande.

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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et tout de suite donc c'est le meilleur de l'actu.
00:07Sur RMC, c'est notre zapping, on commence avec les GG.
00:11Le 10 septembre, vous le savez, sur les réseaux sociaux, a été lancé un appel à la mobilisation sociale,
00:17a bloqué tout le pays, mais les politiques doivent-ils rejoindre ce mouvement ?
00:21Tout l'été donc, un collectif citoyen a été créé et a lancé cet appel en réponse aux mesures annoncées par François Berryrou sur le budget.
00:28Jean-Luc Mélenchon est le premier responsable politique à avoir affiché son soutien à ce mouvement.
00:34Les partis, les autres partis politiques, apparaît les filles, demeurent bien silencieux.
00:38Le consultant des GG, Antoine Diers, regrette lui d'ores et déjà cette potentielle récupération politique.
00:45Je pense que les mouvements politiques, là, c'est même pas materner, c'est même pas une volonté d'accompagner, etc.
00:51C'est une volonté de s'assurer qu'ils vont pas perdre leur place.
00:54de s'assurer que des leaders, de nouveaux leaders de la colère ne vont pas émerger
01:00parce que LFI a décidé que c'était eux les porte-parole de la colère.
01:04Je regrette qu'on aille vers un gloubi-boulga avec beaucoup de tentatives de récupération par LFI.
01:10D'ailleurs, le RN aurait annoncé vouloir se joindre à la manif.
01:14Ça aurait été un scandale absolu.
01:16Tout le monde aurait hurlé à la récupération.
01:18Et là, LFI, tranquillement, avec leurs potes syndicalistes, vont essayer de reprendre le mouvement.
01:23Soit les initiateurs de ce mouvement disent de manière très claire
01:27« Non, nous ne voulons pas LFI, nous ne voulons pas la CGT. »
01:31Sauf qu'il n'est pas bien structuré le mouvement encore, c'est pour ça.
01:35Pierre Rondeau, est-ce que les partis politiques, voire même aller on peut élargir au syndicat,
01:40doivent se mêler de cet appel au mouvement social ?
01:42En fait, j'ai beaucoup de mal avec ça. J'ai écouté ce matin sur une radio concurrente, Mathilde Panot.
01:46On écoute des radios concurrentes ?
01:48Oui, mais vraiment, c'est par hasard, je suis tombé dessus.
01:52Sans faire un que je croyais.
01:53C'est encore jeune, c'est une erreur de jeunesse.
01:55Et Mathilde Panot, c'est quoi son titre ?
01:58Coordinatrice LFI.
02:00Elle est présidente du groupe parlementaire LFI à l'Assemblée, disait
02:04à la question, ce mouvement qui quand même a été lancé par des groupuscules
02:09plutôt d'extrême droite complotistes sur les réseaux sociaux,
02:11quand on regarde un peu en détail, les initiateurs de ce mouvement,
02:15c'est essentiellement des anciens anti-vax, des anciens complotistes,
02:18des gens de la fachosphère, si on peut dire, en tout cas qui tournent autour de ce monde.
02:24D'après LFI, ce n'est pas le cas.
02:25Alors, c'est là justement où on a posé, la question a été posée à Mathilde Panot,
02:30ne trouvez-vous ça pas bizarre de vous associer à un mouvement qui est plutôt d'extrême droite ?
02:40Non, du moment que c'est contre le gouvernement de Bayrou.
02:42C'est pour moi la récupération et c'est là où ça me dérange.
02:45Parce que ça me dérangerait d'avoir une manifestation...
02:47C'est avec le RN à l'Assemblée dans ce cas-là.
02:48C'est ce qu'ils disent.
02:49Ils disent en plus qu'on vote la censure avec le RN.
02:51Donc, soit.
02:51Mais c'est juste une manifestation où tu auras à la fois des anti-vax,
02:54des complotistes et LFI,
02:57ou en tout cas des gens politiquement ancrés à gauche.
03:01C'est un fourre-tout.
03:02Gdoumi Boulga, le terme a été employé.
03:04Oui, qui me dérange.
03:05Si c'est un mouvement citoyen,
03:06c'est un mouvement citoyen, point.
03:07Il ne devrait pas avoir de parti politique ou de syndicat.
03:09Il devrait les soutenir.
03:10Il ne devrait effectivement pas relayer le message,
03:13mais applaudir l'initiative.
03:16Mais pas intégrer le mouvement,
03:17pas participer à la manifestation
03:19et pas arriver avec ses drapeaux
03:21et dire on est LFI et on soutient le 10 septembre.
03:24Ça va être contre-productif à mon avis.
03:25Bien sûr.
03:26Ils vont perdre des gens.
03:27Juste rapidement, mais ils vont perdre des gens.
03:30S'ils ouvrent aux partis politiques,
03:31voire même aux syndicats,
03:32ce qui n'était pas ce qu'ils voulaient à la base,
03:34pour moi, ils perdent des gens.
03:36On verra.
03:36On verra si ça marche.
03:38Ça se trouve que ce sera un fourre total, cette rentrée sociale.
03:39Je n'ai pas le sentiment.
03:41Moi, vraiment, j'ai vrai.
03:41Tu as l'impression qu'il y a un monde ?
03:42Peut-être que je me trompe totalement, mais je...
03:44Si je puis me permettre,
03:45et franchement, sans aucun mépris,
03:48ou quoi que ce soit,
03:49à l'égard de ceux qui ont participé au moment des Gilets jaunes,
03:52ça fait plusieurs années qu'à chaque rentrée sociale,
03:55de celle de septembre,
03:56on dit que les Gilets jaunes vont venir.
03:57Là, il faut rappeler que c'est la suppression de deux jours fériés,
04:00c'est 40 milliards de restrictions budgétaires.
04:02C'est une baisse importante dans le budget du ministère de la Santé.
04:06Oui, il y a deux ans, c'était la tête.
04:07Mais là, directement, les Français seront touchés.
04:09Ils vont travailler deux jours...
04:10Il faut, parce que là, on est ruinés.
04:13On peut débattre sur le pourquoi du comment
04:15et sur trouver une solution alternative.
04:18Là, en l'occurrence,
04:19les Français vont être touchés dès la rentrée,
04:21baisse dans le budget du ministère de la Santé,
04:23restrictions sur à peu près tous les ministères,
04:26hormis la Défense.
04:27Vous allez travailler deux jours supplémentaires
04:29sans être rémunérés,
04:30parce que ce sera deux journées de solidarité supplémentaires.
04:33Ils vont travailler sans être payés.
04:36Il faut quand même le rappeler.
04:37Alors, j'ai vraiment le sentiment
04:38qu'avec l'RT, ça va, il y a de la marge.
04:41Enfin, les associations, moi qui dirige une association,
04:44il n'y a plus de budget, il n'y a plus de subventions,
04:46il n'y a plus rien.
04:46Il n'y a plus d'argent, mais il n'y a plus d'argent.
04:47Il nous reste trois mois de vie.
04:49Est-ce que les partis politiques,
04:51voire même les syndicats,
04:52doivent se mêler de ce mouvement ?
04:53Non.
04:54Non, de toute façon,
04:55les filles ne recherchent que le chaos.
04:57Donc, toute personne qui dit
04:58« je déteste Bayrou,
05:00je veux qu'il meure,
05:01je veux qu'il parte,
05:02je veux brûler les poubelles »,
05:03etc.,
05:04ils vont aller avec.
05:05Non, c'est un parti qui n'est plus crédible.
05:07C'est un parti qui ne fait qu'appeler
05:09à la violence,
05:10qu'appeler au séparatisme
05:12entre les citoyens français,
05:14qu'appeler au chaos.
05:15Voilà.
05:15Un parti dangereux pour la France.
05:17Au contraire,
05:17ils cherchent plutôt
05:18une espèce de mélange
05:20entre le RN,
05:22les gens d'extrême droite
05:24et l'opposition à François Bayrou.
05:25Donc, au contraire,
05:26ce n'est pas plutôt un appel au chaos,
05:28c'est un appel contre.
05:29C'est une OPA ?
05:29Tu rigoles.
05:30Les filles n'appellent pas au chaos,
05:31ils appellent au chaos tout le temps.
05:32C'est une OPA sur la colère.
05:34C'est vraiment ce qu'ils essaient de faire,
05:35de récupérer ça.
05:36C'est la récupération politique.
05:37C'est pas l'anarchisme,
05:38c'est une récupération politique.
05:39Ils veulent s'afficher,
05:40ils veulent se mettre en avant.
05:41Ils veulent dire
05:42« on est opposé à François Bayrou »,
05:43mais ce n'est pas un appel au meurtre,
05:44ce n'est pas un appel au chaos,
05:45ce n'est pas un appel à la révolution,
05:47ce n'est pas un appel à la crise.
05:47Ils appellent à censurer
05:50le gouvernement de François Bayrou.
05:52Allez, les GG,
05:53on continue de parler
05:54de mouvements sociaux.
05:55Est-ce que vous soutenez
05:56celui des taxis ?
05:57Après une forte mobilisation
05:58en mai et juin,
06:00les fédérations de taxis
06:01appellent à de nouvelles actions.
06:03Le 5 septembre,
06:03ils se mobilisent
06:04contre les règles
06:05de prise en charge
06:05par l'assurance maladie
06:07des transports de patients.
06:08Une grève injustifiée
06:10pour l'enseignante des GG,
06:11Barbara Lefebvre.
06:12Si tu te concentres
06:16sur un seul type d'activité
06:18en tant que taxi,
06:19à un moment donné,
06:19quand on considère
06:20qu'il faut un peu élaguer
06:22au niveau des dépenses
06:23parce que c'est Nicolas qui paie,
06:24c'est-à-dire que nous tous
06:25qui payons pour le retour à vide
06:27d'un taxi,
06:28moi, je ne vois pas pourquoi
06:29je paierais avec mes cotisations
06:30pour que le taxi rentre à vide.
06:32Moi, je comprends bien
06:33que les distances sont longues.
06:34Souvent, c'est dans des zones rurales
06:36ou des zones périphériques,
06:38de la France périphérique.
06:38Donc, effectivement,
06:39quand il revient,
06:40il a un long trajet à faire.
06:41Mais, je suis désolée,
06:43le rôle d'un taxi,
06:44c'est d'essayer de se trouver
06:44des clients dans l'air de Chalandise
06:46où il est.
06:46Ce n'est pas forcément
06:47de considérer que...
06:48Ce n'est pas à l'argent public
06:49de payer le retour.
06:49Oui, mais moi,
06:51je suis à 45 bornes.
06:52Donc, moi, je dois revenir à vide
06:53à 45 bornes.
06:53Non, une fois que tu as déposé
06:55la personne à l'hôpital,
06:56tu tournes dans l'air urbaine
06:57pour essayer de trouver des clients
06:59pour pouvoir essayer de...
07:00Et je comprends que c'est difficile
07:01parce qu'il y a la concurrence
07:02des Uber, etc.
07:03Qui comprend, ici,
07:05autour de cette table
07:06ou soutient même
07:07le mouvement de colère des taxis ?
07:09Non.
07:10Non, non.
07:11C'est compliqué.
07:12Ah ben là,
07:12Barbar l'a bien expliqué.
07:14Sachant qu'on les salue quand même
07:15parce que...
07:15Mais moi, j'attends...
07:16RMC est très écouté par les taxis.
07:18Et puis, on aime beaucoup les taxis.
07:20C'est un service public.
07:21Le taxi est un service public.
07:23Service public, non.
07:25Parce que ça...
07:25C'est un service public, non.
07:25C'est un service public, non.
07:26Attendez, là,
07:27on commence à se parler
07:28de l'essence sur les autres.
07:28On met un peu d'ordre.
07:29Donc, Frédéric, d'abord.
07:30C'est un service public.
07:32C'est un service pour le public.
07:34Voilà.
07:34Ce sont des gens privés,
07:36mais qui...
07:37C'est un service public, le taxi.
07:39Elle s'insère à la communauté.
07:40Donc, c'est très important.
07:41Donc, ils font notamment
07:42du transport de patients.
07:43Mais bien sûr.
07:44Mais c'est très bien.
07:44Simplement, il faut rationaliser un petit peu.
07:46Là, il y a une hérésie totale.
07:48Barbar l'a expliqué,
07:49le retour à vide.
07:49Non, c'est pas possible.
07:50Moi, l'autre jour,
07:51j'habite pas très loin de Necker,
07:52l'hôpital pour enfants,
07:54et je rencontre un auditeur
07:55qui est un taxi
07:57et qui explique qu'il vient
07:58deux fois par semaine de Dunkerque
07:59amener un enfant
08:01qui doit faire des années malades,
08:02etc.
08:04Non, mais le truc aussi,
08:05c'est que,
08:06est-ce qu'on ne peut pas
08:06rationaliser un petit peu ?
08:07Parce qu'il n'y a pas simplement
08:09un enfant,
08:10mais mettre plusieurs enfants dans le truc.
08:11C'est ce que propose notamment la réforme.
08:12C'est pas non plus...
08:13Et que, par exemple,
08:14s'il y a trois malades dans le taxi,
08:15en général, les taxis sont des grosses voitures,
08:17il y a la place,
08:17ou il y en a deux,
08:17que ça ne soit pas facturé
08:19deux ou trois.
08:20Tu vois ce que je veux dire ?
08:21Mais diviser les frais.
08:22C'est-à-dire que toi,
08:22quand tu montes un taxi,
08:23t'es tout seul.
08:24Tu vas te faire des amis.
08:25Non, mais toi,
08:25tu montes dans un taxi,
08:26t'es tout seul,
08:27ça te coûte 20 balles.
08:28Tu repars comment tout à l'heure ?
08:30Oui.
08:30Non, mais 20 balles.
08:31Non, mais excuse-moi,
08:32tu fais 20 balles.
08:33Si vous êtes trois dans le taxi,
08:35vous payez chacun
08:35trois fois...
08:37Oui, oui.
08:37Trois fois sept,
08:38trois fois sept,
08:38sept euros.
08:39Là, le problème,
08:40c'est que c'est facturé
08:41trois fois 20 balles
08:42et pas trois fois sept.
08:43C'est 60 euros.
08:44Donc, tu comprends ?
08:44C'est...
08:45Oui, bien sûr.
08:46Le truc, moi,
08:47je comprends les taxis,
08:48mais ils sont en train
08:49de détruire le système.
08:50Parce que si on veut
08:51sauver le système
08:52qui est merveilleux
08:52que quand t'es malade,
08:54tu puisses avoir une ambulance
08:55et quand il n'y a pas d'ambulance,
08:56c'est qu'il y a 14 ans.
08:56C'est un taxi qui est
08:58d'un service
08:59très important pour le public.
09:00Mais, en fait,
09:02il y a une expression espagnole
09:03qui dit
09:03pan para el,
09:04hombre para la mañana.
09:05Le pain pour aujourd'hui,
09:06mais la faim pour demain.
09:07C'est-à-dire que
09:08céder aux exigences
09:09des taxis aujourd'hui,
09:10c'est créer la fin
09:11des taxis pour demain.
09:13La faim FIM
09:13et la faim FIN.
09:15Voilà.
09:15Parce qu'on va détruire le système.
09:17Donc, il faut le réformer
09:17pour le sauvegarder.
09:19C'est même
09:19l'avenir des taxis
09:21dans ce domaine de la santé
09:22qui est en jeu, là.
09:24Pierre-Bourgne.
09:24Oui, oui,
09:24il n'y a rien à rajouter.
09:25C'est sûr qu'à la fois
09:26le retour à vide,
09:28la facturation
09:29du retour à vide.
09:30Alors, j'entends,
09:31effectivement,
09:31quand on est dans
09:32des déserts médicaux
09:33et qu'effectivement,
09:34quand tu sors de l'hôpital,
09:35il n'y a rien autour de toi
09:36et donc, forcément,
09:37tu vas perdre de l'argent
09:37parce que tu n'auras pas de client
09:38et tu vas rouler à vide.
09:40C'est le risque,
09:41c'est le jeu.
09:41Mais de là à imaginer,
09:43pour bien que les auditeurs
09:44s'en rendent compte,
09:45c'est l'assurance santé
09:46qui rembourse
09:47les frais de transport
09:49et dans ces frais de transport,
09:51on a le retour à vide.
09:53Le taxi repart de l'hôpital,
09:55il n'y a personne dedans,
09:56c'est la sécu
09:57qui va rembourser
09:57cette facturation.
09:59Là, ce n'est pas normal.
09:59Il faut qu'il y ait
10:00une forme de rationalisation.
10:04repartir avec quelqu'un
10:05et donc gagner de l'argent
10:06pas sur le dos
10:07de la sécurité sociale.
10:08De la même manière,
10:09la double facturation,
10:11tu mets deux malades
10:12dans le taxi,
10:13ils paieront deux fois.
10:14Non, c'est pareil,
10:15ce n'est pas normal.
10:15La sécu va payer deux fois.
10:17S'il y a deux personnes
10:18dans le taxi,
10:18on divise par deux les coûts
10:19et l'assurance santé
10:20rembourse cette somme
10:21divisée par deux.
10:22Mais là, en l'occurrence,
10:23il faut une forme
10:23de rationalisation.
10:25Oui, parce que pour l'instant,
10:25c'est une vision à court terme
10:27en fait,
10:27c'est ton proverbe espagnol,
10:29il faut viser à long terme,
10:31sachant qu'il y a des taxis
10:32qui ne vivent que de ça.
10:33Ils se sont spécialisés
10:34là-dedans
10:34et peut-être qu'ils en vivent
10:36confortablement.
10:38En tout cas,
10:38c'était un système
10:38qui fonctionnait.
10:39Aujourd'hui,
10:39on est dans une rationalisation
10:40de coûts pour tout le monde.
10:42Donc, il n'y a pas de raison
10:43que les taxis,
10:45Dieu sait qu'on les aime,
10:45mais que les taxis échappent.
10:47Et moi, je me dis
10:47que ça manque d'une appli peut-être
10:48qui serait peut-être par CHU
10:50ou par hôpital
10:51ou par région,
10:51par département,
10:52je ne sais pas,
10:53qui permet de rationaliser tout ça
10:54parce que ça se trouve,
10:55tu as des taxis
10:55qui vont retourner
10:57au même endroit
10:59et il faudrait mettre
11:01le malade en contact
11:02avec le taxi,
11:02le taxi en contact
11:03avec le malade
11:04pour repartir,
11:05non pas vite.
11:06Quelles que soient les idées,
11:07en tout cas,
11:07c'est sûr qu'il faut rationaliser.
11:09En tout cas,
11:09c'est ce que dit
11:10la Sécurité sociale
11:11qui dit qu'elle ne peut plus
11:12continuer comme ça.
11:13Les GG,
11:14la mort d'un streamer
11:16en direct.
11:17Faut-il encadrer
11:18les émissions de streaming
11:19sur les réseaux sociaux ?
11:20Jean Pormanov,
11:22de son prénom,
11:23Raphaël Graven,
11:24streamer de 46 ans,
11:25donc pour ceux
11:26qui ne seraient pas
11:27très au fait
11:27des réseaux sociaux,
11:28il faisait des vidéos
11:29sur les réseaux sociaux
11:30et mort en direct
11:32sur la plateforme
11:33Kik le 18 août dernier
11:35à Comte.
11:36Il a été frappé,
11:37humilié pendant 12 jours
11:38lors de ses derniers lives.
11:40Il avait l'habitude,
11:41d'ailleurs,
11:41c'était un peu
11:42le concept
11:43de ses vidéos,
11:44c'est-à-dire qu'il était
11:44avec un groupe
11:45de personnes
11:47présentées comme ses amis
11:49qui régulièrement
11:50se fichait de lui.
11:52L'humilier.
11:52L'humilier.
11:53C'était souffre-douleur.
11:54Exactement.
11:54Et ça faisait rire,
11:55apparemment,
11:56puisque les gens regardaient.
11:57Une enquête a été ouverte
11:58pour éclaircir les causes
11:59de la mort.
12:00On ne sait pas encore
12:01si sa mort
12:02est en lien direct
12:03avec ses sévices
12:04ou si c'est une mort naturelle.
12:06En tout cas,
12:06on en saura un peu plus
12:07dans les heures qui viennent.
12:09Ce qui reste
12:09une situation intolérable
12:11pour l'éducateur des GG,
12:12Abel Boyi.
12:13On est vraiment
12:15dans ce qu'il y a
12:16de plus abject
12:16parce que,
12:17comme tu as dit,
12:18tu as un des gars
12:18qui lui a balancé
12:19de l'eau sur le visage
12:20pour voir s'il allait bouger.
12:21Une bouteille en plastique.
12:23Une bouteille en plastique,
12:24c'est-à-dire qu'en gros,
12:26il s'apprêtait encore
12:27à commettre un nouveau sévice
12:28et que c'est quand il remarque
12:30que la personne ne réagit pas
12:31qu'il se dit
12:32« Ah, là,
12:32il y a peut-être quelque chose ».
12:33Ce que je trouve sidérant aussi,
12:35c'est la défense
12:35parce que j'ai suivi
12:36ton émission
12:37sur BFM hier soir
12:38où on dit
12:39qu'il était consentant
12:43et l'emprise,
12:44la ligne est extrêmement faible.
12:47On était à la 298ème heure
12:49de live.
12:51Et moi, je le vois,
12:51j'ai des mômes
12:529, 10, 11 ans
12:54qui se réveillent
12:55avec des streamers,
12:56qui s'endorment
12:57avec des streamers,
12:58qui sont complètement
12:59lobotomisés
13:00par des streamers
13:00et qui prennent exemple
13:02sur des actions comme ça.
13:04Ce qui est notamment frappant
13:05dans cette histoire,
13:06c'est qu'il y avait
13:06un signalement fait
13:08aux autorités judiciaires
13:10depuis plusieurs mois
13:11que je crois que c'était
13:12en décembre dernier
13:13en tout cas,
13:13il y a quelques mois...
13:14Mediapart a fait un article
13:14en décembre dernier.
13:15Voilà, il y a quelques mois,
13:17Raphaël Graven
13:18qui est décédé
13:19avait été entendu
13:20par les enquêteurs
13:20de la police.
13:22Il leur avait dit
13:22non, non, mais tout va bien,
13:24on fera.
13:24Il avait dit
13:25qu'il était consentant.
13:27Et ce que tu dis,
13:28j'ai entendu réagir
13:29aux propos d'Abel Boyy
13:30et du 14 des Gégés.
13:32C'est vrai qu'il disait
13:33la frontière,
13:35elle est très...
13:36Il n'y a pas de consentement
13:37quand tu es sous emprise.
13:38Voilà.
13:39Il n'y a pas de consentement
13:40quand tu te tiens
13:41avec l'argent.
13:41C'est quand même quelqu'un
13:42qui vivait avec sa maman
13:43que c'est ce qu'ils ont supplicié
13:45parce qu'on en est là
13:46quand même.
13:47Et il avait un revenu conséquent
13:49grâce à ses vidéos.
13:49C'était plusieurs milliers
13:50d'euros par mois.
13:51Il gagnait 6 000 euros par mois.
13:52Eux gagnaient bien plus.
13:53Ils étaient suivis...
13:54Alors c'est ça qui est effarant.
13:55C'était de l'humiliation
13:56de la violence,
13:58de la torture
13:59qui était suivie
14:00par des milliers de personnes.
14:02D'une centaine de milliers.
14:03Voilà.
14:03Et ça rapportait de l'argent.
14:05Et ce qui est effarant,
14:06c'est que malgré
14:07le fait que la police
14:09soit au courant,
14:09malgré le fait que Mediapart
14:10fait une enquête
14:11extrêmement documentée
14:12au mois de 12 décembre dernier,
14:14ça ne réagit pas.
14:15Alors ils ont beau jeu maintenant
14:16les politiques.
14:16Si ça a réagi
14:17mais de manière très très...
14:18Non, non, mais
14:18de manière violente
14:19pour réagir.
14:20Mediapart a envoyé
14:21tout le dossier
14:22constitué après l'enquête
14:23à la ministre du Numérique
14:24depuis le mois de décembre 2024.
14:26Elle était au courant.
14:27Elle n'a pas réagi
14:28et c'est seulement avant-hier
14:29qu'elle fait un tweet indigné
14:30alors qu'elle était au courant
14:31depuis décembre 2020.
14:33Et qu'elle fait un signalement
14:34sur Faro,
14:34et qu'elle fait un signalement...
14:36Oui.
14:36Et si je puis me permettre,
14:38je ne sais pas.
14:38On verra.
14:39De toute façon,
14:39il y a une enquête qui est en cours.
14:41Tu dis que la ministre
14:41n'a pas réagi.
14:42Bon, il y avait quand même
14:43un signalement qui a été fait
14:44auprès de la justice.
14:45Il y a...
14:46Raphaël Graven
14:48avait été entendu par la police.
14:50L'ARCOM avait été saisi.
14:51Je ne sais pas par qui
14:51et comment ça s'est fait.
14:53On va voir ce que va nous dire l'enquête.
14:55Voilà.
14:55Et donc, on insiste à ça.
14:58On est effaré
14:59alors que c'était sous nos yeux
15:00et que, finalement,
15:02personne n'a rien fait.
15:03La justice n'a peut-être pas été
15:04assez vite.
15:04On découvrira tout ça.
15:06Et on a un homme
15:07qui est mort sous nos yeux.
15:08Ce qui est dingue aussi,
15:09c'est que
15:10il y avait...
15:11C'est très difficile de réagir aussi.
15:13C'est ce qui est incroyable.
15:14C'est que les gens, là,
15:15pouvaient continuer,
15:16ceux qui étaient abonnés,
15:17des centaines de milliers de personnes,
15:18je le rappelle,
15:19à regarder,
15:20là, depuis des mois,
15:20malgré l'enquête de médias partage,
15:21etc.
15:21Parce que ce site était hébergé
15:23par une plateforme australienne,
15:25en tout cas en Australie,
15:26Kik.
15:26Et donc,
15:27ça soulève aussi la question
15:28du fait que
15:29on peut continuer à faire tout
15:31et n'importe quoi
15:31sur les réseaux sociaux
15:32hors de contrôle, quasiment.
15:33Il faut bien comprendre
15:33comment fonctionnent
15:34le monde du web
15:36et d'internet
15:36et de sa législation.
15:37C'est que quand vous avez
15:38une antenne
15:39qui est basée en Australie,
15:40qui peut être diffusée
15:41via le web
15:42et via le flux
15:43en France,
15:44elle n'a pas à répondre
15:45d'une réglementation
15:46d'une législation française.
15:48Donc,
15:48vous pouvez continuer
15:49à faire des sévices,
15:50à faire de la torture,
15:51la torture physique
15:51et psychologique.
15:52Dès lors que vous êtes affilié
15:54à une base en Australie,
15:56l'Arcum aura beau dire
15:57« Oui, attendez,
15:57c'est honteux,
15:59vous levez mettre. »
15:59Je rappelle juste,
16:00excusez-moi,
16:00mais que le matériel en plus
16:02avait été saisi
16:03au cours de cette enquête.
16:05Leur matériel de vidéo,
16:06etc.,
16:06avait été saisi
16:07par les autorités françaises
16:08parce qu'on savait
16:09qu'il se passait des choses
16:10qui n'étaient pas bonnes.
16:12Encore une fois,
16:12ils n'ont pas pu interdire
16:13la publication des vidéos,
16:16ils,
16:17les autorités françaises,
16:18parce que c'est hébergeant
16:18en Australie
16:19et que le groupe
16:20dont on parle de personne
16:21avait racheté du matériel vidéo.
16:23Et voilà.
16:24L'autre élément
16:24aussi à prendre en considération,
16:27c'est le modèle économique
16:28de ce système de streaming,
16:31c'est que ce sont les viewers,
16:32les gens,
16:33les téléspectateurs,
16:35les viewers
16:35qui ont payé
16:36pour apporter de l'argent
16:38aux producteurs de contenu.
16:40Donc, il faut rappeler
16:41que quand ils touchaient,
16:42ils déclaraient 40 000 euros
16:43par mois au total de revenus,
16:45ça voulait dire
16:46qu'il y avait des centaines
16:47de milliers de personnes
16:47qui payaient,
16:49littéralement,
16:49qui payaient
16:50pour voir en direct
16:51quelqu'un se faire torturer.
16:52Moi, j'ai aussi
16:53beaucoup de mépris,
16:54au-delà des personnes
16:56qui ont fait ça,
16:56j'ai beaucoup de mépris
16:57pour tous les viewers
16:58qui payaient
16:59pour maintenir quelqu'un
17:00dans une situation
17:01de faiblesse totale.
17:02Ça aussi,
17:02il faut le rappeler.
17:03Frédéric Carmel.
17:04Il est intéressant
17:05d'expliquer aussi
17:05que sur Twitch,
17:07ce n'aurait pas été possible.
17:08Oui.
17:09Ils étaient sur Kik
17:09parce que Twitch
17:10a des cartes de fous
17:12grâce à Dieu
17:13et grâce à...
17:14C'est-à-dire qu'il ne faut pas
17:15jeter le propre
17:16sur toutes les plateformes
17:19de streaming.
17:20Parce que voilà,
17:21Kik permettait des choses
17:22qui seraient impossibles
17:24sur Twitch.
17:25Voilà,
17:25qui est la grande plateforme
17:27de streaming.
17:29Mais le mot mépris
17:30me plaît bien
17:32pour les gens qui regardent,
17:33pour les gens
17:33qui ont profité.
17:35On voyait très bien
17:35que c'était une personne
17:36sous emprise,
17:37une personne fragile,
17:39quasiment dépendante
17:40de ça,
17:41de l'argent.
17:41parce que ce monsieur
17:42qui a l'air d'un milieu
17:43très très modeste
17:44quand on lui donne
17:446 000 euros par mois
17:45et qui peut offrir
17:46notamment à sa mère
17:47une vie en dehors
17:48de sa classe sociale,
17:50ben voilà,
17:50c'est ça aussi.
17:51L'emprise,
17:51c'est ça aussi.
17:52C'est ça aussi.
17:53Donc c'est absolument immonde.
17:55Et l'Arcom,
17:56en fait,
17:56parce que j'ai une journaliste
17:58que je connais très bien
17:59qui a publié...
18:00Le journal de l'audiovisuel.
18:02Voilà.
18:03Dans les règles,
18:04dans la charte de l'Arcom,
18:05il y a ça aussi.
18:07Le streaming dépend de l'Arcom.
18:09Oui, oui.
18:09Mais absolument.
18:10Et l'Arcom,
18:10qu'est-ce qu'elle fait ?
18:12Parce que l'Arcom,
18:12ils sont très très rapides
18:13pour n'importe quel petit truc
18:15qui est dit.
18:16Très bien,
18:16c'est super.
18:17Et là-dessus,
18:18ils n'ont pas été.
18:19Rémi l'a rappelé,
18:20c'est la plateforme Key
18:20qui malheureusement
18:21est basée en Australie.
18:22Donc même si l'Arcom
18:22est saisie depuis le mois de décembre,
18:24on le savait.
18:25L'Arcom qui communique
18:26très rapidement
18:27dès qu'elle a du fascisme.
18:29Le fascisme,
18:29il y en a partout.
18:30Oui, mais là,
18:31ça c'est du fascisme.
18:33Ça c'est du fascisme.
18:34Tu as raison.
18:35Tu vois ce que je veux dire ?
18:36Fred, tu as raison,
18:37mais encore une fois,
18:37l'Arcom peut agir
18:38sur des antennes,
18:38pour faire simple,
18:39sur des antennes
18:40de réseaux sociaux
18:40en France, français.
18:42Oui, mais c'est divisé en France.
18:43Non, non, mais l'Arcom
18:44c'est un travail merveilleux.
18:45Heureusement que l'Arcom est là.
18:46Et moi, je trouve ça très bien
18:47qu'il y ait l'Arcom
18:47pour contrôler ce qui se dit,
18:49pour que ça reste dans la loi.
18:50Mais là, je trouve que l'Arcom
18:51qui est très rapide
18:53sur beaucoup de sujets
18:53et c'est très bien,
18:54là, n'a pas communiqué.
18:56Clément, un dernier mot.
18:56Non, non, mais Kik disait
18:57qu'il y avait des modérateurs
18:5824-324,
19:00mais il fermait un peu les yeux.
19:01Oui, oui, oui,
19:02sacrément même.
19:03Apolline Matin,
19:04êtes-vous adepte
19:05des lavomatiques,
19:06des laveries automatiques ?
19:07Jamais les Français
19:08n'ont fait leur lessive
19:10en dehors de chez eux.
19:12Moi, je suis très étonné.
19:13Il y avait en 2020
19:144,5 millions de lessives
19:17effectuées en dehors
19:18du domicile par les Français.
19:20Et aujourd'hui,
19:20ce chiffre a doublé.
19:22Alors, pourquoi ?
19:23La réponse avec notre économiste
19:24Emmanuel Lechypre.
19:25La moitié,
19:27ce sont des clients
19:28qui sont occasionnels,
19:30qui ont bien
19:31une machine chez eux,
19:33mais qui veulent,
19:33par exemple,
19:34laver les grosses pièces,
19:36les couettes, etc.
19:37Ou bien qui font face
19:38à, finalement,
19:39un afflux de linge sale
19:40à laver.
19:40Genre, vous rentrez
19:41avec cinq valises
19:41de linge sale.
19:42Je l'ai fait dimanche dernier.
19:44D'accord.
19:45Bon, voilà.
19:46Il y a 15%
19:47qui sont ce qu'on pourrait appeler
19:48des occasionnels contraints.
19:50C'est genre, je ne sais pas,
19:51vous êtes en déplacement,
19:52votre machine à laver
19:53est en panne.
19:54Et il y a quand même
19:5536% qui n'ont pas
19:56de machine chez eux
19:58et 12% qui sont
19:59des clientèles d'entreprises,
20:01des entreprises,
20:02par exemple,
20:02de BTP,
20:03des choses comme ça,
20:03qui viennent laver.
20:04Détoyer,
20:06banné,
20:07forcément.
20:10Emmanuel Kassav,
20:11c'est Kassav qui chante.
20:12Pierre,
20:12Pierre,
20:13parce que tu voulais réagir,
20:14mais Pierre,
20:15juste,
20:15tu as une machine à laver,
20:15toi ?
20:16J'ai une machine à laver,
20:16mais je dois fréquenter
20:17au moins une fois par an
20:18ces lavres automatiques
20:19pour laver les couettes,
20:20les très grosses couettes
20:21que tu ne peux pas mettre
20:22dans la machine.
20:23Je vais dans les lavres automatiques,
20:25celles qui sont de 15 kilos,
20:26enfin,
20:26les très, très grosses,
20:27pour laver les couettes
20:28d'hiver et d'été,
20:29donc deux fois par an.
20:30Oui,
20:30je lave mes couettes.
20:31C'est un vieux garçon,
20:32lui,
20:32Emmanuel Dancour.
20:35C'est rendu,
20:35alors la ménagère
20:36de plus de 50 ans
20:36va vous répondre,
20:37c'est rendu pratique aussi,
20:39je fais ça aussi,
20:41parce qu'à la sortie maintenant
20:42des intermarchés,
20:43des hypermarchés,
20:45il y a des grosses machines,
20:46justement,
20:47où tu peux mettre
20:48tes couettes,
20:49tes couvertures
20:49que tu ne vas certainement
20:50pas aller mettre chez toi
20:51parce que le tambour
20:51est trop petit.
20:51Mais tu fais comment ?
20:52Parce que moi,
20:52je me pose la question.
20:53Quand tu vas en course ?
20:54Non, mais jusqu'à très tard.
20:55Ah oui, d'accord.
20:56Parce que jusqu'à très tard,
20:57jusqu'à ce que j'ai mon premier enfant,
20:58donc jusqu'à très tard.
20:59J'avais pas de machine à laver.
21:02Je vivais comme un étudiant.
21:02Donc t'allais à la laverie.
21:03J'allais à la laverie automatique.
21:04Et bon, voilà.
21:05Et donc, c'était...
21:06Bah, ça allait,
21:07parce qu'en fait,
21:07mais moi,
21:08c'était des laveries automatiques
21:09fermées avec des...
21:10Oui, comme on en a encore beaucoup.
21:11Avec des sièges.
21:12Et au moins,
21:13je passais longtemps à attendre,
21:14mais...
21:14Je t'explique.
21:15Attends, je bouquinais
21:16et franchement,
21:16voilà, ça allait,
21:17parce que je bouquinais.
21:18Quand je vois des laveries automatiques
21:19à l'extérieur,
21:19je dis,
21:20tu dois surveiller ton linge,
21:22non ?
21:22Mais non,
21:23parce que si tu prends
21:23les laveries qui sont
21:24juste à côté d'un supermarché
21:26ou d'un hypermarché,
21:28tu lances ta couette,
21:29tu lances tes couvertures,
21:30tu fais tes courses pendant son linge.
21:31Mais il n'y a personne
21:32qui surveille ton linge ?
21:32Qu'est-ce que tu veux
21:34qu'on te vole une couette
21:35ou une couette ou une couverture ?
21:36Franchement.
21:37Vous savez,
21:37ma bonne dame,
21:38on voit tout aujourd'hui.
21:38Tu sors,
21:39tu rentres tes couettes,
21:41tes courses dans le coffre,
21:42tu prends ta bassine,
21:43pouf,
21:44c'est parfait.
21:45Non,
21:45non,
21:45c'est très bon timing.
21:47Je suis hyper
21:48réalisée.
21:49Et une ayatollah
21:50de la propreté et de l'hygiène.
21:51Oui,
21:52mais donc,
21:52ça veut dire que tu laves tes couettes
21:53une seule fois,
21:53en fait ?
21:54Comment ça ?
21:54Quand tu l'achètes.
21:56Quand tu l'achètes,
21:56tu la mets à laver
21:57et tu fais tes courses.
21:57Mais non,
21:58quand tu vas faire tes courses,
21:59tu dis,
22:00c'est le ménage au printemps,
22:00tu veux laver toutes tes couettes,
22:02tu vas faire tes courses
22:03et tu mets tout dans les...
22:04Frédéric Carmel.
22:07Le vieux garçon.
22:08C'est absolument pas,
22:09mais j'aurais trop dit ça.
22:09Mais oui,
22:15ni regret,
22:15c'est la réalité.
22:17Est-ce que tu as une machine à laver ?
22:19Oui,
22:19bien sûr.
22:20Et quand je me suis installé
22:22dans mon appartement...
22:22On peut faire des rencontres
22:23devant Matisse.
22:24Oui,
22:24c'est bon.
22:25Quoi ?
22:26J'ai ma notoriété pour ça,
22:28tu vois.
22:28Grâce à ce programme,
22:30je rencontre plein de gens.
22:31Non,
22:31mais c'est-à-dire que mon propriétaire
22:32m'avait proposé,
22:33quand je me suis installé,
22:34il me dit,
22:34voilà,
22:34est-ce que tu veux un sèche-lage aussi ?
22:37Et moi,
22:37j'ai dit non.
22:37Parce qu'en fait,
22:38les sèches-lages,
22:39ça abîme les vêtements.
22:41Donc,
22:42j'ai ma machine à laver
22:44et j'ai un Tancarville.
22:46Vous savez,
22:46ce sèche-lage,
22:46un Tancarville.
22:47Je ne sais pas si c'est un truc du Nord
22:49ou si on dit ça en dehors.
22:49Non,
22:49on dit ça partout.
22:51Il y a des mots comme ça.
22:52Et Tancarville,
22:52c'est pas dans le Nord.
22:53Non,
22:53je sais,
22:54le Tancarville,
22:55et puis j'aime bien faire sécher comme ça.
22:57Ah,
22:57mais moi,
22:57je le citerai et je repasse.
22:59Et d'ailleurs,
22:59on peut dire un petit truc.
23:00Ah,
23:00mais tu peux te dire ici.
23:04On peut tout dire ici.
23:06Apparemment,
23:06ce sujet te passionne.
23:07Oui,
23:07j'ai laissé tomber
23:08le fer à repasser
23:10qui était un peu vieux.
23:11Oui,
23:11le fer à repasser.
23:11J'en ai acheté un.
23:12Oui.
23:1319 euros.
23:14Une marque très connue.
23:15Mais aujourd'hui,
23:16on fait des merveilleux
23:17en fer à repasser.
23:18C'est merveilleux.
23:18Ah non,
23:19non,
23:19sérieux.
23:19Fred Hermel découvre la vie domestique.
23:21Non,
23:21non,
23:21mais j'ai décidé.
23:22C'est ce qu'on appelle
23:22les petits bonheurs de ta vie.
23:24Mais franchement,
23:25les nouveaux modèles
23:25de fer à repasser
23:26ne sont pas chers.
23:27Ils sont exceptionnels.
23:28Et tes chemises sont
23:29beaucoup mieux repassées.
23:30Oui,
23:30parce que d'ailleurs,
23:30je économise,
23:31je ne vais plus au pressing
23:33pour les chemises,
23:33parce que je les repasse tout seul.
23:34Parce que même pour les chemises,
23:36les chemises blanches
23:36qui doivent être bien
23:37quand je vais vous donner,
23:38ça marche très bien.
23:39J'ai juste envie de te dire
23:40merci pour tout ce bonheur.
23:42Quand quelque chose va bien,
23:44il faut le dire.
23:44Apolline Matin,
23:45en vacances,
23:46est-ce que vous seriez tenté
23:47de vous loger
23:47dans une auberge de jeunesse ?
23:49Elles ont le vent en poupe,
23:49elles aussi.
23:50Il en existe près de 400 en France
23:52d'auberges de jeunesse.
23:53Un chiffre en hausse
23:54depuis quelques années
23:54grâce à des auberges de jeunesse
23:56dites de nouvelle génération.
23:58Les précisions
23:59de notre journaliste RMC,
24:01Lou Garnier.
24:02Dans l'auberge
24:03Les Camélias à Nice,
24:04ouvertes depuis plus de 20 ans,
24:06Robin Genoux,
24:07le responsable,
24:07constate une fréquentation en hausse
24:09après une baisse de l'activité.
24:11D'ailleurs,
24:11ils sont quasiment complets
24:12pour le mois d'août
24:13et ils assurent
24:14ne pas souffrir
24:14de la concurrence
24:15des autres auberges de la ville.
24:17David Le Carré,
24:17le délégué général
24:18de la Fédération Unie
24:20des auberges de jeunesse
24:21partage ce constat.
24:22On est sur un taux
24:22de fréquentation
24:23de 80% en moyenne
24:25pour une auberge du réseau
24:26située dans une grande ville
24:27en haute saison,
24:28m'a-t-il confié ?
24:29Il y a 10 ans,
24:30ce chiffre était d'environ 50%.
24:31Alors,
24:32comment expliquer ce succès ?
24:34Grâce à des plateformes
24:34comme Booking
24:35qui ont permis
24:36d'internationaliser la clientèle,
24:38grâce à la demande
24:38de vacances peu coûteuses,
24:40mais surtout,
24:40grâce à l'apparition
24:41d'auberges hybrides
24:42à mi-chemin
24:43entre l'hôtel
24:44et l'auberge de jeunesse classique.
24:47Les auberges de jeunesse,
24:48pardon,
24:49de jeunesse,
24:49je vais y arriver,
24:49on le vend en poupe,
24:50je me tourne vers le plus jeune
24:51autour de moi.
24:52Mais qui n'est plus tellement jeune ?
24:54Non,
24:54c'est toi le plus jeune.
24:55Pierre Rondeau ?
24:5637 ans.
24:56Est-ce que tu vas dans...
24:59T'as fréquenté ?
25:00J'ai fréquenté
25:00quand j'étais jeune,
25:01auberge de jeunesse,
25:02c'est pour la jeunesse.
25:03Mais tu le fais plus maintenant ?
25:04Excusez-moi,
25:05moi,
25:06alors,
25:06si,
25:07quand j'y étais,
25:07quand j'avais 20 ans,
25:0921 ans,
25:09et que j'allais en auberge,
25:10et je voyais débarquer,
25:11ou si j'avais vu débarquer
25:12quelqu'un de 35-40 ans,
25:14j'aurais dit
25:14« Oh, waouh !
25:16Petit pervers ! »
25:17Parce que je suis désolé,
25:21quand t'as 20 ans,
25:22quand t'as 20 ans...
25:23Est-ce que tu te souviens,
25:24toi, Rémi,
25:24quand t'avais 20 ans,
25:25quand tu avais quelqu'un
25:26de 35 ans ?
25:27C'était un vieux pour toi.
25:28Je lui disais « Bonjour ».
25:28Oui, c'était un vieux.
25:29C'était un vieux.
25:30Je suis désolé.
25:31Même si on se dit
25:31« Ouais, je suis jeune,
25:32je suis plein de bonne volonté. »
25:34On a quand même l'âge qu'on a
25:35et l'âge qu'on porte.
25:36J'ai toujours été
25:37beaucoup plus ouvert d'esprit
25:38que toi, donc.
25:38Ça fait très longtemps
25:40que les auberges de jeunesse
25:41ne prennent pas mal leur nom,
25:42ne prennent pas que des jeunes.
25:44Moi, je me suis logée
25:44plein de fois en auberge de la gentillesse.
25:47Elles ont aussi sacrément
25:47augmenté en qualité.
25:49On parlait d'auberges hybrides.
25:50C'est vachement plus sympa.
25:52C'est plus sécurisé aussi.
25:53Parce qu'avant,
25:53tu te faisais voler tes affaires.
25:54Mais je ne parles de ça
25:55il y a longtemps.
25:55Et tu continuerais à y aller
25:56aujourd'hui ?
25:56La laiterie est bien meilleure.
25:57J'y suis allée il n'y a pas si longtemps.
25:59On est en famille nombreuse.
26:01Et tu as des petits déjeuners
26:02qui sont carrément au niveau.
26:03Ça a vraiment, vraiment,
26:04vraiment upgradé.
26:05Attention, c'est devenu plus joli aussi.
26:07C'est toujours aussi peu cher.
26:08Franchement, c'est l'archi bon plan.
26:10Et je suis plus âgée que toi.
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