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  • il y a 5 mois
Dans un entretien accordé à Paris Match, le chef de l'État qualifie le plan d'économies budgétaires défendu par François Bayrou de "lucide et courageux". Il répète également qu'il ne veut pas de nouvelle dissolution.

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Transcription
00:00Non, je ne sais pas où c'est que vont chercher ça, ces politiques-là.
00:05Il y a une réalité aujourd'hui qui se passe dans le pays,
00:07c'est qu'on a décidé de s'attaquer aux plus fragiles,
00:09de s'attaquer aux travailleurs, aux salariés,
00:12alors que certains s'en mettent plein les poches
00:14et qui sont finalement exonérés de tout effort.
00:18On nous parle par exemple, alors des deux jours fériés,
00:20bon, c'est une chose, mais il y a plein d'autres mesures
00:22qui sont absolument catastrophiques et qui sont antisociales dans leur ensemble.
00:27Mais par exemple, sur les jours fériés,
00:29on nous parle d'à peu près 4 milliards qui seraient récupérés
00:32si jamais cette mesure passait.
00:34Bizarrement, ça correspond exactement à ce qui a été supprimé
00:37lors de la suppression de l'ISF.
00:39Est-ce que par exemple, on ne pourrait pas plutôt annoncer
00:41la remise en place de cet ISF,
00:43plutôt que de vouloir absolument mettre en place ces deux jours fériés en mois ?
00:48Vous voyez, c'est plein de petites annonces comme ça
00:49qui sont faites les unes après les autres.
00:51Dans tous les cas, pour vous, c'est censure, c'est la censure.
00:54Ce que regrette Emmanuel Macron, parce que le président de la République
00:56dit qu'attention à l'instabilité politique,
00:58ne faites pas de coups politiques, discutez entre formations.
01:02– Oui, Emmanuel Macron, il est bien gentil,
01:04mais celui qui crée du désordre, qui crée de la déstabilité politique,
01:11c'est bien lui, à travers cette réforme,
01:13à travers sa dissolution de l'Assemblée nationale,
01:16et à travers aussi le non-respect des urnes,
01:18parce qu'on a tendance un peu à oublier quand même
01:19d'où on en est arrivé à ce résultat-là.
01:22Comment est arrivé Bayrou finalement en tant que Premier ministre ?
01:24– Il y a eu des élections, je le rappelle, en 2024,
01:27avec un résultat qui n'a pas été respecté.
01:29On a mis M. Michel Barnier qui a été censuré.
01:33Derrière, on a eu François Bayrou qui a été sauvé à plusieurs reprises,
01:37notamment par le Rassemblement national,
01:38parce que le système a besoin d'une béquille,
01:40et c'est aujourd'hui le Rassemblement national.
01:41Eh bien aujourd'hui, on en voit les résultats avec un Bayrou
01:44qui est absolument en roue libre, complet,
01:46et qui nous sort tout un tas de mesures qui sont absolument démagogues,
01:49qui sont populistes, et qui clairement ne régleront absolument rien,
01:53si c'est de mettre encore un peu plus les gens dans la précarité.
01:55– Cela dit, vous aurez besoin du Rassemblement national
01:58si vous voulez faire chuter François Bayrou aussi, M. le député ?
02:01– Après le Rassemblement national, ils feront ce qu'ils ont à faire.
02:05Nous, on n'a pas besoin d'eux.
02:06Nous, on sait très bien ce qu'on a à faire.
02:08On est investis pour la réussite de l'action du 10 septembre,
02:11parce que quand on dit bloquons tout, c'est bien joli de le dire,
02:14mais vous savez, moi je suis un ancien syndicaliste,
02:16et comme on dit, pour dire grève générale,
02:18il ne s'agit pas d'appuyer sur le bouton et tout le monde se met en grève.
02:20Eh bien pour bloquer le pays, c'est pareil, ça se construit, ça se travaille,
02:23et ce qu'on est en train de faire avec les gens sur le terrain.
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