00:00Vous écoutez Europe 1 sur le week-end, 19h51, alors justement Alexandre vous en parlez, Noisy-le-Sec, toujours le 93 en Seine-Saint-Denis, l'obscurantisme qui fait dans la menace, le maire a été contraint, vous l'avez entendu cette semaine, d'annuler une projection du film Barbie en plein air sur un écran géant dans un quartier, tout simplement une dizaine de personnes, une dizaine de jeunes qui sont rapprochés des agents municipaux qui devaient faire cette projection, qui ont mis un peu la pression, la grosse pression, car pour eux le film prône l'homosexualité, j'ai envie de dire ok, mais et alors ?
00:30Michel Fayad, écoutez moi, je n'étais pas fan de Charlie Hebdo et je ne suis pas fan de Barbie, mais il n'empêche qu'on ne touche pas à Charlie Hebdo et on ne touche pas à Barbie, la liberté d'expression, c'est la liberté d'expression et puis c'est la loi française qui est derrière, donc soit on respecte la loi française, soit on veut changer cette loi, et eux là pour le coup veulent changer la loi, pour imposer leur propre loi, et en réalité il y a ce qu'on appelle la conquête territoriale qui consiste à pousser
00:58ceux qui ne pensent pas comme eux, et ceux qui veulent exclure même d'être dans la rue, comme les femmes, on l'a vu au moment de la victoire du PSG, où les femmes étaient rejetées, elles devaient rentrer chez elles, quitte à recevoir des coups en pleine figure, alors qu'elles étaient par terre,
01:15là c'est un peu la même idée, c'est une conquête des esprits, une conquête des médias, une conquête de la culture, des événements, ils veulent imposer leurs lois partout, donc nous on a le choix, soit on se soumet d'un point de vue sécuritaire, et on se soumet d'un point de vue intellectuel,
01:33soit on se ressaisit, et on fait une véritable confrontation intellectuelle, en plus de la confrontation sécuritaire et judiciaire. Je pense que tout cela est associé, on ne peut pas mener une bataille sans l'autre.
01:45Moi je me souviens au lendemain des attentats du Bataclan, beaucoup se disaient, et puis aussi vous le saviez, des restaurants et des terrasses de café qui avaient été complètement canardées par les terroristes,
01:56beaucoup disaient, c'est ma résilience, je vais quand même prendre mon café sur cette terrasse, Alexandre Malafaille, pour aller dans ce combat qu'évoquait Michel Fayad,
02:06est-ce qu'il fallait absolument maintenir la projection, quitte à mettre un service de policier ?
02:11Oui bien sûr, on ne peut pas accepter que dans un pays comme le nôtre, l'état de droit ne soit pas appliqué partout, mais on sait qu'il ne l'est pas,
02:19on sait qu'il y a toute une série de quartiers dans lesquels, voilà, c'est plutôt la loi des dealers ou d'un certain nombre de tenants de courants idéologiques qui vont prendre le dessus.
02:31C'est dramatique. Mais ce qui est dramatique, c'est que derrière, on n'est pas encore là capable, de manière collégiale, de nommer le mal.
02:37C'était hier, je ne sais plus, sur France Info, j'écoutais un interview d'une féministe, et en fait, elle avait, elle, une lecture du problème qui n'était pas du tout une lecture islamiste.
02:48Elle avait une lecture masculiniste du problème.
02:50Alors juste, pour mettre de la perspective aussi, c'est qu'on parlait que les jeunes avaient proféré des menaces contre les agents municipaux pour que le film, parce que le film prôde l'homosexualité,
02:59mais aussi porte atteinte à l'image de la femme.
03:02C'était leur propos.
03:03Mais sous quelle forme ? Moi je me pose la question, est-ce que c'est porté à l'image de la femme qui est sur le fond, ou la femme objet, ou la forme, pardon, la femme plastique ?
03:10Oui, mais là, quand les féministes montent au créneau pour défendre, finalement, ou expliquer, ou essayer de donner du sens,
03:16ce sont des, pardon, des idiotes utiles de la cause islamique.
03:20Parce que ce qui est redoutable derrière ça, c'est que...
03:22Ils essayent de faire des pompes.
03:23Oui, mais là encore, on peut comprendre le combat qu'elle mène, de dire, le problème derrière tout ça, c'est le patriarcat,
03:27et un système qui fait qu'à un moment donné, l'homme est un oppresseur sur la femme, et ça fait plein de choses, et ça fait des viols, et ça fait des familles malheureuses,
03:33et ça fait... Tout ça, c'est vrai.
03:34Mais là, en l'occurrence, c'est pas le sujet.
03:37Il est vrai qu'il y a un problème de patriarcat, il y a un problème d'égalité des droits hommes-femmes,
03:42et que le combat est loin déterminé, mais il est déjà très bien traité, beaucoup mieux traité qu'il ne l'a jamais été depuis des siècles,
03:47surtout en France, et surtout sur le continent européen.
03:49Donc, quelque part, on fait beaucoup de progrès, et en plus, ce combat-là n'a pas du tout les mêmes effets,
03:54en tout cas, ceux qui sont effectivement les tenants d'un patriarcat autoritaire,
03:57n'ont pas les mêmes effets sur la société, sur le vivre ensemble, que ce qui se passe avec l'islam radical.
04:00Et donc, quand on a ce type de position féministe, qui finalement remettent le problème de l'islamisme au second plan,
04:06ça fait le jeu des islamistes, évidemment, ça nous empêche une fois de plus d'être capables de bien travailler,
04:11de bien nommer les choses.
04:12Alors, la priorité numéro un, c'est aujourd'hui, c'est de lutter contre l'islam radical,
04:15quel qu'il soit, et tout le monde devrait encore être en leadership par rapport à ça,
04:18parce que c'est notre sécurité collective dont il est question à terme.
04:21Michel Fayad, certains politiques reprochent au maire de nos îles secs, Olivier Sarabeus,
04:25d'avoir cédé à la revendication communautaire.
04:27Est-ce que vous comprenez ces reproches politiques ?
04:31Oui, parce qu'il y a des élections municipales l'année prochaine,
04:33et qu'on sait qu'à nos îles secs, il y a une forte communauté musulmane,
04:36et donc ils veulent la séduire.
04:38Et ils pensent que tous les musulmans sont islamistes.
04:41Et le problème, c'est qu'en réalité, en partie, il y a un grand nombre qui l'est effectivement.
04:49Et pourquoi ?
04:50Eh bien parce que, contrairement à ce que la classe politique nous dit,
04:53il y a les frères musulmans et les frères musulmans,
04:55il n'y a pas que les frères musulmans, il y a les salafistes,
04:57et il y a aussi un groupe qui s'appelle l'établir.
04:59Parce que l'établir, qu'on oublie toujours systématiquement,
05:02parce qu'on dit qu'ils sont quiétistes et qu'ils sont apolitiques,
05:05ce sont eux qui font toute cette politique d'islamisation,
05:08parce qu'ils vont vers chaque appartement,
05:11ils sonnent, et ils islamisent les personnes qui viennent de ces pays musulmans.
05:17Parce que tous ceux qui viennent des pays musulmans ne sont pas forcément ni des croyants, ni des pratiquants.
05:21Donc ils sont là à vouloir les islamiser, et ensuite les frères musulmans et les salafistes viennent,
05:25et ils récoltent les fruits, consommer, l'établir.
05:28Et donc si la classe politique française n'est pas en train de combattre, s'établir,
05:34elle ne s'est consommer.
05:35Et on les combat comment ? On va faire aussi du porte-à-porte,
05:37et annoncer, proposer une autre idée, une autre pensée ?
05:40Non mais soit on revient à ce que vous disiez, soit on...
05:42Moi je reviens à quelque chose de très terratère, c'est pour ça que je pose la question.
05:45L'idéologie islamiste doit être interdite, point.
05:48Parce que l'idéologie islamiste, c'est une idéologie qui est totalitariste.
05:51La définition du totalitarisme, telle qu'on l'a appris dans nos études,
05:55c'était la volonté de créer un homme nouveau.
05:58Comme Hitler voulait créer un homme nouveau, l'homme nazi,
06:00comme Staline voulait créer un homme nouveau, l'homme communiste,
06:03et bien l'islamiste veut créer un homme nouveau, l'homme islamiste.
06:06Donc cette idéologie qui est totalitariste doit être interdite.
06:10Merci Michel Fayad, merci aussi Alexandre Malafaille.
06:12J'ajoute que le maire, justement, de Nosilles-le-Sec,
06:14promet que le film sera diffusé, qu'il fera l'objet d'un débat,
06:17donc il fait machinariat, finalement, il revient sur ses pas.
06:19Comme il le dit d'un problème, je vais en faire une solution
06:21pour travailler sur cette question-là.
06:23J'espère que le débat pourra avoir lieu, en tout cas,
Écris le tout premier commentaire