Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Un autre sujet que je voulais aborder avec vous, chers auditeurs, et puis avec notre invité aujourd'hui, Alexandre Malafaille, c'est cette projection, vous en avez beaucoup parlé sur l'antenne d'Europe 1 la semaine dernière, Barbie censurée à Noisy-le-Sec, et finalement, le maire PCF, Olivier Sarabérousse, a décidé de diffuser ce film avec un débat à l'issue de la projection.
00:25Alexandre Malafaille, il rebousse un petit peu le chemin, mais on va parler un petit peu de ses sorties à ce maire, parce qu'il a qualifié ce groupe de jeunes, on rappelle un petit peu l'histoire qui s'était opposée à ce film, il avait donné raison à ces jeunes, en gros, soi-disant, pour garantir la sécurité de ses agents, il les a qualifiés d'extrêmes minorités, de voyous, avec des arguments fallacieux, reflétant l'obscurantisme et le fondamentalisme,
00:52mais enfin, il parle quand même, sur le même ton, il les met sur le même pied d'égalité, de la récupération politique de la droite et de l'extrême droite, il n'a pas pu s'en empêcher le maire PCF, dénonçant des attaques racistes et islamophobes sur les réseaux sociaux.
01:06Ça vous évoque quoi ?
01:10Ça m'évoque un naufrage de plus dans ce cher vieux pays, où on n'est pas capable de garantir la liberté d'expression, la liberté de gérer, de culture, et qu'il suffit d'avoir quelques dizaines d'excités qui croient effectivement détenir la vraie parole, pour s'aider.
01:27C'est une défaite de plus. Après, le maire est dans une situation politique qui est très compliquée. Il est dans une ville qui est très compliquée parce qu'il a une typologie de population,
01:41qui s'il veut se faire réélire en 2026, parce qu'il y a quand même des échanges municipales, il va devoir tenir compte de sa population.
01:48Bah oui, si vous avez une population qui est plus comme ça, ou plus comme ça, plus d'origine maghrébine, plus d'origine paysanne, plus d'origine rurale,
02:00vous avez forcément une coloration du vote qui peut en avoir.
02:02Là où vous ouvriez hier, vous pouvez avoir une coloration du vote, c'est ce que je dis, on le voit bien effectivement, dès qu'on est dans le 20ème, le 19ème, et tout l'Est parisien, on voit bien.
02:10Mais est-ce qu'il ne serait pas souhaitable que nos chères politiques aient le sens de la responsabilité et l'intérêt supérieur de l'État, de la République, de la laïcité, plutôt que de leur voix ?
02:22Vous parlez comme dans un très beau livre, chère Stéphane, je suis d'accord.
02:26Non mais on peut être d'accord, après il y a le pragmatisme de l'élu qui craint peut-être aussi que finalement, d'un incident peut-être mineur considéré comme tel par lui,
02:33on risque d'avoir finalement un certain nombre de mobilisations et qu'il n'a pas envie d'avoir des émeutes à cause de la projection d'un film.
02:38Après il va faire cette projection, il va organiser un débat, on voit bien où il va emmener le sujet.
02:43On a commencé à entendre un certain nombre de prises de position, alors ça, ça m'a totalement surpris, mais c'était sur France Info, de journalistes qui donnaient la parole à des féministes.
02:51Alors qu'est-ce que viennent faire les féministes dans un sujet comme celui-là ? On peut s'attendre, mais si, parce que c'est une autre façon de lire le problème.
02:57Alors c'est vrai que les jeunes hommes, c'est peut-être la réponse à votre question, mon cher Alexandre Malafaï,
03:02plusieurs hommes qui estimaient donc que ce film n'était pas adapté, pas correct et trop vulgaire pour les femmes, notamment,
03:09tout en affirmant que ce rejet n'a rien à voir avec l'islam ou la religion.
03:12Bien sûr, absolument, ça n'a rien à voir.
03:13On précise que c'est interdit en Algérie, Algérie, Koweït ou Liban.
03:17Bien sûr, mais non, ça n'a peut-être rien à voir.
03:20A priori, ça a à voir, voilà.
03:21Après, comme on dit, je n'ai pas été vérifié à titre personne sur le terrain, mais ça a à voir.
03:25Sauf que la façon de traiter le problème par cette représentante féministe sur France Info,
03:31c'était de dire, ce n'est pas une question d'islam, pas du tout, point du tout.
03:35Il s'agit d'un problème de masculinisme.
03:37Il n'y a qu'en fait, on explique et on justifie la position de ces jeunes,
03:41qui sont peut-être de confession musulmane et peut-être un peu radicaux,
03:43mais ce n'est pas une question d'islam radical, ce n'est pas une question de fondamentalisme religieux, pas du tout.
03:47C'est une question d'approche patriarcale de la société, dite masculiniste, maintenant, pour inventer un nouveau terme,
03:52et qui fait qu'il faut combattre ce masculinisme.
03:56Ce groupe a reproché aussi de faire l'apologie de l'homosexualité.
04:00Oui, mais c'est parce que tout ça est mélangé.
04:02Alors là, pour le coup, ça rejoint bien la cause musulmane, en tout cas dans sa version radicale de la lecture de la société.
04:07Rappelez-vous ce joueur de foot de Nantes, qui avait refusé de jouer au foot un soir de match important,
04:12parce que c'était un jour de match où on avait décidé de porter un bracelet de solidarité avec la cause LGBT,
04:18et il fallait porter ce brassard, et il a refusé de le porter, il a refusé de jouer.
04:23Donc, on est face à un islam qui, de temps en temps, montre son vrai visage dans son intention politique et son rapport à la société,
04:29ce qui permet au moins de prendre mieux la mesure du problème.
04:31Là, en l'occurrence, ce qui est redoutable, c'est qu'on va essayer de noyer le problème,
04:34qui est dire, au lieu de faire face à la vraie menace, qui est celle qui nous confronte aujourd'hui dans un certain nombre de quartiers et de cités,
04:39et plus généralement au niveau de la société française, qui est dire d'avoir un islam radical qu'on ne sait pas combattre,
04:43on va avoir des débats après un film comme ça pour nous expliquer, en fait, c'est un problème de rapport au patriarcat,
04:47de tolérance aux valeurs, qu'en fait, en effet, le rapport de l'homme à la femme,
04:51c'est pas qu'un problème d'islam, c'est un problème de société et de système,
04:53et qu'on est très mauvais parce que l'égalité, femme, homme, etc.
04:56Voilà, c'est ça qu'ils vont essayer de faire pour faire passer la pilule.
04:58Et ça réagit au standard, dans quelques instants, on prendra un auditeur qui souhaite intervenir sur ce sujet.
05:04Oui, Stéphanie Demureux, vous allez continuer, bien sûr, à parler de cette reprogrammation du film Barbie à Noisy-le-Sec,
05:08et puis vous allez nous emmener à Colmar, direction le Grand Est, pour cette séquence devenue culte.
05:14Bonjour, Monsieur le Maire.
05:15Et on parlera de l'amour aussi, Marie, on n'oublie pas le cerveau des amoureux.
05:18C'est vrai, à tout de suite sur Europe 1.
05:21Europe 1, Stéphanie Demureux, et vous.
05:24Votre séquence Bonjour Monsieur le Maire arrive dans quelques minutes sur Europe 1.
05:27Dans la prochaine demi-heure, vous allez aussi nous parler amour, Stéphanie Demureux, avec Lucie Vincent, neurobiologiste.
05:32Oui, parce que moi, non, je ne vais pas en parler.
05:34Oui, non, je sais.
05:35Elle a écrit le livre Le cerveau des amoureux, on en parlera sur Europe 1.
05:38Mais tout de suite, on revient sur cette reprogrammation du film Barbie à Noisy-le-Sec.
05:43Le Maire a changé d'avis et ça fait réagir au standard.
05:45Oui, pas mal d'interventions d'auditeurs qui souhaitent réagir au standard,
05:50à commencer par Amide, qui est avec nous et qui nous appelle de vénère, c'est ça ?
05:56Ça se dit comme ça ?
05:58Tout de...
05:58Non, non, je...
06:00Entre parenthèses, on me met une ville, mais je n'arrive pas à la lire, figurez-vous.
06:06Donc, vous nous appelez d'où, Amide ?
06:08Bon, ben, là, actuellement, là, je n'y suis pas.
06:11Mais sinon, quand je vous appelle d'habitude, je suis dans la petite ville d'Aix-en-Âte.
06:14Ah, rien à voir !
06:17Aix-en-Âte, c'est un petit village de l'Aubre entre trois essences.
06:21Très bien, bon.
06:22Alors, vous vouliez réagir, Amide ?
06:24Oui, bien sûr.
06:25Alors, moi, à mon avis, M. le Maire de Noisy-le-Sec, là, il a fait preuve de courage et de bonne volonté.
06:32Oui, Amide.
06:32Mais il faut quand même...
06:33Voilà, nous sommes en France, nous sommes dans un pays laïque, un pays de liberté,
06:38où même si certaines choses, il y en a de trop.
06:39Il y a tous ces jeunes trublions qui voulaient interdire ce film Barbie,
06:43et dont on connaît les orientations religieuses plus que probablement.
06:46Ben, moi, je leur dis une chose, si nos lois, us, mœurs, traditions, coutumes et religions les dérangent,
06:54ben, ils peuvent aller ailleurs.
06:55Il y a 57 pays musulmans sur la planète.
06:57Il y a largement de quoi satisfaire tous ces gens.
07:00Voilà.
07:01Oui.
07:02Alexandre Manafail, on comprend la colère d'Amide.
07:06Oui, ce qui est fascinant, c'est qu'il n'y ait pas plus de mobilisation en France,
07:10de toute la classe politique, et de toute une série de mouvements, y compris féministes ou autres,
07:15pour dire que, quand même, on devrait être très ferme sur les principes
07:19qui sont ceux qui garantissent notre liberté, notre respect de l'autre, notre diversité.
07:24Cette chance extraordinaire d'avoir réussi à conquérir tout ça,
07:27et de laisser en parallèle s'installer chez nous des mouvances idéologiques et religieuses radicales
07:32qui prônent exactement le mouvement inverse.
07:34Et on les tolère, et certains s'en servent à titre politique ou à titre idéologique.
07:38C'est redoutable et c'est mortifère.
07:40Alors bon, c'est vrai que là, le maire a quand même reprogrammé,
07:44c'était la moindre des choses, mais c'est vrai qu'il ne peut pas s'empêcher
07:47de mettre sur le même pied les opposants,
07:50qui traitent effectivement de minorités de voyous, d'obscurantistes, de fondamentalistes,
07:55et la droite et l'extrême droite,
07:58qu'ils condamnent pour des récupérations politiques,
08:01en dénonçant des attaques racistes et islamophobes.
08:03Est-ce que c'était bien la peine de rajouter ça, Amide, selon vous ?
08:06Ah ben non, pas du tout, mais de toute façon, je vais vous dire une chose.
08:09Depuis 40 ans maintenant, dès qu'il y a quelque chose qui va plus,
08:11qu'on dénonce quelque chose, on est tout de suite taxé d'extrême droite,
08:15de raciste, de fasciste.
08:16Non, moi je suis désolé.
08:18Comme je l'ai déjà dit plusieurs fois, il faut appeler un chat un chat,
08:20il faut ouvrir les yeux, ne pas marcher avec des oillères,
08:23et se rendre compte qu'en France, on a un véritable problème avec l'islam,
08:28et ça ne devient même pas un problème, ça devient un fléau.
08:32C'est un fléau.
08:33Et justement, moi je reproche aux politiques de ne pas assez en parler et tout.
08:38Bruno Retailleau avait parlé d'analyser effectivement le débat.
08:44Vous êtes d'accord avec ces propos de Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur ?
08:48Bien sûr, mais M. Retailleau, il a raison,
08:50mais malheureusement M. Retailleau, il est tout seul,
08:52et il n'y en a pas beaucoup qui le suivent, même dans sa formation politique.
08:54Moi j'aimerais voir beaucoup plus de gens de sa formation politique
08:57qui soient derrière lui et qui le suivent, et qui lui disent
08:59Bruno, t'as raison, continue.
09:03Voilà.
09:04Eh bien oui.
09:05Ça me rappelle d'ailleurs, on avait reçu Alexandre Malafaille,
09:08Marie Cabrette, la présidente du Printemps Républicain,
09:13qui était venue nous parler de la censure dont avait fait l'objet à Saint-Ouen,
09:17un film qui retraçait Charlie Hebdo.
09:19Vous savez, depuis le début, ça avait été censuré,
09:24c'est programmé finalement par le Conseil Général de Paris.
09:28C'est vrai que ce sont des histoires peut-être isolées,
09:32mais qui arrivent trop souvent, peut-être.
09:35Non, mais on a du mal à nommer les choses,
09:37et mal nommé, ça ajoute au malheur du monde.
09:39C'est un vrai problème.
09:41On est incapable de porter un vrai diagnostic,
09:45et quand on a à un moment donné un service de la République
09:47qui, par exemple, fait un rapport sur l'entrisme des frères musulmans,
09:52c'est juste les services de renseignement intérieur qui font ce travail-là,
09:55on ne peut pas les suspecter d'être trop manipulés et manipulables.
09:58Ils font leur boulot, ils essayent de regarder la réalité en face.
10:00D'ailleurs, qu'on voit depuis maintenant plus de 20 ans,
10:02les premiers rapports qui ont été enterrés,
10:04c'était sous Sarkozy en 2004 sur ces questions-là.
10:06Voilà, donc maintenant, on commence à en parler.
10:07Mais vous êtes taxé d'islamophobe quand vous parlez de ce genre de sujet,
10:10donc ça pose un véritable problème.
10:12Oui, mais parce que derrière, vous avez la récupération politicienne.
10:14C'est-à-dire que ce que fait le maire à ce moment-là,
10:17c'est que comme il a lui, il a sa clientèle musulmane,
10:20il est obligé de faire attention à ça parce qu'il prépare 2026,
10:22et donc il dit, oui, mais ce n'est pas bien de tout mélanger.
10:25En fait, vous faites une espèce d'amalgame,
10:26ce n'est pas ce qu'il faut faire.
10:27Et le résultat des courses, c'est quoi ?
10:28C'est quoi ? On jette, bien sûr,
10:30on désigne un autre ennemi en pâture.
10:33Donc ça, ça nous empêche de poser le problème.
10:35Et tant qu'on ne le pose pas,
10:36on aura cet espèce de développement.
10:37Merci en tout cas, Amit, d'être intervenu sur l'antenne.
10:39Nous sommes avec Rodolphe, qui nous appelle de la région PACA.
10:43C'est bien ça ? Bonjour, Rodolphe.
10:45Oui, bonjour.
10:46C'est bien de la région PACA qu'elle vous appelle, effectivement.
10:48Oui, vous souhaitez réagir ?
10:51Oui, parce que finalement, si vous voulez,
10:53ce débat, cette réaction des jeunes face à un film, etc.,
10:59mais je dirais que ce n'est vraiment pas étonnant.
11:02On est face à un changement, si vous voulez, culturel en France,
11:08qui est alimenté à la fois par une immigration
11:11qu'on pourrait qualifier de massive,
11:13500 000 immigrés par an, je vous le rappelle,
11:17depuis que Macron est au pouvoir.
11:19Donc sur 7 ans, ça fait déjà 3,5 millions.
11:22Sans compter, je ne compte même pas ceux qui étaient arrivés avant,
11:26ceux qui ont fait des enfants, etc.
11:30Et je dirais qu'on a un changement de société profond
11:33au sein de la France,
11:34et que c'est donc alimenté à la fois par des politiques,
11:37des politiques clairement assumées,
11:40par une politique aussi d'immigration clandestine.
11:44Donc on est face à, si vous voulez,
11:46un problème qui devient...
11:49Enfin, on est submergé, en fait.
11:51On est submergé,
11:52et les politiques qui ont été menées
11:54depuis même l'existence de mouvements
11:57comme SOS, racisme, etc.,
11:59n'ont eu vocation finalement qu'à faire que
12:02la France soit...
12:05soit...
12:07je dirais métissée, quelque part.
12:09En tout cas, vous saluez quand même
12:11la reprogrammation de cette projection ?
12:15C'est un bon signal ?
12:16Oui, oui, tout à fait.
12:17Mais il faut, si vous voulez,
12:19se battre, je dirais,
12:21maître à maître tous les jours.
12:23Mais moi, si on se projette,
12:26si vous voulez,
12:27parce que pour bien comprendre le problème,
12:29il faut comprendre d'où on vient.
12:31Et si on poursuit la trajectoire
12:34dans laquelle on est depuis
12:3620, 30, 40 ans,
12:38où est-ce que ça nous amène ?
12:41Je dirais, si on projette,
12:42si on continue,
12:43les courbes démographiques,
12:45où est-ce qu'on va ?
12:46Merci en tout cas, Rodolphe,
12:48de nous avoir exprimé votre opinion
12:51sur cette censure
12:53et finalement cette reprogrammation
12:55du film Barbie
12:56à Noisy-de-Sec.
12:57Alexandre Manafail,
12:58je vous dis au revoir,
12:58mais rapidement,
12:59vous souhaitiez rapidement,
13:01parce qu'on a rendez-vous
13:02avec le maire de Colmar,
13:03réagir sur ce que nous disait
13:04Rodolphe,
13:05qui évoque la problématique
13:08de l'immigration,
13:09effectivement,
13:10qui le lie à cette forme
13:12de censure.
13:13Le changement de société
13:14en tant que tel
13:14n'est pas un problème.
13:15Il y a toujours eu
13:16des changements de société,
13:16y compris des changements
13:17de population.
13:17Le vrai problème,
13:18c'est qu'aujourd'hui,
13:19dans ce changement,
13:19il y a un nouvel entrant
13:20qui est l'islam religieux intégriste
13:24et que cet islam-là
13:25n'est pas soluble
13:26dans notre système actuel
13:27et ça provoque le choc
13:28auquel on est en train d'assister.
13:29Merci beaucoup Alexandre Manafail
13:30de nous avoir accompagné,
13:33président du think tank Sinopia.
13:35Merci à vous.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations