00:00C'est-à-dire de doter de notre mémoire collective la violence de ce geste.
00:05Et ce n'est pas que ça nous fait plaisir de nous rappeler la violence qui a été faite contre Ilan.
00:11C'est juste que, en plus, le paradoxe, c'est que ce petit Ilan, son prénom en hébreu veut dire l'arbre.
00:17Et il y a quelque chose d'horrible à vouloir déraciner l'arbre de celui qui s'appelle l'arbre,
00:22comme s'il fallait enlever tout le mal qu'on peut faire aux Juifs.
00:26Et comme ça renvoie à une situation où, dans le même département, il y a trois jours,
00:31un homme s'est fait agresser en allant à la synagogue à Livré-Gargan, et ainsi de suite partout en France,
00:37donc ça renvoie à une sorte de rejet de tout ce que les Juifs subissent.
00:42Et ça, c'est intolérable, c'est insupportable.
00:44J'étais très touché de la présence, un 15 août, du préfet, du maire, des services de police
00:51qui ont à la fois assuré la protection, mais de cette cérémonie,
00:53parce que vous vous rendez compte qu'on est obligé maintenant d'envisager d'assurer la protection d'une cérémonie
00:57qui rend hommage à un jeune qui a été assassiné parce qu'il était juif.
01:01Donc ça veut dire qu'il y a quelque chose qui tourne par rond,
01:04et qu'il faut absolument être capable de revenir aux fondamentaux de ce qu'est notre société,
01:09c'est-à-dire être capable de vivre les choses ensemble, c'est-à-dire être capable d'expérir ensemble.
Commentaires