00:00Je considère que M. Zelensky est dans son bon droit. On parle d'une décision qui va concerner son pays et je comprends sa déception, son étonnement, voire sa contestation quant au fait qu'il ne soit pas associé aux discussions.
00:15Nous, avec Marine Le Pen, nous réclamons depuis trois ans maintenant l'instauration d'une grande conférence pour la paix, de manière à ce que les éléments qui soient négociés de part et d'autre n'engendrent pas d'amertume, ce qui serait le terreau d'une reprise des hostilités, en tout cas le terreau de la guerre d'après.
00:38L'Ukraine exclut des discussions, mais au-delà, c'est l'Europe tout entière qui n'est pas conviée. Est-ce que l'Europe a encore un poids dans ce conflit, dans la résolution de ce conflit ?
00:49Je regrette, je le déplore, mais je pense bien que non. Et d'ailleurs, les faits contredisent les annonces, les discours d'Emmanuel Macron qui voulait être au cœur de la résolution de ce conflit
01:03et qui, vraisemblablement, est totalement écarté de ces discussions. Et c'est vrai que moi, je comprends une partie de la population française qui ressent de l'anxiété vis-à-vis de ce conflit qui s'enlise.
01:17Et donc, je le dis, voilà, je pense que nous, au Rassemblement national, nous pensons que seule la diplomatie permettra de sortir de cette crise et surtout de ne pas créer la suivante.
01:26Et l'Afrique, à qui ? Pourquoi l'Europe n'a pas sa place dans ces discussions, selon vous ?
01:30Je ne dis pas qu'elle n'a pas sa place, je dis que là, en l'occurrence...
01:34Elle n'est pas conviée.
01:34Oui, voilà, c'est ça, tout à fait. Elle n'est pas conviée. Non, parce que je pense notamment que la question diplomatique doit aussi être l'affaire des pays
01:43et pas une compétence supplémentaire transférée à l'Union européenne, puisque les membres, les pays membres de l'Union européenne
01:51n'ont pas forcément tous les mêmes intérêts d'un point de vue international. Et vous savez, nous, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella,
01:58nous contestons le poids grandissant d'Ursula von der Leyen, notamment quand elle s'attribue des compétences qui ne sont pas les siennes
02:05en matière de santé, d'agriculture, de budget et aussi des questions militaires ou diplomatiques.
02:10Pour revenir sur l'Ukraine, Madame Diaz, vous appelez une solution diplomatique. Est-ce que vous comprenez la diplomatie de Donald Trump ?
02:19Une semaine, il menace la Russie avec l'envoi de sous-marins nucléaires. La semaine suivante, finalement, il n'y a plus d'ultimatum
02:26et il fait venir M. Poutine en Alaska sur le territoire américain. Est-ce que vous comprenez la diplomatie américaine version Donald Trump ?
02:35Non, mais je pense que M. Donald Trump répond, comment dire, voit ce conflit d'un point de vue des intérêts des États-Unis,
02:45puisque certainement qu'il y voit derrière une question économique. Il doit, en tant que businessman, se demander quels sont les profits
02:52qu'il peut tirer de ce conflit. Et puis, Donald Trump, on le sait également, est en course pour obtenir le prix Nobel de la paix.
03:01Et donc, forcément, que les intérêts des États-Unis, malheureusement dans ce conflit, divergent de ceux de l'Ukraine, de la Russie et de la France également.
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