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  • il y a 1 an
Dans son édito du 08/08/2025, Élodie Huchard revient sur le fait que le gouvernement a encore frappé. 

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Transcription
00:00Le gouvernement des juges a encore frappé le Conseil constitutionnel.
00:03C'est une nouvelle fois dressé devant la fermeté politique d'un ministre.
00:07Bruno Retailleau voulait allonger la durée de maintien possible
00:10dans un centre de rétention administrative pour les étrangers, je cite,
00:13condamnés pour des faits d'une particulière gravité
00:15et présentant des forts risques de récidive.
00:18Les sages, qui portent désormais bien mal leur nom,
00:20expliquent que le placement en rétention d'un étranger
00:23qui ne peut quitter immédiatement le territoire
00:25doit respecter le principe selon lequel la liberté individuelle
00:28ne saurait être entravée par une rigueur qui ne soit pas nécessaire.
00:32Une rigueur non nécessaire, donc selon eux, je rappelle que nous parlons ici
00:35d'étrangers qui auraient commis des meurtres, des viols
00:38ou qui sont des narcotrafiquants.
00:40Déjà sur la justice des mineurs, l'institution avait retoqué
00:42les mesures estimant que l'éducation doit primer sur la sanction.
00:46Quant à 13 ou 14 ans, on a déjà commis un meurtre.
00:49Il semble évident que les cours d'éducation civique ne suffiront pas.
00:52Ces décisions sont scandaleuses, la France brûle et ils regardent ailleurs.
00:56Pire, ils rajoutent un peu d'huile sur le feu.
00:58Les Français ne connaissent pas, c'est sages, ils ne savent pas qui ils sont.
01:01Ils n'ont pas voté pour eux et pourtant, ils subiront les conséquences de cette décision.
01:06Cet aveuglement est révoltant, inquiétant.
01:08Notre pays ne peut pas s'en sortir tant que neuf personnes auront le pouvoir de vie
01:12ou de mort sur nos lois.
01:13La volonté et le courage politique ne suffisent plus.
01:16Le Conseil constitutionnel devient un mur infranchissable
01:19sur lequel se fracasse toute tentative d'imposer de l'ordre, de la sécurité et du bon sens.
01:24Je rappelle que la réflexion sur une rétention plus longue
01:26était née après la mort de Philippines.
01:28Puisque son agresseur était sorti de Cras et ne pouvait être expulsé,
01:32nous n'avons pas su protéger Philippines.
01:34Désormais, avec le Conseil constitutionnel,
01:36nous ne protégerons pas non plus d'éventuelles victimes.
01:39J'aimerais dire pardonner l'heure, ils ne savent pas ce qu'ils font,
01:41mais c'est bien là le problème, ils savent parfaitement ce qu'ils font.
01:44Alors maintenant, laissons ces étrangers dangereux profiter de leur pleine liberté
01:47et tâchons-nous d'éviter de croiser leur route.
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