00:00D'abord je vous remercie pour l'occasion que vous nous donnez de mettre en lumière les
00:13efforts des hommes et des femmes de notre département. Alors il faut dire qu'au titre
00:17du contrat d'objectif 2025, Son Excellence Monsieur le Premier ministre nous avait assigné
00:2442 activités et sur les 42 activités l'évaluation à mi-parcours fait ressortir que sur les 42 nous
00:34avons 22 activités dont le taux d'exécution est supérieur ou égal à 50% et nous avons 20 activités
00:44au niveau desquelles le taux d'exécution est inférieur à 50% et globalement le taux d'exécution du
00:52contrat d'objectif au trimestre 2 se situe à 55,35%. Alors je pense qu'au-delà de ce chiffre,
01:04ce qui est important à relever, c'est véritablement au niveau de certains acquis majeurs parce que là
01:12il faut le dire pour vraiment magnifier les efforts des uns et des autres. Et je crois que la première
01:19question naturelle, c'est la question des retards et des chevauchements des années académiques. Il faut
01:27le dire à la date du 30 juin 2025, des efforts considérables ont été consentis par l'ensemble des
01:37acteurs, que ce soit les étudiants, que ce soit les enseignants chercheurs, que ce soit le personnel
01:43Atos et toute l'administration, ce qui nous a permis véritablement de résorber une proportion
01:52importante de ce retard. Au 30 juin, en tout cas la normalisation se situait à 90%. Ce que je dois
02:01souligner derrière ce chiffre, ce qui est important à relever, c'est que beaucoup de promotions étaient en
02:07retard et beaucoup sont sortis. Mais en plus de cela, vous vous souviendrez que au 1er octobre
02:152025, 2024 du mois, nous avons procédé en tout cas à la prise en main des bacheliers de 2024. Donc ils ont
02:27véritablement commencé le 1er octobre. Et notre objectif, c'était de faire en sorte que si les promotions
02:32antérieures avaient connu des retards, qu'au niveau de cette promotion, qu'elles puissent achever à temps.
02:39En tout cas, à l'évaluation du 30 juin, tout laissait présager. Parce qu'aujourd'hui, nous pouvons faire le point
02:45mais le contrat de justice étudiant donc au 30 juin. Donc à cette date, tout laissait présager que tous les
02:53bacheliers de 2024, à l'exception de certains parcours de l'université Norbert Zongo, allaient
03:01complètement achever leur année académique. Quand je dis achever, c'est les deux semestres, les évaluations
03:09et la session de rattrapage. Et franchement, c'est du jamais vu. En tout cas, dans cette dernière décennie,
03:16c'est la première fois que les bacheliers arrivent à exécuter leurs deux semestres, les évaluations
03:21et la session de rattrapage. Donc vraiment, pour moi, c'est le lieu de magnifier encore une fois de plus
03:25tous ces efforts de tous ces acteurs qui se sont donnés à cœur joie pour sauver cette jeunesse.
03:32Alors, à côté donc de cet important acquis, nous avons également entrepris un certain nombre de réformes
03:39au nombre desquelles nous avons la carte universitaire et le choix des filières prioritaires.
03:46Les deux sont liés. Ça veut dire quoi ? Désormais, nous allons mettre l'accent sur un certain nombre de filières
03:54au regard des ambitions du Burkina Faso pour l'instant. Ça ne veut pas dire que les autres filières ne sont pas importantes
04:04ou qu'elles sont à éteindre. Mais le gouvernement décide, au regard de ses priorités actuelles de développement,
04:11de mettre l'accent sur certaines filières de formation. C'est ce qui a été fait.
04:17De même, à côté de ces filières de formation, il y a la carte universitaire.
04:22Désormais, nous avons tout fait pour qu'au niveau des régions, que ce soit les universités,
04:28que ce soit les centres universitaires, que chacune de ces ISR soit spécialisée
04:33dans des filières bien précises. Donc, ça, c'est des avancées majeures qu'il convient de souligner.
04:41En plus de cela, nous nous sommes lancés également dans la révision, je dirais, des régimes, des licences et des masters.
04:52Ces régimes ont été relus. Et nous y avons inclus, intégré, les modules en rapport
04:59avec l'instruction civique et patriotique. Nous voulons donner la chance à tous ces étudiants
05:07de pouvoir suivre ces enseignements et pouvoir en ressortir, comme on dirait, la tête pleine et responsable.
05:17Donc, tous les étudiants, en tout cas, auront la chance de suivre ces modules en civisme et en patriotisme.
05:24Donc, à côté de cela, un acquis également important, c'est la question de l'élaboration
05:31de certains textes sur l'examen classant national, qui réorganise tout le système de formation
05:38au niveau de la médecine. Donc, dorénavant, cet ensemble sera organisé au niveau national
05:46pour donner une architecture cohérente et compréhensible à toutes ces formations
05:51qu'on déroule au niveau de la médecine. Alors, ce qui est quand même aussi enfin important
05:56à souligner, c'est au niveau de la recherche. Alors, il faut souligner que nos chercheurs
06:02et nos anciens chercheurs, en tout cas, sont des hommes et des femmes compétentes.
06:07Parce que sur une cible de 1 700 articles attendus en fin d'année, aujourd'hui, nous avons
06:151022 articles effectivement publiés. Bien sûr, avec donc tous les procédés de technologie
06:21et les fiches également qui s'en suivent. Donc, véritablement, je ressors de cette évaluation
06:26étant véritablement comblée. Et comme je l'ai dit, cela a été possible grâce à l'effort
06:33conjugué de tous les acteurs, mais aussi et surtout grâce à cette collégialité gouvernementale.
06:38Parce que, au niveau de notre département, nous n'avons jamais vécu un problème tout
06:43seul. Nous avons toujours bénéficié de ce soutien et de cet accompagnement de l'ensemble
06:49des différents départements. Les défis à relever, naturellement, c'est d'arriver
06:54à une normalisation complète des années académiques. Et pour cela, en tout cas, nous
07:00nous donnons une échéance d'ici la fin de l'année académique 2025-2026 à arriver
07:07à cette normalisation. Ça, c'est absolument, c'est impératif pour tout système universitaire
07:14qui se veut respectable et qui se veut donc de qualité. À côté de cela, il est clair
07:20que la question des orientations, vous savez que jusque-là, on avait tous ceux qui avaient
07:26donc, qui étaient bénéficiaires, donc, qui étaient titulés des bacs pro, qu'on appelle
07:30les bacs pro, n'avaient pas la possibilité de continuer leur cursus au niveau universitaire.
07:35En tout cas, beaucoup d'entre eux n'avaient pas cette possibilité. Alors, en perspective
07:39immédiate, c'est de faire, et sur instruction des plus hautes autorités, c'est de faire
07:43en sorte que tous les bacs pro puissent poursuivre leur cursus universitaire s'ils le veulent
07:49dans les établissements d'enseignement supérieur public. Donc, ça, c'est quelque chose qui sera
07:55implémenté dès cette entrée académique. Alors, en plus de cela, une des questions essentielles
08:02qui bloquent effectivement aussi cette question de normalisation, c'est la question des infrastructures.
08:08Donc, pour nous, c'est de mettre l'effort, l'accent sur la sensibilisation pour certains cas,
08:16mais également, en tout cas, aller beaucoup plus en rigueur pour d'autres cas, pour tout
08:22ce qui concerne les chantiers. Beaucoup de chantiers sont en souffrance. Or, aujourd'hui,
08:27la question, vraiment, des infrastructures est une question primordiale. Heureusement
08:32que nous avons, en tout cas, au niveau de la plupart des ISR, je dirais, les chantiers
08:39IPEC qui avancent très bien et dont nous souhaitons, en tout cas, la mise en chantier
08:45ou la mise en opérationnalisation de ces infrastructures, en tout cas dans le court terme,
08:50au cours de l'année académique 2025-2026. Merci.