Dans une longue interview disponible en intégralité sur la chaîne Youtube de BFMTV, la députée insoumise Clémence Guetté s’est confiée sur les coulisses de la vie politique et notamment sur la “violence sociale” à l’Assemblée nationale.
00:00Moi, on m'a pris je ne sais combien de fois pour une assistante, même comme députée et même comme première vice-présidente de l'Assemblée nationale.
00:07Donc, bon, visiblement, il y a encore du chemin à faire.
00:09C'est des codes bourgeois que tous les parlementaires, sauf exception, quelques ouvriers sont devenus parlementaires du Parti communiste français, mais ce sont de rares exceptions.
00:18Sinon, c'était des codes qui étaient partagés par tout le monde.
00:21Et ce qui est intéressant, c'est que c'est implicite.
00:24C'est-à-dire qu'en fait, on ne vous dit pas que vous ne pourriez pas porter ce haut, par exemple.
00:29Parce qu'il est trop coloré.
00:31Mais en fait, tout le monde le sait.
00:33Et donc, quand vous, vous arrivez avec des gens qui ont été, je pense à Caroline Fiat, qui était aide-soignante.
00:39Elle peut être aide-soignante.
00:40Qui a vécu son arrivée à l'Assemblée.
00:41Je ne veux pas parler à sa place, mais je sais qu'elle l'a dit comme quelque chose d'assez violent, socialement.
00:47Des gens qui n'avaient pas fait...
00:48Une fois, elle expliquait qu'on l'avait pris pour une dame qui faisait le ménage à l'Assemblée.
00:51Bien sûr.
00:51Et puis moi, on m'a pris, je ne sais combien de fois, pour une assistante, même comme députée et même comme première vice-présidente de l'Assemblée nationale.
00:58Donc, bon, visiblement, il y a encore du chemin à faire.
01:01Voilà, c'est un monde d'implicites et d'implicites bourgeois.
01:04Et donc, on a assumé de vouloir casser ces codes-là.
01:09On n'est pas les seuls à le faire désormais.
01:12Je pense qu'il y a encore, avec la nouvelle mandature, encore une féminisation, un changement de profil des gens.
01:18Mais ça reste quand même plutôt à la gauche de l'hémicycle.
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