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  • il y a 6 mois
Dans le huis clos à l'Élysée, dans la matinée du mercredi 30 juillet, le président de la République s'est exprimé pour la première fois sur les conséquences de l'accord commercial conclu dimanche. « La France a toujours tenu une position exigeante, nous n'avons pas été assez craints », a-t-il déclaré à la table du Conseil des ministres. On y revient avec : Thierry Arnaud, éditorialiste politique internationale BFMTV. Richard Werly, journaliste, correspondant France et Europe pour le média suisse "Blick". Et Jean-Luc Demarty, ancien directeur général du commerce extérieur de la Commission européenne.

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00:0018h30, c'est BFM Story qui continue. On revient sur cette réunion de crise, c'est l'information du jour.
00:06Réunion de crise à Bercy, en présence de huit ministres qui recevaient les acteurs des différentes filières économiques
00:12pour évoquer les conséquences de l'accord commercial conclu dimanche avec les Etats-Unis.
00:17Des ministres qui se sont montrés plutôt rassurants. Rien n'est de signé, nous dit-on.
00:20Je vous propose d'écouter la ministre de l'Agriculture et on en parle juste après.
00:24Un accord qui est déséquilibré, car il est déséquilibré aujourd'hui, doit susciter d'intenses négociations, envie de le rééquilibrer précisément.
00:37L'action doit être diplomatique et l'Union européenne doit prendre toute la mesure des conséquences que cela emporterait sur nos filières.
00:48Voilà, et comme en écho à ces déclarations, un peu plus tôt dans le huis clos du Conseil des ministres à l'Elysée ce matin,
00:53le président de la République s'est exprimé pour la première fois sur ce dossier.
00:57La France a-t-il dit à la table du Conseil des ministres, a toujours tenu une position exigeante.
01:03Nous n'avons pas été assez craints, a dit le président de la République, qui considère qu'on n'en restera pas là.
01:13Voilà ce qu'a dit le président de la République.
01:15Thierry Arnault, des mots assez forts du président de la République, les premiers sur ce dossier.
01:19Et en même temps, on ne voit pas bien comment on pourrait ne pas en rester là, au fond.
01:23Oui, si cet accord n'est pas conclu, Jérémy, il faut vite décrocher son téléphone et appeler Donald Trump à la Maison Blanche,
01:28parce que ce matin encore, sur son réseau social et en lettres capitales comme il en a l'habitude,
01:33le président américain écrit que le 1er août sera un grand jour pour l'Amérique.
01:38Autrement dit, il n'y a aucun doute que cet accord est fait, qu'il est bouclé.
01:42Et non seulement qu'il est fait boucler, mais qu'il va s'appliquer dans 48 heures avec ces droits de douane de 15% en particulier
01:49qui seront mis en œuvre dès que des biens européens arriveront aux États-Unis et franchiront la douane.
01:57Donc, de son point de vue, les choses sont parfaitement claires.
01:59Du point de vue des Européens et du point de vue des Français, c'est un peu moins évident pour employer un euphémisme.
02:05On a bien compris qu'on souhaitait revoir un certain nombre de choses.
02:08On n'a pas nécessairement compris lesquelles, en tout cas la liste complète.
02:13Il y a un élément qui est clair pour des raisons évidentes compte tenu de l'importance du secteur pour l'économie française
02:18et pour les entreprises concernées, c'est que la France souhaite obtenir une exemption sur les vins et spiritueux,
02:23ce qui n'est pas encore le cas au moment où on se parle, en tout cas pas clairement.
02:28Il y aura d'autres sujets qui seront mis sur la table.
02:31Mais il faut souligner que plus on met de sujets sur la table, Jérémy, plus on prend des risques, évidemment,
02:36parce que se retourner vers Donald Trump en lui expliquant que finalement,
02:41cette poignée de main un peu baroque dans un club de golf avec Ursula von der Leyen
02:46ne vaut pas signature de l'accord et qu'un certain nombre de pays veulent leur remettre en cause des dispositions importantes,
02:52c'est s'exposer au risque que le président américain dise
02:55« Écoutez, très bien, il n'y a pas d'accord à 15, on va revenir à 30 » comme c'était ma proposition initiale.
02:59– Avec nous, Richard Verly, bonsoir, journaliste correspondant en France et Europe pour le média suisse Blic.
03:05Vous connaissez bien les affaires européennes.
03:07Qu'est-ce qui s'est joué au fond ? Comment expliquer que l'Europe apparaisse impuissante ?
03:12Je ne sais pas si c'est le mot que vous reprendrez, mais en tout cas face à l'administration Trump dans ses négociations commerciales.
03:17– Ce qui est certain, c'est que l'accord est déséquilibré, mais de toute manière, c'est ce que voulait Donald Trump.
03:22Donc au fond, les conditions de Donald Trump ont été acceptées.
03:25Et elles ont été acceptées sans résistance. C'est ça le sujet, c'est ça qui rend un certain nombre de responsables politiques français,
03:32à commencer par le président de la République, furieux, parce qu'ils estiment que l'Europe aurait dû faire preuve de davantage de résistance.
03:39Je les cite, c'est ce qui est dit, et que surtout, l'Europe aurait dû faire entendre son message et sa version des faits à Donald Trump.
03:46Alors, ce qui est en jeu maintenant, à mon avis, c'est deux choses, et Thierry a très bien résumé.
03:50D'abord, il y a la posture, we have a deal, c'est pas Trump qui l'a dit, c'est Ursula von der Leyen,
03:55et qui l'a dit en anglais devant Donald Trump.
03:57We have a deal, ça veut dire nous avons un accord.
03:59Et dans le monde de Trump, si on a un accord, on l'a.
04:02Et comme ça vient d'être dit, il est applicable.
04:04Si on revient sur cette parole, non seulement l'Union Européenne s'expose éventuellement à des rétorsions de la part de Trump,
04:10mais à coup sûr, il va dire au monde entier, et il ne va pas s'en priver, lui, qui déteste l'Union Européenne,
04:15vous voyez, non seulement ces gens reviennent sur leur parole, mais en plus, ils ne sont pas dignes de confiance.
04:19Donc faites du business avec moi, parce que moi, quand je tape, c'est fait, vous avez l'accord.
04:23Ça, je crois que ce serait un jeu très dangereux.
04:26Et puis la deuxième chose qui va se jouer maintenant, c'est qu'effectivement, il y a dans la version,
04:30moi je suis accrédité à Bruxelles, donc je continue de recevoir, sans doute comme Thierry,
04:34tous les briefings techniques de la Commission.
04:37C'est vrai qu'il y a dans cet accord un certain nombre de zones grises.
04:41Pourquoi grises ? Tout simplement parce qu'il faut maintenant regarder de près,
04:45notamment sur l'agriculture, quels sont les produits américains agricoles
04:49qui vont être entrés, qui vont pouvoir entrer sur le marché européen,
04:53et en échange, parce que là, il y a un donnant-donnant,
04:55quelles sont les mesures qui seront prises par les Américains
04:57vis-à-vis d'un certain nombre de secteurs agricoles, dont le vin.
05:00Ça, cette zone grise, elle doit encore être délimitée,
05:04mais ce qui est certain, c'est que ça ne peut pas conduire à une remise en cause de l'accord général.
05:08– Juste pour comprendre le mécanisme, au fond, quand certains critiquent Ursula von der Leyen,
05:13la présidente de la Commission, et en disant, finalement, l'accord n'est pas bon,
05:18elle a été mandatée, malgré tout, la présidente de la Commission.
05:21Et donc, il y a un peu un jeu de dupe, au final, entre les États,
05:25aujourd'hui, comme on a vu, les ministres français estimaient que rien n'était signé,
05:30que les négociations faisaient juste commencer,
05:32alors que la présidente de la Commission a clairement serré la main de Donald Trump dimanche.
05:38– Alors, c'est vrai, et c'est toute la difficulté de l'exercice,
05:41puisque vous aviez d'un côté un président élu d'un pays, Donald Trump,
05:45qui peut décider de la position de son pays,
05:47et de l'autre, une présidente de la Commission qui est investie d'un mandat à 27.
05:51Par contre, si vous regardez les réactions au niveau des 27,
05:54c'est-à-dire si on sort de France,
05:56la plupart des pays déplorent les conséquences douloureuses de cet accord pour leur économie,
06:02mais ne le remettent pas en cause.
06:03Ils ne disent pas qu'il faut le renégocier,
06:05ils ne disent pas qu'il y aura une deuxième manche,
06:06ils concèdent que ça va être difficile.
06:09C'est la France qui, aujourd'hui, dit qu'il y aura une deuxième manche
06:12quand on écoute Emmanuel Macron, et c'est là où ça devient périlleux.
06:15Sur le mécanisme, puisque c'est la question que vous me posiez,
06:18c'est très simple, vous avez une commission qui reçoit des mandats,
06:2227 mandats, lesquels sont agrégés pour devenir un seul mandat,
06:27conclu et accepté par les 27 au sein d'une instance qui, à Bruxelles,
06:32s'appelle le Corépaire, le comité des représentants permanents des pays membres de l'Union européenne.
06:37Donc, elle est bel et bien partie, Ursula von der Leyen, ou plus exactement son négociateur,
06:41Maro Sefcovic, avec un mandat.
06:44Ce mandat, ils l'ont défendu, et c'est sur le base de ce mandat qu'ils ont topé là,
06:49avec Donald Trump.
06:50Maintenant, il y a une question.
06:51C'est vrai, il est vrai, il faut quand même le dire, que dans un certain nombre de gars,
06:55la commission, quand elle sent que c'est tangent, quand elle sent que c'est difficile,
06:59elle n'informe pas toujours complètement les pays membres de manière à se garder une marge de manœuvre.
07:04L'a-t-elle fait dans ce cas de figure ?
07:05A-t-elle pris une certaine, je dirais, une certaine largesse par rapport au mandat
07:10et qu'elle n'y était pas autorisée ?
07:12Eh bien, c'est très simple.
07:14Publions les mandats de négociation.
07:16Que tous les pays membres publient, rendent accessible leur mandat de négociation.
07:19On saura de cette manière ce que la France avait demandé à Ursula von der Leyen
07:22et ce que peut-être elle n'a pas respecté.
07:24C'est vrai que c'est sur beaucoup de sujets le reproche qu'est fait à la présidente de la Commission européenne
07:28de s'arroger des pouvoirs qu'elle n'a pas, de travailler de manière un petit peu confidentielle,
07:34solitaire avec sa garde rapprochée.
07:36Ça lui a été reproché notamment ces dernières semaines
07:39lorsqu'a été présenté le budget de l'Union européenne dans son ensemble
07:42dans les mêmes termes que ce qu'évoquait Richard à l'instant.
07:45Donc, effectivement, il est clair que dans le cadre de ces négociations commerciales,
07:49compte tenu de l'insatisfaction générale exprimée par les 27,
07:53ce soupçon va forcément à nouveau être évoqué.
07:56Bonsoir Jean-Luc Demarty.
07:57Merci d'être en direct dans BFM Story.
07:59On voulait avoir votre regard ce soir parce que vous connaissez parfaitement
08:01ces affaires européennes.
08:03Vous avez été directeur général du commerce extérieur et de la Commission européenne,
08:07ancien directeur général de l'agriculture à la Commission
08:09et ancien conseiller de Jacques Delors.
08:11Vous venez d'entendre ce qui a été dit sur ce plateau.
08:13Est-ce que l'Europe n'a pas su négocier, n'a pas su mettre en avant
08:17peut-être des mesures de coercition au début des discussions
08:21pour tenter d'équilibrer cet accord qui est critiqué aujourd'hui ?
08:25Je vais faire entendre un son de cloche un tout petit peu différent.
08:29Je pense que l'erreur stratégique fondamentale,
08:32c'est de ne pas avoir immédiatement pris, dès le 2 avril,
08:37des mesures de rétorsion fortes, à la fois sur les biens,
08:40mais aussi sur les services en déclenchant l'instrument anti-coercition.
08:44Pour ce faire, il aurait fallu une majorité qualifiée des États membres
08:47pour déclencher l'instrument anti-coercition.
08:49Probablement qu'elles n'étaient pas là.
08:51Mais je dirais, de ce point de vue, c'est l'erreur stratégique fondamentale.
08:54Alors je trouve, et là je vais être très net,
08:57qu'il règne une profonde hypocrisie et même une schizophrénie
09:00dans les commentaires aussi bien politiques que journalistiques
09:03qui sont faits en France aujourd'hui.
09:05Pourquoi ? Parce qu'en réalité, Ursula von der Leyen,
09:09on lui a demandé de négocier sans rapport de force.
09:13Évidemment, sur les bases desquelles était notre Donald Trump,
09:18on savait que les tarifs de 10% n'étaient pas négociables.
09:22D'ailleurs, les 15% veulent 10% parce qu'ils intègrent
09:25les droits de douane consolidés à l'OMC,
09:28qui ceux-là sont licites, qui font à peu près 4,8% en moyenne.
09:31Donc en réalité, on savait en demandant à la commission de négocier
09:38que l'accord serait forcément déséquilibré dans son résultat.
09:43Et donc effectivement, cet accord est déséquilibré,
09:45je dirais, par construction, c'est autologique.
09:48Mais moi je considère que même si des erreurs tactiques
09:50ont été commises dans cette négociation après qu'elle ait été lancée,
09:54en réalité, elle a obtenu l'accord le moins mauvais possible
09:58ou proche du moins mauvais possible.
10:00Et donc, et soyons clairs, la France était sur cette ligne.
10:03M. Macron, en marge du G7 au Canada, a demandé à Mme Van der Leyen,
10:10de la même manière que M. Mers et Mme Mélanie, de négocier cet accord.
10:14Donc maintenant, dire ça ne va pas, je trouve que ce n'est pas sérieux.
10:18Charles Verly ?
10:19Oui, je suis d'accord, et M. Marti est beaucoup plus informé que moi
10:23et bien mieux des procédures européennes, mais je vais prendre deux exemples.
10:26On l'a vu dans le passé, on a vu Emmanuel Macron, par exemple,
10:31solliciter un conseil extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne,
10:35et maintenant ça se fait en visio.
10:36Ça s'est fait à plusieurs reprises en visioconférence sur l'Ukraine.
10:39Que je sache, au jour où nous parlons, si c'était si grave,
10:43la France ne l'a pas fait.
10:44Elle n'a pas demandé un conseil extraordinaire.
10:46Autre instance qu'il serait capable de demander de remobiliser en urgence,
10:49c'est ce qu'aurait perd le comité des représentants permanents.
10:52La France pourrait faire savoir qu'elle demande une réunion d'urgence exceptionnelle de cette instance.
10:57Elle ne l'a pas fait non plus.
10:59Donc la réalité, c'est qu'entre les mots employés à Paris,
11:02qui consistent à dire cet accord n'est pas satisfaisant,
11:05nous on avait demandé autre chose et on n'est pas satisfait,
11:07et la réalité des faits, il y a un fossé qui s'appelle,
11:11on pourrait dire, l'hypocrisie politique ou l'habillage politique.
11:14Jean-Luc Demarty, est-ce que vous considérez qu'il y a encore des marges de manœuvre ?
11:18On a entendu le ministre de l'Économie cet après-midi expliquer que rien n'était signé,
11:22que les négociations commençaient, dans une formule assez étrange.
11:26Est-ce que, de votre point de vue, vous connaissez parfaitement les rouages des institutions européennes,
11:31est-ce qu'il y a du grain à moudre, des avancées à arracher encore ?
11:36Ou est-ce qu'il est trop tard ?
11:37D'abord, il y a quelques zones d'ombre.
11:39L'accord, soyons clairs, il est fait.
11:41Ce n'est pas sérieux de dire on va rouvrir l'accord.
11:43C'est une plaisanterie.
11:43L'accord, dans ses grandes lignes, il est fait.
11:46Où il reste des marges, c'est sur les exemptions.
11:50Et d'ailleurs, dire que la France a été mal servie, alors que les autres seraient mieux servis,
11:54je veux dire, ce n'est pas non plus très sérieux.
11:57L'aéronautique est un intérêt essentiel, c'est une exemption.
11:59Il est probable, d'après ce que je comprends, que l'exemption sur les spiritueux, même si ce n'est pas encore écrit, est probable.
12:09Sur les vins, c'est beaucoup moins clair.
12:11Et n'oublions pas que les produits pharmaceutiques, qui vont être bientôt sous sécurité nationale, qui auraient dû être à 25% et plus, seront à 15.
12:20C'est aussi un intérêt français.
12:21Donc là aussi, je dirais, n'exagérons pas.
12:24Alors, il y a des petites négociations à la marge.
12:26Mais quand j'entends, par exemple, que certains voudraient dire, lançons maintenant l'instrument de coercition pour s'attaquer au service,
12:32je trouve que c'est grotesque.
12:33Il aurait fallu le faire beaucoup plus tôt.
12:36Il aurait fallu le faire dès le début.
12:38Ou alors, au moins, quand Trump a ajouté la menace de 50% de tarifs.
12:42Là, il fallait déclencher l'instrument de coercition qui doit se déclencher en deux étapes.
12:46Il faut d'abord constater la coercition qui était évidente à la majorité qualifiée.
12:50Et après, les mesures sont prises.
12:51Alors, bien entendu, on aurait différé des mesures.
12:53Mais le colt chargé sur la table aurait été là.
12:56Et Mme von der Leyen aurait été dans une meilleure position pour négocier.
12:59Vous vous dites, si on avait assumé le rapport de force et si on avait assumé, finalement, une guerre commerciale,
13:05au bout du compte, Donald Trump aurait plié ou, en tout cas, serait venu à l'encontre des attentes des Européens ?
13:12C'est mon opinion, a priori.
13:15Mais je sais qu'en réalité, beaucoup en Europe étaient opposés à cela.
13:19A la fois parce qu'ils ne voulaient pas prendre de risques sur le plan économique,
13:23alors qu'en fait, ça aurait été une guerre commerciale de quelques semaines.
13:26Bon, ça, effectivement, c'est un point de vue qui peut se contrer.
13:32On a bien vu, je dirais, il y aura eu des effets probablement sur les marchés financiers américains.
13:38Donc, Trump aurait certainement été obligé de reculer.
13:40Mais on n'a pas eu le courage de faire.
13:42Et soyons clairs, Bercy ne voulait pas le faire.
13:48Donc, Bercy ne voulait pas le faire.
13:51J'essaye d'être cadré, c'est compliqué avec Festab.
13:53Mais donc, Bercy ne voulait pas le faire.
13:56Et les grands patrons français, Bernard Arnault, ne voulaient pas le faire.
14:00Ils voulaient un accord à tout prix.
14:01En réalité, ce qui a pesé aussi beaucoup, c'est la crainte qu'une guerre commerciale remette en cause la position de Donald Trump sur l'Ukraine.
14:12Personnellement, je suis contre cet argument parce que je considère que, c'est mon opinion,
14:18que Donald Trump va finir un jour ou l'autre par lâcher l'Ukraine et faire un deal avec Poutine.
14:21Merci, merci à vous deux d'avoir été en direct ce soir.
14:26Et merci également à Jean-Luc Demarty qui était en liaison distancielle avec nous.
14:31Merci à vous.
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