00:00— Guillaume, on écoute Xavier Bertrand. — Et on est fiers de ce partenariat.
00:03— Vous êtes serein, donc ? — Comme un président de région, ouais, tout à fait, qui est au boulot.
00:07— Président de région. — Sur le terrain.
00:08— Président de région. Mais va peut-être falloir vous appeler M. le Premier ministre dans quelques heures ?
00:11— Président de région. Président de région. Ça me va très bien.
00:14— En tout cas... — C'est une très belle région.
00:16— Le Grand-Est aussi. — Tous les feux sont en vert.
00:19M. le président de la République a reçu ce matin les cadres des Républicains qui...
00:24— Je voulais pas que je vous parle de la foire de Chalon parce que là, je vais être intarissable.
00:27Et sur le reste, je peux rien vous dire. — Ça fait 50 jours que la France attend un Premier ministre.
00:31— Écoutez, là, ils m'ont pas empêché de rencontrer les agriculteurs, de rencontrer un peu les forces vives ici,
00:36forces vives économiques. C'est vrai que c'est l'un des plus grands rendez-vous de France sur, justement,
00:41l'agriculture et sur l'économie avec le président du département, mon ami Jean-Marc Rose. Voilà.
00:45— Alors autre question, M. Bertrand. Le RN a expliqué ce matin à l'entourage en tout cas qu'il censura
00:49un gouvernement Bertrand. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Ils ont même expliqué que Xavier Bertrand
00:54avait l'habitude d'insulter le RN. Qu'est-ce que vous leur répondez ?
00:58— Je suis un président de région qui est au boulot ici comme chaque année. Je sais que vous avez certainement
01:03envie que je vous parle d'actualité politique. Mais l'actualité politique, c'est pas ici sur la foire de Chalon.
01:07Je suis vraiment désolé. — Mais en tout cas, vous avez votre téléphone à la main. Donc ça veut dire
01:10que vous surveillez votre téléphone au cas où le président de la République vous appelle.
01:12— Oui, parce que j'attends un message de ma femme pour toute autre chose. Mais je suis pas sûr que ça va vous passionner.
01:16— Et pas un appel du président de la République ? — Non. Mais c'est important aussi, le...
01:19— Mais qu'est-ce que c'est important pour les Français ? Qu'est-ce que vous leur répondez ?
01:21Ça fait 50 jours qu'ils attendent. — Je veux pas vous faire perdre votre temps. Je viens comme chaque année.
01:26Bien évidemment, vos collègues... — Mais vous savez que c'est un moment particulier. On est sans gouvernement.
01:30— Oui. Vos collègues m'ont interrogé tout à l'heure. Voilà tout ce que j'ai à dire. Je suis désolé.
01:34— Alors qu'est-ce que vous êtes plus que M.... Qu'est-ce que vous êtes... — Pour la séquence,
01:36je suis en politique. Je suis désolé. — Qu'est-ce que vous êtes plus que M. Baudet ou M. Canneuve, par exemple ?
01:40— Je vous ai répondu. Je vous ai répondu. Merci à vous. Merci à vous. — Mais si on vous appelle, vous serez OK, M. Macron ?
01:44— Bonjour. — Enchanté. Président de Biogaz Vallée, de la fédération Biogaz. — Ah d'accord. OK.
01:48— Vous savez qu'on est... Vous êtes très acteur dans le secteur. — Non. Vous êtes en avance sur nous, dans la région.
01:53— Ah, c'est pas faux. — Vous êtes un peu en avance sur nous parce que vous avez un peu plus d'unité.
01:58— Exactement. — Il paraît qu'on a un peu plus de volume. Et vous avez effectivement, vous, un peu plus d'unité.
02:01— Je sais que vous voulez nous rattraper. — Non. — Mais on regardera la 1re place.
02:06— Mais non. On va regarder la 1re place dans la région. — Bonjour. — J'espère que vous serez Premier ministre.
02:11— Ça, c'est une bonne remarque, madame. — Bonjour, monsieur. — Il attend justement. Il a son téléphone à la main. Il attend.
02:16— Merci à vous. — Mais qu'est-ce que vous leur répondez à ces militants, M. Bertrand, qui espèrent que vous soyez Premier ministre ?
02:23— Bonjour. — Qu'est-ce que vous leur répondez ? — Je vous ai tout dit. — Mais au nom des Français qui s'impatientent et s'exaspèrent, M. Bertrand...
02:29— C'est cool. Regardez comme je suis zen. — Je suis zen également. — Non mais les Français... Est-ce que vous comprenez l'exaspération des Français ?
02:35— Je sais qu'on a dû vous demander, essayer de lui soutirer une phrase ou tout ça. Je ne vous parlerai que de cela. Voilà.
02:41— Mais pour les Français et vos militants... — Soyez zen comme moi. — Est-ce qu'il y a raison d'être zen quand ça fait 50 jours qu'on n'a pas de Premier ministre ?
02:48— Toujours garder la tête froide dans la vie. — Merci. — Bonjour. — C'est compliqué d'avoir un Aoufel El-Kawafi dans les pattes pendant la foire de Chalons.
Commentaires