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  • il y a 6 mois
Et si vous visitiez les usines et les ateliers d'entreprises qui portent le savoir-faire français ? Elles ouvrent leur portes au public. Dans ce numéro, Pierre Herbulot vous emmène à la fonderie de cloches Cornille Havard, à Villedieu-les-Poêles. Toutes les cloches de Notre-Dame de Paris viennent de là. La fonderie allie le savoir-faire ancien et les techniques modernes.
Regardez L'angle éco avec Pierre Herbulot du 30 juillet 2025.

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Transcription
00:00Sur RTL Matin
00:02Et si pendant les vacances vous visitiez les usines, les ateliers d'entreprises qui portent le savoir-faire français ?
00:09Elles ouvrent leurs portes au public. Bonjour Armel Lévy.
00:11Bonjour.
00:12Vous nous emmenez déguster ce matin une petite douceur dans une fabrique de madeleines à Colombel.
00:16C'est à côté de Caen, la biscuiterie Jeannette qui célèbre cette année un double anniversaire emblématique.
00:22175 ans d'excellence artisanale et les 10 ans de sa relance.
00:26Messieurs, dames, bonjour. Bienvenue à la biscuiterie Jeannette.
00:28A l'entrée du magasin d'usine, India, dans une bonne odeur de madeleines, invite la trentaine d'enfants et d'adultes venus de Normandie et de région parisienne à monter sur une passerelle pour voir d'en haut tout ce qui se passe en production sur 1500 mètres carrés, du pétrissage à l'emballage en passant par la cuisson des madeleines.
00:45Toute première étape, comme à la maison, on vient peser nos ingrédients pour créer notre pâte.
00:49Sur une petite journée de production, nous allons passer 5 pâtes, donc 5 fois 250 kilos.
00:54Sur une grosse journée de production, nous pouvons passer jusqu'à 12 pâtes.
00:5796 000 produits à la journée.
00:59Ça sent vraiment très bon.
01:01Mignon ! J'ai jamais vu plein de madeleines et donc j'ai trop envie de les manger.
01:07Du coup, pour la dégustation, c'est les madeleines nature qui sortent du four.
01:10Ah bah tu vois, toi qui voulais en manger, ça a du succès.
01:12C'est délicieux en fait.
01:14C'est croquant.
01:14Il y a le croquant un peu, mais surtout moelleux qui est délicieux.
01:17Ça serait égal, regardez-moi ça.
01:19Deux dans la main.
01:20Mais les visiteurs, Armel, ils ne viennent pas uniquement visiter la biscuiterie par gourmandise,
01:27ils viennent aussi soutenir la plus ancienne biscuiterie de Normandie, car elle a bien failli disparaître.
01:32C'est vrai, la biscuiterie Jeannette, fondée en 1850, s'est faite connaître grâce à ses madeleines,
01:36les premières concoctées à base d'ingrédients locaux, du bon beurre et des bons œufs normands.
01:41Mais c'est surtout dans les années 60 jusqu'aux années 80 qu'elle connaît son heure de gloire
01:45avec les frères Vinchon, qui approvisionnent les supermarchés avant de dégringoler.
01:49Nous sommes 20 salariés et à l'époque, dans les années 80, nous étions 400.
01:53Les frères Vinchon vont revendre en 91, donc seulement un an après la reprise par Brossard,
02:0057% du personnel chez Jeannette est licencié.
02:03Donc la chute est radicale jusqu'à 2013.
02:06On va aller de rachat en revente, etc.
02:08Et la biscuiterie est liquidée et les salariés sont tous licenciés.
02:12Donc généralement, les personnes nous ont connus un petit peu à cette période,
02:15car nous avons des salariés qui sont très attachés à leur biscuiterie
02:19et qui ont décidé d'occuper les locaux, car ils croyaient au fait que la biscuiterie pouvait reprendre.
02:25La raison de cette occupation, c'est que tout simplement, tant que les locaux sont occupés,
02:29on ne peut pas venir prendre les machines pour les mettre en vente aux enchères.
02:32Donc, rester dans les locaux, c'est garder son outil de production.
02:35Les femmes restaient le jour et les hommes restaient dans les locaux la nuit.
02:38Après 344 jours d'occupation, le combat déjà net paye,
02:42puisque l'usine est sauvée grâce à un financement participatif et un nouveau repreneur en 2015.
02:47Et comment elle s'en sort aujourd'hui alors ?
02:49Bien. L'actuel directeur, Benoît Martinet, a quitté Decathlon en 2019 à l'âge de 28 ans
02:54pour rejoindre l'entreprise qu'il devrait bientôt racheter à la fin de l'année.
02:58C'était le défi. Il fallait juste un bon capitaine de cette équipe-là.
03:01Et c'est comme ça qu'on a finalement reconstruit cette équipe. Donc, c'est une vraie fierté.
03:05Comment vous vous situez dans ce marché ?
03:06On reste une petite biscuiterie. On fait 4,5 millions d'euros de chiffre d'affaires.
03:1011 millions de produits à l'année.
03:12En France, on recense à peu près 600 biscuiteries, dont plus de 450 à l'échelle PME, un peu de notre taille.
03:19Donc, c'est important de montrer qui nous sommes, ce que nous faisons.
03:22Parce qu'on est entreprise du patrimoine vivant, on a un vrai savoir-faire,
03:24et notamment nos madeleines, nos quels que nos financiers.
03:26A l'emballage, il emploie ici 12 salariés de l'économie sociale et solidaire, dont Sarah, qui voit passer 16 000 visiteurs par an.
03:33Pour ma part, c'est une fierté quand même de travailler à Jeannette.
03:35Puis ça intéresse énormément, en fait. Surtout les enfants, ils aiment bien regarder les machines, voir les madeleines tomber dans les cartons.
03:39Je trouve ça très sympa.
03:40Personnellement, on est peu dans l'entreprise. On se ressent un peu comme une famille et tout.
03:43Donc, au final, on fait rentrer un peu les gens dans notre famille, en fait.
03:46Les Jeannettes ne laissent pas indifférent les visiteurs qui repartent les bras remplis de madeleines.
03:51C'est quand même une histoire de salariés qui prennent le pouvoir.
03:54Il y a tout un procédé de production qui est extrêmement éthique.
03:57On voudrait tout prendre, toutes les saveurs.
04:00Merci pour la visite. Maintenant, on va tous se régaler.
04:04Et merci, Armelle Lévis et Madeleine en forme de coquille Saint-Jacques.
04:07On en a dans ce studio. Vous pouvez les déguster en Normandie, à Colombel, dans les épiceries Fines ou sur le site jeannette1850.com.
04:13Et on vient d'en offrir une au ministre de l'économie, Éric Lombard.
04:17Bonjour.
04:18Vous pourrez la discuter, la déguster après l'interview. Bonjour.
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