00:00Aujourd'hui, effectivement, il y a une voyoucratie qui s'est formée, je suis désolé de le dire, mais c'est comme ça, qui est organisée.
00:06Pourquoi ? Parce qu'on les a laissés s'organiser, on les a laissés être ensemble, et surtout, c'est qu'on n'a jamais voulu mettre le nez dedans dans ces affaires-là.
00:12Sauf qu'aujourd'hui, ça nous pète à la figure. Et donc forcément, ils ont pris beaucoup de confiance en eux.
00:18Ils ont des moyens, parce que le narcotrafic amène de l'argent. Je vous signale la note de l'OFAS, ils parlaient de 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
00:25Le budget police national, c'est 11 milliards d'euros. Vous voyez, on n'est pas très loin. Ils ont deux tiers de notre budget, donc ils ont des moyens illimités.
00:35Ça fait 200 000 personnes, c'est la première entreprise française. Donc une fois qu'on a mis ça sur le papier, effectivement, il y a une organisation.
00:41Dans les quartiers, on a ce qu'on appelle des gérants. C'est comme des maires. Ils s'autoproclament gérants, parce que c'est les plus costauds, les plus forts, et ils font peur.
00:49Et donc du coup, c'est eux qui ont, entre guillemets, la puissance de vie ou de mort sur les habitants.
00:54Donc en fait, encore une fois, on a laissé, depuis 20 à 30 ans, on a laissé péricliter cette situation petit à petit en disant
01:02« ça touche certains quartiers, tant que ça ne va pas dans les centres-villes, les bourgeois peuvent dormir, tout va bien ».
01:06Sauf qu'aujourd'hui, les bourgeois se font rançonner. Et donc forcément, on se réveille avec la gueule de bois, et on se dit « qu'est-ce qu'on doit faire maintenant ? »
01:12Il faut reprendre, j'allais dire, comme au rugby, c'est les fondamentaux.
01:17Donc les fondamentaux, c'est quoi ? C'est la discipline. Cette jeunesse, aujourd'hui, elle est déstructurée.
01:22Elle n'a pas, j'allais dire, aucune ambition dans certains quartiers, si ce n'est ressembler aux dealers et aux chefs de clan.
01:30Donc à mon avis, il va falloir reprendre cette discipline, effectivement reprendre la main dans ces quartiers.
01:35Mais ça, ça demande aussi des effectifs. Quand le maire de Limoges demande 50 policiers,
01:39c'est multiplié par toutes les villes qui sont en souffrance, qui demandent aussi des policiers.
01:42Donc multipliez ces villes par le nombre de policiers qu'il vous faut et vous aurez la note.
01:45Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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