- il y a 6 mois
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00:006h, 9h, Europe 1 Matin.
00:03Très bon réveil à tous sur Europe 1, il est 8h13, l'heure de la grande interview Europe 1.
00:07Nous recevons ce matin Mathieu Vallée, bonjour.
00:09Bonjour, merci de votre invitation.
00:10Merci d'être avec nous dans le studio d'Europe 1, député européen du Rassemblement National.
00:14Ensemble, nous allons parler de l'avenir du gouvernement de François Bayrou,
00:17de la stratégie de sécurité de Bruno Rotaillot,
00:20de cet accord entre l'Union Européenne et les Etats-Unis sur les droits de douane.
00:23Nous allons y revenir, mais tout d'abord, l'actualité internationale,
00:26puisque c'est désormais officiel, Emmanuel Macron s'est engagé à reconnaître
00:29un État de Palestine en septembre à New York devant les Nations Unies.
00:35C'est un engagement précipité de la part du Président de la République ?
00:37Non mais moi je pense surtout qu'Emmanuel Macron doit arrêter de fricoter dangereusement avec les islamistes.
00:42Reconnaître aujourd'hui un État Palestine, c'est reconnaître un État Hamas.
00:46Et il y a encore quelques mois, en juin 2024, chez vos confrères, sur un plateau télévisé,
00:51ils disaient que ce n'était pas le moment diplomatique, pas le moment sécuritaire, pas le moment pacifiste,
00:56puisque aujourd'hui on voit que rien n'a changé entre les Israéliens et les Palestiniens.
01:00On voit aussi que l'autorité palestinienne en Cisjordanie est en grande difficulté,
01:03que le Hamas dirige la bande de Gaza, donc ce n'est pas possible.
01:06Il y a quelques mois, il recevait le président ex-djihadiste El-Shara de la Syrie,
01:12alors qu'on a eu des centaines de morts sur notre territoire nationale par les islamistes.
01:16Donc je ne comprends pas la position du chef de l'État.
01:18Ça veut dire que vous prêtez des accointances à Emmanuel Macron avec les islamistes ?
01:21Écoutez, quand on reçoit à Paris, sur le Trocadéro, ou à l'Élysée en grande pompe,
01:25quelqu'un qui a du sang sur les mains et qui essuie ses pieds sur le drapeau de la République française,
01:31par les valeurs qu'ils inquièntent, c'est-à-dire les valeurs de l'islamisme,
01:35les valeurs du sang, parce que c'est leur valeur à eux,
01:38et bien oui, moi j'en ai marre que les patriotes comme nous, on nous traite d'extrémistes,
01:41alors qu'on défend la survie de notre nation, notre sécurité,
01:43des valeurs d'humanisme face à des gens comme Emmanuel Macron,
01:47qui finalement s'estiment en fait supérieurs à nous,
01:50et qui à l'intérieur sont l'axis du pays,
01:52où on voit la situation face au racaille,
01:53et à l'extérieur qui ont une collision avec les islamistes.
01:56Dans la lettre qu'il a adressée au président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas,
01:59le président de la République avance les arguments de cette reconnaissance palestinienne,
02:03qui serait le meilleur moyen justement de mettre un terme définitif au Hamas.
02:07Vous ne croyez pas cette argumentation ?
02:09Ben lui-même, il n'y croyait pas.
02:10Les dernières déclarations d'Emmanuel Macron étaient d'avril 2025.
02:14Il y a eu juin 2024, avril 2025, en avril 2025,
02:17il expliquait que c'était toujours pas le moment,
02:19puis on est bien seul.
02:20Le Royaume-Uni ne suit pas, l'Allemagne ne suit pas,
02:23la Belgique ne suit pas,
02:25donc pardon, mais on n'a aucune autre puissance qui pèse au sein de l'Union Européenne
02:30qui est sur la position d'Emmanuel Macron.
02:32Donc, ben, moi je veux bien qu'ils disent qu'ils vont être seuls,
02:35mais qu'ils vont l'accompagner,
02:36mais sur la politique étrangère, quand on est seul,
02:38au bout d'un moment, il faut se poser des questions.
02:40Donc, moi j'estime qu'aujourd'hui, on a entre 50 et 60 otages israéliens
02:44dans la bande de Gaza, dont une vingtaine sera encore en vie.
02:47Vous imaginez l'ignominie de se dire qu'ils ont encore des otages
02:50qui ne sont plus en vie.
02:52Donc, il n'y a eu aucune avancée significative sur ce point-là,
02:54sur la paix entre l'Israélien et les Palestiniens non plus,
02:57sur la sécurité d'Israël non plus,
02:59sur les reculades ou l'anéantissement du Hamas non plus.
03:02Il n'y a pas eu d'élection au niveau de la Palestine depuis 2006,
03:06au niveau de la bande de Gaza depuis 10 ans.
03:07Donc, il faut être sérieux. La politique, c'est sérieux.
03:10Mais j'ai l'impression que M. Macron, avec la fin de règne de mandat
03:13qui approche, finalement, il prend des décisions
03:15qui font honte à la France.
03:16Vous aussi, vous pensez que le macronisme n'a été qu'une parenthèse
03:19dans la vie politique française ?
03:20Moi, comme beaucoup de Français, en 2017,
03:23on a eu un président qui s'est présenté ripolliné
03:26et qui voulait faire avancer le pays.
03:29Aujourd'hui, on est dans le chaos absolu,
03:30le chaos diplomatique, le chaos sécuritaire,
03:32le chaos budgétaire, le chaos migratoire.
03:34Je pense que le mot qui résume les 8 ans,
03:37et j'imagine les 10 ans,
03:38d'après Emmanuel Macron, c'est le chaos.
03:40Voilà.
03:41Et j'en suis désolé pour mon pays.
03:42Vous savez, moi, j'aimerais que mon pays réussisse,
03:43mon pays soit fier de ses valeurs,
03:45soit fier de défendre ce qu'il a toujours défendu,
03:47la lutte contre l'islamisme, la lutte contre les extrémistes,
03:49la lutte pour la liberté, la lutte pour la sécurité,
03:52la lutte pour l'économie.
03:53Tout ça, aujourd'hui, c'est à terre.
03:54Il faudra tout reconstruire en 2027,
03:57lorsque l'on sera au moment de l'élection présidentielle.
03:59Et je pense que beaucoup de Français ont hâte
04:01de pouvoir à nouveau s'exprimer
04:02sur le premier personnage de l'État,
04:04sur celui qui dirige la décennie de la France.
04:07Ou celle-là.
04:08La parenthèse.
04:10Vous avez des indications, non ?
04:12Vous avez hésité entre celui ou celle ?
04:14Non, non.
04:15Vous avez des choses à me dire ?
04:16J'espère que ce sera Marine Le Pen pour notre parti,
04:19c'est ce que je voulais dire.
04:19Voilà, parce que lui est un homme,
04:21on n'a jamais eu une femme présidente de la République
04:23sous la cinquième,
04:23ce serait, à mon avis, quelque chose.
04:25Et, à mon avis, grand pour notre nation,
04:28d'avoir, pour une fois, une femme,
04:29en plus, une femme compétente,
04:30une femme qui a une expérience,
04:31une femme qui a été la seule deux fois finaliste
04:33au second tour de l'élection présidentielle.
04:36Et dans cette course-là, justement,
04:38est-ce que Bruno Retailleau se lancera
04:40et sera l'incarnation pour la droite ?
04:42Aujourd'hui, c'est le ministre
04:44qui semble le seul à avoir suffisamment de poignes
04:46dans le gouvernement
04:47pour faire face au pouvoir algérien.
04:49Il semble se positionner pour 2027
04:52en différence avec le gouvernement d'Emmanuel Macron,
04:55parce que c'est lui qui a expliqué
04:56que c'était une parenthèse
04:57dans la vie politique française.
04:58Aujourd'hui, ce serait un adversaire idéal
05:01pour le Rassemblement National
05:02s'il était désigné ?
05:04Moi, je vais vous dire,
05:05on prendra l'adversaire
05:06que les Françaises et les Français
05:07veulent désigner au second tour
05:09de l'élection présidentielle.
05:10On croit au suffrage universel,
05:11on croit au retour au peuple.
05:13C'était la vision gaullienne
05:14lors de la Ve République en 1958.
05:18Donc moi, je vous dis,
05:19Bruno Retailleau, aujourd'hui,
05:20son objectif, ça doit être
05:21d'assurer la sécurité des Français.
05:23Ça ne doit pas être d'assurer sa sécurité
05:25pour être candidat à l'élection présidentielle.
05:27On a un chaos sécuritaire dans le pays.
05:29Alors, les annonces de M. Macron
05:31pour faire diversion, j'imagine,
05:32à défaut d'être sérieuse,
05:33ont occulté le chaos sécuritaire.
05:36Mais on a un pays
05:37qui est en train d'être livré à la racaille.
05:39On voit qu'à chaque événement populaire,
05:40la fête de la musique,
05:41la victoire du PSG,
05:43maintenant, désormais,
05:45les festivités où ça se transforme
05:47en champ de bataille
05:48avec des mortiers
05:48qui sont depuis des années,
05:50des armes qui peuvent blesser,
05:51voire tuer nos policiers
05:53et qu'il n'y a rien qui a été fait.
05:54Et pareil pour le narcotrafic.
05:55Aujourd'hui, on a un point de bascule
05:57où les narcotrafiquants,
05:59ce que j'appelle les narcoraclures,
06:00sont à un point qu'ils exécutent
06:01des gamins dans les cités,
06:03des victimes innocentes.
06:04Et je pense à Solucana, à Marseille,
06:05c'était un endroit
06:06où Afayed ne vant à Nîmes.
06:08Et donc, c'est ça la priorité.
06:09Rien ne change.
06:10Moi, c'est ça qui nous donne
06:11les inquiétés aujourd'hui.
06:12Il n'y a pas eu,
06:12avec M. Retailleau à Beauvau,
06:14de changements significatifs
06:15sur tous ces sujets-là.
06:17Et moi, je ne m'en délecte pas.
06:18Moi, je n'ai rien contre M. Retailleau.
06:20Par contre, pardon,
06:22mais il a été beaucoup absent
06:23sur les policiers blessés.
06:25Quand vous avez à Limoges
06:2510 policiers blessés
06:26ou à Bézier un policier blessé,
06:28j'aurais aimé qu'ils sortent son terrain.
06:29C'est bien d'aller dans le Val-d'Oise
06:30pour soutenir les agriculteurs
06:32qui font lire des rodéos.
06:33Il n'y a pas que, d'ailleurs,
06:33dans les champs agricoles, malheureusement,
06:35et d'aller, finalement,
06:37faire des déclarations
06:37tout instruiantes.
06:38Mais on veut de l'action.
06:39Et les Français veulent de l'action.
06:40Et je pense qu'il aura un bilan,
06:42malheureusement, négatif,
06:44à devoir défendre
06:45dans ce qui sera candidat,
06:46s'il l'est.
06:47Vous parlez de ces violences
06:48dans les villes moyennes françaises
06:50que l'on appréciait
06:51pour leur calme jusqu'à maintenant.
06:53Et c'est vrai que,
06:53le week-end dernier,
06:54on a assisté à des émeutes.
06:55Vous parlez de Limoges,
06:56Charleville-Mézières,
06:57Compiègne, Nîmes-Béziers.
06:59Je lisais ce matin encore
07:01à Lille,
07:02une rue où se retrouvent
07:03régulièrement des jeunes
07:04pour faire des rodéos urbains,
07:06pour faire exploser des pétards
07:08qui provoquent le désarroi
07:10des habitants
07:11qui ne savent plus
07:12comment faire face
07:13à ces bandes de jeunes
07:14entre 12 et 25 ans
07:15qui se réunissent dans leur rue
07:16Rupia à Tourcoing, exactement.
07:19À la rentrée,
07:20un projet de loi prévoit
07:21d'élargir le pouvoir
07:23des policiers municipaux.
07:24Est-ce que c'est le genre
07:25de projet de loi
07:26qui pourrait rassembler
07:27de la droite jusqu'à la gauche
07:28pour permettre aux municipalités
07:31de reprendre la main
07:32sur ces violences
07:33et cette délinquance ?
07:34Que nos policiers municipaux
07:37aient plus de pouvoir,
07:38ça tombe sous le sens.
07:40Nous, on est pour
07:41une police municipale armée.
07:42Je rappelle que ce n'est pas
07:43le cas sur le territoire national.
07:44Vous prenez Grenoble,
07:46vous prenez Lille,
07:47dans la ville
07:47dont je suis originaire
07:49où Martine Aubry
07:49a toujours refusé d'armer
07:50sa police spalle.
07:51C'est-à-dire qu'elle les met
07:51en danger,
07:52et qu'elle assume
07:52d'aller voir des familles
07:54un jour pour dire
07:55par malacheté sécuritaire,
07:56on a un décès
07:57ou un blessé grave
07:58par minorant.
07:59Et donc,
08:00c'est quelque chose
08:00de primordial
08:01de l'armement
08:01de la police municipale
08:01pour les communes
08:02de plus de 10 000 habitants.
08:03Ensuite,
08:04on est pour la vidéoprotection.
08:05Aujourd'hui,
08:06la vidéoprotection,
08:07elle permet de résoudre
08:07beaucoup d'enquêtes
08:08et de prévenir
08:08des actes de délinquance.
08:09Vous prenez les villes
08:10comme Bocquer,
08:11dirigée par Nelson Chandon,
08:13comme Louis Alliot
08:14à Perpignan,
08:14comme Steve Briouat
08:16à Hénin-Beaumont.
08:17Vous avez toutes ces villes
08:18du Rassemblement National
08:18où il fait bon vivre
08:19et on a fait nos preuves.
08:20On espère que
08:20convaincre les Français
08:22de dire adopter un MRRN,
08:23c'est adopter
08:23une ville paisible
08:25où il fait bon
08:26d'y vivre,
08:26d'y travailler
08:27et d'être en sécurité.
08:28Et enfin,
08:29sur ce projet de loi
08:30que vous évoquez,
08:31moi,
08:31je ne veux pas
08:31que la police municipale
08:32devienne une police judiciaire.
08:34Aujourd'hui,
08:34on a déjà fort à faire
08:35pour rehausser
08:37et soutenir
08:37nos officiers de police judiciaire
08:38et notre final investigation
08:39de la police nationale
08:40qui est à terre
08:40que M. Darmanin
08:41a déshaussé.
08:42Et donc,
08:43je dis simplement
08:43que la police municipale
08:44doit être une police
08:45de la ville,
08:46une police de proximité
08:48dans laquelle
08:48elle doit être armée
08:49et effectivement,
08:50par exemple,
08:51elle doit pouvoir
08:51faire des contrôles d'identité,
08:53effectivement,
08:53elle doit pouvoir
08:53déresser des amendes
08:54forfaitaires délectuelles,
08:55effectivement,
08:56elle doit avoir
08:57une simplification
08:58de son action au quotidien.
08:59On est d'accord pour ça,
09:00mais par contre,
09:00pas pour faire des enquêtes
09:02sous l'égide
09:02du procureur d'appui
09:03ou encore moins
09:03prendre des plaintes.
09:04Et police de proximité
09:05pour retourner dans les quartiers
09:06comme c'était le cas
09:07avant Nicolas Sarkozy ?
09:08Non mais la police nationale
09:09et la gendarmerie
09:10n'ont jamais abandonné
09:11les quartiers.
09:12Et je vais même
09:13aller plus loin.
09:14Si demain,
09:14on est aux responsabilités
09:15au lieu de créer
09:15des commissariats neufs
09:17comme à Pisevain,
09:18à Nîmes,
09:18comme à Garges-les-Gonesses
09:19où on enferme des policiers
09:21pour tenir des bureaux de police,
09:22nous,
09:22on les mettra dehors
09:23pour faire des patrouilles,
09:25une trentaine,
09:25une quarantaine de policiers
09:26dans des quartiers
09:27où ils seront matin,
09:29midi,
09:29soir et nuit
09:30adaptés en fonction
09:31de la dénacance,
09:32en fonction des besoins
09:32de la population,
09:33en fonction des objectifs
09:34qu'on leur assignera.
09:35Vous n'êtes pas favorable
09:36au retour des commissariats
09:40parce qu'il faut les faire tourner,
09:42parce que ça a un coût.
09:43Donc déjà,
09:43il faudrait rénover
09:44les commissariats
09:45qui sont en embout.
09:46Il faudrait mettre
09:462 milliards d'euros
09:47pour rénover le parc immobilier
09:49de la gendarmerie
09:49où on fait dormir
09:50des familles de gendarmes
09:51dans des véritables
09:53résidences poubelles.
09:54Donc moi,
09:54je dis simplement
09:55qu'avant d'avoir
09:56des grandes ambitions
09:56qui se terminent souvent
09:57par des petites actions,
09:59on puisse mettre
10:00des policiers sur le terrain.
10:01Moi, je préfère
10:02un policier dehors
10:02qui interpelle un voyou
10:03plutôt qu'un policier à l'intérieur
10:04qui prenne des déclarations
10:05et qui tient un bureau de police
10:06et un chef de poste.
10:07Voilà,
10:08donc c'est une vision
10:08qui est celle que nous,
10:09on défendra.
10:10Voilà,
10:10nous,
10:11ça sera de l'ordre,
10:12de l'interpellation,
10:13de la lutte contre la racaille
10:14et une réponse judiciaire
10:16stricte,
10:16immédiate et ferme.
10:17Il faut aujourd'hui
10:18des discours qui soient clairs
10:19vis-à-vis de celles et ceux
10:20qui risquent de nous mettre à genoux
10:21face à la racaille,
10:22face aux islamistes,
10:23face aux narcotrafiquants.
10:25Mathieu Vallée,
10:25vous êtes député européen
10:26du Rassemblement National.
10:28Hier,
10:28Donald Trump
10:28et Ursula von der Leyen
10:29sont tombés d'accord
10:30pour des droits de douane
10:32à 15% sur les produits européens
10:34exportés vers les Etats-Unis.
10:36L'Europe a sauvé l'honneur
10:37avec ce contrat ?
10:38Non mais Mme von der Leyen
10:39elle se fait encore une fois de plus
10:40se fouer,
10:40j'ai l'impression
10:41qu'elle est payée
10:41pour fossoyer
10:42l'Union Européenne
10:43de l'intérieur,
10:44c'est pas possible autrement.
10:45Sur le Mercosur,
10:46elle veut le signer en catimini
10:47derrière les dirigeants
10:49des peuples souverains,
10:50notamment visiblement
10:51Emmanuel Macron
10:52qui était sa grande copine,
10:53je pense qu'ils ont dû s'engueuler.
10:54Et ensuite,
10:55elle négocie au rabais
10:56des droits de douane
10:57dans lesquels
10:57elle ne défend absolument pas
10:58le Made in France
10:59et le Made in Europe.
11:00Voilà, nous c'est ce qu'on dit.
11:02On veut que
11:02les entreprises européennes
11:03et saint-garens françaises
11:04soient prioritaires
11:05dans leur marché.
11:06Vous imaginez
11:06qu'aux Etats-Unis,
11:08on a 80% du marché
11:09qui est destiné
11:10aux entreprises intérieures,
11:11nous c'est quasiment l'inverse.
11:12L'Union Européenne
11:12est réservée aux 80%
11:14d'entreprises extérieures.
11:15Donc à aucun moment
11:16elle défend nos entreprises,
11:18notre souveraineté,
11:19nos savoir-faire
11:20et c'est quelque chose
11:21qui doit aujourd'hui
11:22nous inquiéter
11:22qu'on dénonce au Parlement.
11:23Il fallait mieux
11:24ne pas avoir d'accord ?
11:25Il fallait mieux avoir un accord
11:28d'État membre.
11:29Je pense quand même
11:29qu'on pèse dans le game.
11:31On a plus d'habitants
11:32que les Etats-Unis réunis
11:33et autant plus d'États.
11:35Enfin voilà,
11:35au bout d'un moment,
11:36alors pas d'États,
11:37j'entends que les Etats américains,
11:38mais on a des Etats souverains.
11:39Donc au bout d'un moment,
11:40je pense que l'Union Européenne
11:41elle fossoit nos souverainetés
11:42et elle ne défend pas
11:43finalement la fierté,
11:44la dignité
11:45et la compatibilité
11:47des peuples
11:47que nous représentons.
11:48Parlons du budget
11:492026 de la France.
11:50Le gouvernement veut serrer la vis
11:51sur les arrêts de travail.
11:53Ils ont augmenté
11:5330% en 4 ans.
11:55On est à la recherche
11:56d'économies aujourd'hui.
11:57Est-ce qu'il faut faire
11:58des économies
11:58dans le secteur de la santé ?
12:00Non mais,
12:01ça aussi,
12:01il faut arrêter de faire croire
12:02que les Français
12:03sont des fainéants
12:04et que dans l'hôtellerie,
12:05le bâtiment,
12:06la restauration,
12:07ils seraient remplacés
12:08par des étrangers
12:09à qui on dit
12:11on vous paye moins cher,
12:12on vous considère
12:12moins que les Français
12:14et c'est pour ça
12:14qu'on vous recrute.
12:15Il faut arrêter ce discours
12:16qui culpabilise les Français.
12:18Moi, ma mère,
12:19elle a un handicap,
12:20elle a été licenciée économique
12:21parce que sa boîte
12:22a fait faillite,
12:23elle a eu du mal
12:23à retrouver un travail
12:24parce qu'on lui disait
12:24trop vieille,
12:25trop malade,
12:26trop âgée,
12:27pas assez diplômée
12:28et pour autant,
12:29elle s'est battue,
12:30elle a voulu retrouver
12:31un emploi,
12:31elle a repris une formation
12:32d'aide soignante
12:32à 56 ans.
12:34Et elle a eu
12:35un parcours du combattant
12:36et ces gens-là,
12:37on ne les félicite pas,
12:38on ne les soutient pas.
12:38Donc nous,
12:39au Rassemblement National,
12:39c'est très simple,
12:40on soutiendra cette France
12:41des oubliés,
12:42cette France des silencieux,
12:43cette France qui se bat
12:44pour avoir un emploi.
12:45Alors maintenant,
12:46qu'ici et là,
12:46il y a des profiteurs
12:47du système,
12:48qu'il y en a qui sont planqués
12:50et qui ne veulent pas travailler,
12:51sûrement,
12:51mais c'est ce qu'on appelle
12:52les fraudeurs
12:52et pas les travailleurs
12:53qui essayent de retrouver
12:54un emploi quand leur entreprise
12:55fait faillite.
12:56Je rappelle qu'en France,
12:57on a une entreprise
12:58qui fait faillite
12:59toutes les 8 minutes
12:59et ce n'est pas la faute
13:00des salariés
13:01et encore moins
13:01des entrepreneurs
13:02qui ne sont pas soutenus
13:02dans le gouvernement.
13:03Donc sur ce budget,
13:04vous dites quoi ?
13:05Négociation encore possible
13:06avec François Bayrou
13:07ou bien censure
13:08quoi qu'il arrive
13:09et on arrive
13:10à un blocage total ?
13:12Moi, je vous dis
13:12qu'au lieu d'alourdir
13:14la charge des entreprises
13:15et des particuliers
13:16de 20 milliards d'euros
13:17d'impôts supplémentaires
13:18que M. Bayrou veut créer,
13:19il ferait mieux
13:19d'alléger l'OTA obèse
13:21par ses agences
13:22qui ne servent à rien.
13:24Vous avez proposé
13:24à François Bayrou
13:25des négociations ?
13:25Mais on a même fait une lettre.
13:27Marine Le Pen,
13:27elle a donné ses devoirs
13:28de vacances à François Bayrou
13:29cet été
13:29en lui disant
13:30en 5 pages
13:31vous avez la position
13:32du Rassemblement National
13:33sur l'immigration,
13:34sur l'État obèse.
13:36On a le député de Moselle
13:37Alexandre Noubet chez nous
13:38qui a fait adopter
13:39à l'unanimité
13:39un rapport à l'Assemblée Nationale
13:40avec 130 mesures
13:41pour réindustrialiser le pays
13:43comme quoi
13:43au Rassemblement National
13:44on n'a peut-être pas de pétrole
13:45mais on a des idées
13:46et donc je vous dis simplement
13:47que oui pour discuter,
13:49oui pour avancer
13:50mais sur des propositions
13:51correctes
13:51qui ne fassent pas les poches
13:52aux Français,
13:53aux entreprises
13:53et qui ne mettent pas
13:54notre pays plus bas que terre.
13:55Vous savez qu'on a plus
13:56de 1000 milliards de dettes
13:56supplémentaires
13:57depuis 8 ans de Macron.
13:58Pour terminer,
13:59est-ce que vous croyez
13:59à une mobilisation populaire
14:00contre ce budget ?
14:01On parle de la date
14:02du 10 septembre à venir notamment.
14:03Moi je crois
14:04à la force
14:05de faire peur
14:06à François Béroud
14:07de la censure
14:07non pas pour se faire plaisir
14:08mais pour le dire
14:09si vous mettez à genoux
14:11l'économie française
14:12comme vous le faites
14:12depuis 8 ans
14:13et bien vous dégagerez.
14:14Voilà, la solution
14:15elle est simple
14:16et j'espère que ce 10 septembre
14:17ça sera une belle
14:18manifestation
14:20des Rassemblements Populaires
14:20et qu'elle ne sera pas
14:21encore une fois de plus
14:21volée par les fachos rouges,
14:23les gauchistes
14:24qui détruisent tout
14:25comme la réforme des retraites,
14:26comme les gilets jaunes,
14:27comme les contestations
14:28des lois travail
14:29sous Manuel Valls
14:29parce qu'à chaque fois
14:31qu'il y a eu
14:32ces Rassemblements Populaires
14:33elles ont été volées,
14:34confisquées
14:34par une extrême-gauche
14:35ou une ultra-gauche
14:36qui transforme nos rues
14:37en chois de bataille,
14:37qui transforme nos policiers
14:38en cocktails ou le tof
14:39et qui au lieu de sentir
14:40l'odeur de la liberté
14:41fait sentir l'odeur
14:42du brûlé
14:42et de la violence
14:43dans notre pays
14:44et dans nos rues.
14:44Merci Mathieu Vallée.
14:45Merci à vous.
14:46Merci d'être venu
14:47dans le studio d'Europe 1
14:48ce matin
14:48des eurodéputés
14:49à Rassemblement National.
14:50Merci à vous.
14:51Merci.
14:51Bonne journée.
14:52Très bonne journée à vous.
14:53Vous êtes bien.
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