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  • il y a 1 an
On a reçu Juan Branco, avocat et docteur en droit.

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Transcription
00:00Un Guadeloupéen avec le symbole de la Guadeloupe qui tient la tête d'Emmanuel Macron décapité et il l'appelle non-lieu.
00:06Et là, que fait Emmanuel Macron, le président de la République ?
00:09Il décide de porter plainte personnellement contre cet artiste, ce qui est quand même assez rare et évidemment un acte d'intimidation.
00:15Et en plus, il le fait sur des motifs d'infraction criminelle qui peuvent être assez lourdes.
00:20Il considère que c'est une incitation à la commission de crime et d'élits, y compris le crime de meurtre.
00:24Vous, vous trouvez ça normal d'avoir un tableau qui met la tête du président de la République française décapité ?
00:29Bien sûr, c'est extraordinairement important si on veut différencier notre société de celle que l'on dénonce régulièrement parce qu'il ne respecterait pas les droits de l'homme et ainsi de suite.
00:37De laisser une liberté d'expression, si ce n'est totale, maximale pour les citoyens et en particulier pour les artistes.
00:42Cette colère qu'ils expriment à travers ce tableau, c'est une colère dont on doit se sentir heureux qu'elle soit exprimée à travers une œuvre d'art.
00:49Parce qu'autrement, quand vous n'avez pas de façon justement de purger votre violence, elle va se projeter sur des corps et dans le meilleur des cas sur du matériel.
00:55Les gilets jaunes s'attaquaient avant tout à des devantures de magasins, à des voitures, vous voyez, pour ne pas s'attaquer à des gens.
01:00Oui, mais ça n'a pas empêché qu'il y ait quand même eu des blessés, etc.
01:03Et principalement du côté des gilets jaunes, parce que ce n'est pas les gilets jaunes qui ont éborgné et qui ont mutilé.
01:08C'est les 25 éborgnements et mutilations.
01:10On les laisserait tout casser ?
01:11On les écoute. On les écoute et on essaie de prendre en compte leurs difficultés, ce qui n'a pas été fait.
01:15Le crayon.
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