00:00J'entends les interrogations de beaucoup d'ailleurs de personnalités politiques,
00:04y compris au sein de notre majorité et de notre parti.
00:06En revanche, j'aimerais dire quand même à mon contracteur du jour
00:08que la situation est quand même suffisamment compliquée et sensible
00:12pour s'abstenir de raccourcis ou de caricatures.
00:15Laisser cela à la France insoumise, je vous en conjure.
00:17Le jour où on ne compare avec la France insoumise...
00:19Je vous écoutais avec beaucoup de retenue parce que ça bouillait un peu en moi,
00:23mais dire que la déclaration d'Emmanuel Macron reviendrait finalement
00:27à une reconnaissance de facto du Hamas, c'est un raccourci.
00:30C'est une caricature et c'est grave de dire...
00:31C'est le communiqué de presse du Hamas lui-même.
00:33Oui, mais le Hamas s'est félicité.
00:37Il s'en félicite, mais le Hamas veut aussi la destruction d'Israël
00:39et pas pour le procéder à nos états.
00:40Monsieur Becotaglio, vous allez dire...
00:41On va pouvoir dire, monsieur Becotaglio...
00:42Monsieur Garano, je vous assure que ça ne va jamais arriver.
00:45Mais moi, les satisfaits de monsieur Mélenchon,
00:46qui a été incapable de reconnaître que le Hamas était un mouvement terroriste,
00:49que les attaques du 7 octobre étaient un massacre, etc.,
00:51je m'en contrefiche des satisfaits de monsieur Mélenchon ou du Hamas.
00:55Ce n'est pas le sujet.
00:56Le Hamas, on le combat, on va continuer à le combattre.
00:58Emmanuel Macron l'a rappelé très clairement dans ses propos.
01:01En aucun cas, la reconnaissance de l'État palestinien n'impliquera,
01:06et Mahmoud Abbas a dit la même chose, un quelconque rôle du Hamas.
01:10Ça, c'est clairement écrit.
01:12La libération des otages également.
01:14Il y a tout un tas.
01:14Donc, évitons les caricatures et les raccourcis.
01:17Il n'y a pas d'équivalence entre la reconnaissance d'un État palestinien par la France,
01:20qui n'est pas isolée d'ailleurs,
01:21parce qu'y compris, vous l'avez dit,
01:22les plus des deux tiers des pays dans le monde reconnaissent déjà l'État de Palestine.
01:25Oui, mais pas en Europe.
01:26Et en Europe, vous avez des pays quand même qui ne sont pas totalement neutres.
01:28Vous avez les pays d'Europe de l'Est, vous avez la Suède,
01:31vous avez les Pays-Bas, vous avez l'Irlande, vous avez l'Espagne, etc.
01:34Et c'est tout notre honneur de la France de considérer que nous devons,
01:37nous sommes le premier pays du G7.
01:38Et au niveau crâne d'ailleurs, c'est que ça a changé pour l'Espagne.
01:40C'est difficile les relations maintenant entre l'Espagne et l'Israël.
01:42Mais ce n'est pas parce que c'est difficile qu'il ne faut pas le faire.
01:43Le droit international est un principe général qui ne se négocie pas.
01:47On ne peut pas, d'un côté, condamner l'annexion unilatérale de la Crimée par la Russie
01:52et leur volonté d'annexer des régions en Ukraine.
01:56Et de l'autre côté, se satisfaire d'une annexion unilatérale
01:59souhaitée par le vote de la Clesset que vous avez dit.
02:01Sur la Cisjordanie, ça n'est pas possible.
02:02Le droit international, il se respecte dans sa globalité.
02:05On ne peut pas avoir deux poids, deux mesures.
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