- il y a 7 mois
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00:00Générique
00:00Et avant d'accueillir notre invité exceptionnel ce soir, un petit tour de l'information.
00:11Comme d'habitude, Georges Abdallah, de retour au Liban après 40 ans dans les prisons françaises.
00:16Il a réitéré son soutien inébranlable à la cause palestinienne.
00:20Les enfants de Palestine meurent de faim alors que les millions d'arabes,
00:23les regard d'un spectateur a-t-il lancé.
00:25Pour rappel, il avait été condamné pour complicité d'assassinat de diplomates américains et israéliens.
00:31Pour Donald Trump, la probabilité de conclure un accord commercial avec l'Union Européenne est de 50-50.
00:38La date butoir du 1er août arrive à grand pas.
00:41Les Etats-Unis menacent de taxes douanières de 30%.
00:43Nous travaillons de manière très assidue avec l'Europe, a-t-il déclaré.
00:47De son côté, l'Union Européenne accélère les tentatives de négociations
00:50et a affirmé ces derniers jours qu'un accord était à portée de main.
00:54Enfin, on va terminer avec la Thaïlande.
00:57La Thaïlande prévient le Cambodge d'un risque de guerre
01:00dans un contexte de violents affrontements entre les deux pays.
01:03Une annonce juste avant une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU.
01:07Plus de 140 000 Thaïlandais ont été déplacés
01:11alors que la situation à la frontière génère un niveau de violence jamais vu depuis 2011.
01:16Voilà pour ce tour complet de l'information.
01:19On commence, je vous l'ai dit, avec notre invité exceptionnel ce soir dans Punchline,
01:23Joshua Zarka.
01:25Bonsoir, monsieur l'ambassadeur.
01:27Vous êtes ambassadeur d'Israël en France.
01:30C'est un plaisir de vous avoir.
01:31On a beaucoup de choses à évoquer ensemble.
01:33Et on va commencer évidemment avec cette déclaration,
01:38je le disais un peu en catimini, d'Emmanuel Macron sur ses réseaux sociaux.
01:42La France va reconnaître l'état de la Palestine en septembre devant l'ONU.
01:46Lorsque vous avez appris ça, quelle a été votre première réaction ?
01:50En tant qu'homme, mais également en tant qu'ambassadeur.
01:53Vous savez, c'est quelque chose dont on parlait pendant assez longtemps, du concept.
01:59Mais j'ai été surpris, j'ai été surpris, j'ai été...
02:02Je vous dis la vérité, ma fille m'a posé la question, comment as-tu ressenti ?
02:07J'étais déçu.
02:08Un sentiment que peut-être je n'avais pas bien réussi à expliquer l'importance
02:13de ne pas faire ce... de ne pas prendre cette décision.
02:17le fait que je n'avais pas peut-être réussi à expliquer
02:21à quel point ce serait destructif pour la paix au Moyen-Orient,
02:27pour la stabilité du Moyen-Orient, pour nos relations bilatérales,
02:30pour les Palestiniens eux-mêmes.
02:33Parce que vous savez, ce qui se passe, c'est que le Hamas a été le premier
02:36à applaudir le président Macron.
02:37Oui, il va y revenir, évidemment.
02:39Et donc, ça veut dire que le Hamas est content de cela.
02:42Alors, le jour où le Hamas refuse pour la quatrième fois
02:46une offre de cesser le feu, qui en fin de compte mènerait à la paix,
02:51à la stabilité, à la libération du peuple palestinien de Gaza,
02:58ce jour-là, le président choisit d'annoncer la reconnaissance
03:03de l'État palestinien et donc de donner au Hamas
03:06un espèce de souffle de derrière en lui disant
03:09« ça va, ça va, ne vous inquiétez pas, continuez le combat ».
03:12J'étais déçu, j'étais triste, j'étais choqué et malheureusement, c'est là.
03:18Vous êtes ambassadeur, donc les mots sont choisis
03:20et c'est inhérent à votre profession, mais c'est quoi le mot
03:25qui résume le mieux votre état d'esprit ?
03:27Vraiment, sincèrement ?
03:29Déçu.
03:29Déçu ?
03:31Déçu.
03:31Un sens peut-être que je n'ai pas réussi à faire ce que j'avais à faire
03:38et c'était vraiment de convaincre l'administration française
03:42qu'un tel pas serait désastrieux pour tout,
03:47pour la région, pour les Palestiniens, pour nos relations bilatérales,
03:50pour le statut de la France au Moyen-Orient
03:53et notre capacité de travailler ensemble.
03:55Indiscutablement, même si vous êtes à demi-surpris
04:04de cette décision d'Emmanuel Macron.
04:08Oui.
04:09Est-ce que vous avez eu des signes d'alerte ?
04:11Oui, bien sûr.
04:12Est-ce que vous avez eu une communication qui...
04:15Je vous laisse, vous n'êtes pas obligé de me répondre.
04:17Non, mais je ne vais pas rentrer dans les détails.
04:18Est-ce que vous avez, sans rentrer dans les détails,
04:20mais ça a été une demi-découverte ?
04:22Non, non, ça fait longtemps qu'on en parle.
04:25J'espérais avoir réussi à quand même expliquer à quel point,
04:31si on voulait vraiment œuvrer pour la paix, ce n'était pas la chose à faire.
04:34Ce n'était pas la chose à faire.
04:35Si on voulait vraiment œuvrer pour la paix, il y a certaines choses à faire.
04:39Par exemple, faire en sorte qu'il y ait un changement d'atmosphère au Moyen-Orient
04:43entre nous et les Palestiniens.
04:45La réforme dont on parle souvent, la réforme de l'autorité palestinienne,
04:49la fin du joug du Hamas sur la population palestinienne de Gaza.
04:58Il y a énormément de choses à faire.
05:00Faire pression sur Israël et reconnaître l'État palestinien,
05:04quand ça ne sert à rien.
05:06Franchement, c'est ne même pas reconnaître,
05:07c'est annoncer que dans deux mois, il y aura une reconnaissance.
05:10À quoi ça sert ?
05:12Et franchement, je ne comprends pas, moi qui suis diplomate depuis 35 ans
05:16et qui a fait énormément de choses dans le cadre de faire avancer la paix au Moyen-Orient
05:23et des discussions avec les pays arabes.
05:27Chaque décision, chaque annonce, chaque déclaration est réfléchie.
05:33A un but, faire avancer quelque chose.
05:35Et là, annoncer que dans deux mois, il y aurait la reconnaissance de l'État palestinien
05:41le jour où le Hamas décide de rejeter une offre de cessez-le-faire encore une fois,
05:48je ne réussis pas à trouver la logique dans cela.
05:52Vous dites indiscutablement avec cette annonce,
05:55même si cette solution à deux États n'est pas une surprise, évidemment, on l'a évoquée.
06:01Indiscutablement, Emmanuel Macron a choisi son camp
06:03et met la pression sur votre pays.
06:07J'espère que, en choisissant ce camp, ce n'est pas d'une façon catégorique
06:13et qu'effectivement, on aura encore des possibilités de, peut-être, je ne sais pas,
06:18de faire en sorte que nous pouvons encore travailler ensemble.
06:20Mais là, franchement, c'est une décision qui va influencer notre capacité,
06:26je veux dire, dans nos relations bilatérales,
06:28notre capacité, nos capacités de travailler ensemble pour le bien du Moyen-Orient
06:33et pour le bien des peuples.
06:35Vous l'avez souvent dit, ce n'est pas la première fois qu'on vous invite sur CNI,
06:39vous êtes sur Europe 1, mais il est nécessaire,
06:43et j'aimerais bien que vous nous expliquiez très concrètement,
06:46vu la situation à laquelle nous nous trouvons plongés aujourd'hui avec cette déclaration,
06:51il faut construire une atmosphère de paix.
06:55Ça veut dire quoi, construire une atmosphère de paix, monsieur l'ambassadeur ?
06:57Vous savez, je ne sais pas si vous voyez, mais des fois, il y a des vidéos
07:01qui sont filmées dans les rues de Ramallah ou dans les rues de Naplouse, etc.,
07:04où on pose des questions aux Palestiniens.
07:07Est-ce que si la guerre sera terminée, est-ce que vous pouvez vivre en paix avec les Israéliens ?
07:11Et toujours, 99% des cas, ils disent non, Israël doit disparaître.
07:16D'ailleurs, c'est un discours qui apparaît aussi chez certains politiciens français de l'extrême-gauche,
07:25que l'Israël doit disparaître.
07:28Alors, créer une atmosphère de paix, c'est créer une atmosphère
07:30où l'idée même de vivre en paix les uns avec les autres serait acceptée à tous les niveaux.
07:37Au niveau des enfants qui vont à l'école et qui n'apprennent pas à tuer les Juifs,
07:41dans une pièce de théâtre de la classe,
07:45et au niveau des dirigeants palestiniens qui accepteraient des offres de paix qu'ils leur ont fait.
07:51Vous savez, à quatre occasions, Israël a proposé à l'autorité palestinienne
07:58la création d'un État palestinien entre la guerre, entre la mer et le Jourdain.
08:04À quatre différentes occasions.
08:05Et ces quatre différentes occasions, ça allait entre 97,5 et 99% des territoires
08:10de 1967, avec le contrôle palestinien des frontières,
08:14avec une armée palestinienne qui serait armée par Israël,
08:17et d'ailleurs que nous avions commencé à le faire,
08:21avec un État qui aurait toute capacité,
08:27et à chaque fois, les Palestiniens ont rejeté cela.
08:30La raison pour laquelle ils ont rejeté cela, il faut bien le comprendre,
08:33c'est que pour eux, la fin du conflit est inacceptable.
08:37Ils veulent être capables d'avoir leur État pour continuer le conflit
08:42et pour gérer le conflit avec Israël, pas pour avoir la paix.
08:46Et ça, c'est quelque chose de fondamental qu'il faut changer.
08:49Et franchement, le gouvernement français le comprend,
08:52était d'accord et est d'accord avec nous.
08:53Alors, il est d'accord avec nous, on en a parlé souvent,
08:57et au lieu de prendre acte, de faire quelque chose à ce sujet,
09:01la décision qui est prise va exactement à l'envers.
09:06Au lieu de forcer les Palestiniens, l'autorité palestinienne
09:09et les Palestiniens en général, d'adopter une culture de paix,
09:15ils leur disent ça, bon, c'est bon, on reconnaît votre État,
09:19vous n'avez rien à faire finalement.
09:20Alors, pourquoi je vous pose cette question, monsieur l'ambassadeur,
09:23parce que je sais que ça fait partie de votre philosophie
09:25de créer cette atmosphère de paix, et c'était essentiel et important à vos yeux.
09:29Pourquoi je vous pose cette question ?
09:30Parce qu'encore une fois, encore aujourd'hui,
09:32certaines ONG ont pris position, et vous voyez où je veux en venir,
09:35et vous attaquent justement sur la situation, sur la bande de Gaza.
09:39Qu'est-ce que vous leur répondez en fait ?
09:40Vous savez, ce qui s'est passé en 2024,
09:43c'est que le Hamas a réussi à s'enrichir.
09:47En recevant la distribution, en recevant l'assistance humanitaire
09:51qu'il devait distribuer aux Palestiniens,
09:53et au lieu de la distribuer aux Palestiniens, il a vendu aux Palestiniens de Gaza, aux Gazaouis.
09:58Et donc, il a pris en otage la population de Gaza,
10:01il leur a vendu, a pris cher, l'assistance humanitaire.
10:05Ceux qui avaient suffisamment d'argent avaient suffisamment à manger,
10:08ceux qui n'avaient pas suffisamment d'argent n'avaient pas à manger.
10:10Ce que nous avons essayé de faire, ce que nous continuons d'essayer de faire,
10:15c'est de distribuer l'assistance humanitaire directement à la population palestinienne,
10:22que ce soit par le biais de cette organisation GHF,
10:28ou par la distribution directe par les ONG,
10:31qui se ferait sans passer par le Hamas.
10:34Est-ce que c'est parfait ? Non, ce n'est pas parfait.
10:38Est-ce que nous pourrions nous améliorer ?
10:40Oui, nous pouvons nous améliorer, nous essayons toujours de nous améliorer.
10:44Mais le fait est que le Hamas a de gros problèmes financiers,
10:47ne peut plus payer les salaires de ses combattants, de ses terroristes,
10:53et donc a créé cette campagne très bien orchestrée,
10:57financée par des pays comme le Qatar et la Turquie,
10:59a créé cette campagne qui a été adoptée, malheureusement, par certaines ONG,
11:06et qui dit qu'Israël militarise l'assistance humanitaire,
11:11au lieu de voir les choses comme elles sont,
11:12que nous essayons justement de distribuer l'assistance humanitaire
11:15directement au peuple palestinien.
11:17Et c'est difficile, c'est terrible,
11:20parce que là aussi c'est un échec de notre part
11:23de ne pas avoir réussi à convaincre, à expliquer exactement ce que nous faisions,
11:27mais il faut dire que nous faisons face à des ennemis qui sont inhumains.
11:39Alors on vous reproche également les neuroses victimes sur Gaza,
11:42mais vous répondez aussi que vous aussi, vous avez des victimes de re-troupes,
11:46parce qu'on est en situation de guerre,
11:48et cette situation de guerre, c'est malheureusement la réalité, c'est ça.
11:53Vous savez, je veux dire, on m'a posé une question hier au sujet d'une erreur
11:56qui avait été faite par l'armée israélienne en tirant malheureusement sur l'Église.
12:01– Oui, sur la fameuse Église.
12:02– Sur la fameuse Église.
12:03Vous savez que 17%, et c'est quelque chose de terrible à dire,
12:0617% des morts chez nos soldats sont décédés, sont morts,
12:13à cause des échanges de feu amicaux.
12:17Ils ont été tués par nos propres balles.
12:19Des erreurs existent, ont lieu en guerre, c'est terrible.
12:24Cette guerre est une guerre terrible qui ne s'arrête pas.
12:28Elle aurait pu se terminer dès que le Hamas avait libéré nos otages.
12:31– C'est ce qu'on nous dit ce soir.
12:32S'il y a libération des otages, la guerre s'arrête.
12:34– Elle s'arrête immédiatement.
12:36– Elle s'arrête immédiatement.
12:37– Elle s'arrête immédiatement.
12:38Nous voulons nos otages, et vous savez,
12:41Israël perdrait sa raison d'être si nous abandonnions nos otages.
12:47C'est impossible pour nous de le faire.
12:48Israël a été créé pour être un refuge pour les Juifs après ce qui s'est passé.
12:53Après le loco, c'est après des millénaires de massacres, etc.
13:00Alors donc, nous ne pouvons pas, c'est incapacité,
13:02ça va contre notre identité, contre notre raison d'être,
13:06d'abandonner nos otages.
13:07Et nous continuerons jusqu'à que les derniers otages soient rentrés chez eux.
13:11– Alors, je voudrais vous faire réagir sur deux, trois petites choses,
13:14évidemment, qui ont leur importance dans le contexte du moment.
13:16D'abord, la réaction de Donald Trump, je vais vous la faire écouter,
13:20suite à cette décision et cette annonce sur les réseaux sociaux d'Emmanuel Macron.
13:25On écoute Donald Trump, vous réagissez juste après.
13:29– Écoutez, c'est un type différent.
13:32Il est sympa, il a l'esprit d'équipe,
13:33mais voici la bonne nouvelle.
13:36Ce qu'il dit n'a aucune importance.
13:41Ça ne changera rien.
13:42– Ça ne changera rien, dit Donald Trump.
13:44C'est un peu humiliant également pour la France.
13:46– Malheureusement.
13:47– Réaction sur cette prise de position de Donald Trump ?
13:50– Ça fait de la peine.
13:52Ce n'est pas quelque chose, vous savez, je suis né ici,
13:54j'étais français avant d'être israélien.
13:58– Je le sais.
13:58– Alors donc, ça me fait de la peine de voir une déclaration comme celle-là
14:02envers le président français.
14:05C'est tout ce que je peux dire.
14:05– Alors, cette déclaration, elle arrive dans un contexte particulier,
14:08sur notre pays, pays que vous connaissez ô combien.
14:10– On a vu, le Hamas a été un des premiers à réagir.
14:18Côté politique, et les filles qui soufflent sur les braises,
14:23ils ont tous réagi évidemment, en applaudissant,
14:25c'est un cocktail de réactions.
14:27Alors qu'il se passe des choses graves sur notre territoire,
14:29en France, mais également en Espagne,
14:32et qui touche la communauté juive.
14:33Regardez cette séquence qui se passe,
14:36et qu'on a commenté, et qu'on a beaucoup commenté.
14:37Et je pense qu'en France, il n'y a pas beaucoup de médias
14:39qui ont commenté cette séquence.
14:41C'est cette colonie d'enfants juifs français,
14:45et cette séquence forte, où on voit la monitrice de 21 ans,
14:49clouée au sol, comme si elle avait commis un crime.
14:51Regardez cette séquence, et j'aimerais que vous réagissiez.
14:57Voilà.
14:58Vous voyez cette séquence, que vous inspire cette séquence ?
15:01Nous sommes en 2025, nous sommes en Espagne.
15:03Et là, et je le dis pour nos auditeurs d'Europe 1,
15:05on voit cette monitrice menottée,
15:08allongée par la guardia espagnole,
15:09comme s'il avait commis un crime.
15:11Monsieur l'ambassadeur, cette image est choquante.
15:13C'est plus que choquant.
15:15C'est terrible, c'est terrible.
15:17Il y a une explosion de l'antisémitisme,
15:20comme si tout était permis.
15:22Tout est permis.
15:24Il y a cela,
15:25on voit ça tous les jours sur les réseaux,
15:28parler de salles juives,
15:30attaquer...
15:30Ah non, c'est des enfants.
15:31Ils ont prié en hébreu.
15:33Un enfant a prié en hébreu,
15:34des autres lui ont répondu.
15:37Ils ont peut-être fait un peu de bruit dans l'avion,
15:40mais ça s'est calmé immédiatement.
15:42Et là, ils ont été traités comme je ne sais pas quoi.
15:46C'est terrible.
15:47Et c'est terrible.
15:47Et franchement, j'espère,
15:49et je suis sûr,
15:50que la République sera prononcée,
15:54une condamnation claire,
15:56justement, contre le traitement
15:58que ces enfants ont dû souffrir.
16:00Et ce qui est terrible,
16:01c'est que la compagnie espagnole Vulling
16:03persiste ici dans un nouveau communiqué
16:05cet après-midi,
16:06en disant qu'évidemment,
16:07il s'est passé des choses,
16:08des choses semblent-ils graves,
16:09puisqu'ils ont été amenés
16:11à prendre cette décision.
16:13Autre séquence,
16:14ça s'est passé à Nice,
16:16en marge d'une manifestation pro-Palestine.
16:19Écoutez.
16:21Non, non, non, non,
16:23mais tu es une merde.
16:24Vas-y, vas-y.
16:25Tu es une merde.
16:26Vas-y.
16:27Casse-toi.
16:28Tu vas te faire enculer.
16:29Vas-y.
16:29Cours, pédé.
16:31Sale juif.
16:32Sale race.
16:33Sale race.
16:34Voilà, et je le dis pour nos éditeurs d'Europe 1
16:37qui n'ont pas l'image,
16:38c'est une manifestation qui s'est déroulée à Nice,
16:40où il y a effectivement des insultes en marge,
16:42où on a très bien entendu
16:43« Sale juif, casse-toi ».
16:45Entre autres.
16:47Entre autres.
16:49C'est les étranges du dernier siècle.
16:53L'antisémitisme.
16:54Vous savez, entre la Deuxième Guerre mondiale
16:56et le 7 octobre,
16:58il était honteux des antisémites.
17:00En Europe, en tout cas.
17:01C'était encore honteux d'être antisémite.
17:04Maintenant, tout est permis.
17:05Tout est permis.
17:06Vous savez, même des élus français
17:09se permettent des choses qui sont impensables.
17:13Impensables.
17:14Qui, il y a deux ans, étaient totalement impensables.
17:16C'est comme si la honte avait disparu
17:20et qu'il était permis,
17:22non seulement permis,
17:23c'était la chasse ouverte contre les Juifs.
17:25Que ce soit en Espagne,
17:26que ce soit à Nice,
17:27que ce soit à Paris,
17:28que ce soit dans d'autres endroits.
17:30la France a des mécanismes
17:32pour combattre cet antisémitisme.
17:34Et le peuple français n'est pas un peuple antisémite.
17:36Le peuple français est un peuple
17:38qui, en grande partie,
17:40veut vivre,
17:41voit sa population juive,
17:44une partie intégrante de la population.
17:45Mais il y a des groupes,
17:48des groupuscules
17:49et des groupes aussi politiques
17:51qui instrumentalisent
17:53de la façon la plus cynique
17:55le conflit israélo-palestinien
17:57afin de...
17:59Sans les nommer,
17:59vous citez la France insoumise.
18:01Je ne les nommerai pas
18:01puisque je ne suis pas un acteur politique français.
18:03Mais on a compris.
18:05Et donc,
18:06de la façon la plus cynique
18:07afin d'augmenter,
18:09d'espérer d'augmenter un peu
18:10le résultat dans les urnes.
18:13Autre image,
18:14parfois ça se bouscule
18:16dans le calendrier,
18:18c'est cette image
18:19de Georges Abdallah
18:20de retour au Liban
18:20après 40 ans
18:21d'emprisonnement
18:23chez nous en France
18:24et qu'a fait,
18:25et on le voit sur ces images,
18:26je le dis également
18:26pour nos éditeurs d'Europe 1,
18:28acclamé comme un véritable héros.
18:30Et qu'a-t-il fait
18:31et qu'a-t-il dit
18:31en arrivant au Liban ?
18:34Il a réitéré
18:34son soutien inébranlable
18:37à la cause palestinienne.
18:38C'est vrai.
18:39Franchement,
18:40la cause palestinienne,
18:41qui soutient la cause palestinienne ?
18:43C'est nous qui la soutiennent.
18:43C'est nous qui avons
18:45prêt aux palestiniens
18:46à quatre différentes occasions
18:47la création d'un État.
18:49C'est nous qui essayons
18:50justement de faire rentrer
18:51l'assistance humanitaire
18:51sans que les palestiniens
18:52aient à payer pour cela.
18:54C'est nous qui essayons
18:55de faire en sorte
18:56que nos voisins palestiniens,
18:57c'est à nous de vivre avec eux.
18:58C'est pas ça,
18:59M. Abdallah
19:00qui vient du Liban,
19:01c'est pas aux Français,
19:02c'est pas malheureusement,
19:03c'est heureusement d'ailleurs,
19:05ce n'est pas à la population française,
19:06c'est à nous de vivre en paix
19:07avec nos voisins palestiniens.
19:09Et c'est nous
19:09qui voulons faire en sorte
19:11qu'ils prospèrent,
19:12qu'ils soient heureux.
19:13Alors,
19:14soi-disant,
19:15soutenir la cause palestinienne
19:16après 40 ans de prison
19:17et avoir un drapeau
19:19de Che Guevara
19:20dans sa prison
19:22et en plus,
19:23être soutenu
19:24par des gens
19:24comme Rima Hassan,
19:26etc.,
19:27ça ne veut rien dire.
19:29C'est du chaud,
19:30c'est de la com',
19:31pas plus.
19:32Je suis à Sarga,
19:33merci d'être passé
19:35nous voir
19:36et de réagir
19:37sur Europe 1
19:38et sur CNews,
19:39sur cette prise de position
19:40d'Emmanuel Macron.
19:41On se retrouve dans quelques instants
19:42avec nos invités du jour.
19:44Merci monsieur l'ambassadeur.
19:45Merci à vous.
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