00:00Député Modem, vous êtes surtout président du groupe France-Palestine à l'Assemblée nationale.
00:05Cette information, elle circulait dans les couloirs ou pas ?
00:08Oui, on le savait. Le président avait dit de toute façon que cette décision-là avait été reportée une fois,
00:14mais qu'elle aurait lieu. Donc elle était à la fois attendue, mais pas de cette manière-là et de façon aussi rapide.
00:22J'étais quand même aussi surpris, même si on savait, et nous avions quelques informations,
00:27que de toute façon le président Macron allait reconnaître l'État palestinien.
00:31La manière vous surprend, ce tweet ?
00:33Oui, la manière est un peu surprenante, mais je pense que ce qui se passe à Gaza, je veux dire, c'est mort.
00:40Je veux dire, il fait que le président Macron, je pense, a voulu redonner un message finalement sur ce territoire-là.
00:46Je pense qu'on assiste de façon difficile, douloureuse, à des massacres, à des convois humanitaires
00:56qui sont bombardés, à des morts d'enfants.
00:59Et je pense que la famine, et je pense que le président Macron a en voulu envoyer un message de l'Europe à ce peuple-là.
01:07Je regarde que, pardon, je vous prie de m'excuser, dans la lettre elle-même du président de la République.
01:11C'est important de le dire aussi.
01:12Il dit, je crois, je serai très attentif, et il part des otages.
01:17Et donc, on voit bien qu'il essaie d'embarquer derrière cette reconnaissance, aussi, je dirais, les otages avec la libération.
01:27Il dit, je serai attentif, il faudra qu'on regarde ce que ça veut dire, être attentif.
01:31Est-ce que, en tout cas pour notre part, ça devait être un préalable ?
01:35On va regarder s'il s'en est un.
01:37Et donc ça, c'est très très important.
01:39Et puis, je pense que le président Macron, sur cette affaire-là, nous, c'était assez surprenant à l'Élysée.
01:45On n'avait pas eu beaucoup de l'Élysée qui nous téléphonnaient pour travailler sur ces sujets-là.
01:50Vous savez, chacun est dans ses blocs.
01:52Depuis quelques temps, depuis quelques mois, il y avait des relations entre nous, entre moi et l'Élysée sur ces sujets-là.
01:58Je pense que le président a voulu aussi, je me lance peut-être, donner un message politique.
02:03On voit bien qu'il y a un message guerrier, avec Israël qui se défend, d'accord ?
02:08Avec des attaques terroristes, avec un pogrom.
02:11Et de l'autre côté, comme si Israël n'avait pas d'agenda politique.
02:14Et je pense que le président de la République a voulu, peut-être en étant un leader en Europe, redonner un agenda politique.
02:22Et je pense que ça, ce sera à souligner dans les semaines et dans les mois qui viennent.
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