00:00On en vient à présent à l'actualité internationale avec les suites de la polémique Epstein qui éclabousse Donald Trump depuis le bureau Oval.
00:08Il dénonce, je cite, une chasse aux sorcières, une nouvelle chasse aux sorcières, Patrick Sos, avec une nouveauté.
00:19Son administration à Donald Trump, le ministère de la Justice, a dit que oui, ils aimeraient bien entendre l'ex-compagne de Jeffrey Epstein qui semble avoir des informations.
00:29Oui, et qui est en prison pour longtemps. Elle a été condamnée à 20 ans de prison pour trafic sexuel, Gillian Masswell, qui a tout intérêt à parler pour que sa peine soit rabaissée et qu'elle sorte de prison le plus vite possible.
00:44Ça laisse quand même un trouble certain sur ce qu'elle pourra raconter. Mais en fait, on est vraiment sur un serpent qui se mord la queue.
00:52Souvenez-vous, dès 2016, Donald Trump et son entourage, notamment celle qui allait devenir sa porte-parole, la porte-parole de la Maison Blanche, qui s'appelait Kellyanne Conway à l'époque,
01:04avaient introduit le concept de vérité alternative. C'est-à-dire que vous aviez des journalistes, lors des points presse de la Maison Blanche, dans la pressroom,
01:12qui lui donnaient des faits. Et puis, elle disait, écoutez, on peut ne pas être d'accord sur les faits. Vous avez votre vérité.
01:19Puis moi, j'ai la mienne. C'est ce qu'on appelle une vérité alternative. Ça, c'est vraiment le verre dans le fruit de toute la désinformation depuis près de 10 ans dans le monde entier.
01:27Le problème, c'est que ça touche maintenant aussi l'administration Trump. Trump qui, pour son deuxième mandat et pour sa troisième campagne, mais deuxième victorieuse,
01:36a fait vraiment de ça une de ses pierres angulaires, c'est-à-dire tout sortir sur tous les dossiers que le Deep State, l'État profond, aurait cachés depuis des décennies.
01:45Sur les deux frères Kennedy, notamment JFK, sur Martin Luther King, des dossiers qui viennent encore d'être sortis, mais en contre-feu.
01:53Et puis, sur cette affaire Epstein, qui aurait dû éclabousser, selon une partie de la base MAGA, tout le microcosme new-yorkais de Los Angeles Hollywood aussi.
02:05Et puis, ça ne vient pas. Ça ne vient pas parce que les faits sont là, qu'il n'y a pas de carnet noir.
02:10Il y a un carnet de Jeffrey Epstein, oui, mais le carnet de rendez-vous où vous avez des noms, mais pas forcément des choses qui pourraient faire trembler l'État.
02:19Et le problème, c'est que Donald Trump se retrouve à essayer de convaincre sa propre base que ce qu'il dit est vrai.
02:27Et c'est difficile parce que lui-même a introduit donc ce fait de la vérité alternative.
02:32Il lui en veut, le Tristan Cabello. Bonjour.
02:33Merci de nous avoir rejoint. Historien, politologue, spécialiste des États-Unis, professeur à l'université John Opskint dans le Marine Land.
02:39C'est vrai que ce qui a mis le feu aux poudres, en fait, paradoxalement, c'est lorsque le gouvernement américain a dit qu'il n'existait aucune preuve, aucune existence de ce fameux carnet noir, d'une éventuelle liste secrète concernant des clients de Jeffrey Epstein.
02:56Oui, alors ce qui existe, c'est tout simplement un annuaire de Jeffrey Epstein où il a consigné tous ses numéros.
03:01C'était à une époque où il n'y avait pas de téléphone portable, etc.
03:04Donc le nom de Donald Trump est dans cette liste. Ça ne veut pas du tout dire que Donald Trump aimait cette affaire.
03:09En fait, on sait que Donald Trump n'a pas été dans le fameux Lolita Express qui emmenait donc les amis de Epstein sur cette fameuse île qu'il avait achetée et où se déroulait, d'après ce que l'on sait, des parties fines, quelquefois avec des mineurs.
03:24On sait que Donald Trump, en fait, n'a pas été sur cette île. Il n'a jamais été, en fait, inquiété par cette affaire.
03:31Donc, comme le disait Patrick, là, c'est vraiment le serpent qui se mord la queue.
03:37C'est le trumpisme qui se cannibalise lui-même. C'est-à-dire qu'il a lancé toutes ses théories du complot.
03:42Or, les théories du complot, elles reviennent vers lui.
03:44Les seules attaques contre Donald Trump aujourd'hui, les accusations d'une partie de son camp, c'est plutôt sur la forme.
03:50C'est le fait de ne pas leur donner une liste qu'ils aimeraient voir avec des noms, des clients qui auraient été rabattus.
03:56Mais il n'y a pas de soupçon concernant Donald Trump qui aurait lui-même trempé dans ses affaires.
04:00Alors, il n'y a pas de soupçon, mais en tout cas, la base, elle est très divisée.
04:04On sait qu'il y a 30% des Républicains qui nous disent, eh bien, moi, je crois qu'il y a un problème, là.
04:0930% qui ne se prononcent pas. Et puis 30% qui sont très clairs, il n'y a absolument aucun problème.
04:15Donc là, vraiment, il faut que Donald Trump fasse la lumière sur cette affaire.
04:20Alors, peut-être que Ghislaine Maxwell va pouvoir donner son témoignage au Congrès.
04:26Encore une fois, Ghislaine Maxwell, c'était la concubine de M. Epstein.
04:30Elle a servi de « rabatteuse » pour Epstein.
04:35Elle veut donner son témoignage au Congrès pour essayer de réduire sa peine.
04:43Merci beaucoup. Merci à tous les deux pour cet éclairage sur cette actualité
04:48qui continue de faire parler outre-Atlantique aux États-Unis et au plus près de la Maison-Blanche.
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