00:00On en vient à présent au réseau social X, anciennement Twitter, qui s'attaque aux autorités françaises à la suite d'une enquête pénale sur des soupçons d'ingéance.
00:11Bonjour Raphaël Graby, rédacteur en chef adjoint de Tech & Co. C'est quoi exactement cette enquête ?
00:16Alors c'est une enquête qui a été ouverte en début d'année. X, qui appartient à Elon Musk, est soupçonné effectivement d'ingérence.
00:23Ce qu'on reproche ou ce qu'on pense reprocher à Elon Musk concrètement, c'est d'utiliser les algorithmes de recommandation de X pour faire de la politique,
00:31c'est-à-dire pour promouvoir notamment les idées trumpistes et les idées d'extrême droite.
00:36On sait qu'Elon Musk s'est rendu notamment en Europe pour soutenir des partis d'extrême droite, notamment l'AFD en Allemagne.
00:41Et donc il y a une enquête qui a été ouverte en début d'année.
00:44Et il y a une communication le 11 juillet dernier, il y a quelques jours, par le parquet de Paris sur cette enquête,
00:50en précisant que ce qui était visé, c'était X en tant que personne morale, donc l'entreprise, mais aussi des personnes physiques.
00:57Alors le nom d'Elon Musk n'est pas cité, mais on comprend finalement que comme Pavel Douroff pour Telegram,
01:03qui a été arrêté sur le sol français, il ne paraît pas si improbable désormais qu'Elon Musk puisse être inquiété par la justice française.
01:10Et on peut imaginer que c'est ce qui a donné lieu à la réponse.
01:13Aujourd'hui, il y a quelques heures de X, qui estime que cette enquête, c'est une enquête qui est politique,
01:20pour servir donc à un agenda politique, je cite X, et en fin de compte, restreindre la liberté d'expression,
01:26ce qui est un argument régulièrement évoqué par les équipes de Twitter, de X et Elon Musk.
01:31Et pour ces raisons, X n'a pas accédé aux demandes des autorités françaises.
01:35Ces demandes des autorités françaises, c'était justement d'accéder aux algorithmes, aux entrailles de X,
01:39au secret des algorithmes de X, X a refusé, ce qui peut paraître aussi logique,
01:44parce qu'en fait, X n'est pas basé en France, c'est basé en Irlande pour l'Union européenne.
01:48Et donc, en principe, c'est plutôt du ressort de l'Union européenne.
01:51Et donc, effectivement, juridiquement, il n'y a pas forcément d'obligation pour cette entreprise de répondre aux autorités françaises.
01:57Merci beaucoup, Raphaël, pour ces précisions.
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