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  • il y a 7 mois
La Ville de Nîmes a annoncé ce vendredi 18 juillet l'instauration d'un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans, qui entrera en vigueur à partir de ce lundi. Ce couvre-feu, instauré de 21h à 6h, dans les secteurs les plus sensibles de la ville pour une durée de 15 jours "renouvelable si nécessaire", est "une mesure préventive destinée à protéger les mineurs (non accompagnés, ndlr), éviter qu'ils soient exposés aux violences en cours et contenir les tensions", écrit la mairie dans un communiqué ce vendredi 18 juillet.

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Transcription
00:00C'est une mesure d'urgence à prendre à l'instant T, mais ça ne va clairement pas régler les choses.
00:05Moi ce que je dis c'est, où est Bruno Rotaillot ? Où est l'État ?
00:09Les visites ministérielles, les grandes annonces...
00:12Il y a eu des opérations place net quand même qui ont été faites, notamment quand il s'agit du séquence des narcotrafiquants.
00:17On en a eu à Nîmes, c'est ma circonscription, un certain nombre depuis un grand nombre d'années maintenant.
00:23Vous le disiez jeudi dernier, il y a eu une fusillade.
00:24Les 10 et 11 juillet, en l'espace de 48 heures, il y a eu trois fusillades.
00:28En fin juin, il y a eu aussi des fusillades.
00:31En 2023, le petit Fayyad était tragiquement tué d'une balle perdue après une fusillade.
00:37Et d'ailleurs, l'arrêté municipal en question qui est pris aujourd'hui, s'il avait existé à l'époque, n'aurait pas changé les choses,
00:42puisque le petit Fayyad était accompagné et donc avait le droit de sortir.
00:45Donc la solution, ce n'est pas d'interdire aux jeunes de sortir de 21h à 6h du matin.
00:51Même si, je l'entends, évidemment, les jeunes de moins de 16 ans n'ont rien à faire dans la rue.
00:56Oui, et même si ça porte ses fruits dans un tenté, c'est ce que dit par exemple le maire de Béziers, Robert Ménard,
01:01qui dit que nous, on a procédé à plusieurs contrôles depuis un an.
01:05Et heureusement que ces contrôles ont été faits.
01:07Et je soutiens cet arrêté municipal, cette interdiction temporaire.
01:11Évidemment, d'ailleurs, c'est un arrêté municipal, donc il est restreint dans le temps et sur un périmètre de données.
01:19Je vais y arriver. Mais évidemment, ça ne va pas tout changer.
01:22Ça ne va pas régler les choses fondamentalement.
01:24Le problème, c'est quoi de ces quartiers à Nîmes qui est dramatique ?
01:26Les gens n'osent plus sortir. Moi, c'est ma circonscription.
01:29On voyait les habitants qui disaient que c'est devenu Chicago, on n'arrive même pas à sortir.
01:32Et les médecins aussi, les médecins n'arrivent même pas à assurer l'accès aux soins.
01:36Le préfet lui-même ne se rend plus dans certains de ses quartiers sans être escorté très lourdement.
01:41On lui posera la question parce que le préfet sera notre invité à 20h30.
01:44On lui posera la question.
01:44La réalité, c'est qu'aujourd'hui, on a un système qui est ce qu'il est, avec des peines planchées qui n'existent plus,
01:52avec une excuse de minorité qui est en place et qui pose un réel souci.
01:58Il faut supprimer cette excuse de minorité.
02:00Vous vous dites la solution, c'est supprimer l'excuse de minorité ? Vous dites ça ?
02:04Bien sûr, entre autres, il faut aussi supprimer les aménagements de peine et les réductions de peine.
02:09Enfin bref, il faut de la fermeté.
02:11Et moi je dis, où est M. Rotaillot qui n'a de cesse sur les plateaux de télévision de dire,
02:15vous allez voir ce que vous allez voir, moi c'est la fermeté.
02:17Mais en attendant, M. Rotaillot n'a strictement rien changé à la situation à Nîmes,
02:22comme son prédécesseur M. Darmanin n'a strictement rien changé,
02:25à part venir faire évidemment des gros coups de communication,
02:28des opérations PlaceNet XXL qui n'ont strictement rien changé.
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