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Tous les soirs et pendant tout l'été, les invités de #HDProsEte débattent des grands thèmes de l'actualité 

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00:00Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver pour l'heure des pros, on est avec Sabrina Medgeber, bonsoir Sabrina, Philippe Bilger, Philippe bonsoir, Louis Dragnel, très heureux de retrouver, cher Louis.
00:12N'oubliez pas Golnadel, maître, maître Golnadel, vous préférez, c'est votre fonction, c'est votre fonction, vous n'en ferez jamais trop avec vous.
00:23Le jour où vous ne serez plus avocat, d'ailleurs, est-ce que quand on n'est plus avocat, on reste avocat honoraire, comme on est magistrat honoraire ?
00:31Il y a des avocats honoraires, oui, vous pouvez perdre l'honorariat.
00:35Parce que la retraite, c'est bientôt pour vous, donc est-ce que je vous appellerais encore ?
00:39Mais en vérité, je suis retraité depuis, stupidement depuis 3-4 ans, c'est-à-dire que je m'étais...
00:47Ah non mais, oui, oui, allez-y, allez-y, racontez bien sûr.
00:50Alors, en quelle année êtes-vous née ?
00:51Passionnant.
00:52Alors voilà, le secret de l'avion.
00:53J'ai d'abord avec la gorgne, après.
00:57Bon, allez.
00:59On va lire avec plaisir votre autobiographie.
01:03On pourra l'acheter, parce qu'il est beaucoup vendu.
01:04Votre mémoire peut-être.
01:05Oui, oui, je préfère vendre et l'acheter.
01:09Bon, vendre les chouetipédies de Golnadel, c'est pas mal.
01:11Une question vraiment qui est saisissante.
01:14Dans quel monde vit Emmanuel Macron ?
01:18C'est la question qu'on va se poser ce soir, parce qu'il est le commentateur de son propre échec économique.
01:26Si urgent s'il y a aujourd'hui à présenter un budget, si on sait qu'en 2027, on va se retrouver peut-être avec une situation économique similaire à la Grèce de la crise économique de 2009,
01:38c'est bien parce qu'il y a eu un maître à bord, et ce maître, il a été à bord pendant 10 ans.
01:44Écoutez-le, il a commenté les propositions de François Bayrou, il considère que c'est un projet lucide et audacieux.
01:53Le Premier ministre a annoncé hier une stratégie de réforme, de transformation du pays,
02:01qui répond aussi aux besoins qui sont ceux de la France et qui partent d'un constat qui est solide, factuel et lucide.
02:07Et moi, ce que j'attends de toutes les forces politiques, c'est qu'elles proposent d'autres idées.
02:11Nous sommes un des pays qui a le plus de dépenses publiques en Europe, le pays qui taxe le plus de l'OCDE.
02:16Et donc, si d'autres ont des idées plus intelligentes pour accroître l'activité et pour baisser les économies,
02:21le Premier ministre, il les recevra.
02:23Alors, je vais vers vous, Philippe Bilger, parce que vous avez dit qu'il a raison.
02:26Oui.
02:26Il a raison, mais pardonnez-moi, il est un tout petit peu responsable de la saignée qui attend dans les prochaines années les Français.
02:34Sûrement, Elliot. Mais n'étant pas un journaliste, je suis assez naturellement plus indulgent à l'égard de la classe politique
02:44et du président de la République que la classe médiatique.
02:48Ce que je note, c'est que le président de la République, grâce paradoxalement à la dissolution, a la possibilité de se dédoubler.
02:59Au fond, aujourd'hui, lorsqu'il apprécie l'intervention de François Bayrou hier, et on n'était pas nombreux à l'apprécier,
03:09il se pose en surplomb. Avec cette dissolution, il est quasiment dans une forme de...
03:15Mais il est le spectateur, si je comprends bien.
03:17Plus que ça.
03:19Oui, mais très bien. Mais il regarde en surplomb, donc il regarde le spectacle qu'il a lui-même alimenté pendant 8 ans.
03:28Mais pardonnez-moi, c'est factuel. Plutôt que de rester discret Louis Dragnel, il vient commenter en donnant les bons et les mauvais points.
03:36Il peut paraître n'être pas dans la mêlée.
03:39Moi, là où je lui en veux beaucoup, c'est que je vais commencer par la fin. C'est-à-dire que cette présentation de coupe, elle arrive beaucoup trop tard.
03:47Et moi, je pense qu'il fallait couper beaucoup plus. Moi, je pense que ça ne va pas du tout assez loin.
03:51Et qu'il fallait le faire beaucoup plus tôt. Et donc, ça intervient dans le pire contexte politique.
03:55Objectivement, on est factuellement en campagne présidentielle, qui ne dit pas son nom.
03:59Et toutes les oppositions, on pouvait écrire à l'avance, leurs réactions, on les connaissait à l'avance.
04:05Pourquoi ? Précisément en raison de cette campagne présidentielle qui est en train de se mettre en place.
04:09Et donc, les uns et les autres sont en train simplement de se positionner par rapport à la suite.
04:13Et à la fin, je peux mettre ma main à couper, il ne se passera rien.
04:17Il ne se passera rien. Donc, tout ce dont on est en train de parler, en réalité, et moi, c'est ça qui me navre,
04:21c'est que je trouve que ça va, objectivement, plutôt dans le bon sens, à l'exception des jours fériés de la philosophie générale.
04:26On va y venir dans un instant. Mais là, on se déballe hier.
04:29Beaucoup plus fort, beaucoup plus loin.
04:32William Golnadel, s'il vous plaît.
04:33C'est très intéressant, sauf que ça n'était pas la question posée par le mec.
04:37Merci. Heureusement que l'avocat est là.
04:40Mais donc, je trouve que c'est un peu facile, de la part d'Emmanuel Macron, de dire que les oppositions viennent et tout ça.
04:44Alors qu'en réalité, si on est dans cette situation, c'est parce qu'Emmanuel Macron a dépensé sans regarder.
04:49C'est parce qu'il a recruté 180 000 fonctionnaires en plus depuis 2017.
04:54Et par ailleurs, on ne parle même pas de baisse. À chaque fois, on parle de baisse de dépense.
04:57On va y venir dans un instant.
04:58Mais c'est très important.
04:59C'est l'essentiel.
05:00Parce qu'en fait, qui peut se satisfaire d'un budget présenté en urgence,
05:05alors que la dette a augmenté de 1 000 milliards.
05:09Là aussi, et on reviendra dans le détail sur...
05:10Vous avez répondu à votre question, Elliot ?
05:11Non, très mal, mais ce n'est pas grave.
05:13Heureusement que William est là.
05:14William, dans quel monde vit Emmanuel Macron ou William Golnadel ?
05:18Je vais répondre parce que c'est la règle du jeu.
05:21Alors d'abord, bien entendu, il est totalement responsable du désastre qui saisit la France.
05:29Et en même temps qu'une partie des Français.
05:33Parce qu'il a fait le quoi qu'il en coûte.
05:36Il a réussi à faire croire à la réalité de l'argent magique aux Français qui ont accepté le quoi qu'il en coûte.
05:43Et en vérité, il a fait ça principalement pour être réélu.
05:46La ficelle était énorme, mais personne ne l'a discuté.
05:51Mais ce qui est extraordinaire, effectivement, là, maintenant, il est capable de...
05:57Sans aucun complexe, c'est ça sa force.
06:00Moi, je lui en vis ça.
06:02L'absence de tout sur moi.
06:04Il n'a pas de surmoi.
06:05Il n'a aucun complexe.
06:07Et ça marche tellement, monsieur Deval-Eliott.
06:11Ça marche tellement bien que je n'ai pas vu tellement les médias s'émouvoir de ses commentaires.
06:18Ils n'ont pas trouvé que c'était quand même, comme vous avez eu la finesse de le remarquer, quand même un peu surprenant.
06:26Qui peut se satisfaire d'un budget pas encore présenté, mais qu'on est en train de préparer en urgence,
06:33parce qu'en huit ans, on a augmenté la dette de mille milliards d'euros ?
06:39Qui peut dire que c'est un projet lucide, c'est plutôt positif ce qui est en train de se passer ?
06:43Mais quand on est l'acteur, quand on est au cœur de ce réacteur,
06:48on peut peut-être se faire un peu discret, le temps...
06:51Le responsable, le responsable.
06:53Oui, mais vous aurez noté qu'il y a eu un certain nombre d'événements politiques et que d'autre part...
07:00La faute à qui, encore une fois ?
07:01Qui a dissous ?
07:02Une fois que vous avez dit que le projet proposé par François Bayrou est mauvais,
07:09ce dont on peut douter un petit peu, il n'est pas...
07:13Mais personne ne dit qu'il est mauvais !
07:14Moi, je ne suis pas du tout sur ce terrain-là.
07:17J'ai bien compris, Éliott.
07:18C'est un budget qui est insuffisant face à la catastrophe économique qui nous attend.
07:25Oui, mais...
07:26Mais c'est déjà, il le mérite de tenter d'enrayer cette fuite en avant.
07:31J'allais le dire, Éliott, quelle que soit la responsabilité d'Emmanuel Macron,
07:37il faut bien prendre en charge l'énorme difficulté...
07:40Mais bien sûr !
07:41Mais en revanche, quand on parle de ce budget, on a un total de dépenses publiques.
07:46Il faut bien le dire aux téléspectateurs parce qu'on parle d'économie.
07:48C'est faux !
07:49Le total de dépenses publiques en 2026, il sera de 1722 milliards d'euros.
07:56C'est 29 milliards de plus que l'estimation des dépenses pour l'année 2025.
08:02Arrêtons de parler d'économie.
08:04C'est un effort sur le budget.
08:06Des baisses de hausse.
08:07C'est des baisses de hausse.
08:08Pardonnez-moi, ça ne veut rien dire des baisses de hausse.
08:10Donc c'est encore des hausses.
08:11Vous me donnez 100 euros.
08:13Je vais utiliser 150 à chaque fois.
08:15Mais cette fois-ci, j'utilise quand même...
08:17Un exemple que je trouve très intéressant.
08:18Sur les dépenses sociales.
08:19François Bayeroux dit que si aucune action n'est entreprise par l'État,
08:23on va avoir un dérapage de 10 milliards d'euros l'an prochain.
08:26Eh bien, lui propose de ramener ce dérapage de 10 milliards à seulement 5 milliards.
08:31Je dis seulement entre guillemets.
08:32Mais en réalité, ce n'est pas tant qu'il faut contenir la hausse du dérapage.
08:38Déjà, on va commencer par arrêter les dérapages.
08:39Et ensuite, on va réduire les dépenses.
08:42Alors, je vous donne la parole, Sabrina, dans un instant.
08:44Je voudrais juste qu'on voit la séquence.
08:46Parce que là aussi, il y a quelque chose qui ne va pas.
08:48On lui pose la question sur les jours fériés.
08:5024% des Français y sont favorables.
08:53Vous avez quasiment 8 Français sur 10 qui sont contre la suppression des jours fériés.
08:57Qu'en pense le Président de la République ?
08:58C'était cet après-midi.
09:03Emmanuel Macron sur les jours fériés.
09:07Les amis ?
09:09Est-ce qu'on peut écouter Emmanuel Macron sur les jours fériés ?
09:12Ah, on n'a pas la séquence.
09:13Alors, malheureusement, on ne pourra pas l'écouter.
09:16Il y en a deux.
09:16Il y a celle de 2020.
09:17Il y a l'Emmanuel Macron de 2025.
09:19Mais je vous propose d'écouter celui de 2019.
09:21Parce que celui de 2025, il dit, je ne commande pas.
09:24Je ne suis pas commentateur.
09:25Je ne vais pas sur la question.
09:27Bon, si elle mérite d'être une proposition.
09:30Écoutez ce qu'il disait en 2019.
09:31Est-ce qu'il faut revenir sur des jours fériés ?
09:34Moi, je ne suis pas favorable à cette méthode.
09:36Je ne suis pas favorable parce qu'on a déjà essayé.
09:38Parce que ça n'a pas très bien marché.
09:39Parce que ce n'est pas clair.
09:41Parce que c'est une complexité absolument abyssale pour tout le monde.
09:43Et parce qu'à la fin, ça renvoie à des complexités.
09:48Les entreprises ne le font pas de la même manière.
09:50Il faut que ce soit optionnel.
09:52Nous adorons les débats.
09:53Moi aussi.
09:54Mais si on pouvait s'économiser en plus le débat de savoir quels jours fériés on choisit,
09:57ce serait formidable.
09:58Bon, ce serait formidable en 2019, visiblement.
10:00et il change d'avis pour 2025.
10:02Sabrina Medgeber.
10:03Nous sommes habitués à ses ruses sémantiques,
10:07à son émiction dans le travail parlementaire
10:09lorsque cela arrange son agenda politique.
10:12Sur les jours fériés, je trouve que cet exemple est epsilon.
10:16Et je reviens plutôt à ce que vous disiez, Eliott, précédemment.
10:18C'est-à-dire sur le manque, quand il parle de lucidité et de courage dans ce budget,
10:23il manque la nomination des problèmes qui font consensus chez les Français.
10:27C'est-à-dire l'obésité de la bureaucratie,
10:30l'obésité des normes,
10:33le problème qui est lié au coût de l'immigration qui n'a pas été abordé.
10:37J'ai parlé hier de la politique de la ville.
10:39Il y a tout un tas d'efforts que l'État doit faire pour se montrer exemplaire
10:43afin que les Français qui souffrent justement d'un mode de descenseur social
10:48ne puissent pas ressentir encore une fois un sacrifice qui émanerait justement du fruit de leur travail.
10:54Le modèle social français, c'est l'État-providence.
10:56Donc si nous n'arrivons plus à financer les services publics demain,
11:00eh bien c'est la fin de l'État-providence et c'est la fin du modèle français.
11:03Et pour cela, je n'ai pas vu encore une fois de pierre d'achoppement dans le budget
11:07pour endiguer justement la dissémination de notre modèle économique.
11:10Autre déclaration surprenante, mais on va en parler, mais c'est dans la continuité.
11:15C'est le degré zéro de la stratégie politique.
11:17Parce qu'en fait, qu'il faille travailler plus, moi je suis à fond pour.
11:21Qu'il faille réduire les dépenses, à fond pour.
11:23Mais là où c'est le degré zéro de la stratégie politique,
11:26c'est que plutôt que de balayer devant sa porte et de se dire on va dépenser moins,
11:29on va changer notre organisation, eh bien on va se dire on va gratter les jours fériés.
11:33Et puis le jour où il n'y aura plus de jours fériés, vous ferez comment ?
11:35On prendra le samedi.
11:36Et par ailleurs...
11:37Puis le jour où lundi de Pâques n'a plus aucun intérêt, visiblement, pour François Véroux,
11:42ce sera Noël la prochaine fois.
11:44Après ce sera les samedis puis les dimanches.
11:45Mais là je suis volontairement excessif.
11:46Bah oui.
11:47Non mais vous pouvez l'être.
11:49Et parce que je pense derrière qu'il y a une stratégie politique.
11:51En réalité, il n'y aura pas de jours fériés qui sera touchés.
11:53Tout ça c'est un leurre politique.
11:55On balance ça au groupe politique pour que la polémique se fasse autour de la question des jours fériés
12:00et qu'on ne parle pas de...
12:01Autre déclaration qui peut surprendre, celle d'Edouard Philippe.
12:05Alors Philippe, c'est pas n'importe qui.
12:06Il est comptable de ce qui se passe.
12:08Bon.
12:09Il a été Premier ministre sous Emmanuel Macron.
12:12Bon.
12:14Ça a le mérite d'être un plan d'urgence.
12:16Mais ça aussi, c'est limite.
12:17Je préfère un plan d'urgence proposé par le Premier ministre
12:20plutôt qu'un plan d'urgence imposé par le FMI.
12:22Mais ce n'est qu'un plan d'urgence.
12:23Il ne propose pas de réelle transformation,
12:25aucune réforme structurelle des politiques publiques
12:27qui ne fonctionne plus.
12:29William Golnadel, encore une fois, ces gens-là...
12:31Ce n'est pas fou de dire ça.
12:34Oui, mais ils sont comptables de ce qui nous arrive.
12:36Donc ils pourraient peut-être, sur les questions économiques,
12:38se faire un peu discrets.
12:39Vous voyez que par rapport au président qui l'a nommé,
12:43il avait, lui, un surmoi.
12:46Et lui, quelques complexes.
12:48Mais apparemment, la personnalité particulière du président
12:52a semblé un peu déteindre sur son ancien Premier ministre.
12:56J'ai ça comme explication.
12:58Mais encore une fois, c'est une force dans la vie d'être comme ça.
13:02C'est une force.
13:03Ça participe aussi.
13:05Non, alors on peut me reprocher beaucoup de choses,
13:07mais je crois que j'ai un surmoi.
13:09C'est un procès assez ingère.
13:11Depuis quelque temps, l'ancien Premier ministre
13:14mène une guerre subtile,
13:17une sorte d'opposition intelligente à sa manière,
13:22allait garder Emmanuel Macron.
13:23et il nous promet un programme massif
13:27dont on voit mal comment ce Premier ministre
13:30pourrait le proposer aux Français.
13:33Parce que, je vais vous choquer, Eliott,
13:36je suis presque plus offensé
13:39par un ancien Premier ministre
13:41qui avait la possibilité de faire beaucoup
13:44et qui ne l'a pas fait,
13:45et aujourd'hui qui donne des leçons
13:47comme s'il était un maître en radicalité,
13:50alors qu'il a été véritablement,
13:53notamment dans le domaine régalien,
13:55ça n'a pas été...
13:56Je ne vois pas comment vous arrivez
13:57à faire la différence entre un homme
13:58qui est à la tête d'un pays depuis 8 ans
14:00et qui a provoqué 1000 milliards de dettes,
14:03en plus,
14:03et un Premier ministre
14:04qui a été le Premier ministre d'Emmanuel Macron,
14:08mais qui n'a rien fait
14:09pour que, justement,
14:10il n'y ait pas cette accélération de la dette.
14:11Mais tout ne pèse pas
14:12sur les épaules d'Emmanuel Macron.
14:14Alors, à ce moment-là,
14:15on ne l'appelle pas le chef de l'État.
14:16Emmanuel Morel,
14:18Emmanuel Morel,
14:20écoutez attentivement,
14:21c'est un député d'Hivergauche,
14:22très intéressant,
14:24très intéressant,
14:25ce qu'il dit Emmanuel Morel,
14:26parce qu'il va interpeller Amélie de Montchalin
14:28qui est en ce moment en commission
14:30et donc qui répond aux députés.
14:32C'est incroyable,
14:32vous êtes tous en train de vous...
14:34Il n'y a que vous qui n'arrivez pas à voir
14:35que ce que vous faites
14:36n'est ni équilibré ni normal.
14:38Vous êtes les seuls à ne pas le voir.
14:40Même vos électeurs,
14:41ils le voient qu'il y a un problème.
14:43Je regrette quand même
14:44que vous ne fassiez jamais le lien
14:45entre la situation financière navrante du pays
14:48et la politique que vous menez depuis 7 ans.
14:51Parce que ça saute aux yeux de tout le monde,
14:53sauf à vous.
14:53C'est quand même un peu dommage.
14:56Et de la même façon,
14:56ce qui saute aux yeux aussi,
14:58vous avez un des éléments de langage,
14:59j'ai vu qu'ils sont repris sur un programme
15:01ou un plan qui serait juste et équilibré.
15:05Moi, j'ai l'impression que tout le monde,
15:07mais même vos électeurs,
15:07ont compris que c'était ni juste ni équilibré.
15:09Qu'est-ce qu'il manque pour qu'ils soient conscients
15:14de ce qui se passe
15:14et conscients qu'ils sont juste responsables
15:17de la situation dans laquelle on est plongé ?
15:20Leur manque de vivre dans la vraie vie.
15:22Oui.
15:22La vie des Français.
15:24Alors Bruno Retailleau, par exemple,
15:25lui, il est bien conscient.
15:26Il a dit que la France est menacée,
15:27mais il peut être comptable aussi.
15:29Et ça peut lui jouer des tours pour 2027.
15:31Donc le compteur est en train de tourner.
15:34Et plus il est au sein de ce gouvernement,
15:36plus il sera associé à la Macronie.
15:38Alors lui, c'est les questions de sécurité,
15:40mais bon, il y a quand même,
15:41à un moment donné,
15:42si vous passez trois ans en terre macroniste,
15:45vous êtes en partie macroniste,
15:47donc comptable de cette situation.
15:49Et lui, Bruno Retailleau est habile
15:51puisqu'il va sur le terrain
15:52qui a été complètement oublié
15:54par François Bayrou hier.
15:55C'est le terrain de l'immigration.
15:57La question de l'économie et de l'immigration.
15:59Écoutez Bruno Retailleau.
16:01Je pense qu'il faut réformer
16:04l'aide médicale d'État.
16:05Les Français, une des propositions,
16:09c'est de remonter de 50 euros
16:11à 100 euros
16:12le ticket modérateur,
16:15c'est-à-dire la franchise
16:16pour tous les Français qui cotisent.
16:18Je ne vois pas pourquoi
16:19il n'y aurait pas pour l'AME
16:20aussi un dispositif,
16:23comme ça a pu exister d'ailleurs,
16:24jadis, ça avait été annulé par la gauche,
16:27d'un ticket d'entrée.
16:29Je pense que l'AME doit être réformée
16:31dans son panier de soins.
16:33Je pense que, par exemple,
16:35les EQTF ne devraient pas
16:36avoir accès à l'AME.
16:40C'est intéressant.
16:41Sujet qui a été complètement balayé,
16:43mis de côté,
16:44pas une fois, pas un mot
16:45de François Bayrou sur les questions migratoires.
16:47Non, sur le coût de l'immigration.
16:48Le coût de l'immigration.
16:49Rien.
16:49Vous savez que le taux de chômage
16:51est deux fois plus élevé
16:52chez les immigrés
16:53que chez les Français.
16:54Vous avez le coût
16:55des mineurs non accompagnés,
16:5755 000 euros par personne et par an.
16:59Il y a une multitude de sujets,
17:01plus les externalités négatives
17:03liées à l'immigration,
17:04logement, santé, éducation.
17:08Et effectivement...
17:08Ajouter criminalité.
17:11Oui, mais ce qui est intéressant,
17:13c'est qu'en plus de cette déclaration
17:15cet après-midi,
17:16Bruno Retailleau a publié
17:18un communiqué via la présidence LR
17:21où il présente un train de propositions
17:24assez lié justement aux questions migratoires.
17:26Réforme de l'aide médicale d'État,
17:30allocation sociale unique,
17:32sortie intelligente et négociée
17:33des 35 heures,
17:34suppression de toutes les agences
17:35et machin administratif.
17:38Parce que là aussi,
17:39l'obésité de l'État,
17:39on n'en a pas parlé.
17:40C'est toujours particulier
17:41dans un gouvernement
17:42d'avoir un ministre qui propose...
17:45Il reste président des Républicains.
17:47C'est la complexité du moment.
17:48Sabrina ?
17:48Non, simplement,
17:49par rapport à ce sujet
17:51lié à l'immigration,
17:52ils s'inspirent beaucoup du Danemark,
17:54mais ils ne font pas comme le Danemark.
17:56Or, le Danemark est une réussite
17:57en la matière,
17:58puisque en 2018,
18:00puis en 2021,
18:01et d'ailleurs avec l'aval
18:02de Mme Mette-Fédéric Seine,
18:03qui était à la fois
18:05ministre du Travail
18:05ainsi que de la Justice,
18:07elle avait proposé un plan
18:08qui s'appelait
18:09une loi au départ anti-ghetto
18:11et devenue loi sur les sociétés parallèles
18:13qui fixait des quotas
18:14de 30% de personnes
18:16extra-européennes
18:18qui, justement,
18:19venaient habiter
18:20dans les logements
18:21dits sociaux
18:22pour permettre, justement,
18:23un équilibre culturel
18:24qu'il n'y ait pas
18:25une prépondérance
18:27ou une dominante culturelle
18:29qui pourrait amener
18:30précisément
18:30des guérillas
18:32ou des crimes
18:34ou des actes délinquantiels
18:36intracommunautaires.
18:37Et c'est un modèle
18:39qui devrait inspirer
18:40nos politiques,
18:41c'est-à-dire le pragmatisme,
18:43non pas pour discriminer
18:44les personnes qui arrivent,
18:45mais pour réussir, justement,
18:47à les acculturer
18:48de façon convenable.
18:49Alors, j'ai failli
18:50commencer l'émission
18:50par cette information
18:51parce qu'elle concerne
18:528 Français sur 10,
18:5457 millions de Français.
18:56Vous savez qu'en pleine crise politique
18:58sur fonds de présentation
18:59du budget 2026,
19:01vous avez le livret A,
19:02produit d'épargne
19:03et garanti par l'État,
19:05qui voit son taux
19:06baisser de manière inédite,
19:08à tel point
19:08que c'est du jamais vu
19:09depuis 2009.
19:11Il sera,
19:12à partir du 1er août,
19:13de 1,7%.
19:15Marine Le Pen a réagi.
19:17Elle dit quoi ?
19:17Elle dit encore
19:18un mauvais coup porté
19:19aux 57 millions de Français
19:21et au principe même
19:22de l'épargne populaire défiscalisée,
19:24qui constitue un placement
19:25refuge bien utile
19:27dans un contexte d'austérité.
19:29Cette nouvelle baisse
19:30de rendement du livret A
19:31est une mesure sociale
19:32désastreuse et confiscatoire
19:34pour les classes moyennes
19:35et populaires.
19:36La question qu'on peut se poser,
19:38c'est que si on est
19:38dans une situation économique
19:39catastrophique,
19:41est-ce que la prochaine étape,
19:42c'est l'épargne des Français ?
19:44Et c'est un débat
19:45qui s'est installé
19:45ces derniers mois.
19:47Ce qui est vrai,
19:47c'est que ça n'envoie pas
19:47un bon signal.
19:49Non mais les Français
19:49sont très très attachés
19:51au livret A
19:51et vous l'avez déjà
19:52très bien dit.
19:54Et je pense que le gouvernement,
19:56là pour le coup,
19:57commet une erreur
19:58symbolique très importante.
20:00Mais on est dans
20:01une situation catastrophique.
20:03j'aimerais que tous ceux
20:05qui critiquent le plan Bayrou
20:07nous donnent leur solution
20:09à partir du moment
20:11où on veut à tout prix
20:12échapper à une radicalité
20:14qui créerait un désordre
20:17encore plus considérable
20:19que la crise qu'on vit aujourd'hui.
20:21Lorsqu'on voit la gauche
20:22et l'extrême gauche
20:23critiquer la radicalité
20:25absente du projet Bayrou
20:27et le Rassemblement national
20:29le mettre en cause,
20:31j'ai tendance à penser,
20:33mon cher Louis,
20:34que peut-être
20:34il est plus équilibré
20:36qu'on ne le prétend.
20:38En un mois après la publicité.
20:40Plein de partis politiques
20:41ont fait des contre-propositions.
20:43Et même moi,
20:44je pense que sur la santé,
20:45on peut aller beaucoup plus loin.
20:46Je pense que sur l'assurance chômage,
20:48on peut aussi aller beaucoup plus loin.
20:49Il sera détricoté.
20:51La fraude aux arômes a dit.
20:52D'accord.
20:54Non mais c'est très bien.
20:55Attendez,
20:56que les choses soient claires,
20:57François Bayrou
20:57est le premier ministre
20:59depuis 40 ans
20:59à faire ça.
21:00Non mais,
21:01alors moi je trouve
21:01que ça pourrait aller plus loin,
21:03mais la réalité,
21:03c'est qu'aucun premier ministre
21:04en exercice
21:05depuis 40 ans
21:06n'a proposé
21:07un plan de cette nature.
21:09Oui mais pardonnez-moi,
21:10il y a 40 ans,
21:11la situation économique
21:11de la France
21:12n'était pas celle
21:12qu'elle est aujourd'hui.
21:13Les décisions qui ont été prises
21:14étaient plutôt dans l'assurance.
21:15Pardonnez-moi.
21:16Ça s'appelle nécessité fait loi.
21:18Il a toujours parlé de la dette.
21:20Ça c'est vrai aussi,
21:21mais on n'est pas obligé
21:22de s'auto-congratuler
21:23lorsqu'on présente un budget
21:25qui va mettre en difficulté
21:27les Français
21:27alors qu'on n'est qu'au dixième
21:29de ce qui va nous arriver
21:30à partir de 2027.
21:32Sauf miracle,
21:33sauf miracle bien sûr.
21:34Il ne s'est pas congratulé.
21:35Non, voilà.
21:36Je ne dis pas François Bayrou,
21:37je parlais du président
21:38de la République
21:38qui disait
21:39c'est un constat lucide.
21:40Vous lui en voulez l'un.
21:41Mais non,
21:42je n'en veux pas.
21:42M. Bayrou n'est responsable
21:45d'une seule chose,
21:46c'est d'avoir porté
21:47sur les fonds baptismaux
21:48le principal responsable
21:51de notre désastre.
21:52À partir de là
21:53et après la dissolution,
21:55je n'arrive pas
21:55à lui trouver
21:56beaucoup de responsabilités.
21:57Je suis d'accord
21:58pour dire que,
21:59par exemple,
22:00l'année blanche,
22:01c'est plutôt une solution
22:02que je trouve...
22:03L'année blanche,
22:06ça s'appelle juste
22:06un impôt qui ne dit pas son nom.
22:08Vous avez 280 000 Français
22:10qui vont payer en plus
22:12et qui, eux,
22:12sont au centime près.
22:14La publicité,
22:14on revient dans un instant,
22:15on parlera de Sandrine Rousseau.
22:17Elle aurait pu présenter
22:17cette excuse,
22:18Sandrine Rousseau
22:19qui a attaqué les agriculteurs.
22:21Bon,
22:22elle aurait pu présenter
22:23mais non,
22:23en fait,
22:23la faute,
22:24ce n'est pas sa faute,
22:25ce n'est pas sa responsabilité
22:26ce qu'elle a dit,
22:27c'est les médias
22:28d'extrême droite
22:29qui ont manipulé
22:31ces déclarations.
22:31On va les couper
22:32religieusement.
22:33Bien sûr.
22:37On poursuit l'heure
22:38des pros de toujours
22:39avec Sabrina Medjeber,
22:40Louis Dragnel,
22:41J. William Golnadel
22:42et Philippe Bilger.
22:43Parlons de Sandrine Rousseau
22:44qui a donc fait scandale
22:46en s'attaquant
22:46à la rentabilité
22:47des agriculteurs.
22:49C'était le 11 juillet dernier.
22:51La députée écologiste
22:52a vivement dénoncé
22:52la loi Duplomb
22:53votée récemment
22:55à l'Assemblée nationale.
22:56C'est une loi
22:56qui allège
22:57les contraintes
22:58pesant sur les agriculteurs.
23:00Elle considère
23:00que c'est un scandale
23:01absolu
23:02parce que,
23:03selon elle,
23:04elle dénonce
23:05le sacrifice
23:06de la santé publique
23:07et de l'environnement.
23:09Ce sacrifice
23:10est fait
23:10au nom
23:10de la rentabilité.
23:12Écoutez attentivement
23:14parce que
23:14la journaliste
23:15était sur le média
23:16Le Média,
23:17journaliste très à droite
23:18qui a été pensée
23:21par la France insoumise.
23:23Elle lui dit
23:24qu'est-ce que vous dites
23:24à ces agriculteurs
23:26qui pensent
23:26à leur rentabilité
23:28et qui plaident
23:29la rentabilité ?
23:31Il y a des agriculteurs
23:32qui ont un autre argument.
23:34Cette loi,
23:35c'est une nécessité
23:36selon eux
23:36pour leur rentabilité.
23:38Qu'est-ce que vous me répondez ?
23:38Je n'en ai rien à péter
23:39de leur rentabilité.
23:40Et puis,
23:40je pense qu'en fait,
23:41ce n'est pas le sujet.
23:43La rentabilité
23:44de l'agriculture
23:45par des produits chimiques
23:47au détriment des sols,
23:48de la biodiversité,
23:49de notre santé,
23:50ce n'est pas de la rentabilité.
23:51C'est de l'argent sale.
23:53Je n'en ai rien à péter
23:54de la rentabilité.
23:56Et donc,
23:57tout au long de la journée,
23:58nous avons donné la parole
23:59à qui ?
24:00Aux agriculteurs.
24:01Réponse de ces agriculteurs.
24:04Il y a un vrai manque
24:05de respect
24:06de la part de Sandrine Rousseau.
24:08C'est du mépris.
24:10Elle a franchi
24:11une ligne rouge
24:13avec cette petite phrase
24:15qu'elle a lancée hier.
24:16Quand on pense
24:17au suicide
24:18dans les expositions,
24:20quand on pense
24:21au manque de rémunération
24:22des agriculteurs,
24:24je pense qu'encore une fois,
24:25Sandrine Rousseau,
24:26elle est à côté de la plaque.
24:27Et ce que je lui propose,
24:29c'est qu'elle parle
24:29souvent d'agriculture,
24:30mais qu'elle vienne
24:31au moins sur une exploitation
24:32pendant toute une année.
24:34Et je suis quasiment convaincu
24:35qu'au bout d'une année,
24:37vous verrez,
24:37elle changera son discours
24:39de, on va dire,
24:40de bison-ours
24:40où avec elle,
24:42il ne faut plus produire,
24:43il ne faut plus rien faire.
24:45Voilà pour le témoignage
24:46d'un des agriculteurs.
24:47Je vous propose,
24:48parce qu'elle a répondu
24:49cet après-midi
24:50via un communiqué.
24:52À la suite d'une interview
24:53où je déclarais
24:54« j'en ai rien à péter
24:55de la rentabilité
24:55des agriculteurs,
24:56la rentabilité
24:57de l'agriculteur
24:58par des produits chimiques
24:58au détriment des sols,
24:59de la biodiversité
25:00et de notre santé,
25:01ce n'est pas la rentabilité,
25:01c'est de l'argent sale. »
25:03Plusieurs éditorialistes,
25:04principalement de médias
25:05d'extrême droite,
25:07ont délibérément confondu
25:09rentabilité et revenu
25:11dans le but de faire croire
25:12que je ne me soucie pas
25:14du revenu des agriculteurs.
25:15C'est vrai que ça change tout.
25:16Bah, ça change tout.
25:17Mais c'est incroyable.
25:19Au point,
25:20elle m'a retourné
25:20comme une crêpe.
25:22Mais moi,
25:22je veux dire,
25:22c'est quoi le décodeur ?
25:24Elle ne dirait pas
25:25« j'en ai rien à péter
25:27des zadistes »
25:28ou « j'en ai rien à péter
25:29des migrants ».
25:30Mais là,
25:30elle s'autorise
25:31cette liberté de ton
25:32parce qu'on parle
25:33de plouc.
25:35On parle des gueux.
25:36On parle des beaufs blancs.
25:38Vous comprenez
25:39ce que je veux dire ?
25:39Avec cela,
25:40on n'en a rien à péter.
25:41C'est ça l'explication
25:43de son inconscient.
25:45Tout le monde est...
25:45Il m'est arrivé
25:46assez souvent
25:48de défendre
25:49non pas les propos
25:50de Sandrine Rousseau
25:51mais la petite étincelle
25:53de réflexion
25:55qu'il pouvait y avoir
25:56dans certaines
25:57de ses saillies.
25:59C'est un combat valeureux.
26:01Voilà.
26:02Mais là,
26:03je n'imaginais pas
26:04que cette femme
26:06puisse atteindre
26:06un tel niveau
26:07de mépris,
26:09d'opprobre
26:09et de détestation
26:12des agriculteurs.
26:13Ça montre
26:13que l'écologie
26:14tout de même
26:15est un...
26:16Pour ceux
26:16qui l'ignoraient,
26:18c'est un totalitarisme.
26:19L'écologie politique.
26:20Oui.
26:21Et enfin,
26:22en gros...
26:23Ou la religion,
26:23l'écologisme.
26:24Oui.
26:25Le président
26:25du Salon de l'agriculture
26:27lui a répondu.
26:28C'est très intéressant.
26:29C'était il y a quelques instants.
26:30Parce qu'elle considère
26:31que c'est une manipulation
26:32de l'extrême droite.
26:33Vous avez tous les agriculteurs
26:34qui ont pu réagir aujourd'hui
26:36sur notre antenne
26:36qui ne pensaient pas
26:37ou prou la même chose.
26:38Et vous avez
26:38les présidents
26:40également.
26:42Madame Sandrine Rousseau
26:42a jugé bon
26:43de faire une sortie médiatique
26:44pour dire qu'elle se foutait
26:45de la rentabilité
26:45des exploitants agricoles.
26:47Au-delà de l'injure
26:48faite à tous les éleveurs,
26:50céréaliers,
26:51producteurs de fruits
26:52et légumes,
26:53viticulteurs,
26:54etc.
26:55La diatribe est plus grave
26:56car elle oscille
26:57entre le déni,
26:59la moquerie,
27:00la méconnaissance
27:01et le mépris.
27:02Il faut rappeler
27:03que Sandrine Rousseau
27:04est une députée
27:06en plein cœur
27:07de la bobosphère parisienne.
27:09que c'était avant
27:10une vice-présidente
27:12d'université à Lille
27:14que certes,
27:15elle doit très bien
27:16s'occuper
27:17de ses plantes
27:18sur sa terrasse
27:19à Paris,
27:19mais c'est ce que disait
27:20l'agriculteur.
27:21Elle n'a jamais mis
27:22un pied sur une terre,
27:24passé une année
27:24à souffrir
27:26des normes
27:27de la difficulté
27:28du terrain,
27:29etc.
27:29C'est l'illustration
27:30de la dérive
27:30de ces écologistes
27:31qui globalement
27:32n'ont plus grand-chose
27:33d'écologistes
27:34et qui sont
27:35anti-agriculteurs.
27:36Et d'ailleurs,
27:37il y a quand même
27:37une chose
27:38qui est assez symptomatique,
27:40c'est qu'il n'y a
27:40quasiment pas
27:41un seul écologiste
27:42qui est élu
27:42en zone rurale.
27:43Ils sont tous élus
27:44en zone urbaine.
27:45Ça, c'est très intéressant.
27:46Et pour beaucoup d'entre eux,
27:47la seule fois de l'année
27:48où ils voient des vaches,
27:49c'est au sein de l'agriculture
27:50à Paris.
27:50Et c'est la première écologiste
27:52même qui a atteint
27:53ce niveau.
27:55Il n'y en a aucun
27:56qui est remarquable.
27:57Mais pourquoi...
27:58Attendez, moi j'attends...
27:59Les élus verts,
28:00pourquoi ils ne se désolidarisent
28:02pas de Sandrine Rousseau
28:03aujourd'hui ?
28:03Mais parce qu'il y a du
28:03corporatif partout.
28:04Pourquoi ils ne condamnent
28:04pas ces propos ?
28:05Ça date du 11 juillet.
28:07Ça ne date pas d'hier.
28:08Ça date du 11 juillet.
28:10Et alors,
28:11à la morgue,
28:13l'insulte,
28:14bien sûr,
28:15contre les agriculteurs,
28:16il y a autre chose,
28:17c'est la complaisance médiatique.
28:18Qui en parle de cette déclaration
28:21de Sandrine Rousseau ?
28:22Qui a donné la parole
28:23aux agriculteurs ?
28:23La complaisance médiatique.
28:25Parce que c'est Sandrine Rousseau
28:26et parce que c'est une élu verts.
28:28Le privilège vert.
28:29Oui.
28:30Alors regardez,
28:31ça c'est très intéressant.
28:32Un article de nos confrères.
28:34Rien n'a péter
28:34de leur rentabilité.
28:36Sandrine Rousseau
28:36dénonce l'adoption
28:37de la loi Dupont.
28:38Polémique à l'extrême droite.
28:40C'est extraordinaire.
28:42C'est une sorte
28:43de détournement
28:44de controverse.
28:45Alors déjà,
28:46on va quand même
28:47souligner
28:48le caractère vulgaire
28:49de ses propos.
28:50Le rien n'a péter
28:51de la part d'une députée.
28:52Pardon,
28:52mais ce n'est pas très valorisant.
28:54Ensuite,
28:54je suis tout à fait d'accord
28:55avec ce qui disait
28:56Gilles William
28:57ainsi que vous,
28:58chère Elliot,
28:58Madame Rousseau.
29:00Elle est dans sa citadelle.
29:01Elle récite son catéchisme
29:02progressiste
29:03dans sa citadelle
29:04du politiquement correct.
29:06Parce que derrière,
29:06que se cachent-ils en fait
29:07les agriculteurs ?
29:08Donc les Français,
29:09l'enracinement.
29:10Et Madame Rousseau,
29:11elle fait partie
29:11de cette France
29:12d'utopie fictive,
29:14déterritorialisée
29:15où évidemment,
29:17demain,
29:17on mangera de la viande carbone
29:18et puis c'est ce qui est bon
29:19pour nos enfants.
29:20Ensuite,
29:20elle a quand même eu
29:21l'outrecuidance,
29:22sans dire le culot,
29:23de qualifier d'argent sale
29:24le fruit du labeur
29:25de nos agriculteurs
29:26qui, eux,
29:27travaillent sans compter
29:28leurs heures,
29:29qui n'ont pas les revenus
29:29de Madame Rousseau
29:30payés encore une fois
29:31sur le dos des contribuables
29:32en qualifiant quand même,
29:33en corroborant
29:34l'argent
29:35ou le fruit du labeur
29:36des agriculteurs
29:37à de l'argent sale.
29:38Autrement dit,
29:39à la mafia,
29:40au stup,
29:40à tout ce qui associe
29:41en réalité
29:42tout ce qui concerne
29:43les cercles mafieux
29:44dans notre société,
29:45c'est simplement
29:46une habitude.
29:48Le débat sur la loi du plomb,
29:50c'est très intéressant
29:52parce que c'est une loi
29:53qui a été définitivement
29:55adoptée au Parlement
29:57mais qui divise
29:59au sein de la société
30:00sur l'utilisation
30:01des nécotinoïdes,
30:03etc.
30:03Mais vous n'êtes pas obligé
30:05de parler comme ça
30:05du secteur.
30:08Et sa mise au point
30:11montre aussi
30:12son ignorance crasse
30:14de l'économie
30:15parce que faire
30:16une indistinguée
30:17entre les revenus
30:17et la rentabilité,
30:19pardon,
30:19mais lorsque vous avez
30:20une entreprise
30:21qui n'est pas rentable,
30:22vous vous cassez la figure.
30:23Alors,
30:23la loi du plomb
30:24allège les normes
30:25environnementales
30:25tout en limitant
30:26la responsabilité pénale
30:27des exploitants
30:28sous couvert
30:29de défendre
30:29la compétitivité agricole.
30:31Le revenu moyen
30:32agricole a chuté
30:33de 40%
30:34au cours des 30 dernières
30:35années selon l'INSEE.
30:3618% des agriculteurs
30:37se situent
30:38sous le seuil
30:39de pauvreté.
30:40On sera avec un...
30:41Et celui-ci de...
30:42Non pas Madame,
30:42mais M. Rousseau,
30:44l'époux de Mme Rousseau,
30:46Arnaud Rousseau,
30:47demain...
30:48Mais peut-être...
30:49Je lui poserai
30:50la question demain
30:50à 9h30.
30:52Le président
30:53de la FNSEA,
30:549h30 demain,
30:56il sera en direct
30:57avec M. Arnaud Rousseau.
30:58On va lui demander
30:59s'il y a un
31:00et il y a
31:00avec Sandrine.
31:01Mais surtout
31:01le mot...
31:03Est-ce qu'il va
31:03soutenir ?
31:04Madame...
31:05C'est un détail
31:06mais le manque
31:07de courage intellectuel
31:08de Sandrine Rousseau.
31:09Elle dit une phrase
31:11comme ça,
31:12elle l'assume.
31:12Elle tente de l'expliquer.
31:14Elle l'a fait.
31:15Elle l'a fait tout un communiqué.
31:16Non, le courage
31:17lui serait de dire quoi ?
31:18Non, le courage
31:19lui serait de dire quoi ?
31:20Si j'ai heurté
31:21les agriculteurs...
31:21Je vous présente
31:23mes excuses.
31:24Je soutiens
31:25le monde agricole.
31:26Je ne suis pas d'accord
31:26sur la loi du plomb.
31:28C'est ça que j'ai voulu lui dire.
31:29Cette loi est un scandale.
31:30Elle aurait pu dire autre chose.
31:31Mais voilà,
31:31mes mots ont dépassé ma pensée.
31:33Pas très compliqué
31:33de dire ça.
31:35Nîmes à présent.
31:35On parle de menaces
31:36existentielles
31:37pour la France
31:38en dehors
31:39de nos frontières.
31:40Mais le trafic de drogue
31:41est une menace existentielle
31:43à l'intérieur
31:44de nos frontières aujourd'hui.
31:45Ce qu'il s'est passé
31:46du côté de Nîmes
31:46est d'une barbarie inouïe
31:48digne des cartels
31:50sud-américains.
31:51Un homme
31:51dont la tête
31:52était mise à prix
31:53a été exécuté
31:54à bout portant,
31:56ligoté,
31:57puis brûlé.
31:58Tout cela filmé
31:58et diffusé
31:59sur les réseaux sociaux.
32:02Cette vidéo
32:02est absolument terrifiante.
32:04Bien évidemment,
32:05nous ne la montrerons pas.
32:06mais ça montre
32:07le niveau de violence,
32:09de barbarie
32:09et de guerre
32:10dans laquelle on est
32:11dans certains territoires.
32:13On est à Nîmes.
32:13On n'est pas,
32:14encore une fois,
32:15à Bogota
32:15en Amérique du Sud.
32:17Voyez les explications
32:18de Tanguyam.
32:20La scène est atroce.
32:22On y voit un jeune homme
32:23effrayé,
32:24ligoté,
32:25assis au sol
32:25au moment où l'individu
32:26qui le filme
32:27sort une arme
32:28pour l'abattre
32:29de trois balles
32:30tirées à bout portant.
32:31Dans une deuxième vidéo,
32:33le corps de la victime
32:34est immolé.
32:35On lui a versé
32:36un liquide inflammable dessus
32:38et il prend feu
32:39au contact d'un briquet.
32:41La procureure
32:41de la République de Nîmes
32:42a indiqué
32:43que la victime
32:44est un jeune homme
32:44âgé de 19 ans.
32:46Son exécution
32:47pourrait être liée
32:48à une série
32:49d'actes criminels
32:50commis ces dernières semaines
32:51entre bandes rivales
32:53de la région nimoise,
32:54le tout en lien
32:55avec le trafic de drogue.
32:57La victime
32:57serait d'ailleurs
32:58membre d'une bande
32:59du quartier Pisevain
33:00de la ville de Nîmes.
33:02En plus de ces vidéos,
33:03un autre message
33:05a été diffusé
33:06sur les réseaux sociaux.
33:07Un contrat
33:08qui cible
33:08un individu
33:09avec son nom
33:10et des photos de lui.
33:12On promet
33:12150 000 euros
33:14pour l'abattre.
33:15S'agit-il
33:16de la victime
33:17de cette exécution ?
33:18S'agit-il
33:19d'un individu
33:20qui est lié
33:21à celle-ci ?
33:22L'enquête
33:22va devoir répondre
33:23à toutes ces questions.
33:24Voilà pour les explications.
33:27Bruno Rotaillot,
33:27le ministre de l'Intérieur,
33:28en a parlé cet après-midi.
33:29Écoutez.
33:30Depuis le début de l'année,
33:32nous avons fait
33:3320 000 interpellations
33:34sur des affaires
33:36de narcotrafic,
33:37de criminalité organisée.
33:3820 000.
33:3920 000.
33:40C'est énorme.
33:41Mais on va continuer.
33:42C'est une guerre
33:42qu'on va mener.
33:43C'est une guerre
33:43qui est l'équivalent
33:44du terrorisme.
33:45Avec le terrorisme,
33:47on n'en a jamais fini.
33:48Mais l'an dernier,
33:49on a pu déjouer
33:509 attentats,
33:51y compris 3 qui déjouaient,
33:53qui visaient
33:53les Jeux Olympiques.
33:55Ce qui a été fait
33:56avec succès
33:57pour le terrorisme,
33:59il faut aujourd'hui
34:00qu'on puisse le faire
34:01sur le narcotrafic,
34:03sur la criminalité organisée.
34:04Vous vous souvenez,
34:05il y avait une grande commission
34:06parlementaire
34:07sur la question
34:08du narcotrafic.
34:09Écoutez,
34:09à l'époque,
34:10c'était la procureure
34:11de Marseille
34:12qui parlait
34:13de mexicanisation.
34:15La plupart
34:16des tueurs,
34:18des équipes de tueurs
34:18sont actuellement
34:19derrière les barreaux.
34:20Mais quelle est
34:21la conséquence
34:21que nous avions ?
34:23Et là,
34:23il y a une vraie mexicanisation,
34:24une vraie inquiétude.
34:26C'est que les bandes
34:27de criminels
34:27se retrouvant
34:28à la maison d'arrêt
34:29d'Exluine
34:30ou au centre pénitentiaire
34:31de Marseille-Bomet,
34:33nous avons eu
34:34un assassinat
34:37et une tentative
34:38d'assassinat
34:38il y a une dizaine
34:39de jours.
34:41C'est-à-dire
34:41la poursuite
34:42derrière les barreaux
34:44de ce qui se passait
34:46à l'extérieur.
34:47Et là,
34:47c'est un phénomène
34:48naturellement
34:48qui est particulièrement
34:52inquiétant.
34:53Ce qui se passe,
34:54il avait d'ailleurs été
34:55critiqué pour sa franchise.
34:57Bien sûr,
34:57par le ministre
34:58du Sentiment
34:59de la Sécurité.
34:59Mais tous les jours,
35:01Elliot,
35:02ce qu'il y a de frappant,
35:03il y a des nouvelles
35:04manifestations
35:05de l'ensauvagement.
35:07Ce qui me frappe,
35:08on parlait hier
35:09ou avant-hier,
35:10des guets-tapens
35:11donnés par les malfaisants
35:13aux policiers.
35:15Là,
35:15cette exécution
35:16en public,
35:18en quelque sorte,
35:19commandée,
35:20c'est un signe de plus.
35:22C'est hallucinant.
35:23C'est hallucinant.
35:23C'est hallucinant.
35:24On les appelle
35:25les sicarios d'ailleurs
35:26au Mexique,
35:27les tueurs à gage
35:28que l'on emploie
35:28et que l'on paye
35:29pour justement
35:30abattre quelqu'un.
35:31C'est une nouvelle
35:32modalité opératoire
35:33qui change du barbecue
35:34ou de la jambisation
35:35dans le cadre
35:36de règlements de compte
35:37entre malfaiteurs.
35:39Absolument.
35:39C'est horrible d'ailleurs
35:40cette expression
35:41de barbecue.
35:41ou ces factures
35:42c'est le terme
35:43qui est envoyé.
35:44J'ai grandi dans une cité
35:45où ça se passait
35:47comme ça.
35:48Voilà.
35:48Donc ça,
35:48je viens de le dire.
35:49Il y a un journaliste
35:50du Parisien
35:51qui a écrit un livre
35:52très intéressant
35:52sur ce qu'ils appellent
35:53les shooters,
35:54c'est-à-dire
35:55les personnes
35:55que l'on commande
35:57ou parfois même
35:58qui se manifestent
35:58comme le Mathéo
35:59qui a réussi
36:00à gagner 200 000 euros
36:01pour 6 assassinats
36:02qui lui-même
36:02s'était manifesté
36:03sur Snapchat.
36:04Donc il y a un vrai
36:05problème aussi
36:05de cybercriminalité
36:07qu'il faut,
36:08je pense,
36:08travailler
36:09parce que parfois
36:10certains se vendent
36:11et d'autres
36:12les nichent
36:12à travers le dark web
36:13ou Snapchat
36:14ou TikTok
36:14pour les payer
36:15ou même depuis les prisons
36:17d'ailleurs
36:17comme ça s'est passé
36:18récemment à Marseille
36:19afin de pouvoir
36:20régler leurs comptes.
36:21Parlons d'Amir
36:22à présent
36:22parce que
36:23et c'est un tout autre sujet
36:24plusieurs artistes
36:25qui devaient se produire
36:26au francophonie
36:27de Spa en Belgique
36:28ont décidé
36:29d'annuler leurs prestations
36:30en raison de la présence
36:31du chanteur franco-israélien
36:33Amir
36:34accusé par des militants
36:35pro-palestiniens
36:36de soutenir la politique
36:37de Benjamin Netanyahou.
36:39Il s'agit
36:39de trois artistes féminines
36:41la chanteuse franco-suisse
36:42Joa
36:42et deux musiciennes
36:44du collectif belge
36:45Street Art
36:45Good Dead Girl.
36:47C'est un sujet
36:48qui est extrêmement sérieux
36:48on en parlait déjà
36:49la semaine dernière
36:50puisque Amir
36:51était la cible
36:52de syndicats
36:54de gauche
36:55mais également
36:56d'élus
36:57dans les bouches du Rhône
36:58parce que
36:59fin juillet
37:00il va se produire
37:01pour un festival
37:02et on lui reproche
37:04donc
37:05comme il est franco-israélien
37:06d'avoir fait
37:08il est né en Israël
37:09son service militaire
37:10en Israël
37:12comme tous les jeunes
37:13là-bas
37:14ils oublient
37:15que
37:15toutes ses chansons
37:16sont des messages
37:17de paix et d'amour
37:18qu'il a été
37:20l'ambassadeur
37:21du moins la plume
37:22de l'hymne
37:23des Restos du Chœur
37:24en 2023
37:25et que
37:26lors de ses concerts
37:30il appelle
37:31à la paix
37:32justement.
37:33Voyez le sujet
37:33autour de ce nouveau
37:34boycott
37:35donc de l'artiste Amir.
37:36A quelques heures
37:39de l'ouverture
37:39du festival
37:40des francopholies
37:41de Spa
37:41prévu ce vendredi
37:42la programmation
37:43a été fortement perturbée
37:45en cause
37:46la présence
37:46du chanteur Amir
37:47accusé par des militants
37:49pro-palestiniens
37:49de soutenir la politique
37:50de Benyamin Netanyahou
37:51plusieurs artistes
37:53ont décidé
37:53d'annuler leur venue
37:54comme la chanteuse
37:55franco-suisse Yoa
37:56ou les deux musiciennes
37:57du collectif belge
37:58Who's That Girl ?
37:59Dans une lettre ouverte
38:09une dizaine d'artistes
38:10a dénoncé
38:10la présence du chanteur
38:11malgré ses appels
38:12à la déprogrammation
38:13la direction des francopholies
38:15a annoncé
38:15maintenir la présence
38:16d'Amir
38:16Concernant Amir
38:18aucune prise de parole
38:19propagandiste
38:20n'a jamais été observée
38:21sur scène
38:21Nous ne sommes pas en mesure
38:23d'évaluer moralement
38:24sa trajectoire personnelle
38:26autrement que par ses chansons
38:27traitant de thèmes
38:28universels et consensuels
38:29tels que l'amour
38:30la fête
38:31la quête de soi
38:32et la résilience
38:33Une tentative de censure
38:34qui pourrait s'intensifier
38:36dans le futur
38:36Il y a une partie
38:37des programmateurs
38:38qui simplement
38:39pour éviter
38:41des problèmes réputationnels
38:44pour éviter
38:44d'être dans des polémiques
38:45vont se dire
38:47bientôt
38:48on peut éviter
38:50de programmer Amir
38:51au moins
38:52on n'aura pas de polémiques
38:53on n'aura pas de problème
38:53à gérer
38:54et donc
38:55c'est cette pression-là
38:57qui est mise
38:57sur les programmateurs
38:59qui est effectivement
39:00extrêmement inquiétante
39:01parce qu'elle permet
39:02comme ça
39:02par une pression militante
39:04de censurer
39:05et d'effacer
39:06publiquement
39:07un artiste
39:08Ce boycott
39:09des artistes israéliens
39:10n'est pas nouveau
39:11Lors de l'Eurovision
39:12en mai dernier
39:12la participante israélienne
39:14avait été chahutée
39:15de nombreuses fois
39:16durant sa prestation
39:17C'est plus que chahutée
39:18elle était bunkerisée
39:20comme l'année dernière
39:21en Suède
39:23où elle était
39:24plus protégée
39:25qu'un chef d'Etat
39:27William
39:28ce qui m'intéresse
39:29également
39:29parce qu'on dit souvent
39:30l'intolérance
39:31le déchaînement de haine
39:33contre un artiste
39:34qui a toujours promené
39:35la paix
39:35moi ce qui me choque
39:36c'est l'absence
39:37de soutien
39:37des artistes français
39:38j'ai regardé
39:40sur la page Twitter
39:40des Restos du Coeur
39:41il n'y a pas un message
39:42pour soutenir Amir
39:44aujourd'hui
39:44on s'habitue
39:45vous savez
39:47les artistes
39:49de tout temps
39:50ne se sont pas
39:51caractérisés
39:51par leur courage
39:52mais au contraire
39:53par un conformisme
39:54particulier
39:55sous couvert
39:57d'anticonformisme
39:58au-delà
39:59effectivement
40:00de cette triste
40:02constatation
40:02que je corrobore
40:03c'est le climat
40:04le climat général
40:06n'a jamais été
40:07aussi mauvais
40:08il y a des agressions
40:09tous les jours
40:09en France
40:09tous les jours
40:11dont on ne parle
40:13même plus
40:13et pour le même prix
40:15la cour d'asile
40:17va nous faire venir
40:19par milliers
40:21des Gazaouis
40:21d'accord
40:23donc je vous dis
40:24que
40:25je ne suis pas loin
40:27de tristement prédire
40:30que beaucoup
40:31de juifs français
40:32comme ça se passe
40:33déjà en Belgique
40:34parce que
40:35c'est encore pire
40:36en Belgique
40:36vont devoir
40:37prendre leur valise
40:38j'en suis
40:39tristement
40:40à faire
40:42ce sombre pronostic
40:43j'en suis
40:45Marie
40:47pour employer
40:48l'expression
40:50et vous imaginez
40:51dans quel contexte
40:53Amir
40:53va se produire
40:55aux francopholies
40:56à Spa
40:57mais en fait
40:58vous imaginez
40:59dans quel contexte
41:00qu'on aime
41:01ou pas Amir
41:02le scandale
41:03c'est qu'on constate
41:04ce dont on n'avait
41:05pas besoin
41:06d'avoir la démonstration
41:08que la censure
41:10et l'étouffement
41:10sont à gauche
41:11et à l'extrême gauche
41:12imaginons
41:13que la droite
41:15ou l'extrême droite
41:16un jour
41:17est une quelconque
41:18velléité
41:19de prétendre
41:20interdire
41:21un spectacle
41:22haineux
41:23odieux
41:23vulgaire
41:24mais que n'aurait-on
41:26pas entendu
41:27mais la gauche
41:28et l'extrême gauche
41:29peuvent tout se permettre
41:30mais sauf que vous avez
41:32des perturbations
41:33en Belgique
41:34vous les avez également
41:35je le disais
41:35en France
41:36puisque c'était arrivé
41:37et ça va arriver
41:37fin juillet
41:38dans les Boucherounes
41:39avec ce festival
41:40ça s'est passé aussi
41:42aujourd'hui
41:42c'est passé inaperçu
41:44j'ai pas vu
41:45peu de médias
41:46en parler
41:46mais un homme
41:47portant un t-shirt
41:48regardez
41:48sur lequel on pouvait lire
41:51Israël
41:52out of the tour
41:53en français
41:53Israël hors du tour
41:54a perturbé l'arrivée
41:56de la onzième étape
41:57du tour de France
41:58ce mercredi
41:58dans ces cas là
42:00ils vont très vite
42:01ça aurait pu être
42:02dangereux
42:03et pour les cyclistes
42:05et pour cet individu
42:07la préfecture
42:07a confirmé
42:08cette interpellation
42:09sans fournir
42:09d'autres précisions
42:10tandis qu'extinction
42:12rébellion
42:13de Toulouse
42:14a revendiqué
42:15une action
42:16coup de poing
42:16pour la Palestine
42:18l'islamo-gauchisme
42:19n'existe pas
42:20l'extinction rébellion
42:22qui soutient la Palestine
42:24l'islamo-gauchisme
42:25n'existe absolument pas
42:27William Golnadel
42:28bien sûr
42:29et ça a été
42:31ce genre
42:32d'action
42:36est alimenté
42:37notamment par des responsables politiques
42:39je pense à Thomas Porte
42:40qui appelait
42:40au boycott
42:42de l'équipe israélienne
42:43qui est présente actuellement
42:44pour le tour de France
42:45il est cohérent
42:46puisqu'il dit
42:46que l'islamo-gauchisme
42:47n'existe pas
42:48je pensais que vous parliez
42:49de monsieur Baptiste
42:50votre ami
42:51les ministres
42:52et le racisme
42:53anti-blanc
42:53mais il faudrait peut-être
42:55demander
42:56ce que c'est
42:57cette action-là
42:58au ministre
42:59chargé de l'enseignement
43:00supérieur
43:01la Syrie à présent
43:02Israël a bombardé
43:03mercredi le quartier général
43:04de l'armée syrienne
43:05à Damas
43:06après avoir menacé
43:06d'intensifier ses frappes
43:08contre les forces
43:08gouvernementales
43:09si elles ne quittaient pas
43:10la ville
43:10la majorité de ruses
43:12de Souhaïda
43:14après trois jours
43:15de violence
43:16qui ont fait
43:16plus de 300 morts
43:17je vais vous proposer
43:18juste une séquence
43:19c'est le bombardement
43:20du QG de l'armée syrienne
43:23vécu en direct
43:24avec une journaliste syrienne
43:25qui prend la parole
43:26et vous allez voir
43:27derrière
43:27l'image est impressionnante
43:30donc en plein
44:00direct
44:00alors moi ce qui m'intéresse
44:01et là je vous donne
44:01une nouvelle fois la parole
44:02William
44:03c'est que la situation
44:03en Syrie est gravissime
44:04et on sent toute la difficulté
44:05pour certains médias
44:06d'en parler
44:07d'expliquer ce qui se passe
44:09je peux vous dire
44:10qu'à France Inter
44:11par exemple
44:12ils n'ont pas insisté
44:14sur un massacre de masse
44:16de druses
44:17en Syrie
44:18par l'armée
44:20de monsieur
44:21Al-Joulani
44:22ancien d'Al-Qaïda
44:24à qui monsieur Macron
44:26a donné une franche
44:28poignée de main
44:28ça ils sont extrêmement
44:30gênés pour en parler
44:31on n'a pas vu non plus
44:32d'image
44:33de malheureux druses
44:35barbus
44:36à qui justement
44:37des islamistes
44:39coupent la barbe
44:40parce que c'est un signe
44:42la moustache
44:42parce que c'est un signe
44:45d'humiliation
44:45d'humiliation totale
44:47par contre
44:48on sent un certain
44:50esprit critique
44:51de voir Israël
44:53protéger
44:55vouloir protéger
44:56la minorité
44:56de druses
44:57c'est vrai
44:57que les druses
44:59sont
44:59très bien vues
45:02en Israël
45:03sont
45:03très intégrées
45:05en Israël
45:06et Israël
45:06entend les protéger
45:07également en Syrie
45:09alors on considère
45:10qu'en vérité
45:11il s'agit
45:11d'un prétexte
45:12mais
45:12la réalité
45:14c'est que
45:14vous avez raison
45:15je n'ai pas vu
45:16je n'ai pas vu
45:17de grandes réactions
45:18et je n'ai pas vu
45:19au festival d'Avignon
45:20je n'ai pas vu
45:21par exemple
45:22monsieur
45:22comment vous l'appelez
45:23Thiago Rodriguez
45:24demandez à Yoann Moussaï
45:26est-ce que Thiago Rodriguez
45:27a eu quelque chose
45:27le président
45:29j'ai oublié son nom
45:31je crois qu'il n'en a pas parlé
45:34bon
45:35et c'est une
45:37là encore une fois
45:38vous savez
45:39quand
45:40monsieur Aljoulani
45:41désormais Alshara
45:43Alshara
45:44a pris la tête
45:46de la Syrie
45:47et que vous aviez
45:48des messages
45:49applaudissants
45:50finalement
45:51cette situation
45:52je me souviens
45:54c'était un dimanche
45:54après-midi
45:55j'avais dit
45:55il y a des messages
45:56qui vont mal vieillir
45:57il y a quelques mois
45:58et on voit actuellement
45:59la Syrie
46:00et la situation
46:01en Syrie
46:02cher Louis Ragnel
46:03j'en reviens toujours
46:06à Emmanuel Macron
46:06qui pour moi
46:07s'est véritablement compromis
46:08en le recevant
46:09à l'Elysée
46:10en lui permettant
46:12une vraie reconnaissance internationale
46:14et puis d'ailleurs
46:15moi je me souviens très bien
46:16de ce moment-là
46:16puisque la France
46:17avait demandé
46:18la levée
46:18de toutes les sanctions
46:20le visant
46:20et ce qui lui a permis
46:22en fait de ne pas être
46:23que son avion
46:25soit pas pris en chasse
46:25par des avions de chasse
46:26parce qu'il était quand même
46:27il est considéré
46:28comme un chef terroriste
46:30encore par de très nombreux pays
46:32notamment des pays européens
46:33et je rappelle simplement
46:34une chose
46:35monsieur Aljoulani
46:36avait proposé quand même
46:38de donner la nationalité syrienne
46:39à des terroristes français
46:41qui combattaient
46:41dans les rangs
46:42de l'état islamique
46:42et ça c'est un sujet
46:44qui n'a toujours pas été réglé
46:44il a quitté son tri
46:46pour le costume
46:47il a mieux taillé sa barbe
46:49et désormais
46:49c'est un islamiste intégré
46:51et là aussi
46:52c'est une première
46:53pour Emmanuel Macron
46:54mais les bombardements
46:55d'Israël
46:56vous en pensez quoi
46:58attendez
46:59pardon
47:00mais ce sont des bombardements
47:02sur des cibles militaires
47:04et en général
47:05faire la guerre
47:07pour sauver des civils
47:09d'un massacre de masse
47:10ça ne m'empêchera pas
47:12de dormir
47:12je voudrais qu'on termine
47:13cette émission
47:15avec un hommage
47:16qu'on doit rendre
47:16à Loïc Lefloc Prigent
47:18qui est décédé ce mercredi
47:19à l'âge de 81 ans
47:21ça a été un grand patron
47:22d'industrie
47:23attaché à la souveraineté nationale
47:25c'était l'ancien PDG
47:26de Gaz de France
47:27de la SNCF
47:29de LF aussi
47:30beaucoup d'ailleurs
47:31ont manqué de classe
47:33et je parle de médias
47:35d'agences de presse
47:36en rappelant tout de suite
47:37au moment de son décès
47:38dans la même phrase
47:40c'est
47:41Loïc Lefloc Prigent
47:43ancien grand patron
47:44condamné dans la FRELF
47:46est décédé
47:46voilà comment sa vie
47:48à cet homme
47:49qui était attaché
47:49à la souveraineté
47:50un grand ingénieur
47:52est résumé par certains
47:53en une phrase
47:54Eric Zemmour
47:56lui a rendu hommage
47:57quand il me disait
47:58rigolard
47:59je ne suis qu'un pauvre ingénieur
48:00moi je savais
48:01que je devais être très attentif
48:02sa démonstration serait
48:03comme d'habitude
48:03assez réfouillée
48:05économie, industrie, énergie
48:06il était à la fois
48:07compétent et pédagogue
48:08c'était un plaisir
48:09que de l'écouter
48:10autour d'un verre de vin
48:11il me comptait
48:13ses discussions
48:13avec le président Mitterrand
48:14avec Loïc
48:15je perds à la fois
48:16un grand frère
48:17et un ami
48:17que son épouse
48:18et ses enfants
48:18reçoivent mon soutien
48:19et mon affection
48:20je suis inconsolable
48:21il n'y aura plus
48:22de Chypiron pour moi
48:23Marine Le Pen
48:25également
48:26dirigeant
48:26de plusieurs grandes
48:28entreprises publiques
48:29et privées
48:29Loïc Lefloc Prigent
48:30a indéniablement
48:32contribué
48:32à la transformation
48:33et à la modernisation
48:34du tissu industriel national
48:35malgré les épreuves
48:37il est resté jusqu'au bout
48:38une voix libre et écoutée
48:39alliant expertise technique
48:40vision et engagement
48:41dans la vie publique
48:42et économique
48:43à sa famille
48:43et ses proches
48:44j'adresse
48:44mes sincères condoléances
48:46et c'est vrai
48:47qu'il venait
48:48parfois sur notre plateau
48:50et son analyse
48:51était toujours
48:52très intéressante
48:54au-delà
48:55on était loin
48:56des idéologues
48:57puissamment sympathique
48:58si j'ose dire
49:00c'est un ami
49:01que j'ai conseillé
49:02passion de l'administration
49:04il était marrant
49:04mais oui
49:05il était
49:05il ne se prenait pas
49:06du tout au sérieux
49:08et je l'ai vu encore
49:09il y a deux mois
49:10il est en pleine forme
49:11donc c'est voilà
49:12et bien donc
49:12bien sûr
49:14mais on sentait
49:16malheureusement
49:17l'état de santé
49:19mais en tous les cas
49:20ce qui m'a toujours marqué
49:22c'est qu'il faut donner
49:23plus la parole
49:23à ceux qui ont mis
49:24la main dans le cambouis
49:25plutôt que les idéologues
49:26qui viennent vous le faire
49:27à la sonde
49:27sur les sujets d'énergie
49:28et qui n'ont jamais passé
49:29une heure dans une entreprise
49:31et d'ailleurs
49:32c'était intéressant
49:33de voir le décalage
49:33qu'il pouvait y avoir
49:34entre son expertise
49:36et ce qui était en train
49:37d'être fait
49:37sur les questions énergétiques
49:39notamment et du nucléaire
49:40merci donc à tous les cinq
49:42je vais remercier
49:44Arnold Carra
49:45Rémy
49:45et Guillaume Marcio
49:46en régie
49:47Maxime Lavandie
49:48Romain Pietre
49:49et Loïs Tertré
49:49ont préparé cette émission
49:50Johan bonsoir
49:52bonsoir Ayotte
49:53bonsoir au sens propre
49:54comme au sens figure
49:55quel est le programme
49:56de 100% politique
49:57on a beaucoup de thèmes
49:57à aborder ce soir
49:58mais on va quand même
49:59parler un peu
49:59d'Emmanuel Macron
50:00puisque 24 heures
50:01après les annonces
50:01de François Bayrou
50:03il n'a toujours pas demandé
50:04pardon aux français
50:04pour avoir mis le pays
50:05dans cette situation
50:06bon il est en déplacement
50:08ce soir et demain
50:08peut-être aura-t-il
50:09un mot d'excuse
50:10à présenter aux français
50:11vous allez fâcher
50:11Philippe Bilger
50:12vous allez fâcher
50:13vous allez fâcher Philippe Bilger
50:13qui a passé son temps
50:15à défendre Emmanuel Macron
50:17mais Johan aurait fait
50:18intérêt de procureur
50:19mais je vous l'ai dit hier
50:21je suis colère Philippe
50:22et puis nous verrons également
50:24Emmanuel Macron en 2019
50:25il était contre la suppression
50:26des jours fériés
50:27il disait ça sert à rien
50:29c'est une usine adage
50:30mais vous avez retrouvé
50:31sa déclaration de l'après-midi
50:32parce qu'on l'a perdue
50:33pendant l'histoire
50:34c'est très intéressant
50:34parce qu'il ne dit pas
50:35c'est une bonne chose
50:36que de supprimer des jours fériés
50:37on sent qu'il est mal à l'aise
50:38quand il répond à la question
50:39oui enfin il dit
50:40c'est un plan qui est tout à fait cohérent
50:41oui mais je vous assure
50:42sur les jours fériés
50:43la séquence est très drôle
50:44je vous invite à regarder
50:45mais vous savez
50:47qu'on avait un superbe avocat
50:48de M. Bayrou
50:49et de M. Macron
50:49en la présence
50:51de M. Bilger
50:52avocat à eux
50:53au petit pied
50:55au petit pied
50:56mais bien sûr
50:57tant mieux
50:58j'adorais le minoritaire
51:00Johan Usaï
51:00dans un instant
51:01et nous on se retrouve
51:03demain matin
51:03pour l'heure des pros
51:04restez sur CNews
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