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  • il y a 7 mois
Trois départements sont placés en vigilance rouge pour les feux de forêt et six départements du Sud en vigilance orange. Stéphane Le Bars, pilote de Canadair et secrétaire général du syndicat national des personnels navigants de l’aviation civile était l'invité de BFMTV.

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Transcription
00:00Stéphane Lebars, pilote de Canadair, secrétaire général du syndicat national des personnels navigants de l'aviation civile.
00:07On le disait, donc trois départements en vigilance rouge, six en vigilance orange dans le sud.
00:12Est-ce que ce matin, vous êtes prêt, Stéphane ?
00:16Bonjour. Eh bien écoutez, comme vous le voyez, je suis déjà en tenue.
00:20Donc on est déjà sur le pont pour l'ensemble du dispositif.
00:24Dès ce matin, nous avons six équipages d'alerte à partir de 8h30.
00:30Tous les avions qui étaient disponibles ont été mis sur le pont également.
00:36Nous avons ce matin dix Canadair, dont deux en Corse et six Dachs.
00:41Malheureusement, il nous manque encore deux Dachs qui ont subi une petite avarie technique et donc qui sont en cours de réparation.
00:49Mais globalement, nous avons tout le dispositif prêt pour intervenir toute la journée avec de la surveillance en vol dès midi dans tous les départements considérés comme rouge, voire même orange.
01:01La Corse, Stéphane Lebars, c'est parce que le risque est important là-bas aussi ou c'est parce qu'en Corse, il faut être particulièrement rapide sur les interventions d'incendie ?
01:08Alors vous venez de le dire. En fait, la Corse, c'est ce qu'on appelle un prépositionnement.
01:12Dans la stratégie feu de forêt, c'est essentiel pour pouvoir réagir rapidement.
01:16Et la Corse est un... Alors pour les deux départements, le problème, c'est qu'il y a énormément de massifs qui sont en pente très abrupte et très compliqués à pénétrer pour les pompiers à cause du maquis.
01:29Et les propagations de feu là-bas sont très très rapides. Donc il faut pouvoir intervenir au plus vite.
01:35Stéphane Lebars, c'est un chiffre qui m'a étonné quand j'ai préparé cette interview.
01:39Vous parlez de 12 Canadair opérationnels en France.
01:43Est-ce que c'est... Ma question est peut-être naïve, pardonnez-moi d'avance, mais est-ce que c'est suffisant pour répondre à toutes les menaces en France ?
01:49Alors en fait, vous avez parlé tout à l'heure du programme présenté par le Premier ministre, M. Béroud.
01:57Nous avons bien entendu hier, madame la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, expliquer qu'il y allait avoir un renforcement d'achat au travers des Canadaires.
02:06Nous avons bien compris que l'ensemble du dispositif a bien distillé toute cette problématique du dérèglement climatique qui monte vers le Nord.
02:17Et en réalité, aujourd'hui, nous ne sommes plus dimensionnés pour pouvoir réagir tant dans notre pays que lorsqu'il y aura des nécessités d'intervenir dans des pays européens, voire extra-européens.
02:29Donc effectivement, aujourd'hui, nous ne sommes plus dimensionnés pour réagir à la menace de ce dérèglement climatique.
02:36Et donc les propositions d'achat et les engagements du gouvernement, pour nous, sont très rassurants.
02:41Parce qu'on a bien vu, suite à l'Assemblée parlementaire qui a sorti un rapport, que tout avait été bien entendu et les gens mettent aujourd'hui le dispositif dans le bon sens.
02:53Encore faut-il, après ça, attendre que les Canadaires soient livrés.
02:57Stéphane Lebars, vous disiez tout à l'heure que vous étiez déjà en tenue, déjà prépositionnée.
03:00Il est 6h53.
03:01Si le bip retentit, il vous faut combien de temps pour être au commande de l'appareil ?
03:05Alors, lorsque l'on est d'alerte, sur base, à ce qu'on appelle, nous, la sonnette,
03:11entre 17 minutes et 25 minutes, on a décollé et on est en direction du plan d'eau pour être chargé en eau.
03:20La règle, c'est 30 minutes.
03:21C'est-à-dire que la loi nous dit, entre la sonnette et le décollage, il faut que ça soit fait en 30 minutes.
03:28Sur Nîmes et même quand on était sur Marignane, entre 17 et 25 minutes, on appelle ce que l'on dit, nous, on est airborne.
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