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00:01Ce n'est pas souvent que le corps anglais se fait aussi bucolique et pastoral.
00:15Hector Berlioz, appréciant particulièrement sa sonorité,
00:18lui offre les premières notes du troisième mouvement de sa symphonie fantastique.
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00:23L'origine de cette symphonie ? Une histoire d'amour.
00:34En 1827, Berlioz tombe fou amoureux d'Ariette Smithson,
00:38une actrice irlandaise qui l'a vue jouer dans une pièce de Shakespeare.
00:44Il multiplie les tentatives d'approche.
00:46Sans aucun résultat, l'actrice reste insensible.
00:49Et c'est précisément cet amour déçu et frustré qui motive l'écriture de sa plus célèbre partition.
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00:56L'œuvre trace le portrait en cinq mouvements d'un artiste en proie à des sentiments passionnés
01:01qui vont le conduire jusqu'aux limites de la folie.
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01:05C'est dans le troisième mouvement, appelé scène au chant,
01:09qui s'apparente à une méditation amoureuse,
01:12que le compositeur fait appel au corps anglais pour interpréter un rang des vaches.
01:16Autrement dit, un air populaire chanté par les bergers suisses.
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01:21Le corps anglais commence seul, puis il est rejoint par le hautbois.
01:28Les instruments, qui symbolisent deux pâtres,
01:30dialoguent et mêlent leur voix avant d'être rejoints par l'orchestre.
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01:35Cette mélodie naïve, plaintive et abandonnée
01:39n'aurait, selon Berlioz, pas eu le quart de sa force
01:42si elle avait été jouée par un autre instrument.
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