00:00Les accords de Schengen et les textes européens autorisent des pays à prendre des mesures dites temporaires de contrôle aux frontières dans certaines circonstances précises,
00:08qui touchent essentiellement la sécurité, ça peut être le terrorisme, ça peut être l'immigration clandestine, etc.
00:14Mais ces mesures temporaires peuvent être reconduites à plusieurs reprises, donc elles ont quand même un côté qui devient un peu définitif et moins temporaire.
00:23Et en tout cas, la Pologne est le septième pays de l'Union européenne à rétablir des contrôles.
00:27Il y a déjà des contrôles aléatoires qui ne sont pas permanents aux frontières de l'Allemagne, entre l'Allemagne et la Pologne,
00:34aux frontières françaises, aux frontières espagnoles, italiennes, luxembourgeoises et suisses,
00:40puisque la Suisse est un des quatre pays non membres de l'UE à être malgré tout membre des accords de Schengen.
00:46Donc la Pologne est le septième.
00:48Ce qu'on peut dire, c'est qu'effectivement, les accords de Schengen ne se portent pas très bien.
00:52Ils sont clairement rejetés par une grande partie des sociétés européennes.
00:57Même si ça ne se traduit pas encore totalement par un rejet au niveau politique, ce sera beaucoup plus compliqué.
01:04Et puis, par ailleurs, il faut aussi dire que les accords de Schengen ont des aspects très positifs sur le commerce intracommunautaire
01:10et la circulation des personnes autorisées à circuler.
01:14Mais clairement, la question est posée.
01:15Et d'ailleurs, si Donald Tusk a pris cette mesure en Pologne, c'était essentiellement pour des raisons de politique intérieure,
01:23parce que les Polonais rejettent de plus en plus cette libre circulation,
01:29parce que la Pologne est un des pays de transit d'une route d'immigration qui vient d'Europe de l'Est,
01:34qui vient un peu de Lituanie, avec laquelle d'ailleurs les contrôles ont également été rétablis.
01:41Mais c'est une frontière beaucoup plus petite, 100 kilomètres,
01:44alors que celle avec l'Allemagne fait à peu près 500 kilomètres, 467 pour être précis.
01:50Et puis, il y avait surtout une voie avec le Belarus,
01:53qui a même utilisé l'arme de l'immigration de son destine
01:56pour essayer de noyer la Pologne sur des flots d'immigrés
01:59depuis le début de la guerre en Ukraine.
02:01Mais là, la question a été réglée d'une manière tout à fait différente.
02:04Le Belarus, c'est le bloc pro-russe, c'est l'ennemi.
02:08Et là, il y a une vraie frontière physique avec des barbelés
02:11et même maintenant avec des champs de mine.
02:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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