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  • 26/06/2025
Algérie, inéligibilité, immigration, sécurité... Eric Ciotti dicte l'ordre du jour à l'Assemblée à l'occasion de la "niche parlementaire" de son groupe. Le président de l'UDR, député des Alpes-Maritimes, est l'invité de Thomas Sotto.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 26 juin 2025.

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Transcription
00:00RTL Matin
00:02Et tout de suite l'invité d'RTL Matin, Thomas, vous recevez Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et président de l'Union des Droites pour la République.
00:10Bonjour et bienvenue sur RTL, Éric.
00:12Bonjour, merci beaucoup.
00:13Ça va être un peu la Saint-Ciotti aujourd'hui à l'Assemblée, puisque votre groupe, l'UDR, va avoir droit à sa niche.
00:17Autrement dit, c'est vous qui allez fixer l'ordre du jour.
00:20Avec, pour commencer, un texte dont on a beaucoup entendu parler.
00:23Vous souhaitez supprimer l'exécution provisoire pour les peines d'inéligibilité.
00:26Coucou Marine Le Pen.
00:27En fait, vous êtes un vrai ami, vous, Éric Ciotti.
00:29Si on a un problème, on fait allo, Éric, et hop, vous déposez un texte pour changer la loi.
00:33Vous êtes en grande forme ce matin.
00:35Et vous aussi.
00:35Vous conférez un statut de sainteté.
00:38Je ne l'aspire pas encore.
00:40Et j'aide les amis.
00:43Non, simplement, nous voulons que le droit s'applique.
00:47Et d'ailleurs, c'est un peu ce qu'a dit à la fois le Conseil constitutionnel et la Cour de cassation.
00:52Ce que nous voulons, c'est que chaque justiciable, y compris ceux qui sont frappés par une peine d'inéligibilité,
00:58et là, nous n'y touchons pas, naturellement.
01:01C'est la libre appréciation du juge.
01:04C'est de dire que chaque citoyen doit pouvoir faire appel d'une décision.
01:08C'est le droit à un procès équitable.
01:09Ce qui est le cas.
01:10Un élu, quand il perd son mandat en première instance,
01:13vous conviendrez qu'il ne peut plus avoir un effet de l'appel,
01:16puisqu'il a perdu son mandat.
01:17Et là, si vous prenez l'exemple de Marine Le Pen,
01:21la décision qui a frappé Marine Le Pen, dans ses attendus,
01:25dit qu'en gros, qu'il ne faut pas que Marine Le Pen se présente à l'élection présidentielle.
01:31Et c'est ça que nous voulons dénoncer.
01:34C'est ça que nous voulons revoir.
01:36C'est parce que Jean-Marie Le Pen aurait amené une loi de copains et de coquins, ça ?
01:41C'est le droit actuel qui est un droit d'exception.
01:44Quand la décision qui a frappé Marine Le Pen
01:47parle d'un risque d'un trouble à l'ordre public administratif,
01:51ce qu'aucun juriste n'a jamais vu.
01:53Ça n'existe pas, ni dans la loi, ni dans la jurisprudence.
01:56Quand on évoque ce trouble à l'ordre public administratif,
02:00si elle se présente à l'élection présidentielle,
02:03nous nous disons simplement, il faut qu'elle puisse faire appel librement.
02:08et qu'on aille au bout des procédures,
02:13comme dans tous les autres types de condamnations.
02:17Vous conviendrez que quand on ne peut pas se présenter en matière d'inéligibilité,
02:22il y a une condamnation avant la peine.
02:24Vous pensez qu'il va passer ce texte ou pas ?
02:27Beaucoup ont exprimé une forme de soutien verbal,
02:30y compris le Premier ministre,
02:32et puis après on voit que les jeux politiciens dominent.
02:34Donc nous verrons bien qui est présent dans l'hémicycle.
02:37En tout cas, nous, nous assumerons,
02:38avec d'autres textes que nous défendons aujourd'hui,
02:41extrêmement importants, notre position.
02:43Pour vous, qui avez donc claqué la porte des Républicains il y a un an,
02:47à l'époque, c'était poursuivre Marine Le Pen.
02:49Si c'était Jordan Bardella qui devenait le candidat,
02:52c'est kiff-kiff, c'est la même chose ou pas ?
02:53Vous l'auriez fait pour Jordan Bardella ?
02:55L'année dernière, j'ai souhaité une alliance avec Jordan Bardella
02:58et Marine Le Pen, bien sûr.
03:01Mais c'était Jordan Bardella qui conduisait notre coalition
03:04et qui avait vocation à être Premier ministre.
03:06Donc je travaille avec les deux,
03:09je dirais avec la même confiance et la même amitié.
03:12Donc là n'est pas le sujet.
03:14Ce que j'ai voulu, ce que je dis aujourd'hui,
03:16c'est que notre pays est engagé dans la voie du déclin.
03:20Pour gagner, nous avons besoin d'idées fortes,
03:22de l'autorité, la défense de notre identité,
03:25une liberté économique,
03:26des idées que je qualifie de droite,
03:28je suis un homme de droite.
03:29Et la droite, si elle veut gagner,
03:31elle ne peut plus gagner sans une alliance
03:33avec le Rassemblement National.
03:34Le reste, c'est une fable.
03:35Le reste, ça conduit...
03:36Vous appelez clairement LR à s'allier avec vous et avec le RR.
03:40Bien sûr, je leur dis très solennellement,
03:42je l'ai dit à Bruno Retailleau.
03:44Vous avez dit quoi ?
03:44Il n'y a plus, aujourd'hui, il procrastine,
03:47il n'y a plus aucun avenir à LR
03:49s'il n'y a pas cette alliance des droites.
03:52Et je dirais même,
03:53il n'y a plus d'avenir pour le pays
03:55si on prolonge la politique macroniste
03:57ou si on prolonge la politique socialiste.
03:59Le temps de la rupture est venu
04:01parce que la rupture,
04:03elle porte cette espérance du changement.
04:05Autrement, on va continuer avec les mêmes.
04:06Et les mêmes, on voit où ils nous ont amenés.
04:08On peut parler un peu de votre niche.
04:09Bien sûr.
04:10Parmi les textes présentés aujourd'hui,
04:12vous allez en présenter un pour le rétablissement
04:13des peines planchées pour les agressions
04:15des forces de l'ordre.
04:16En fait, vous êtes bayrouiste.
04:18C'est exactement l'idée
04:20que le Premier ministre a soutenu
04:21à l'Assemblée le 3 juin.
04:22C'est pour ça que j'espère
04:24qu'il va être cohérent
04:24et qu'il va voter ce texte.
04:26Tous ces textes sont des textes de bon sens.
04:29Un qui interdit les mariages
04:31qui sont abusifs avec des clandestins.
04:34Ce qu'on appelle les mariages blancs
04:36où on veut se marier
04:37simplement pour avoir des papiers.
04:39C'est le cas d'un clandestin.
04:39Mais juste, peut-être,
04:40on va y aller un par un.
04:41Les peines planchées,
04:43vous ne faites pas confiance au juge
04:44aujourd'hui pour imposer un barème ?
04:46Parce que dans le code pénal,
04:47il y a tous les outils, en fait.
04:48Ils n'ont pas besoin de peines planchées
04:49ou qu'on leur tienne la main.
04:50Si, les peines planchées,
04:51nous les avions mises en œuvre
04:52avec le président Sarkozy.
04:54Ça avait eu des résultats importants.
04:56François Hollande les a abrogés.
04:58Ce qu'il faut,
04:59ce que nous souhaitons,
05:00c'est qu'il y ait une condamnation certaine.
05:02qui est ces peines
05:03qui donnent un sens à la sanction.
05:07Donc, vous ne faites pas confiance au juge
05:08parce que le juge, justement,
05:09est là.
05:09L'individualisation de la peine,
05:11c'est la base de notre justice.
05:12Ça demeure.
05:13Dans notre texte,
05:14l'individualisation de la peine demeure.
05:16Mais comme il y a des peines maximales
05:19dans le code pénal,
05:20dans le code de procédure pénale,
05:22il faut aussi
05:23que l'impunité
05:25soit évitée.
05:27Les Français ne supportent plus
05:28l'impunité.
05:29On a vu ce qui s'est passé
05:30encore lors de la fête de la musique.
05:32On l'a vu le soir du PSG.
05:34Il faut un coup d'arrêt.
05:36Il faut, je dirais,
05:37une révolte du bon sens
05:39pour dire
05:39la fermeté doit protéger,
05:42comme dirait le ministre de l'Intérieur,
05:43les honnêtes gens.
05:44Mais pour l'instant,
05:45il ne les protège pas beaucoup,
05:46les honnêtes gens.
05:46Éric Ciotti,
05:47vous voulez aussi faire payer
05:48la détention aux détenus.
05:49Et alors là,
05:50j'ai une bonne nouvelle pour vous.
05:50Vous êtes Gérald Darmaniste.
05:52C'est pour ça que
05:53nos textes sont des textes de cohérence.
05:55D'abord,
05:56cette proposition de loi,
05:57je l'avais déposée
05:58il y a déjà sept ans.
05:59Gérald Darmanin,
06:01ça n'est inspiré.
06:02Je l'en remercie.
06:03Donc moi, je dis
06:04sur les peines planchées,
06:07le groupe Horizon
06:09les avait soutenus.
06:10Le groupe LR
06:10les avait soutenus.
06:11Donc, en toute cohérence,
06:12dans quelques instants,
06:13à partir de 9h,
06:15ils vont les voter.
06:15Vous êtes un peu filou.
06:16Vous avez pris plein de textes
06:17en vous disant
06:17qu'ils vont être obligés
06:18de suivre et de voter Ciotti.
06:19C'est ça votre idée du jour ?
06:21Moi, je suis pour le bon sens.
06:22Vous avez un petit sourire.
06:22Je suis pour le bon sens.
06:25Ceux qui font de la politique,
06:27vous êtes un peu filou.
06:27Aujourd'hui, doivent être fidèles
06:30à leur conviction.
06:31Quand on défend un texte
06:32et on a l'occasion de le voter,
06:34moi, s'il va dans le bon sens,
06:35je le vote.
06:35J'espère que mes collègues
06:37le feront la même chose.
06:37Vous avez envie de faire payer
06:38la détention aux détenus.
06:39Ça vaut combien une nuit à trois
06:41dans une cellule
06:42à dormir sur un matelas
06:43posé par terre
06:44avec du scotch sur la bouche
06:45et dans les oreilles
06:46pour pas que les cafards
06:47y entrent pendant qu'on dort ?
06:48Vous savez,
06:49ça ne devrait pas se passer
06:50qu'il y ait trois détenus
06:53dans une cellule.
06:54On a voté une loi
06:54en 2009,
06:56c'était la loi pénitentiaire,
06:57qui oblige
06:59l'encellulement individuel.
07:01Donc, aujourd'hui,
07:02il y a 82 000 détenus,
07:0483 680 pour 62 000.
07:0783 000, 62 000 places,
07:09c'est les chiffres
07:09que j'allais citer.
07:11C'est une situation ahurissante,
07:13c'est une situation scandaleuse.
07:15Scandaleuse parce qu'elle ne permet pas
07:16d'exécuter les peines,
07:18et notamment les peines de prison ferme,
07:20et scandaleuse sur un plan
07:21de dignité humaine.
07:24Vous allez faire payer
07:24les déduits qui sont dans ces conditions-là ?
07:26Quand il y a un trafiquant de drogue,
07:28M. Hamra,
07:28qui proposait un million de crypto-monnaies
07:32aux policiers qui l'ont arrêtée,
07:35c'est à la société
07:36de payer sa détention ?
07:38Il ne vaut pas mieux
07:38que cet argent serve
07:39à indemniser les victimes ?
07:40C'est à la société
07:41de payer sa détention.
07:42Quand vous allez à l'hôpital,
07:43vous payez un forfait hospitalier
07:45de 20 euros par jour.
07:46Il y a des personnes
07:47qui sont dans des situations précaires.
07:49Les grands trafiquants,
07:51on ne doit pas s'interdire.
07:52Et le garde des Sceaux l'a dit.
07:53Donc, c'est là encore
07:55une mesure qui va dans le bon sens.
07:57La politique, ça doit être
07:58le bon sens.
07:59Ça ne doit pas être
08:00la volonté de bloquer
08:02ce que veulent nos concitoyens.
08:03Il y a quelques mois,
08:04le RN et l'UDR
08:05avaient mêlé leur voix
08:06à la gauche
08:06pour faire tomber
08:07Michel Barnier.
08:08Les socialistes ont décidé
08:09d'en déposer une de motion de censure
08:10qui sera mise au voie
08:11la semaine prochaine.
08:12Vous allez la voter ou pas ?
08:14Non, je ne la voterai pas
08:15parce que je ne vais pas
08:15être l'arbitre
08:16de celui qui doit diriger
08:18le nouveau Front populaire
08:20entre les insoumis
08:21et les socialistes.
08:22Tout ça, c'est là.
08:23Mais oui, la cohérence.
08:23Vous avez voté
08:24celle contre Barnier
08:25et pas celle contre Barnier.
08:26Vous êtes aussi sévère
08:27avec l'un qu'avec l'autre ?
08:28Non, parce que j'ai voté
08:29la censure contre Barnier
08:31parce que nous ne voulions pas
08:32la désindexation des retraites.
08:36Nous ne voulions pas
08:36la hausse de 15%
08:38des tarifs d'électricité.
08:39Nous ne voulions pas
08:40le déremboursement
08:40des médicaments.
08:42C'était trois lignes rouges.
08:43Michel Barnier
08:44ne nous a pas entendus.
08:45Je le regrette.
08:46Nous avons voté
08:47une censure
08:48pour protéger les Français,
08:49pour s'opposer
08:50à la hausse des impôts.
08:51Là, c'est sur les retraites
08:53manifestement.
08:54Moi, je suis pour le maintien
08:56de cette réforme des retraites.
08:58Nous avons un système
08:59par répartition
08:59qui est à bout de souffle.
09:00Il y a une évolution démographique.
09:02Donc, rendez-vous au budget.
09:03Et on aura les mêmes lignes.
09:05Moi, je demande
09:05à François Bayrou
09:06s'il veut rester
09:07qu'il engage
09:08une grande politique
09:10de baisse
09:11des dépenses publiques,
09:12d'économies
09:12et qu'il arrête
09:13de prendre dans les poches
09:14des Français.
09:15Éric Ciotti.
09:15Bon, vous connaissez
09:16ma dernière question alors.
09:18J'imagine Nice.
09:19Bah oui, Nice.
09:20C'est systématique.
09:22Ah oui ?
09:23On s'en approche.
09:24Mais ça progresse ou pas ?
09:26Oui, oui, ça progresse.
09:27Il n'y a pas un autre
09:27candidat UDR qui se prépare ?
09:28En tout cas,
09:30je peux vous dire
09:30qu'il y aura
09:33un candidat UDR à Nice.
09:34Qui sera Éric Ciotti ?
09:35Ça, on vous le dira
09:36un peu plus tard.
09:37Il n'y a pas beaucoup de cheveux ?
09:38On vous le dira
09:38un peu plus tard.
09:39C'est un portrait robot
09:40on va trouver.
09:41Qui n'est pas trop loin
09:42de la réalité.
09:42Merci.

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