00:00Est-ce que vous pouvez décoder, Patrick Martin-Génier, le premier communiqué de l'Elysée ?
00:08Écoutez, effectivement, c'est un communiqué, d'ailleurs, il était intéressant qu'il puisse aussi s'entretenir avec le Premier ministre israélien.
00:14Mais en tout cas, oui...
00:16Dans ce communiqué, il n'y a pas ça.
00:17Il n'y a pas ça, non, non.
00:18Ce qui veut dire qu'à 13h aujourd'hui, Emmanuel Macron n'a pas échangé ni avec Donald Trump, ni avec Benjamin Netanyahou.
00:27Ce qui montre bien que la France est un peu hors-jeu, malheureusement.
00:29J'ai failli le dire et je me suis dit, on va me considérer que c'est être un anti-macroniste que de dire ça.
00:34Non, pas du tout, pas du tout.
00:34Mais c'est vous qui l'êtes.
00:36Je plaisante, Patrick Martin-Génier.
00:37Je plaisante, Patrick.
00:38Non, non, il ne s'agit pas d'être anti-France ou de faire du Macron-bashing.
00:42Il s'agit de montrer, effectivement, que ce qui a été fait à Genève cette semaine,
00:46entre la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Union européenne et l'Iran,
00:50qui visaient à négocier, bien finalement, le président des États-Unis ne l'a pas du tout écouté.
00:55Et en fait, Emmanuel Macron, l'Élysée reprend le discours, le narratif de l'ensemble des autres pays de l'Union européenne,
01:03notamment le Premier ministre britannique, dont on ne peut pas dire qu'il n'est pas proche des États-Unis.
01:07C'est quand même un allié essentiel.
01:09Et même Pierre Starmer, le Premier ministre britannique, a dit qu'il faut éviter l'escalade.
01:12Tout le monde dit qu'il faut éviter l'escalade.
01:14On apprend aussi que le président, le ministre des Affaires étrangères iranien va se rendre à Moscou demain.
01:20Donc on voit bien, effectivement, que la France et l'Europe ont peur de cette escalade,
01:26alors que manifestement, on va dire la priorité...
01:27Pardonnez-moi, il y a des diplomates ou des chefs de gouvernement qui sont bien plus clairs.
01:31Cette semaine, le chancelier allemand a dit qu'Israël fait le sale boulot pour tout le monde.
01:36Richie Sunak, ancien Premier ministre britannique, il y a quelques instants, a salué la frappe américaine.
01:42Oui, mais Richie Sunak n'est plus au pouvoir.
01:44Donc aujourd'hui, c'est Pierre Starmer.
01:45Monsieur Mertz a dit ça il y a une semaine.
01:48Maintenant, on va voir quelle est sa réaction.
01:50Parce qu'il avait envoyé son ministre des Affaires étrangères quand même à Genève hier.
01:53Donc effectivement, aujourd'hui, il y a une peur de cette escalade.
01:56Mais vous avez raison de souligner que tout le monde n'est pas sur la même longueur d'onde
01:59et qu'aujourd'hui, il y a une véritable inquiétude.
02:01Alors que, quelque part, on devrait se réjouir du fait que le potentiel nucléaire iranien aurait été,
02:08parce qu'il faut être prudent, complètement éliminé.
02:12Sous-titrage Société Radio-Canada
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