00:00Alors en Iran, il faut le préciser, il n'y a pas de système d'alarme pour prévenir la population.
00:07Les frappes continuent. Avant même, quand le journal a commencé, il y a eu une série de frappes autour de là où je suis,
00:18à une distance de plusieurs kilomètres, je pense, mais c'était des détonations assez fortes.
00:25Donc c'est dans la partie nord de la capitale. Donc il y a eu au moins sept ou huit détonations importantes dans cette zone.
00:35Je ne sais pas quelles étaient les cibles visées par l'aviation israélienne.
00:41Bien évidemment, on ne voit pas les avions. Les missiles sont lancés depuis plusieurs dizaines de kilomètres, sans doute.
00:49Donc ce sont des missiles de précision. Il y a eu donc deux nouvelles attaques sur le site de la radio et de la télévision d'État,
01:00qui ont fait des dégâts importants, même si la télévision a dit qu'en fait c'était le feu,
01:06donc il y avait une colonne de fumée qu'on pouvait apercevoir, mais une présentatrice de la télé a dit qu'en fait c'était le feu dans le bâtiment
01:18qui avait été touché hier, qui avait repris. En fait, ça ne ressemblait pas à cela.
01:23Mais il y a eu d'autres frappes également après, un peu partout dans la capitale,
01:27et avant même l'attaque contre ce quartier où se trouve le siège de la radio et de la télévision d'État,
01:33il y a eu de nouvelles frappes ce matin dans le nord-ouest de la capitale.
01:41Et donc les frappes continuent. C'est une manière de rappeler à la population que Téhéran n'est pas sauve,
01:51et donc il faut que les habitants quittent la ville.
01:55Et donc c'est effectivement le cas, puisque les rues se sont complètement vidées,
02:00les magasins sont complètement fermés, le bazar est fermé,
02:04il n'y a pas de circulation automobile comme on pouvait, comme il y en avait avant le début des frappes,
02:12parce que Téhéran est une ville très embouteillée, et donc tout cela a disparu,
02:19et donc il n'y a peu de voitures dans les rues, sauf par exemple devant les stations d'essence,
02:22où les gens vont dans les files d'attente pour faire le plein d'essence.
02:27Et là encore, problème, parce que chaque automobiliste ne peut avoir que 30 litres d'essence par passage.
02:34Donc sur des files d'attente de plusieurs centaines de mètres,
02:40il faut quelquefois attendre une heure, deux heures, trois heures même,
02:43pour pouvoir obtenir 30 litres d'essence.
02:46Donc ce qui limite, par exemple, empêche et limite ceux qui veulent partir encore et quitter la capitale,
02:55parce qu'il faut faire le plein, il faut aller deux fois pour faire le plein d'essence,
02:59pour pouvoir aller sur plusieurs centaines de kilomètres.
03:03Donc voilà, ce sont un climat de plus en plus de crise qui s'installe dans la ville,
03:08qui est devenu une ville morte, notamment le soir, quand on circule dans la ville.
03:13Il n'y a pratiquement aucune voiture qui circule.
03:17– Oui, Shiavosh, l'armée israélienne a confirmé avoir tué Ali Shadmani,
03:23qui était le chef d'état-major de guerre de l'Iran,
03:26lors d'une frappe de l'armée de l'air israélienne à Téhéran.
03:29Est-ce que les autorités en parlent, les autorités iraniennes ?
03:34– Alors, en fait, Ali Shadmani n'était pas le chef d'état-major,
03:40mais plutôt le commandant de la force Khatam al-Ambia,
03:48qui est de la base Khatam al-Ambia, comme on l'appelle ici,
03:52qui chapeaute toutes les activités économiques des gardiens de la révolution,
03:56mais aussi tout ce qui concerne le système de défense anti-aérien.
04:05Donc, ce personnage aurait été éliminé.
04:09Pour l'instant, il n'y a pas de confirmation officielle,
04:11mais certains médias conservateurs iraniens ont publié un texte
04:16qui aurait été publié par sa fille,
04:18qui aurait dit, peu importe si mon père est mort ou pas,
04:22et depuis plus de 46 ans qu'il avait combattu pour la révolution islamique,
04:29il n'avait qu'un seul rêve, de venir martyr,
04:33et donc il voulait lutter contre les ennemis,
04:37et donc même s'il a été tué, peu importe,
04:41parce que c'est ce qu'il rêvait comme ça.
04:45Donc, une manière indirecte de confirmer cette mort,
04:49mais officiellement, il n'y a pas de confirmation
04:51côté des autorités ni des gardiens de la révolution.
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