00:00Bonjour à tous, bienvenue dans TL7 Business en compagnie d'un entrepreneur stéphanois qui
00:14réinvente le commerce de proximité, c'est Sébastien Martellemi qui est avec nous pour
00:19nous présenter les Halles Terroirs exactement. Sébastien bonjour. Bonjour. Bienvenue dans cette
00:23émission. Alors il faut d'abord que nous commencions par l'objet du jour, nous terminons d'habitude,
00:28mais l'objet est imposant, c'est un coq que nous avons à côté de nous, c'est l'emblème de
00:32l'entreprise des Halles Terroirs. Pourquoi un coq ? Effectivement il est imposant et encore c'est
00:36la version miniature parce qu'en fait devant chacune de Noël il fera un peu plus de 3m50 de
00:40présentation. Pourquoi un coq ? Quoi de plus français que le coq ? Le coq français gagne sur de nombreux
00:47terrains et il fallait trouver un logo, quelque chose un petit peu pour accompagner notre évolution de
00:52marque et ce coq était tout désigné, ça a été fait par des designers stéphanois puisque c'est avec
00:56l'école de design de Saint-Etienne que nous avons travaillé ce produit et que nous avons arrivé à
01:01créer cette jolie oeuvre qui va trôner devant chacune de Noël. Donc la vraie marque de fabrique
01:06qu'on pourra retrouver ce sera le phare des Halles Terroirs. Alors loin du modèle traditionnel des
01:10marchés couverts, des centres commerciaux, les Halles Terroirs c'est une nouvelle approche du
01:14commerce de proximité je le disais, qui mélange commerce de bouche, artisanat, convivialité,
01:19des ouvertures prévues à Toulouse, Valence et aussi un projet à Vauche. Expliquez-nous le concept
01:24des Halles Terroirs ? Alors aujourd'hui, depuis le Covid notamment, les gens veulent revenir à la
01:28proximité, revenir au commerce de proximité. Ma réflexion a été d'un petit peu observer les
01:33marchés, j'ai parcouru différents coins de France et je me suis aperçu que le premier concept qui se
01:38développait c'était des concepts de foot courte. C'est une bonne chose, on vient dans la convivialité,
01:42dans ces choses. Moi ce n'est pas du tout mon approche. Ma volonté c'est de permettre aux gens de
01:46refaire leurs courses. Depuis 50 ans on a éduqué les gens dans le fait d'avoir une enseigne, de voir un
01:51grand parking, de pouvoir se garer. Sortir des centres-villes ? Sortir des centres-villes, c'est
01:54l'urbanisation du reste qui a étendu, qui nous a amené à des métropoles aujourd'hui plutôt qu'à
01:57des villes et je pense qu'il faut aller dans le sens de l'évolution. Ce concept-là en fait m'a amené à
02:03apprendre ce qui était bon dans le passé et puis pouvoir continuer de s'adapter à ce que les gens
02:08veulent. Ce qui est bon c'est d'avoir un parking, c'est d'avoir une enseigne, c'est d'avoir de la
02:11communication. Ce sont des bonnes choses. Ce qu'on reproche à la grande distribution aujourd'hui, en tout cas
02:14là où on peut ne pas trouver tout à fait tout ce qu'on veut, c'est l'authenticité du produit et puis la valeur
02:19humaine puisque c'est venir chez son commerçant. Cependant les gens ne veulent pas forcément faire
02:24tous les quatre coins de rue pour faire ses courses. C'est un mix entre le commerce de proximité
02:29et puis nos exigences de facilité. C'est une alternative à la grande distribution, c'est-à-dire
02:33quand je vais faire mes courses et vraiment faire ses courses, chez Terroir on fait ses courses, on ne vient
02:37pas manger, même s'il y aura un restaurant en tête de pont de l'Alle parce qu'il peut y avoir un moment
02:41de convivialité dans les zones de vie que l'on aménage, mais on vient faire ses courses et tout le monde
02:45sous un même toit, sauf que moi je ne vais pas vendre de l'alimentaire, je vais simplement
02:50organiser chacun de mes commerçants qui peuvent venir mettre un point de vente pour que le
02:54consommateur puisse venir consommer directement sous un même toit.
02:58Et vous proposez un concept de conciergerie pour l'ensemble des commerçants qui viendront
03:02se faire héberger au Halterroir.
03:04Voilà, la fonction de Terroir en fait c'est une conciergerie commerciale, nous réalisons
03:08des spots de publicité internet. Pendant un an et demi j'ai embauché une pâtissière pour
03:12faire des gâteaux, pour pouvoir faire des explications un petit peu, pour savoir comment
03:16se réapproprier la qualité des produits et on va faire toute cette conciergerie commerciale.
03:21Donc ce sont nos locataires, ils sont propriétaires de leurs fonds de commerce, ils peuvent exploiter
03:24et gérer et nous on est là pour faire tout ce qu'ils ne font pas normalement, c'est-à-dire
03:28la communication.
03:29On mutualise comme ça ?
03:30On mutualise les charges, les charges c'est une vraie question au niveau national, avec
03:34beaucoup de Halles qui se sont montées, qui explosent parce que les loyers et les charges
03:37sont trop chères. En fait nous on vient organiser au niveau national une communication
03:42qui nous permettra de parler localement de quelqu'un au niveau national et donc d'amortir
03:45cet effet charge.
03:46L'emplacement, donc je le disais, on a Toulouse, on a Valence, on a Vosges, c'est-à-dire
03:49tout type de communes, comment est-ce que l'on regarde et vos projets d'implantation,
03:53vous répondez à des appels des municipalités, comment ça se passe ?
03:56Alors beaucoup de communes nous appellent, je serai d'ailleurs demain encore dans une
03:59commune qui m'a demandé de venir visiter sa commune pour pouvoir s'implanter parce
04:01que certaines mairies ont vraiment compris qu'il y a urgence à aider le commerce de proximité
04:05et trouver un moyen d'organiser les choses. Si aujourd'hui l'argent ne vient plus
04:10dans le centre-ville parce que les clients ne viennent plus, on peut faire venir cet
04:13argent simplement avec des points de vente complémentaires qui viennent équiper les
04:17commerçants pour pouvoir faire les choses. Donc les villes sont des villes plutôt
04:19secondaires, je n'ai pas l'objectif d'être dans Paris, Lyon, Marseille, l'intramuros,
04:23dans l'urbain, mais plutôt les villes périphériques, Vosges en fait et Saint-Etienne-Nord
04:27qui est ciblée et où les gens, à 10 minutes de chacune de Méal, il y a environ 80 à
04:31120 000 personnes qui sont à 10 minutes en voiture et qui peuvent venir dans ces commerces
04:35de proximité.
04:35On peut imaginer, voire retrouver des commerces qu'on n'avait plus dans certaines zones, je pense
04:40à des poissonniers par exemple, des choses comme ça.
04:41C'est un très très bon exemple, la poissonnerie a disparu pratiquement de la plupart des villes
04:45de France parce qu'aujourd'hui un commerce en proximité a beaucoup de mal à fonctionner
04:48avec simplement les 2, 3, 4, 5, 10 000 personnes qu'il y a autour de lui, ça ne fonctionne
04:52plus. Donc les poissonneries sont les premières à avoir disparu, la conséquence c'est qu'aujourd'hui
04:56il y a seulement le saumon et le cabillaud par exemple qui sont proposés parce que c'est
04:59devenu le produit de masse et c'est aussi pour ça que dans chacune de Noël il y aura
05:03un poissonnier parce qu'il retrouve la compétitivité qu'il peut avoir pour toucher
05:07sa clientèle. C'est vrai qu'on parle du volet formation également, c'est très important,
05:12on connaît la difficulté des métiers de bouche, des commerçants, de recruter, de fidéliser
05:15du personnel, vous allez répondre et vous préoccuper aussi de cette problématique ?
05:21C'est un vrai sujet, on n'a vraiment pas de mal à trouver des commerçants à rentrer
05:24dans Noël parce qu'il suffit qu'ils prennent le temps sincèrement de se poser 2 minutes
05:27et de réfléchir, ils comprennent que c'est très attractif. Leur problématique c'est
05:31souvent de ne pas avoir suffisamment de personnel. Le temps de faire une Noël, il faut
05:34à peu près un an pour la construire. On est en train de réfléchir très profondément
05:38à un centre de formation qui permettrait d'avoir des vendeurs qui pendant un an seront dans
05:41notre commerçant de proximité, il sera formé et ensuite il pourra devenir même actionnaire
05:45du fonds de commerce pour pouvoir développer son fonds de commerce. Donc création d'emplois
05:48et maintien surtout de l'emploi dans les centralités.
05:52Aujourd'hui, vos projets, on a parlé de Vosche, le plus proche de nous, quels sont vos projets ?
05:56Est-ce qu'on a déjà d'autres annonces à faire ?
05:59Un développement personnel qui est en train de se mettre au niveau national,
06:02donc on a déjà trois Halles au national qui est en train de se faire. Mon ambition
06:05c'est d'en avoir une cinquantaine dans les six, sept ans qui viennent.
06:08Mais ce n'est pas une oeuvre personnelle en fait. Il va falloir que les consommateurs
06:12comprennent et fassent le choix de venir, que les commerces de proximité viennent
06:16et puis que des investisseurs se mettent à réfléchir en disant
06:18bah oui maintenant il faut peut-être investir un peu plus de manière concrète
06:20et de pouvoir développer. Donc l'ambition est de développer au niveau national.
06:24Pour les commerçants qui souhaiteraient intégrer nos structures, comment ça se passe ?
06:27Ils prennent contact avec nous, on parcourt aussi beaucoup les rues pour aller les voir
06:30et les rencontrer. Ils prennent contact avec nous via le site internet
06:33où c'est très facile à nous trouver, on communique beaucoup
06:36et on prend le temps de parler avec eux pour travailler pour eux justement.
06:39Merci beaucoup Sébastien Martellémy de nous avoir présenté les Halles Terroirs,
06:42d'être venu avec ce coq qu'on retrouvera donc en format 3,50 m devant les Halles Terroirs
06:46Terroirs de Vosges, très prochainement, ouverture prévue ?
06:49Fin d'année, début d'année prochaine.
06:50Merci beaucoup, vous savez tout. Merci de nous avoir suivis dans TLC Business.
06:53On se retrouve très bientôt pour un nouveau numéro. Au revoir.
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