00:00Quand il n'y aura plus de taxi, les gens, je ne sais pas comment ils vont faire pour aller se soigner.
00:03Salut, c'est Robin de BFM. Ce mercredi, les taxis se sont de nouveau mobilisés.
00:07La profession maintient sa colère à propos de la nouvelle tarification de transport de malades.
00:11Les taxis en colère !
00:13La journée a démarré avec le blocage des aéroports parisiens, comme ici à Orly.
00:16Le but, rejoindre le ministère de l'économie à Bercy.
00:19Lui, c'était l'homme de la matinée à Orly.
00:21Bonjour à tous les collègues !
00:22Béquier, chauffeur de taxi parisien depuis de nombreuses années.
00:25Je vous félicite à toute la province qui est venue massivement.
00:28On est vraiment fortement mobilisés contre cette convention et contre toute l'ubérisation qu'on subit depuis des années.
00:37C'est un peu plus tard dans la matinée que les taxis ont convergé devant le ministère de l'économie et des finances à Bercy.
00:42C'est la troisième fois qu'on vient sur Paris.
00:44Avec quel sentiment ?
00:45Le sentiment de ne pas être écouté, en fait.
00:47On aime ce qu'on fait, on s'occupe des gens, on a une heure de route pour emmener nos patients dans les hôpitaux.
00:53Et ça, je crois qu'à Paris, ils ne l'ont pas compris.
00:54Il faudrait qu'on fasse une espèce de vie ma vie, qu'ils viennent voir un petit peu ce qui se passe en campagne.
00:58On est tout à fait conscients qu'il faut faire des économies, mais pas n'importe comment.
01:03En France, 40 000 taxis sont conventionnés et ils transportent chaque année 3 millions de patients.
01:08En 2024, le budget de la sécurité sociale était fixé à 640 milliards d'euros.
01:13Et le coût de ces taxis conventionnés était d'un peu plus de 3 milliards.
01:16Une augmentation de 45% depuis 2019.
01:18On va de plus en plus loin parce qu'on a moins de médecins aussi dans nos hôpitaux, donc on fait plus de kilomètres aujourd'hui.
01:24C'est normal que les dépenses de santé aussi augmentent.
01:27Le coût de ces taxis conventionnés, le gouvernement souhaiterait le contrôler et surtout le diminuer.
01:31C'est le but de cette nouvelle tarification contre laquelle se battent les artisans taxis, car selon eux, ce n'est pas une solution viable.
01:38Si jamais rien ne bouge aujourd'hui, c'est quoi la suite ?
01:40On continuera à intensifier le mouvement pour les semaines qui suivent, jusqu'à temps qu'on puisse avoir des réponses écrites à nos revendications.
01:48Nous, on préfère perdre quelques jours de boulot plutôt que de perdre notre entreprise à la fin de l'année ou l'année prochaine.
01:55Le transport de malades qui représente une forte part des courses pour les taxis installés en zone rurale, comme on peut le lire ici, taxi rural, taxi vital.
02:03Nous, en campagne, ça représente 90% de notre chiffre.
02:06Il y a des personnes qu'on transporte, ils voient une infirmière et un taxi par semaine, c'est tout.
02:10Et le jour où le taxi ne pourra plus les amener à l'hôpital ou dans les structures de soins, c'est des personnes qui vont se laisser mourir.
02:15Il est 11h et pour interpeller Bercy, les taxis lancent pétards et fumigènes, juste là, devant les barrières de police.
02:27La réunion organisée au ministère de la Santé vient de se terminer.
02:30Je vais montrer les images du Point Presse de Yannick Noderre, le ministre de la Santé, aux différents taxis présents ici.
02:35Alors, il y a une proposition, on se reverra dans 15 jours, dans cette configuration-là, avec des scénarios qui sont d'autres hypothèses tarifaires.
02:44Une fois de plus, on gagne du temps. On gagne du temps en disant, on verra dans 15 jours avec une autre réunion. Mais à quoi ça sert ?
02:49De son côté, Rachid Boudjena, président de l'Union Nationale des Taxis, se dit plutôt confiant.
02:54Il y a des choses positives. Déjà, le plus positif, c'est l'idée qui consistait à dire, c'était cette convention et rien d'autre à partir d'octobre.
03:02Cette idée aujourd'hui, elle est abandonnée et elle a bougé.
03:05Des propositions sont donc sur la table. Prochain rendez-vous pour les taxis, l'assurance maladie et le gouvernement, le 23 juin.
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