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  • il y a 8 mois
Lors de l'émission La Matinale du 11/06, Cédric Camps, maire SE d’Anthon (Isère) a affirmé avoir été agressé par des gens du voyage : «J'ai été tiré au sol une première fois. Deux personnes m'ont soulevé, j'ai été ceinturé par la taille et les bras. Ils m'ont indiqué que de toute manière ils arriveraient à entrer et que si je continuais à résister, ils allaient 'mettre le bordel dans mon village'».

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Transcription
00:00Alors lundi après-midi vers 13h30, j'ai été contacté par une habitante sur mon numéro personnel.
00:07Elle m'a indiqué qu'un fort convoi, un grand convoi de gens du voyage débarquait sur la commune.
00:14Donc malheureusement, nous avons l'habitude parce que l'année dernière,
00:17nous avons été victimes d'une occupation illégale de notre terrain de foot communal.
00:23Donc je me suis immédiatement rendu sur place.
00:26Alors pour être transparent avec vous, nous avons réalisé des installations l'année dernière
00:29pour les empêcher de revenir de nouveau.
00:31Donc je ne pensais pas qu'ils allaient rentrer de nouveau sur notre stade.
00:36Et donc malheureusement, ils sont arrivés à rentrer en passant par une parcelle voisine.
00:40Alors qu'est-ce que vous aviez installé qui n'a pas fonctionné ?
00:44Et comment ils ont fait pour passer ?
00:47En fait, on a installé des gros blocs béton en forme de Lego qui s'empilent.
00:52Donc deux tonnes le bloc.
00:54Et ils ont trouvé la faille.
00:55En fait, ils sont passés par une parcelle voisine.
00:56Donc ce qu'il faut savoir, c'est que notre terrain de foot jouxte une parcelle
01:00qui permet de capter l'eau potable pour le Nord-Isère.
01:03Donc un champ de captage d'équivalent de 30 000 habitants.
01:07Et donc ils sont passés sur les puits de captage pour contourner en fait toutes ces protections
01:12et détruire une clôture qui sépare notre terrain de foot aux champs captants d'eau potable.
01:17Il y a des dégâts sur le puits de captage et les champs captants ?
01:22Fort heureusement, non.
01:23Donc j'ai échangé avec madame la préfète lundi après-midi.
01:27Donc ils vont missionner l'ARS pour effectuer des contrôles.
01:31Et on a évité le pire parce qu'en cas de dégradation,
01:34potentiellement c'était 30 000 habitants qui pouvaient être privés d'eau potable.
01:38Oh là là là là.
01:39Bon, vous arrivez, vous dites bonjour, je suis le maire d'Anton.
01:42Qu'est-ce qui se passe ?
01:44Alors tout d'abord, effectivement, quand je me suis rendu sur place,
01:46la communauté de gens du voyage était en pleine découpe de la clôture.
01:52Ils tronçonnaient aussi des arbres parce qu'ils voulaient dégager l'accès.
01:57Donc une personne a couru de manière assez virulente vers moi.
02:02Donc je ne m'étais pas encore présenté.
02:04À ce moment-là, je me suis présenté en tant que maire.
02:06Et donc la première chose qu'ils m'ont signifié, c'est on s'installe et on négocie après.
02:13Voilà.
02:14Donc chose que j'ai refusée, je leur ai indiqué qu'ils étaient en toute illégalité,
02:17qu'ils étaient en infraction, qu'ils dégradaient du bien public.
02:21Et que je leur demandais de faire demi-tour.
02:23Donc ils ont refusé.
02:25Ils ont essayé de me tirer une première fois pour me mettre sur le côté
02:28pour que les véhicules passent.
02:29Ce que j'ai refusé.
02:31Et donc immédiatement, pour gagner du temps et les empêcher de rentrer,
02:34je me suis allongé par terre.
02:36Je me suis allongé par terre.
02:37Donc ils ont avancé leur véhicule très proche de moi pour m'intimidier.
02:42Ce que j'ai refusé.
02:43Et après, ça en est suivi en fait les actes d'agression.
02:45Donc j'ai été tiré au sol une première fois.
02:47J'ai résisté.
02:50Deux personnes m'ont soulevé.
02:51J'ai été ceinturé par la taille et les bras.
02:54Et de toute façon, ils m'ont indiqué que de toute manière,
02:56ils arriveraient à rentrer quand même.
02:58Et si je continue à résister, ils allaient, excusez-moi du terme,
03:01mettre le bordel dans mon village.
03:02C'est ce qu'ils ont dit.
03:03Si vous, je ne sais pas si ils vous ont vouvoyé ou tutoyé,
03:06mais si vous ne cédez pas, on met le bordel dans votre commune.
03:11Exactement.
03:12Menace.
03:13J'imagine que le préfet tape du poing sur la table.
03:17Alors j'ai eu un appel dans l'après-midi de madame la préfète.
03:20Ou la préfète, oui.
03:22Qui me témoignait de son soutien.
03:25Qui m'a indiqué les procédures à suivre dans ce cas.
03:29Donc nous les connaissons déjà.
03:30Donc saisis d'un avocat, un huissier de justice est passé hier pour constater l'occupation illégale.
03:35Et malheureusement, en fait, nous ne pouvons pas les évacuer.
03:38Et de fait, il faut une décision de justice pour les évacuer.
03:42Oui.
03:43En fait, il faut s'armer de patience.
03:47C'est ça la solution ?
03:47Tout à fait.
03:48Alors malheureusement, il faut être patient,
03:50mais aussi accepter le fait qu'ils décident de leur départ.
03:55Parce que l'année dernière, nous avons exactement eu le même cas.
03:57Donc nous avons saisi notre avocat.
03:58Nous avons effectué un référé auprès du tribunal pour obtenir l'expulsion.
04:04Parce que nous sommes dans le périmètre rapproché d'un champ de captage d'eau potable.
04:07Nous avons obtenu l'année dernière une décision de justice favorable d'expulsion.
04:11Malheureusement, le sous-préfet d'alors, parce qu'entre temps, nous avons changé de sous-préfet,
04:14a refusé de mobiliser les forces de l'ordre.
04:18Parce que ?
04:19Tout simplement parce qu'il m'indiquait qu'évacuer 150 à 200 caravanes,
04:24ça ne se faisait pas comme ça.
04:26Alors ce que je comprends tout à fait,
04:27mais nous n'avons planifié aucune réunion pour organiser l'évacuation.
04:31Et le deuxième argument, nous étions en période pré-Jeux olympiques.
04:34Donc nous n'avions pas les forces nécessaires pour évacuer les gens du voyage.
04:40Bon, merci beaucoup, monsieur le maire.
04:42Malheureusement, j'allais dire, ce n'est pas étonnant.
04:46Ça se reproduit.
04:46Voilà, c'est-à-dire que dans une commune, vous changez la couleur des volets,
04:50vous avez une amende, vous avez trois visites de l'architecte des bâtiments de France.
04:55En revanche, on débarque à 200 caravanes avec des voitures.
04:59Et là, on vous dit, oui, il faut prendre un avocat.
05:02En réalité, la préfecture vous dit, monsieur, attendez que ça passe
05:06et qu'ils repartent et qu'ils reviennent l'année prochaine.
05:11Exactement, c'est ce qui agace aussi nos habitants.
05:13Ça ne m'étonne pas, oui.
05:14Pour une fenêtre, pour l'emplacement d'un abri de jardin,
05:19effectivement, ces gens-là s'installent en toute illégalité.
05:21Parce que ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y a des dégâts.
05:27Il y a beaucoup de dégâts à chaque fois.
05:30Ils forcent, en fait, les logettes électriques.
05:32Ils se branchent sur des bornes à incendie en toute illégalité.
05:36Donc, ils ne payent pas l'eau, ils ne payent pas l'électricité.
05:40Et donc, aux dépendants du contribuable, on les embête tous les jours
05:44pour qu'ils soient en conformité en urbanisme, pour qu'ils payent leur électricité, leur eau.
05:48Et malheureusement, en fait, c'est hors la loi.
05:50Je les appelle hors la loi.
05:51Je n'hésite pas à le dire.
05:54Ils ne respectent rien.
05:55Et aux dépendants de nos habitants qui sont excédés.
05:57Mes habitants étaient encore une fois excédés.
05:58Alors, fort heureusement, cette année, je pense que le fait que mon agression était médiatisée,
06:04donc ils sont partis dans la soirée, hier soir.
06:06Donc, de même.
06:08Mais on s'apprêtait à les « accueillir » pendant qu'un jour, ils ne partaient pas de même.
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