Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 mois
Absence des États-Unis au sommet de l'Onu : Emmanuel Macron s'est exprimé à Nice

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Le gouvernement présent à Nice, il y a quand même un grand absent, ce sont les Etats-Unis. Est-ce que vous le déplorez ce soir ?
00:04Alors les Etats-Unis finalement ont décidé d'être représentés à un niveau qu'on appelle technique et de travail,
00:09mais il y a le chef du bureau de la Maison-Blanche en charge de l'environnement.
00:14Aucun ministre, pas même Donald Trump.
00:15C'est tout à fait vrai, mais ce n'est pas une surprise. On sait la position de l'administration américaine sur ces sujets.
00:20Est-ce que ça doit nous empêcher de bouger ? Non. Je suis, je vous dis toujours, très stoïcien en la matière.
00:25J'estime que nous, on doit faire ce qui est en notre capacité et entraîner le maximum de monde.
00:32La première puissance maritime n'est pas là. La deuxième puissance maritime au monde, c'est la France, grâce à nos territoires ultramarins.
00:39Et en particulier la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie, notre Guyane, nos Antilles, la Réunion, Mayotte.
00:45Il y a eu des décisions très fortes qui ont été prises par le gouvernement polynésien.
00:48Et puis tout le reste du monde est là. On a la Chine qui est présente au niveau très haut gouvernemental.
00:54Et on a tous les pays qui comptent pour ce combat.
00:57Et vous lui dites quoi, Donald Trump ce soir ?
00:59Oui, j'ai dit la même chose qu'en 2017. Ça ne nous arrêtera pas.
01:02Et donc moi, je respecte. Le peuple américain a élu le président Trump.
01:05D'abord, je pense que c'est bien qu'il y ait une présence. Et c'est mieux que la chaise vide.
01:10Et ensuite, on va continuer à avancer. Ça ne nous a pas empêché de signer un traité pour protéger la haute mer.
01:14Vous savez, ça fait 15 ans qu'on attendait de signer un traité pour protéger la haute mer.
01:20On l'a signé il y a quelques mois. J'annoncerai demain, mais il va enfin pouvoir rentrer en vigueur.
01:26Parce qu'on s'est mobilisés, qu'on a assez de ratifications. Donc ça ne bloque pas le travail.
01:30La barre des 60 est atteinte, ça y est ?
01:31Elle sera dépassée.
01:33Ah bon ?
01:33Elle sera dépassée.
01:33Elle sera dépassée.
01:36Exactement.
01:36C'est-à-dire plus précisément...
01:37Bah non, mais je vais le dire demain, je ne vais pas...
01:40Bah vous avez des instruments de ratification finaux qui ont été déposés,
01:43des engagements fermes auprès de l'ONU et de la présidence qui seront déposés.
01:47Et donc les deux nous permettront de dire qu'à l'horizon de l'Assemblée générale des Nations Unies, ça rentrera en vigueur.
01:53Donc ça, c'est une mobilisation très forte.
01:55Est-ce que vous soutenez la proposition de Pierre Cazenave qui consiste à interdire les bouteilles d'eau de moins de 50 centimètres en France ?
02:02Je pense que nous avons aujourd'hui...
02:05Les parlementaires travaillent et il y a beaucoup de choses qui ont été faites.
02:08La France a été aux avant-postes pour interdire le plastique à usage unique.
02:13On l'a fait.
02:14Ça a été une vraie révolution.
02:16On a passé avec la loi d'Itagèque qui était le fruit de la Convention citoyenne.
02:20C'est ça.
02:21On a passé aussi des choses pour améliorer les systèmes de consignes.
02:24Il faut maintenant le mettre en œuvre.
02:26On n'y est pas encore.
02:27On a des chiffres de consignes qui varient selon les régions et qui ne sont pas forcément très bons.
02:31Et après, je pense que c'est le travail du gouvernement et des parlementaires de continuer d'avancer.
02:36Ce qui est vrai, c'est qu'on doit en tout cas, à chaque fois qu'on interdit quelque chose, avoir des solutions alternatives.
02:42Et on doit réussir partout où il y en a à enlever le plastique à usage unique et surtout à recycler le plus rapidement possible.
02:49On ne marche pas très bien le recyclage des bouteilles en place.
02:50Mais parce qu'on n'a pas mis en place encore les systèmes de consignes.
02:54Pardon de le dire aussi bêtement que ça, mais il y a des pays qui l'ont fait en deux ans et ils ont réussi à arriver au résultat.
02:59La loi est passée.
03:00Moi, je trouve ce qui est formidable dans la période que nous sommes en train de vivre, c'est que beaucoup de gens qui m'ont expliqué qu'on n'avait rien fait sur le climat, découvrent au fond qu'il y a beaucoup de choses qui ont été faites au moment où ils sont en train de les détricoter.
03:10Mais tous ceux, y compris d'ailleurs l'extrême gauche, qui a voté la suppression des ZFE, non, mon cas, il est plutôt cohérent et il a plutôt été toujours derrière.
03:20Mais je pense que depuis huit ans, on a une action d'écologie concrète.
03:23Alors pour les uns, ça ne va pas assez vite, pour les autres, ça va trop vite.
03:27Et j'essaie, moi, que le pays avance dans une même direction.
03:30Mais on a multiplié par plus de quatre la baisse des émissions de CO2 par an.
03:35Quand j'ai été élu en 2017, on réduisait d'un pour cent par an les émissions de CO2.
03:39L'année dernière, on les a baissées de plus de 4,5%.
03:42Ce n'est pas tombé du ciel.
03:45C'est qu'on a changé les pratiques, c'est qu'on a investi sur l'énergie renouvelable et le nucléaire,
03:49c'est qu'on a commencé à changer les pratiques dans nos entreprises,
03:52c'est qu'on a accompagné des ménages pour changer leurs véhicules ou pour changer leurs logements.
03:56Et justement, changer les logements, ça sera bientôt plus possible ?
03:59Non, je pense qu'il faut qu'il y ait un travail rapide pour qu'elle soit remise en place.
04:04Parce qu'il y a des ménages qui en ont besoin, en particulier des ménages modestes.
04:07Et que cette rénovation des logements, j'étais dans le bassin minier il y a quelques jours,
04:11on a rénové plus d'une dizaine de milliers de logements.
04:14Les gens vous interrogent là-dessus ?
04:15Mais les gens sont surtout remerciés dans le bassin minier,
04:17parce que ce sont des familles qui n'ont pas beaucoup d'argent,
04:21qui vivent dans des conditions très dures.
04:22Personne n'a envie de vivre dans des logements où il y a ce qu'on appelle de la précarité énergétique.
04:26Parce que très concrètement, ça veut dire que vous avez très chaud l'été,
04:28et que vous avez très froid l'hiver,
04:29et que vous dépensez beaucoup d'énergie pour un peu compenser.
04:33Donc c'est utile et ça crée de l'activité.
04:34Il y a des retours en activité, en emploi, en TVA.
04:37Donc c'est de la bonne dépense, c'est de la dépense d'investissement.
04:40Simplement, il faut qu'on soit tous conscients que notre société vit une transition.
04:44On doit accompagner cette transition.
04:46Et donc c'est ça aussi le combat pour nos océans.
04:48Et ce que je veux vous faire comprendre avec cette mobilisation extraordinaire,
04:51c'est que tout ce dont on parle est lié.
04:53Et les océans, c'est au cœur de cette bataille pour le climat.
04:56Pourquoi ? Parce que les océans, ils capturent à peu près un quart du CO2 qu'on émet.
04:59Les océans, ils absorbent une bonne partie, une majorité de la chaleur qui est dégagée.
05:05Donc c'est un système de refroidissement naturel.
05:08Les océans, c'est un trésor de biodiversité.
05:11Et donc pour toutes ces raisons, si on recule sur l'océan, c'est-à-dire si on les pollue,
05:14si on fait de la pêche illégale et en trop grande quantité,
05:16si on ne préserve pas leur biodiversité,
05:19ça nous fait reculer sur la bataille biodiversité, ça nous fait reculer sur la bataille climatique.
05:23Et qui est obsédé par les médivères et l'invasion du pays ?
05:26Non, je trouve que quand...
05:27Beaucoup trop de notre débat public collectif.
05:30Vous voulez en rataillons ?
05:30Non, mais je ne suis pas...
05:32Mais je trouve, regardons, soyons lucides avec nous-mêmes.
05:35Chaque jour, on court après des événements, des petites polémiques.
05:39Je trouve que...
05:41Essayons collectivement d'avoir un débat où on progresse.
05:44J'ai besoin de voir la mer.
05:46C'est, je trouve, formule.
05:47Et je trouve que ce qui est extraordinaire, c'est à quel point il suffit de voir une carte.
05:50Elle lit les peuples.
05:51Et ce qui est, je veux dire, au moment, je veux que vous touchiez ça du doigt,
05:56on est à un moment de notre géopolitique qui est très difficile.
06:00Vous avez commencé par m'interroger sur les Etats-Unis à juste titre.
06:03C'est-à-dire qu'on a un discours ambiant climato-sceptique tenu aux Etats-Unis.
06:09On a des pays qui en profitent pour se détourner du combat climatique.
06:13Et on a du coup un débat ambiant, même dans notre pays, on le voit bien,
06:16où il y a une forme de recul.
06:18C'est un travail formidable qui a été fait par tous ceux qui ont préparé à cette conférence.
06:22Parce que c'est à la fois une remobilisation de la France, de tous ces territoires ultramarins.
06:26Moi, j'étais très fier, là, d'être aux côtés des Polynésiens, des Calédoniens, des Réunionnais, des Antillais, des Guyanais.
06:32Mais c'est aussi inédit.
06:34On n'a jamais rassemblé dans l'histoire de l'humanité autant de mondes pour les océans.
06:39C'est-à-dire qu'on a une centaine d'Etats qui sont représentés.
06:42On a une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement.
06:43On a toutes les organisations internationales.
06:45C'est-à-dire qu'on a une cinquantaine de chefs d'Etat et d'Etat et d'Etat et d'Etat et d'Etat et d'Etat et d'Etat et d'Etat et d'Etat et d'Etat et d'Etat.
Commentaires

Recommandations

BFM
il y a 1 heure