- il y a 8 mois
Fabien Roussel, Secrétaire national du Parti communiste français, était l'invité de BFM Politique ce dimanche 8 juin.
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00:00BFM TV, BFM Politique, Guillaume Daray.
00:06Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité c'est Fabien Rousset, le patron du Parti Communiste français.
00:11Merci d'être avec nous, à mes côtés aussi Amandine Attalaya, éditorialiste BFM TV, bonjour.
00:15Et Jules Pécnard de La Tribune, dimanche, notre partenaire.
00:19Merci d'être avec nous.
00:20Bonjour à toutes et à tous.
00:21Ça fait tout juste une semaine que le PSG est champion d'Europe.
00:24Une victoire qui avait été marquée malheureusement par des violences et des débordements.
00:28Et on a appris hier soir, c'était une information BFM, qu'un homme, l'homme qui a été suspecté d'avoir tué un jeune homme de 17 ans à Dax a été interpellé.
00:38Il s'est rendu plus précisément à la police.
00:41Il avait été justement suspecté d'avoir tué ce jeune homme en marge des célébrations de la victoire dans cette ville de Dax.
00:49Il y a quelques jours, Bruno Rotaillat a marqué les esprits en évoquant des barbares.
00:53Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Est-ce que ce sont les termes que vous employeriez pour désigner ces individus qui ont marqué l'esprit par ces violences ?
01:02Et plus particulièrement, malheureusement, ce qui s'est passé à Dax qui était dramatique.
01:06Je suis d'abord marqué, effondré par le lot de violences qui ont émaillé la victoire extraordinaire de PSG dans cette coupe, dans cette ligue.
01:18Et ça devait être une grande fête nationale.
01:22Et au final, elle a été émaillée d'incidents terribles et par notamment cet assassinat.
01:28J'ai lu dans la presse qu'en fait, on a affaire à deux mineurs.
01:33Celui qui a tué aurait 16 ans.
01:35Il y avait un contentieux, un vol de casquette.
01:38Ça n'a plus rien à voir avec le foot, tout ça.
01:41C'est surtout de la violence à l'état brut.
01:45Et je considère, je vois bien qu'il y a de plus en plus de violences de ce type dans notre société, avec des jeunes de plus en plus jeunes.
01:53Sans tabou, violences décomplexées, il n'y a plus la peur de l'autorité, de la police.
02:00C'est grave, c'est extrêmement grave, c'est préoccupant.
02:03Ça dit les dérives de notre société et du mal-être qui existe dans notre société.
02:08Il faut savoir y répondre.
02:09Et je trouve que le ministre de l'Intérieur, qui emploie des grands mots, des grands mots...
02:15Barbare, est-ce que vous, vous reprendriez ce terme ?
02:17Mais il a surtout dit, avec moi, ce sera l'ordre, l'ordre et l'ordre.
02:20Et aujourd'hui, c'est le désordre, le désordre et le désordre.
02:22Et il est incapable, incapable, justement, quand on a une finale de ce type dont on sait qu'il peut y avoir des risques de débordement.
02:30Il a été incapable de mettre les forces de l'ordre appropriées.
02:34C'est-à-dire qu'il aurait fallu en mettre plus ? Il y avait déjà 5400 policiers déployés.
02:39Mais j'ai vu que dans des villes de province, des maires se sont émus qu'il n'y ait pas les compagnies de CRS mobilisées, appropriées en amont.
02:49Alors qu'ils savaient qu'il allait y avoir des débordements.
02:53Et donc, quand nous, nous réclamons à gauche qu'il y ait beaucoup plus de police de proximité, beaucoup plus de moyens,
02:58c'est aussi parce que nous voulons faire respecter l'ordre, d'une part, et puis de l'autre côté, il y a la politique de maintien de l'ordre.
03:05La manière, la politique qui est mise en œuvre, et la politique qui est mise en œuvre par M. Retailleau,
03:11c'est de faire appel aux policiers en dernière minute et puis de gazer tout le monde, y compris les personnes qui étaient là pour faire la fête.
03:17Le thème de barbare qu'il a employé, ce n'est pas un terme que vous reprendriez ?
03:21– Pas forcément, mais ça c'est des mots, ça c'est de la com'.
03:24Ça c'est, encore une fois, M. Retailleau, il est très très fort pour communiquer.
03:29Mais comme je dis souvent, dans communiquer, il y a com'.
03:31– Vous avez dit plus de violences aussi, certains responsables politiques, lui, Gérald Darmanin,
03:36évoquent un ensauvagement de la société. Est-ce que c'est votre sentiment aussi ?
03:39– Oui, je viens de le dire, quand je dis qu'on remarque qu'il y a de plus en plus de violences,
03:48une violence qui vient de la part de jeunes, de plus en plus jeunes,
03:51mais il n'y a pas que ça, moi qui viens d'un territoire semi-rural,
03:56je peux vous parler aussi des cambriolages, des home-jackings,
03:58il n'y a pas que des célébrités qui se font cambrioler en pleine nuit quand ils sont là,
04:03il y a aussi des familles, des personnes qui vivent seules.
04:06Et donc, cette question-là, elle doit être prise véritablement,
04:11comme un véritable sujet de société.
04:12Il faut y mettre des moyens, il ne faut pas réclamer de l'ordre
04:18et puis derrière, ne pas y avoir les moyens humains qu'il faut.
04:22– On parle de moyens humains, est-ce que les peines prononcées, selon vous,
04:25lors des premières comparutions immédiates, étaient justes ?
04:28Certains ont justement reproché à la justice d'être trop laxistes
04:33vis-à-vis des personnes qui ont été interpellées.
04:35– Je pense qu'il doit y avoir une réflexion.
04:38– C'est un sujet ?
04:38– Oui, oui, il doit y avoir une véritable réflexion sur la nature des peines,
04:43sur le fait qu'il y a eu beaucoup de personnes qui ont pu repartir libres
04:48alors qu'ils ont agressé des policiers,
04:51ils ont été pris la main dans le sac en train de dévaliser des magasins.
04:55Pour autant, je respecte la justice, je défends l'individualisation des peines,
05:04ça veut dire que je ne suis pas pour dire pour tout le monde la même peine,
05:07quelle que soit la personne, etc.
05:09C'est le propre de la justice française,
05:12c'est de tenir compte aussi de chacun, des individus, de leur parcours,
05:17s'ils ont récidivé ou pas, si c'est la première fois ou pas.
05:19– C'est-à-dire, pour être plus précis, Fabien Roussel,
05:22vous êtes contre l'idée proposée par Gérald Darmanin,
05:24avec peut-être même une loi en septembre,
05:26de mettre en place des peines minimales,
05:29notamment lorsqu'il y a agression contre un représentant de l'État,
05:33dans ce cas-là, il y aurait suppression du sursis
05:36et trois mois de prison ferme minimum pour toute agression
05:38vers un représentant de l'État.
05:39– Le principe qu'il y ait des peines minimales,
05:43des planchers, des plafonds,
05:45selon la nature des crimes, des délits,
05:49ça existe, enfin, ce ne sont pas des peines planchers,
05:51mais il y a des critères et des peines
05:54qui sont, il y a une échelle, il y a une graduation des peines.
05:57– Oui, et lui voudrait une automaticité.
05:59– Qu'il y ait une automaticité des peines,
06:02je n'y suis pas favorable pour laisser justement le pouvoir au juge
06:06de pouvoir prononcer une peine tenant compte de l'individu.
06:09C'est le propre de la justice française.
06:11Pour autant, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas toucher
06:13à ce qui existe aujourd'hui.
06:14Je suis moi de ceux qui, à gauche, disent qu'au contraire,
06:17il faut pouvoir restaurer l'autorité de l'État,
06:20faire en sorte que les règles de vie en société soient respectées.
06:23Il nous faut pour cela beaucoup plus de moyens,
06:26et dans la police, mais aussi dans la justice,
06:28pour que la justice puisse se prononcer beaucoup plus rapidement.
06:33Et cette réflexion-là, il faut l'avoir…
06:35– Mais pour bien comprendre sur les peines,
06:36vous ne souhaitez pas les durcir, contrairement ?
06:38Parce que vous dites qu'elles ont été relativement faibles
06:41sur les premières préparations immédiates.
06:43– Justement, je suis pour qu'on ait cette réflexion
06:46de durcissement des peines,
06:48de faire en sorte que quand on commet un délit,
06:50on soit plus sévèrement sanctionné.
06:53Que quand on s'en prend un représentant des forces de l'ordre,
06:55on soit plus sévèrement sanctionné.
06:57D'ailleurs, c'est le cas dans d'autres pays
06:58où on a six mois de prison, un an de prison,
07:01dès qu'on s'en prend un des représentants des forces de l'ordre.
07:03En France, c'est comme si on pouvait le faire.
07:05On voit bien que certains n'ont pas peur de la police.
07:09– Donc des peines automatiques, pourquoi pas ?
07:10Et donc, qu'on puisse réfléchir à ça,
07:13encore une fois, je ne suis pas pour la peine automatique,
07:15je suis pour un durcissement.
07:16– Mais vous êtes pour la peine planchée ?
07:18– Pas forcément, je ne suis pas pour l'automaticité des peines.
07:22Je suis pour l'individualisation, mais je suis pour qu'on réfléchisse.
07:25– Donc les délacs vont dire qu'il ne change.
07:27– Non, on peut réfléchir à durcir les peines en fonction des délits,
07:34mais laisser au juge le soin de décider en fonction de l'individu
07:38s'il y a récidive ou pas, si c'est la première fois ou pas,
07:42et de juger en fonction de ça.
07:43C'est pour ça que les peines planchées,
07:45elles s'appliquent de manière automatique,
07:47quel que soit le parcours de l'individu.
07:49– Oui, ça on a bien compris.
07:50Et sur la deuxième idée de Gérald Darmanin, suppression du sursis,
07:53vous en pensez quoi ?
07:54Vous voteriez cette partie-là d'une loi ?
07:57– Ça fait partie des mesures qui peuvent durcir les peines.
08:02Donc c'est à discuter.
08:04En tout cas, il ne faut pas s'interdire de réfléchir sur ces questions-là,
08:07parce qu'il y a effectivement une montée de la violence,
08:12que ce soit lors de ces rendez-vous, ces rassemblements,
08:17mais aussi, je parle de la violence dans toute la France,
08:21je parle des cambriolages, des home jacking,
08:24il faut que ceux qui sont pris la main dans le sac
08:27sachent que les peines seront plus lourdes et plus sévères.
08:31– Marine Le Pen, ce matin, fait part de son inquiétude
08:33dans le journal du dimanche, et de son sentiment, je cite,
08:36que justement, sur ces questions de sécurité,
08:39plus rien, dit-elle, n'est maîtrisé en France.
08:41Est-ce que c'est votre sentiment aussi ?
08:42Plus rien n'est maîtrisé en France ?
08:43– Mais j'ai le sentiment surtout qu'on a un ministre de l'Intérieur
08:45qui fait plus de politique et qui se préoccupe
08:48des futures élections présidentielles,
08:50plutôt que d'être un ministre de l'Intérieur à plein temps.
08:52Enfin, excusez-moi, mais enfin, il passe son temps
08:56à faire des meetings pour son parti, pour sa campagne,
09:00à faire des déclarations pour surfer, justement,
09:03en direction de l'électorat du Rassemblement national,
09:06mais qu'il ne se préoccupe pas de la sécurité de nos concitoyens.
09:08– Il ne se préoccupe pas des Français, Bruno Retailleau ?
09:10– Oui, il ne se préoccupe pas des Français, oui, oui.
09:11C'est un demi-ministre.
09:12– Oui, c'est un demi-ministre.
09:13– Pourquoi ?
09:14– Parce que, par exemple, moi, je suis allé à Alès,
09:17où il y a eu une agression sauvage dans un bar,
09:19en pleine fériat, qui est une fête populaire,
09:22qui est une kermesse, il y a des centaines de milliers de personnes,
09:24et dans un bar, il y en avait des centaines,
09:26il y a un groupuscule d'extrême droite qui est venu,
09:28qui ont tabassé sauvagement une vingtaine de personnes,
09:30il y en a un qui a été blessé grave.
09:32Il n'y a pas eu un mot, pas eu un mot du ministre de l'Intérieur
09:34à l'adresse de ceux qui ont été frappés.
09:39Quand il s'agit de militants d'extrême droite,
09:41de groupuscule d'extrême droite…
09:43– Il est complaisant, d'après vous.
09:44– En tout cas, il n'a pas les mêmes mots
09:47que quand il s'agit d'autres agressions,
09:51et je le regrette, un ministre de l'Intérieur,
09:53c'est un ministre républicain
09:54qui doit s'élever contre toute forme de violence.
09:58– Vous pensez que c'est dû au fait
09:59qu'il a la casquette de président de parti ?
10:01– Oui, je pense qu'il est plus préoccupé…
10:02– Ce n'est pas le premier ?
10:03– Je pense qu'il est plus préoccupé
10:04de sa carrière et des élections présidentielles à venir.
10:08– Vous avez dit quelque chose d'important,
10:08vous avez dit, c'est quelqu'un qui devrait être républicain.
10:11Pour vous, Bruno Retailleau n'est pas républicain ?
10:13– Quand je dis républicain,
10:14c'est-à-dire qu'on ne fait pas de différence dans les agressions,
10:17et que ce soit une agression raciste, antisémite,
10:20ou une agression provenant de groupuscules d'extrême droite,
10:24on doit avoir la même indignité, la même colère
10:27et la même fermeté.
10:29– Mais à quel moment il a fait des différences ?
10:30– Et ce n'est pas ce que je vois aujourd'hui,
10:32ni ce que j'entends de sa part.
10:34– À quel moment a-t-il fait une différence ?
10:36Quelle agression n'a-t-il pas suffisamment condamnée ?
10:38– Par exemple, je vous le dis,
10:40quand il s'agit de groupuscules d'extrême droite
10:43et d'actes violents provenant de groupuscules d'extrême droite
10:47et bien ou de…
10:49– Mais vous parlez aussi du meurtre à la mosquée d'Agde,
10:52beaucoup à gauche, c'était évident qu'il avait réagi trop tard.
10:55– Mais la Grande Combe, le meurtre du jeune Malien à la Grande Combe,
10:57et il lui a fallu combien de temps pour réagir ?
10:59Enfin, c'est en ça où je dis qu'il n'est pas républicain
11:04parce qu'il a l'indignation aux doigts mouillés, comme on dit.
11:08Voilà, la géométrie variable.
11:10– Vous gardez un discours qui est singulier quand même
11:11dans cette partie de la gauche sur la question de la sécurité.
11:14On voit que certains disent, non, il n'y a pas de,
11:16si j'ose dire, d'ensauvagement de la société,
11:18comme le disent certains ministres, effectivement,
11:20ou ce que vous ne voulez pas reprendre comme terme,
11:21mais on sent effectivement cette analyse de la société que vous avez.
11:24Vous diriez que la première préoccupation des Français,
11:27à vos yeux aujourd'hui, c'est la sécurité ?
11:28– Non, ce n'est pas la première préoccupation,
11:30mais c'est une préoccupation.
11:31La première préoccupation, c'est le pouvoir d'achat.
11:33Je suis venu ici à votre antenne pour pouvoir en parler.
11:35– Et la gauche la tronie, vous considérez ?
11:36Mais la question de la sécurité est une question importante.
11:40Et je trouve que la droite en parle beaucoup, mais font peu.
11:47Et c'est d'ailleurs eux qui ont été responsables
11:49d'avoir supprimé 15 000 policiers sous la présidence de M. Sarkozy.
11:53Et aujourd'hui, d'avoir des effectifs de police
11:56qui sont en baisse dans nos communes.
11:57– Et la gauche a trop abandonné cette question ?
11:59– Les effectifs de police sont en baisse dans nos communes.
12:02On demande aux maires d'investir dans des polices municipales
12:05parce qu'il y a de moins en moins de polices nationaux
12:07dans la gendarmerie.
12:08Et ça, c'est la droite qui l'a fait.
12:10Et de l'autre côté, je dis que la gauche,
12:11elle doit beaucoup plus porter cette question-là.
12:14Moi, je la porte, non seulement en demandant
12:16beaucoup plus de moyens pour nos forces de sécurité,
12:18d'ailleurs de police et de gendarmerie,
12:20mais aussi…
12:20– Et bien Macron en a tout de même mis plus de 15 000
12:22pendant son séquanté-là.
12:24– Non, non, non, non.
12:25Ils ont embauché 15 000, mais entre deux,
12:27on en a perdu près de 30 000.
12:29Il y a eu les 15 000 supprimés par M. Sarkozy
12:31et il y en a eu presque autant à cause des démissions
12:34et des départs en retraite et qui n'ont pas été remplacés.
12:37Et donc, on est en vraie souffrance dans cette profession.
12:39C'est pour ça que quand je parle des policiers,
12:41pour moi, c'est les ouvriers de la sécurité.
12:42Ils sont maltraités et ils ont une politique en plus
12:45qui parfois contribue à maltraiter aussi nos concitoyens
12:50parce qu'ils n'ont pas les moyens de bien faire leur boulot.
12:52Et de l'autre côté, on a besoin de beaucoup plus
12:54de services publics dans nos collectivités, dans nos communes
12:57pour pouvoir justement mettre plus de vivre ensemble
13:00et permettre de faire reculer une insécurité
13:03qui aujourd'hui grandit.
13:04– Fabien Roussel, on l'évoquait il y a quelques instants,
13:06le coup de gueule d'Emmanuel Macron ce matin
13:07dans la presse quotidienne régionale
13:09et notamment dans cet entretien donné
13:11à nos confrères de la Provence.
13:12« Je ne suis pas content de ce que j'ai vu ces derniers jours »
13:15dit le Président de la République.
13:17Ce sont ses mots à la veille du troisième sommet des océans
13:19qui va s'ouvrir à Nice.
13:21« Pas content » dit-il de ce qu'il a vu en matière d'écologie.
13:25« Suspension du dispositif MaPrimeRénov',
13:27suppression des ZFE, ça vous fait sourire.
13:30Pourquoi ? Est-ce que vous rigolez ? »
13:31– Non, parce qu'il me fait rire.
13:33D'abord, j'ai lu le titre du Parisien
13:37« Je n'ai pas de leçon d'écologie à recevoir ».
13:40S'il n'a pas de leçon d'écologie à recevoir,
13:43il a des leçons de vie à prendre, en tout cas.
13:45Moi, j'aimerais bien qu'il se mette à la place
13:47d'un couple de retraités
13:48qui n'aura plus la possibilité de se rendre
13:51dans les grandes capitales Lille, Marseille, Paris
13:53parce qu'ils ne peuvent pas changer leur véhicule.
13:56J'aimerais bien qu'il se mette à la place
13:57d'un agriculteur qui souffre de la concurrence déloyale
14:00d'autres pays de l'Union européenne
14:02et qui peut à peine se verser un salaire.
14:06Et j'aimerais bien qu'il se mette à la place
14:07d'une maman qui élève seule ses enfants
14:09et qui a vu sa facture d'électricité enflée
14:12et qui ne sait plus y faire face aujourd'hui.
14:14La réalité, c'est ça.
14:15C'est qu'il n'y a pas de politique écologique
14:17dans notre pays, il n'y a pas de justice sociale non plus.
14:20Et il faut les deux.
14:22Les ZFE, ce sont des zones à forte exclusion
14:25qui excluent les gens,
14:27qui leur empêchent de se déplacer.
14:29Le ministre de l'Économie, je vous interromps,
14:31qui confirme à l'instant que ces ZFE seront maintenues
14:33chez nos confrères de France Inter.
14:34Il maintient cela.
14:35Oui, ça serait bien qu'il respecte aussi un petit peu le Parlement
14:38parce que le Parlement a voté contre.
14:39Et donc, on a un gouvernement
14:43qui aujourd'hui navigue à vue,
14:45ce qu'ils font sur la prime rénov'.
14:47Mais enfin, c'est du grand n'importe quoi.
14:49Là, il s'attaque aux artisans.
14:50Trop d'abus.
14:51Et l'ANA, l'Agence nationale pour l'Avita...
14:53Pour le coup, il y a une mesure qui est juste,
14:58qui fait appel aux artisans pour rénover les logements,
15:01justement, pour faire face aux problèmes climatiques.
15:05Et il y a des gens, des classes moyennes,
15:07qui ont un bien, qui veulent le rénover
15:08et qui se retrouvent aujourd'hui dans l'incertitude.
15:12Ils ne savent pas s'ils vont pouvoir le faire.
15:15Et en même temps...
15:15Comment ça vous paraît possible
15:16que le gouvernement décide justement cette suspension
15:19en constatant que ça marche trop bien
15:20et qu'il y a des fraudes,
15:21mais qu'ils n'arrivent pas à les juguler ?
15:23Enfin, ils ont fait preuve de quoi ?
15:24D'amateurisme ?
15:24Ils sont nuls, ouais.
15:25Ils sont nuls.
15:25Ils sont incompétents.
15:26Mais c'est pour ça qu'il me fait sourire,
15:28le président de la République.
15:29C'est quand même lui qui l'a nommé,
15:31M. Béroud.
15:32C'est quand même ses amis.
15:33C'est quand même sa majorité aussi,
15:35qui est une partie d'entre eux
15:36qui font ça avec la prime rénov'.
15:39S'il n'est pas content de M. Béroud,
15:40il n'a qu'à le changer.
15:45Il n'y a pas de gauche qui fera
15:46et de l'écologie et de la justice sociale.
15:48Il a tranché cette question.
15:50Mais le gouvernement promet...
15:52Sur la prime rénov',
15:52juste Fabien Roussel pour finir,
15:53le gouvernement promet qu'elle va revenir à l'automne.
15:56Mais est-ce que vous craignez
15:57qu'elle soit nettement réduite
15:58pour des questions budgétaires
15:59ou bien que les critères soient plus restrictifs ?
16:01De la part de ce gouvernement, oui.
16:03Oui, je crains tout cela.
16:05Parce qu'en fait, ils n'ont qu'une obsession,
16:07c'est de faire des économies
16:09et de faire des économies sur notre dos.
16:11Voilà, nous les Français.
16:12Ils vont taper...
16:13Il paraît urgent de faire des économies.
16:14Oui, d'accord, mais ils pourraient,
16:17avant de demander de faire des économies
16:19aux Français, aux retraités, aux malades,
16:21avec la sécurité sociale,
16:23ou en augmentant la TVA,
16:25notamment la TVA sur l'électricité et le gaz,
16:27il ferait bien d'aller regarder dans les poches
16:29de nos millionnaires et de nos milliardaires
16:31qui, eux, n'ont jamais gagné autant d'argent
16:33et qui roulent sur l'or.
16:35Donc, moi, je prendrai des leçons d'économie
16:38quand les milliardaires paieront autant d'impôts
16:41qu'une caissière.
16:41Sur l'écologie, juste une minute,
16:44vous parliez des ZFE ou vous satisfaisiez
16:45du fait qu'elles avaient été supprimées
16:47par le Parlement.
16:48L'écologie punitive, de façon générale,
16:50qu'est-ce que c'est pour vous ?
16:51Comment est-ce que vous le définiriez ?
16:52Parce que, si je ne me trompe pas,
16:55dans votre programme de 2022,
16:56vous étiez favorable à la neutralité carbone
16:58à l'horizon 2040-50.
16:59Comment est-ce qu'on atteint cet objectif
17:01sans certaines mesures coercitives ?
17:04Quand on vous entend, on a l'impression
17:05que, comme disait Nicolas Sarkozy,
17:06l'écologie, ça suffit.
17:07Vous proposez quoi ?
17:08Mais pas du tout.
17:08Nous avons d'ailleurs le programme
17:09du Parti communiste français,
17:12prévoit un objectif neutralité carbone
17:16d'ici 2050.
17:17Et on a fait un plan climat,
17:18travaillé avec des ingénieurs,
17:20des salariés, des ouvriers,
17:22sur ce plan climat,
17:23pour faire en sorte que la France
17:24tienne ses objectifs climatiques.
17:26Mais pour nous...
17:26Très concrètement, des mesures, c'est quoi ?
17:28Pour nous, il n'y a pas d'écologie
17:30sans justice sociale.
17:32Ça veut dire que l'écologie
17:33doit se conjuguer avec les jours heureux.
17:35L'écologie doit se conjuguer
17:37avec un bon pouvoir d'achat,
17:39avec un bon salaire,
17:40avec une bonne retraite.
17:41Ça doit nous permettre
17:42de vivre mieux dans une planète...
17:45Ça veut recueillir les sentiments
17:45de tout le monde.
17:46Mais l'écologie, ça induit un coup.
17:50C'est quand même la base.
17:51Or, aujourd'hui, c'est tout l'inverse.
17:52Je vous donne un exemple.
17:54Pour nous, l'énergie, c'est central.
17:56L'énergie, c'est la production de gaz,
18:00la production d'électricité,
18:02l'utilisation du gaz.
18:03La production d'électricité.
18:05Il y a besoin urgentissime
18:07d'électrifier nos usages,
18:09c'est-à-dire d'utiliser
18:10beaucoup plus l'électricité
18:11et de l'électricité décarbonée.
18:14Non seulement ce gouvernement
18:15est responsable
18:16de ne pas avoir engagé
18:18des investissements
18:19pour multiplier
18:19la production d'électricité,
18:21mais en plus de ça,
18:22là, aujourd'hui,
18:23je l'annonce à nos concitoyens,
18:24aux Français qui nous écoutent,
18:26au 1er août,
18:28la TVA sur le gaz
18:29et l'électricité,
18:30sur la partie abonnement,
18:31va augmenter de 5,5%.
18:33Les factures d'électricité
18:34et de gaz
18:35vont continuer d'augmenter.
18:37Donc, on est à rebours
18:38de ce qu'il faut faire.
18:39Mais pour la pollution de l'air...
18:39On ne fait pas les engagements
18:40sur la production
18:42d'électricité décarbonée,
18:44on ne fait pas les investissements,
18:46et en plus,
18:46on augmente
18:47la facture énergétique
18:48des Français.
18:49Pour la pollution de l'air,
18:50aucun problème,
18:51les voitures,
18:51on peut continuer,
18:52si j'ose dire.
18:52Bien sûr que non,
18:53mais ça,
18:53c'est un autre sujet,
18:54M. Daré.
18:55Je vous parle de la production
18:56d'énergie,
18:57aujourd'hui.
18:57On a besoin de produire
18:58de l'énergie décarbonée.
19:00On a besoin que cette énergie
19:01coûte moins cher.
19:03Ce gouvernement fait l'inverse.
19:05Non seulement,
19:05il n'augmente pas la production,
19:07mais en plus,
19:08il tape dans le panneau
19:08des Français.
19:09C'est une structure concrète.
19:10On dit lutter contre la pollution de l'air.
19:11Vous faites comment ?
19:12Et ceux qui sont pénalisés,
19:13ce sont et les ménages
19:15et les entreprises,
19:16je pense à l'industrie française.
19:17Vous supprimez les ZFE.
19:18Très bien,
19:19mais vous mettez quoi à la place
19:19pour lutter contre la pollution de l'air ?
19:21Mais avant de supprimer
19:22les ZFE,
19:25je permettrai à nos concitoyens
19:26d'avoir des primes
19:27à la conversion
19:29suffisamment importantes.
19:31Nous nous proposons
19:32à 10 000 euros
19:33pour un véhicule neuf
19:34ou d'occasion,
19:36ou d'occasion,
19:37leur permettant
19:37d'accéder à un véhicule
19:39de critères 1, 2 ou 3.
19:40Et nous mettons en place
19:41la gratuité des services
19:43des transports collectifs
19:45dans ces métropoles.
19:46Certaines d'entre elles
19:47l'ont fait,
19:48comme à Dunkerque,
19:49comme à Montpellier,
19:50que nous soutenons.
19:50Mais vos mesures
19:51coûtent une fortune.
19:53Mais on ne peut pas...
19:54En fait, c'est comme si
19:55vous ne demandiez néanmoins
19:56aucun effort aux particuliers.
19:57C'est-à-dire que les particuliers
19:59ne doivent pas faire d'efforts.
20:00Il doit y avoir zéro contrainte
20:01sur les ménages.
20:02Dites-moi,
20:02il y a des téléspectateurs
20:03derrière vous.
20:04Demandez-leur
20:05s'ils n'ont pas le sentiment
20:06de faire des efforts.
20:06Demandez-leur
20:07s'ils n'ont pas le sentiment
20:08de payer déjà beaucoup.
20:10Il y a le sentiment
20:10de faire des efforts
20:11budgétairement parlant.
20:12Levez la main,
20:13ceux qui...
20:14Effectivement,
20:15tout le monde.
20:16Mais vous rigolez ou quoi ?
20:17On paye des impôts,
20:19on paye des cotisations,
20:20on paye de la TVA,
20:21on paye tout rubis sur ongle
20:22et on va nous demander
20:23encore à nous
20:24de faire des efforts
20:25quand on voit
20:26tous les jours
20:26à la télévision
20:27des grandes fortunes,
20:28des millionnaires
20:29qui voient leurs dividendes,
20:32leurs fortunes,
20:32leurs poids de patrimoine
20:33augmenter des 5%,
20:35des 10%,
20:35des 15%.
20:36Et alors eux,
20:37non,
20:37aucun effort.
20:38Pire,
20:39ils font de l'optimisation
20:40fiscale.
20:40Fabien Roussel,
20:40question très concrète.
20:43Les hommes émettent
20:4426% de plus de CO2
20:45que les femmes.
20:47Question de transport,
20:48question d'alimentation.
20:49C'est le résultat,
20:49non pas de Sandrine Rousseau,
20:51la London School of Economics.
20:53Est-ce que vous êtes prêts
20:54à manger moins de viande
20:55désormais
20:56ou toujours pas ?
20:57Ah mais,
20:58je l'ai déjà dit
20:59maintes et maintes fois.
21:00il nous faut tous
21:02manger un peu moins
21:04de viande
21:05mais manger de la française,
21:06de la bonne,
21:07produite chez nous
21:08et pas importée
21:09du Brésil
21:10ou d'Argentine.
21:12Je suis un flexitarien.
21:13C'est-à-dire,
21:14on doit manger
21:15de la viande
21:17mais en manger
21:17peut-être,
21:19enfin peut-être,
21:19certainement un peu moins
21:20mais en manger surtout
21:22de la viande
21:23produite chez nous.
21:24et je suis qu'à l'élevage
21:25contrairement à Sandrine Rousseau
21:27et d'autres
21:28qui eux veulent
21:28tirer un trait
21:29sur l'élevage français,
21:31nous interdire
21:32de faire des barbecues,
21:34de manger
21:35de manger
21:36comme on les mangeait.
21:37Vous pensez qu'elles veulent
21:38nous interdire les barbecues
21:38Sandrine Rousseau ?
21:39Bah oui,
21:39parce qu'en plus
21:40il y a du charbon,
21:41ça met des trucs.
21:52BFM TV
21:53BFM Politique
21:55Guillaume Daré
21:55Vous êtes bien sur BFM Politique,
21:59notre invité,
21:59c'est le patron du Parti Communiste
22:01Fabien Roussel.
22:01Fabien Roussel,
22:02si je peux me permettre,
22:03quel âge est-ce que vous avez ?
22:0456.
22:04Est-ce que vous êtes prêt
22:05à travailler jusqu'à 66 ans et demi ?
22:07Non.
22:08Parce que c'est justement
22:09la petite bombe
22:09qui est lâchée
22:10par le Conseil d'orientation
22:11des retraites
22:11qui va publier
22:12cette semaine un rapport.
22:14Il y a déjà des éléments
22:14qui ont fuité
22:15et pour équilibrer au mieux
22:17effectivement ce régime,
22:18une des pistes
22:19privilégiées par ce rapport
22:20ce serait d'allonger
22:21la durée de travail
22:23et donc de reporter
22:24l'âge de départ à la retraite
22:26à 66 ans et demi.
22:28Alors ça ne serait pas
22:28pour tout de suite,
22:29ça serait pour 2070.
22:30Comment vous accueillez
22:31cet élément de débat
22:33mis à nouveau sur la table
22:34sur cette question des retraites ?
22:35Encore une fois,
22:36c'est un rapport
22:36qui est écrit par des gens
22:38qui vivent hors sol,
22:40qui ne connaissent pas la vie,
22:41c'est des techniciens,
22:43des technos.
22:44Ils ne comprennent rien à la vie.
22:46C'est qui qui décide dans le pays ?
22:48C'est eux, les technos ?
22:49Ou c'est les représentants du peuple
22:51qui, à l'Assemblée nationale,
22:52sur l'initiative d'ailleurs
22:54des députés communistes
22:55et ultramarins,
22:56ont voté majoritairement
22:57pour l'abrogation
22:59de cette réforme des retraites
23:00à 64 ans.
23:00C'est un texte symbolique
23:01qui n'aura aucun impact.
23:02Oui, mais quand même,
23:03dans ce texte,
23:04cette résolution,
23:05il est écrit pour l'abrogation
23:06et une majorité de députés
23:07ont voté compte.
23:08Il n'y a pas de majorité
23:09à l'Assemblée nationale
23:10pour allonger
23:10l'âge de départ en retraite.
23:12Ils l'ont mis,
23:13le président de la République
23:15l'a imposé de force
23:16par le 49-3.
23:18Et aujourd'hui,
23:19il y a un nouveau rapport
23:20qui nous dit qu'il faut aller plus loin.
23:21Mais est-ce qu'ils connaissent la vie ?
23:23Est-ce qu'ils savent
23:23qu'aujourd'hui,
23:23dans notre pays,
23:25il y a beaucoup de monde,
23:26beaucoup de personnes
23:27qui ont 55, 58, 60 ans
23:29qui se retrouvent sans travail ?
23:31Parler avec ces gens-là,
23:33savoir comment c'est difficile
23:34pour eux
23:35de retrouver un emploi
23:36quand on a 60 ans.
23:38Au contraire,
23:38allonger l'âge
23:39de départ en retraite,
23:40non seulement c'est une punition
23:41pour ceux qui travaillent
23:43et qui ont des métiers pénibles,
23:45mais pour ceux
23:46qui sont en recherche de travail,
23:48ça va être encore
23:48plus difficile pour eux.
23:49La gauche était bien contente
23:51pendant la réforme des retraites
23:52précédente de 2023
23:53d'invoquer justement
23:54le fait que le corps
23:55expliquait que ça ne rééquilibrerait
23:56pas le système des retraites.
23:58Oui, mais entre deux,
23:59ils ont changé.
24:00Ils ont changé.
24:01Comme il n'était pas
24:02dans la ligne du président,
24:04on virait,
24:04on met un autre.
24:05Et alors lui,
24:06lui, il nous met
24:07l'âge de départ en retraite
24:08à 66 ans.
24:10Mais jusqu'où ça va aller ?
24:12Une société
24:13qui considère
24:14que l'allongement
24:16de la durée de la vie
24:17est un problème
24:19au lieu d'être
24:20un progrès
24:21est une société
24:23qui a un problème.
24:24Quand on vit plus longtemps
24:26grâce à la médecine,
24:28grâce à la santé,
24:29grâce à nos modes de vie,
24:31tant mieux,
24:31mais que l'on nous permette
24:33d'en profiter.
24:34Il y a tous ces métiers
24:35pénibles
24:36où les gens n'en peuvent plus,
24:37ils sont cassés par le boulot,
24:39que ce soit
24:39dans le bâtiment,
24:41que ce soit
24:41dans l'agriculture,
24:42que ce soit
24:43ceux qui travaillent de nuit
24:44dans la santé,
24:45les médecins,
24:46les policiers.
24:47Nos problèmes,
24:49Fabien Roussel,
24:49sont au-delà
24:50simplement de celui
24:51des retraites.
24:52C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
24:53pour le budget,
24:53le gouvernement cherche
24:5440 milliards d'euros
24:55d'économie.
24:57Vous,
24:58ce sera discuté
24:58à l'automne,
24:59quelles sont clairement
25:00vos lignes rouges,
25:01les principales ?
25:02Moi,
25:03j'ai que des lignes
25:04vertes,
25:05bleues,
25:06jaunes,
25:07des belles lignes.
25:09Mais non,
25:09mais avant de vous parler
25:10des lignes rouges,
25:11je vais vous dire
25:12ce que je proposerai.
25:13Oui.
25:13Monsieur le Président
25:14de la République
25:15n'est pas content
25:15de Monsieur Béroud
25:16et pas content
25:16de son Premier ministre.
25:17Qu'il change,
25:18je suis disponible.
25:19Voilà ce que je mettrai en place.
25:20Vous êtes candidat à Matignon.
25:21C'est ce que vous nous dites
25:22ce matin.
25:23Mais la gauche
25:24est candidate à Matignon,
25:25oui.
25:25Et s'il y a besoin,
25:26je suis disponible,
25:27bien sûr,
25:27je peux vous dire
25:28ce que je vais faire.
25:28Et alors,
25:29vous mesurez
25:29pour faire des économies ?
25:30Très concrètement.
25:30Fabien Roussel,
25:31Premier ministre.
25:31Par exemple,
25:31moi,
25:32je fais le pari
25:32de l'emploi,
25:35de l'industrie,
25:36de la croissance.
25:37Un pays qui produit
25:38des richesses,
25:39qui investit,
25:40qui investit
25:41pour répondre
25:41à ses besoins.
25:42Et je dis tout de suite
25:43que créer un million
25:45d'emplois dans notre pays
25:46en l'espace de 2-3 ans,
25:48en planifiant,
25:49c'est possible.
25:50Et un million d'emplois,
25:51c'est 12 milliards
25:52d'euros de cotisations
25:53qui rentrent tout de suite
25:54dans les caisses
25:54de la sécurité sociale.
25:55Et comment on les fait
25:56ces emplois ?
25:56Ça a l'air facile.
25:57Attendez,
25:57je finis.
25:58L'égalité,
25:59l'égalité femme-homme,
26:00il faut le faire
26:01ou il ne faut pas le faire ?
26:02L'égalité femme-homme,
26:03c'est quand même
26:03une injustice.
26:04Aujourd'hui,
26:04au XXIe siècle,
26:05faire l'égalité,
26:07imposer l'égalité
26:08de salaire
26:09entre les femmes
26:10et les hommes,
26:10ça fait rentrer
26:116 milliards d'euros
26:12dans la sécurité sociale.
26:14Oui,
26:15mais à un moment donné,
26:16les entreprises
26:16qui ne rémunèrent pas
26:19les femmes
26:20au même niveau
26:21que les hommes,
26:22elles doivent être condamnées.
26:23Voilà, c'est tout.
26:24Ou elles le font,
26:26ou alors
26:26elles sont condamnées.
26:27Et ça,
26:28on ne peut pas
26:29leur donner 10 ans
26:29pour le faire.
26:30Et donc,
26:31moi,
26:31je fais le pari
26:32de retrouver,
26:34de renouer
26:34avec une France
26:35des bâtisseurs
26:36qui investit
26:37dans des grands projets
26:38sur l'énergie,
26:39sur les transports,
26:40sur la relocalisation
26:41de l'industrie.
26:42On arrête,
26:43que l'on arrête
26:44de délocaliser
26:45notre travail
26:46à l'étranger
26:46et que l'on crée
26:47toutes les conditions
26:48pour qu'on ouvre
26:49enfin des usines,
26:51que l'on produise ici
26:52ce dont nous avons besoin
26:53dans tous les secteurs
26:54des biens de consommation.
26:55Mais avec 3 300 milliards d'euros
26:56de dette publique,
26:57ça c'est...
26:57Mais il y a des propositions...
26:59Est-ce qu'il ne faut pas,
26:59par exemple,
27:00davantage imposer
27:01les retraités plus aisés ?
27:03Mais alors vous,
27:04vous allez chercher
27:04encore une fois
27:05dans les poches
27:05des gens qui sont derrière vous,
27:07vous faites gaffe
27:07parce qu'ils vont vraiment
27:08finir par vous tomber dessus.
27:09J'ai dit les retraités plus aisés.
27:10J'ai dit les retraités plus aisés.
27:12Oui, mais il y en a...
27:14Non, non,
27:14ce n'est pas les propositions
27:15du gouvernement.
27:16Les propositions du gouvernement
27:17c'est de taper
27:17sur tous les retraités
27:18où ils n'indexent plus
27:22les retraites sur l'inflation
27:23ou ils suppriment
27:24pour une part d'entre eux
27:25les 10%.
27:25Mais le ministre de l'économie
27:26avait dit les plus aisés.
27:27Au final,
27:28les retraités payent.
27:30Comme ils ont fait payer
27:31avec la hausse de la CSG,
27:33il n'y avait que 4 taux de CSG
27:34là où il y en avait de l'avant.
27:36Donc juste pour préserver
27:36tous les retraités,
27:37quel que soit leur niveau de l'argent.
27:37Non seulement,
27:38il nous faut préserver
27:39nos retraités,
27:40mais il faut véritablement
27:43indexer les pensions
27:44sur l'inflation
27:46et il nous faut
27:47une retraite minimale
27:48qui soit au niveau
27:50du SMIC.
27:50Donc j'imagine que
27:51l'année blanche...
27:52Et les recettes
27:53pour la sécurité sociale,
27:56elles existent
27:56si on a l'ambition
27:57de créer des emplois.
27:591 million d'emplois,
28:01c'est 12 milliards d'euros.
28:02Je vous fais une autre proposition.
28:03Si on augmente
28:04de 5%,
28:055%
28:06les salaires
28:07dans le public
28:08et le point d'indice
28:10dans le public,
28:11c'est 10 milliards d'euros
28:12de recettes supplémentaires.
28:13Le gouvernement se mange
28:15à l'exacte inverse.
28:15Si on fait le pari
28:16de l'emploi
28:17et des salaires,
28:18il n'y a pas de problème
28:19de financement de la retraite.
28:20Vous savez que le gouvernement
28:21envisage peut-être
28:22une année blanche,
28:23c'est-à-dire
28:24suspendre les dépenses
28:26de l'État,
28:27ni les retraites,
28:28plus de dettes
28:30pour les collectivités locales.
28:31Qu'est-ce que vous en pensez ?
28:33Mais une année blanche,
28:34s'il n'y a plus
28:34d'indexation
28:35sur l'inflation
28:37des retraites,
28:38c'est naturellement
28:39une perte
28:40de pouvoir d'achat.
28:42Les prix de l'alimentation...
28:43Tout le monde est d'accord,
28:43mais le gouvernement
28:44l'assumerait le cas échéant
28:45en disant
28:46qu'on ne peut pas faire autrement.
28:46Moi, je ne l'assume pas.
28:47Je le conteste.
28:48Le ministre de l'économie
28:49assure qu'il n'y aura pas
28:52et d'ailleurs,
28:53il y aura une hausse d'impôts
28:54le 1er août prochain.
28:56La TVA sur le gaz
28:59et l'électricité,
29:00sur les abonnements,
29:01sur l'énergie,
29:02il y a deux TVA,
29:03une à 20 et une à 5,5.
29:05La TVA va augmenter
29:07à 20%
29:08sur toutes les factures
29:10d'électricité et de gaz.
29:12C'est une augmentation
29:12de plus de 13%
29:14pour l'ensemble de nos ménages.
29:15C'est un scandale.
29:16On ne doit pas accepter ça.
29:17Et aucune économie non plus
29:18en matière de santé,
29:19Fabien Roussel ?
29:20On sait que le gouvernement...
29:21Il nous prévoit
29:2118 milliards d'euros
29:22d'économies
29:23sur la santé,
29:25sur les déremboursements
29:26de médicaments.
29:27C'est honteux
29:28de faire des économies
29:29sur les malades.
29:30Nous, nous disons
29:30qu'il y a des recettes
29:31à aller chercher ailleurs.
29:32Si j'étais Premier ministre...
29:34Si j'étais Premier ministre...
29:36Vous êtes candidat,
29:37vous nous l'avez dit,
29:37si j'étais Premier ministre,
29:39nous irions chercher
29:40de l'argent,
29:41un,
29:41sur les millionnaires,
29:43les milliardaires.
29:44Il y a une proposition
29:45qui a été votée...
29:46Qui crée des enfants en France.
29:47Il y a une proposition...
29:48Et qui crée du déficit aussi.
29:48Il y a aussi en France.
29:49Et qui crée du déficit,
29:50M. Daré.
29:51Les millionnaires,
29:52les milliardaires,
29:53nous avons fait voter
29:54une taxe
29:55à l'Assemblée nationale.
29:57Elle arrive au Sénat
29:58par l'initiative
29:59du groupe écologiste.
30:00Cette semaine,
30:01il faut faire voter
30:01cette taxe.
30:02C'est tout de suite
30:0210 milliards d'euros
30:03qui peuvent rentrer
30:04dans les caisses de l'État.
30:05Et ensuite,
30:06nous avons une autre proposition,
30:07nous.
30:08C'est que l'argent,
30:09les milliers de milliards d'euros
30:11qui dorment
30:12dans les banques
30:13et à la caisse des dépôts,
30:14cet argent-là,
30:15c'est notre argent.
30:16C'est à nous.
30:17C'est l'argent
30:17de nos pensions,
30:18de nos retraites
30:19qu'on met dans les banques.
30:20Cet argent-là,
30:22justement,
30:23doit servir
30:23à investir massivement
30:24pour faire
30:25ces grands chantiers,
30:26cette France des bâtisseurs
30:27que j'appelle
30:27de mes voeux
30:28pour construire
30:29ces centrales nucléaires,
30:30investir dans les barrages,
30:31investir dans les transports.
30:33La proposition
30:34que nous faisons,
30:35c'est que
30:36sur les 5 à 10 ans
30:38qui viennent,
30:38nous injections
30:39400 milliards d'euros,
30:41400 milliards d'euros
30:42dans l'économie
30:43pour investir.
30:45Oui,
30:46c'est un prêt
30:46supplémentaire,
30:48mais nous pourrons
30:48rembourser cette somme
30:49dans 10 ans
30:50et payer les intérêts
30:52de cette dette plus tard,
30:53mais c'est de la richesse
30:54en plus.
30:55Ce sont des emplois
30:56que nous allons créer.
30:57C'est des salaires
30:57que nous allons verser.
30:58C'est la protection sociale
30:59que nous allons financer.
31:00Si vous prétendez
31:02à Matignon,
31:02ce sera peut-être
31:03à l'issue
31:03d'une nouvelle dissolution
31:04qui le sait.
31:05J'ai des propositions
31:06d'économie.
31:07J'ai des propositions
31:08d'économie.
31:08Ça fera un an
31:11demain qu'Emmanuel Macron
31:12a dissous
31:12l'Assemblée nationale.
31:13Il y a 71% des Français
31:15qui considèrent
31:16que c'était une mauvaise décision.
31:17C'est le résultat
31:17d'un sondage
31:18qu'on a fait
31:18avec nos confrères
31:18de la Tribune dimanche
31:19ce matin,
31:20réalisé par l'Institut ILAB.
31:21Quel bilan
31:22vous faites
31:22de cette dissolution
31:23un an après vous ?
31:24C'est une très mauvaise
31:25dissolution.
31:26C'est une très mauvaise décision,
31:27mais il n'a pas pris que ça
31:29comme très mauvaise décision.
31:30Mais c'est une très mauvaise décision
31:31effectivement,
31:32puisqu'il y a
31:32une instabilité politique,
31:34il y a peu de réformes,
31:35on a un Premier ministre
31:36qui est obnubilé
31:37par la proportionnelle
31:37comme si c'était ça
31:38qui était la principale
31:39préoccupation de nos concitoyens
31:41et puis qui va aller chercher
31:4240 milliards d'euros
31:43d'argent supplémentaire
31:45dans les poches des Français
31:46alors qu'il y a
31:47des économies à faire ailleurs
31:49si je peux faire une proposition.
31:50À une.
31:50Par exemple,
31:51parce que mes amis,
31:53les millionnaires,
31:53les milliardaires,
31:55ceux dont vous me dites
31:56qu'ils créent des emplois
31:57sont les mêmes
31:58qui font un
31:59de l'optimisation fiscale,
32:00il faut être plus sévère,
32:02mais ce sont eux aussi
32:04qui se gavent
32:06d'argent public.
32:08Regardez la commission
32:09d'enquête
32:09de mon collègue
32:10Fabien Gué
32:10au Sénat
32:11qui a fait la démonstration
32:12que M. Bernard Arnault,
32:15première fortune de France,
32:17touche des centaines
32:18de millions d'euros
32:19de nos impôts.
32:20C'est pas normal.
32:22Non mais dites-moi,
32:24est-ce que vous trouvez normal
32:25que des grands groupes...
32:26Peut-être pas.
32:26Est-ce que vous trouvez normal
32:27que LVMH
32:30touche de l'argent public ?
32:31C'est nous qui posons
32:31les questions, Fabien Roussel.
32:32Le temps est compté.
32:33Peut-être pas.
32:34Allez-y,
32:34faites-moi plus,
32:34faites-moi plus.
32:35À l'occasion d'une campagne
32:37justement législative
32:38que le président de la République
32:40pourra à nouveau déclencher
32:41cet été,
32:42est-ce que, selon vous,
32:43est-ce que vous souhaitez
32:44qu'il dissolve à nouveau
32:45l'Assemblée
32:46vu le blocage
32:46qui existe
32:48au Brune des Bourbons ?
32:4965% des Français
32:50dans le même sondage
32:51qu'évoquait Guillaume
32:52ne souhaitent pas
32:53qu'il y ait une nouvelle dissolution.
32:53Quel est votre avis ?
32:55Eh bien, moi non plus.
32:56Pas de nouvelle dissolution.
32:57Non.
32:57Moi, je veux qu'il change
32:58de politique,
32:59qu'il change
32:59de Premier ministre.
33:01Vous êtes disponible.
33:02Vous pensez juste
33:03que François Bayrou...
33:04Et tout de suite,
33:04j'irai faire des économies
33:05dans les aides publiques
33:08versées aux grands groupes.
33:10LVMH,
33:11L'Oréal,
33:13Hermès,
33:14Total.
33:15Est-ce que vous trouvez normal
33:17que ces grands groupes
33:18qui distribuent
33:19des dizaines de milliards
33:20d'euros de dividendes
33:21perçoivent des aides publiques ?
33:23Fabien Roussel.
33:24On parle de la gauche.
33:27Alors, poursuivons sur la gauche.
33:28Olivier Faure vient d'être réélu
33:29Premier secrétaire d'EPS.
33:31Félicitations.
33:31Bonne ou mauvaise nouvelle ?
33:34Pour la gauche.
33:35Ben, félicitations.
33:36C'est un congrès démocratique.
33:40Ils ont débattu.
33:41Ils ont voté.
33:42Et il y a un résultat
33:43qui sort des urnes.
33:44C'est la démocratie.
33:45Et donc,
33:45j'ai adressé mes félicitations
33:47à Olivier Faure.
33:49Et nous nous connaissons.
33:51On a échangé hier.
33:52On va continuer de se parler.
33:53Et tant mieux.
33:54Les municipales de 2026,
33:56ça ne vous a pas échappé,
33:57arriveront avant la présidentielle de 2027.
33:59Est-ce que vous êtes favorable
34:00à des listes communes à gauche
34:01pour ces municipales,
34:02y compris avec la France insoumise,
34:04oui ou non ?
34:04Ben, moi, je suis pour le rassemblement
34:07de toutes les forces utiles
34:09et les forces de gauche
34:11qui, localement,
34:14savent s'unir autour d'un programme
34:16qui répond aux habitants.
34:17Ça veut dire que les élections municipales,
34:19ce n'est pas une élection nationale.
34:20Chaque ville a sa particularité,
34:23a son histoire,
34:24a ses besoins.
34:25Et donc,
34:25on a besoin d'élaborer,
34:27localement,
34:27un programme.
34:27Donc, il peut y avoir
34:28sur les mêmes listes
34:28des partisans de la France insoumise
34:31et des adhérents du Parti communiste.
34:32Et même au-delà.
34:34Et même au-delà.
34:35Ça veut dire que,
34:37je pense qu'aux élections municipales,
34:39ce ne sont pas les étiquettes
34:40qu'il faut regarder.
34:41Mais c'est qui, au-delà ?
34:42Concrètement, sur une liste ?
34:44Je ne parle pas d'étiquette.
34:47Non.
34:47Je parle qu'on doit construire.
34:48Vous avez bien compris
34:49pourquoi on vous pose la question.
34:51C'est parce que vos relations
34:51avec Jean-Luc Mélenchon
34:52ont souvent été assez orageuses,
34:54d'ailleurs.
34:56Où est-ce que vous en êtes aujourd'hui ?
34:57D'ailleurs,
34:58ça ne vous échappera pas
35:00qu'aux élections municipales.
35:01On ne va pas parler d'une liste
35:03avec Fabien Roussel
35:03et Jean-Luc Mélenchon.
35:04Ça ne risque pas d'arriver.
35:05Non.
35:06Voilà.
35:06Ça, c'est sûr.
35:07Est-ce que vous vous parlez encore ?
35:09Mais pas du tout.
35:10Ça fait très longtemps
35:11qu'on ne se parle plus.
35:12Et c'est très bien comme ça.
35:13Le divorce a été prononcé.
35:14Je lui ai dit
35:15tu peux garder la maison
35:15et les enfants.
35:16C'est bon.
35:16Je ne réclare même pas de pension.
35:17Tout va très bien.
35:18S'il nous regarde ce matin.
35:21Très sérieusement.
35:22S'il nous regarde ce matin,
35:23quel message vous adresseriez
35:24à Jean-Luc Mélenchon ?
35:25Qu'est-ce que vous lui diriez ?
35:27Je dirais que...
35:28Vous diriez quoi ?
35:29Jean-Luc quoi ?
35:29Au-delà des invectives,
35:31des insultes
35:32et dont j'ai fait l'objet,
35:34on a surtout besoin
35:35de parler du fond
35:36et du projet pour la France.
35:38Et donc,
35:39voilà,
35:41c'est ça qui me préoccupe aux gens.
35:42Oui, il en parle du fond pour le coup.
35:43Vous pouvez être en désaccord.
35:44Et moi aussi.
35:45Et nous avons des points de divergence.
35:47Et nous avons des désaccords,
35:48mais pas qu'avec Jean-Luc Mélenchon,
35:50avec d'autres.
35:50Et c'est pour ça que
35:51quand on parle
35:53des élections municipales,
35:54je dirais que c'est plus facile
35:55de s'accorder
35:56à l'échelle d'une commune.
35:57entre habitants,
36:01quelles que soient
36:01nos couleurs politiques,
36:03je dirais,
36:04y compris avec des insoumis,
36:05des écologistes,
36:06des socialistes
36:07et autres,
36:07des gaullistes,
36:09mais qu'importe,
36:10on s'unit
36:11au service d'une ville.
36:13Concernant la France,
36:15on a un projet
36:17à porter ensemble.
36:18Possiblement avec la France insoumise ?
36:19Je suis pour que
36:21nous arrivions
36:21à nous rassembler
36:23le plus possible
36:24autour du projet
36:25le plus ambitieux.
36:26Et ce qui me préoccupe le plus,
36:27c'est le projet,
36:28c'est le contenu.
36:29Donc moi,
36:29je serais partant
36:30de discuter avec
36:31Jean-Luc Mélenchon
36:32du contenu
36:33et de parler justement
36:34du travail,
36:35de pouvoir parler
36:36du climat
36:37et de l'énergie,
36:38de pouvoir parler
36:38agriculture et ruralité.
36:41Ah ben parce que
36:41je crois que la ligne
36:42est coupée
36:43et que...
36:44Mais vous savez
36:45que Jean-Luc Mélenchon
36:46dit que c'est lui...
36:47Je discute avec
36:48je discute avec des militants
36:49de la France insoumise
36:51avec qui nous travaillons
36:52dans des communes
36:52avec qui tout se passe très bien.
36:53Vous savez que
36:54Jean-Luc Mélenchon
36:54dit que c'est lui
36:55et personne d'autre
36:56le candidat de la gauche
36:57s'il en décide ainsi.
36:58Et par ailleurs,
36:59c'est lui qui dans les sondages
37:00est en tête aujourd'hui.
37:02Mais comme Jean-Luc Mélenchon
37:03pense que c'est lui
37:03le grand sauveur,
37:05donc le problème,
37:05c'est plutôt lui
37:07qu'il faut poser la question.
37:08Moi, je ne parle pas comme ça.
37:11Non mais vous pourriez dire
37:12on fait sans lui
37:12et puis on va se trouver
37:13un autre candidat
37:14pour unir la gauche.
37:15D'abord,
37:16nous sommes en 2025,
37:18mois de juin.
37:20Il y a des élections municipales.
37:22Elles sont importantes.
37:24Et j'appelle
37:25à ce qu'on soit
37:25le plus rassemblés
37:26à l'occasion
37:26de ces élections municipales.
37:28Et je ne pense pas
37:28que l'on pourra parler
37:29d'une conquête,
37:30d'une victoire de la gauche
37:31en 2027
37:32si la gauche n'est pas capable
37:33de gagner en 2026.
37:35Et donc,
37:36préoccupons-nous de ça d'abord.
37:37Mais ensuite,
37:37vous vous préparez.
37:39Vous avez été candidat en 2022.
37:40Est-ce que
37:41vous vous préparez
37:42à être candidat à nouveau
37:43en 2027 ?
37:44Mais encore une fois,
37:45je vous le dis,
37:46je suis préoccupé
37:47par la situation
37:48que nous vivons en France.
37:49Moi,
37:49ma priorité,
37:50c'est de lutter
37:51pour le pouvoir d'achat
37:52des Français,
37:53l'emploi,
37:53les salaires,
37:54les retraites.
37:54Ça,
37:55c'est maintenant.
37:55Ensuite,
37:56il y a des élections municipales.
37:58C'est dans un peu moins
37:59d'un an maintenant.
38:01Préoccupons-nous
38:01de ces 35 000 communes
38:03où des services publics
38:05sont menacés,
38:06où on a besoin
38:06d'élus intègres,
38:08honnêtes,
38:08proches des gens.
38:09Vous ne nous direz pas
38:09si vous êtes candidat
38:10à la prochaine élection présidentielle.
38:122027,
38:13c'est loin.
38:13D'ici là,
38:14il peut se passer
38:14plein de choses.
38:15Plein de choses.
38:17On parlait d'Olivier Fort,
38:19il veut faire une primaire
38:20qui irait,
38:20dit-il,
38:21de Ruffin à Glucksmann.
38:22Mais y participer,
38:23pourquoi pas,
38:23pour le Parti communiste ?
38:24Eh bien moi,
38:25j'ai commis un livre,
38:28le parti pris du travail.
38:30Et dans ce livre,
38:31je parle du projet
38:32que je porte pour la France
38:33et qui met le travail
38:35au cœur de la reconstruction
38:36de la société française.
38:37le travail avec un vrai salaire,
38:40avec du progrès social,
38:41avec de la justice sociale.
38:43Et c'est ma manière de dire,
38:45je souhaite participer,
38:47oui,
38:48à cette échéance en 2027,
38:49mais sur la base d'un projet.
38:51Et mon livre,
38:52le parti pris du travail,
38:54qui est toujours en vente
38:54dans les librairies,
38:56au Cherchemidi,
38:57autopub,
38:58un peu de pub,
38:59mais si ça intéresse
39:01nos concitoyens,
39:02qu'ils aillent regarder,
39:02ils verront le programme
39:03que nous entendons porter
39:05en 2027,
39:06en tout cas le mettre
39:07sur la table.
39:08Il y a beaucoup de débats à gauche,
39:09y compris sur des questions
39:09de laïcité.
39:10Regardez,
39:11je voudrais vous montrer
39:11une image qui a fait réagir
39:13beaucoup à gauche
39:14et pas seulement,
39:15c'est l'affiche de la marche
39:16des fiertés de cette année
39:18qui a été mise en avant.
39:19Alors,
39:19la région Île-de-France
39:20a décidé de retirer,
39:21c'est Valérie Pécresse
39:22de son côté,
39:23la subvention à l'inter LGBT.
39:25À la suite,
39:25justement,
39:26de cette affiche,
39:27on voit que c'est une affiche
39:28sur laquelle figurent
39:29sept personnages.
39:30Il y a une personne,
39:30notamment,
39:31qui porte un voile.
39:32Il y a quelqu'un
39:33qui brandit une pancarte
39:33contre, dit-il,
39:34l'international réactionnaire.
39:36Il y en a plusieurs
39:37avec un pins
39:38avec le drapeau palestinien.
39:39Au premier rang,
39:40il y a un homme
39:40en noir et blanc
39:41qui semble avoir été mis KO.
39:43Est-ce que vous,
39:44cette affiche,
39:45ça vous interpelle ou pas ?
39:46Pas plus que ça.
39:47Ce qui m'interpelle,
39:48je reviens encore
39:49sur les groupuscules
39:50d'extrême droite identitaires,
39:52c'est que ces mêmes groupuscules
39:54ont menacé
39:55de s'attaquer
39:56aux marches
39:57de la fierté,
39:59aux gay pride
39:59qui ont lieu
40:00en ce moment
40:01parce que ce sont
40:02des groupes
40:02qui s'en prennent
40:03aux militants communistes,
40:05qui s'en prennent
40:05au syndicalisme
40:06mais aussi
40:07aux personnes
40:08en fonction de leur sexe
40:09et de leur genre.
40:10Il y a beaucoup de signaux
40:10de violence,
40:11Fabien Roussel ?
40:12Il n'y a pas beaucoup
40:12de signaux de violence
40:13dans cette affiche ?
40:14Une marge des fiertés ?
40:17Ou de communautarisme ?
40:18Je ne vois pas de violence.
40:20La violence,
40:20elle est du côté du ceux...
40:21Il y a quelqu'un
40:22qui est à la renverse,
40:23une sorte de cadavre,
40:24donc je ne sais pas très bien
40:25ce qu'il fait là,
40:26avec cette personnage.
40:27Mais peut-être...
40:28Ça semble parfaitement
40:30communautariste.
40:31Ce n'est pas une affiche
40:32que le Parti communiste
40:33aurait faite,
40:33par exemple.
40:35Mais la violence,
40:36on en parlera
40:37quand il y aura
40:38des agressions
40:38contre ceux
40:39qui défilent
40:40de la part
40:41de groupes homophobes,
40:43de militants homophobes.
40:44La violence,
40:45elle est de ce côté-là.
40:46Et quand on appelle
40:47à défiler ensemble,
40:48en appelant au respect
40:49des genres,
40:51de ne plus faire
40:51de différence
40:52pour les personnes...
40:52Pour vous,
40:52ça c'est un appel
40:52à défiler ensemble ?
40:53Ça exclut tous ceux,
40:55en résumé,
40:56de droite
40:56ou qui viennent d'ailleurs ?
40:57Mais vous avez déjà
40:58participé à une marche
40:59des fiertés ?
41:00Non, mais néanmoins,
41:01ce n'est pas le problème.
41:02C'est la fête.
41:03Tout le monde
41:04danse,
41:07chante,
41:07en se respectant,
41:09quelle que soit
41:09notre couleur de peau,
41:10notre sexe
41:10et notre genre.
41:12Et donc,
41:13c'est ça qu'il faut
41:14respecter d'abord.
41:15Et je crains,
41:16en revanche,
41:16qu'il y ait des agressions
41:17de la part
41:18de groupes identitaires.
41:20Et ça,
41:20c'est la véritable menace
41:21qui existe dans notre pays.
41:22On voit qu'effectivement,
41:24cette question
41:25de la marge des fiertés
41:26a suscité un grand débat
41:27sur la laïcité
41:28et sur la...
41:28Qu'est-ce qu'être français
41:29aujourd'hui ?
41:30Ce sera un des débats
41:30centraux à gauche,
41:32vous pensez,
41:32pour la prochaine élection ?
41:33Vous souhaitez prendre
41:34votre part ?
41:34Bien sûr.
41:35Bien sûr,
41:35ça va être un débat
41:36important dans notre pays
41:38et y compris à gauche.
41:40D'abord,
41:41parce que
41:42notre République
41:44est laïque.
41:45Et je suis moi
41:46descendant de Jaurès
41:48et d'Arécide Briand
41:49qui défendait
41:50une République laïque
41:51et sociale.
41:53Et c'est cette République-là
41:54que nous défendons.
41:55Or,
41:55aujourd'hui,
41:56cette République laïque
41:57et sociale,
41:57elle est menacée.
41:58La République sociale,
41:59j'en ai parlé
41:59avec les politiques
42:01d'austérité,
42:01les attaques
42:02sur le pouvoir d'achat,
42:03elle est menacée
42:04comme jamais.
42:05Mais la République laïque
42:06aussi.
42:08Et elle n'est pas
42:08menacée par une telle affiche.
42:09Et donc,
42:10je suis autant
42:11un défenseur
42:13d'une République
42:15laïque
42:16juste,
42:17mais je ne serai pas
42:18non plus
42:18laïcard
42:19outrancier dans ce domaine.
42:21Il faut juste
42:22respecter la loi
42:23de 1905
42:24telle qu'elle a été
42:25écrite,
42:26ni plus ni moins.
42:27Et nous,
42:28c'est ce que nous appelons
42:28de nos voeux.
42:29Et je serai
42:30un combattant
42:31de l'antiracisme.
42:34Je me battrai
42:35contre le racisme,
42:36je me battrai
42:36contre l'antisémitisme
42:37qui sont deux fléaux
42:38qui grandissent
42:39dans notre pays
42:39et sur lesquels
42:40la gauche doit être
42:41beaucoup plus faite.
42:41Merci Fabien Roussel
42:42d'avoir été notre équipe.
42:43Merci Amandine,
42:44merci Jules.
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