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00:00Une séance de rattrapage avec les excellents David Revaud-Dallon, rédacteur en chef de la revue L'Hémicycle, dont voici, je le montre, le dernier numéro sur la parité à l'Assemblée.
00:13On n'y est toujours pas. Jean-Baptiste Daoulas du service politique de libération. Bonsoir Jean-Baptiste. Et Stéphanie Despierre d'LCP. Bonsoir.
00:22On commence par François Bayrou. Voici ce qu'a dit le Premier ministre ce matin sur le droit du sol chez nos confrères d'RNC.
00:28Moi, je crois que ce débat public est trop étroit et qu'il faut un débat public approfondi et beaucoup plus large que ça.
00:38Vous voyez bien ce qui fermente depuis des années. Ce qui fermente, c'est qu'est-ce que c'est qu'être français ? Qu'est-ce que ça donne comme droit ? Qu'est-ce que ça impose comme devoir ?
00:53Alors, qui va nous décrypter le François Bayrou de ce matin ? Que veut le Premier ministre ?
00:59Intéressant parce que, vous savez, il avait déjà fait une sortie sur la submersion migratoire qui lui avait valu quelques soucis et inquiétudes par rapport à la non-censure du PS.
01:08On n'était pas passé loin de la correctionnelle. On se demandait si c'était une erreur, une bourde, quelque chose de calculé.
01:14Il semble très clairement que là, François Bayrou, il est dans une offensive de charme, si j'ose dire.
01:20Si j'ajoute à ça l'offensive parallèle et beaucoup plus puissante du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau sur ce terrain-là,
01:27ça veut bien dire qu'il y a un sujet qu'à l'évidence, le Premier ministre cherche à défricher, travailler notamment en termes d'opinion.
01:35– Vous êtes dubitatif, Jean-Baptiste ?
01:37– Oui, je suis assez en désaccord au niveau de l'interprétation. En fait, quand on écoute l'ensemble de la séquence,
01:42on a l'impression que François Bayrou, il improvise complètement. Parce que quand les journalistes lui disent
01:45« Bon alors, ce débat, monsieur le Premier ministre, ça va ressembler à quoi ? », il leur dit « Oh ben, il faut réfléchir à la manière dont le débat va se développer ».
01:53Donc ça veut dire que lui-même n'a pas le début du commencement de réponse à votre question, Myriam.
01:57– Et donc c'est quoi ? C'est improvisé, le style Bayrou ?
02:01– On voit le style Bayrou, encore une fois, à l'œuvre. C'est-à-dire que François Bayrou, il improvise,
02:05il dit ce qu'il pense. – Mais c'est ultra politique de parler d'un débat sur qu'est-ce qui est trop français.
02:09– Non mais on repense à Nicolas Sarkozy et l'identité nationale.
02:12– Il y a eu des propos du ministre de l'Intérieur la veille, hier soir à l'Assemblée,
02:15à la sortie d'un débat sur le droit du sol à Bayotte, où Gérald Darmanin a dit
02:18« Le débat public doit s'ouvrir sur le droit du sol dans notre pays ».
02:21Et en fait, c'est aussi pour ça qu'on interroge François Bayrou sur ce sujet-là ce matin.
02:26Et en effet, la réponse n'est pas très très claire.
02:29– Non mais quand François Bayrou soit un petit peu au fil de l'eau, et je suis assez d'accord avec vous,
02:32sur le fait qu'il n'y a pas forcément de plan préparé. En revanche, ce qui est très clair,
02:35c'est qu'il ne désavoue ni son ministre de l'Intérieur, ni son ministre de la Justice,
02:39et qu'à l'évidence, il sait, et d'ailleurs il en a fait mention à la fois dans sa déclaration de politique générale
02:44et dans sa fameuse intervention à la télévision qui avait fait tant de bruit sur la submersion migratoire,
02:49il sait qu'il y a là un sujet dans l'opinion, d'ailleurs ça a été validé par les sondages,
02:53et donc évidemment il s'y engouffre.
02:55Alors je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il n'y a pas forcément un dispositif très stratégiquement préparé,
02:59mais en tout cas il suit ces deux ministres qui sont en pointe sur ce sujet.
03:02Donc il suit ces deux ministres, et puis il y a un tweet qui a surpris aussi,
03:05on aurait pu croire à un tollé à gauche,
03:08Olivier Faure, le patron des socialistes, dit que le sujet n'est pas tabou.
03:11Comment vous comprenez ça ?
03:12Moi je le comprends en fait comme le fait qu'Olivier Faure s'engouffre dans le flou de la pensée de François Bayrou.
03:18C'est-à-dire que quand vous ouvrez un débat aussi large que ça,
03:21vous pouvez très bien finalement se mettre d'accord sur le fait qu'être français,
03:26c'est peut-être être très heureux d'avoir des origines extrêmement diverses,
03:29croire à la laïcité, croire à l'universalisme,
03:32et que ce n'est pas du tout les obsessions identitaires d'un Bruno Retailleau,
03:35ou encore plus de l'extrême droite.
03:37Ce qui est plus gênant finalement, c'est le flou des termes de François Bayrou.
03:40Quand il parle de submersion migratoire, par exemple,
03:42comme il le disait, un sentiment de submersion migratoire,
03:44pour être tout à fait précis,
03:46on ne sait pas ce que ça revêt derrière.
03:48On sait que c'est un terme qui est validé par l'extrême droite,
03:50qui est utilisé par une partie de la droite également.
03:52Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
03:53Est-ce que ça veut dire qu'on ne reconduit pas suffisamment à la frontière
03:56les personnes étrangères qui sont soumises à une OQTF,
03:59une obligation de quitter le territoire ?
04:00Est-ce que c'est ça que ça veut dire, la submersion migratoire ?
04:02Ou est-ce que c'est simplement qu'il y a trop de noirs et d'arabes dans le pays,
04:05et que finalement c'est validé un sentiment de racisme
04:08tout à fait condamnable de certains Français ?
04:10On ne sait pas.
04:11En fait, le concept, il est extrêmement flou.
04:12En tout cas, ça va encore creuser le divorce
04:14entre les insoumis et les socialistes, ce débat.
04:16Oui, pour le coup, c'est mon tour de n'être pas d'accord
04:18avec Jean-Baptiste Daoulas.
04:19Moi, je pense que le premier secrétaire du Parti socialiste,
04:23il s'engouffre au contraire dans une brèche,
04:26un trou noir, un angle mort de la gauche
04:29depuis des années et des décennies.
04:30L'immigration.
04:31Alors, l'immigration, les questions régaliennes,
04:32la sécurité en général, mais là précisément l'immigration.
04:34Il y a déjà plusieurs personnalités
04:36qui s'étaient affrontées un petit peu au sujet.
04:38Je pense à Manuel Valls, Ségolène Roya,
04:40ce qu'on avait autrefois qualifié
04:41comme la droite du Parti socialiste.
04:43Mais aujourd'hui, ça me semble tout à fait normal
04:44vu la vraie inquiétude et la vraie préoccupation de l'opinion
04:48et la réalité de certains problèmes d'intégration
04:51dans certains quartiers.
04:52Ça me semble tout à fait normal
04:52que le chef du Parti socialiste l'évoque.
04:55Et d'autant plus que c'est dans une, vous avez remarqué,
04:57une lutte aussi, une compétition avec les insoumis
05:00qui, eux, ont accusé précisément,
05:02je crois qu'on va en parler,
05:03les socialistes d'être de mèche
05:05avec le Rassemblement national.
05:06En tout cas, pour l'instant,
05:07il est plutôt validé dans sa stratégie
05:09par les Français dans l'opinion.
05:11Je voudrais qu'on parle de ce qui s'est passé hier
05:13dans l'hémicycle toute la journée.
05:15Stéphanie Despierre, François Bayrou,
05:18eh bien, il a dû assister à ce spectacle
05:20d'un vrai chaos à l'Assemblée.
05:23Oui, alors c'était ce qu'on appelle
05:24la niche parlementaire de la droite républicaine
05:27qui voulait changer les règles
05:29du droit du sol à Mayotte.
05:31Donc c'est un débat, ça a duré toute la journée.
05:33Le matin, ça a été un débat de fond.
05:35Et l'après-midi, alors là, ça a dégénéré
05:37parce que c'était très tendu.
05:39La gauche a rajouté plein d'amendements
05:41à l'heure du déjeuner pour éviter
05:43qu'on arrive au bout de la discussion
05:45sur ce sujet-là.
05:47Oui, parce que dans la niche parlementaire,
05:47à minuit, c'est fini.
05:48Voilà, à minuit, c'est fini.
05:49Donc ils ont tenté de ralentir les débats.
05:51Ils ont fait, on voit Mathilde Panot
05:52qui brandit le règlement de l'Assemblée nationale.
05:54Ils ont fait plein de rappels au règlement
05:55pour tenter d'empêcher d'aller au bout
05:58et d'aller au vote parce qu'ils savaient
05:59que sur cette question-là,
06:00l'Assemblée nationale allait probablement
06:02valider cette restriction du droit du sol
06:04à Mayotte.
06:05Et c'est ça qu'on a eu.
06:06Oui, et d'ailleurs, avec un amendement
06:08qui a été adopté, Ciotti, un peu par mégarde.
06:12Oui, l'idée, c'était de, par mégarde,
06:15il y a eu une espèce de confusion,
06:16mais ça illustrait bien la confusion générale
06:17où, en fait, plus personne ne comprenait
06:18ce qui avait été voté.
06:19Le ministre de la Justice était obligé de dire
06:22« Attendez, alors je ne suis pas d'accord,
06:23mais on verra quand ça reviendra du Sénat,
06:26je vous promets de corriger ».
06:27Franchement, plus personne ne comprenait rien.
06:29Un amendement qui demandait
06:30est-ce que les deux parents de l'enfant
06:33nés à Mayotte soient sur le sol
06:35pendant trois ans, au lieu d'un an.
06:37Alors que le texte initial,
06:38et le gouvernement a dit qu'il y reviendrait,
06:40c'était seulement un an.
06:42Bayrou, quand même, quelle semaine, David ?
06:44Il a réussi son pari.
06:46Il a évité la censure.
06:47La France a enfin un budget.
06:49Oui, mais à quel prix ?
06:50À quel prix pour les finances publiques,
06:52pour le déficit, pour la dette, c'est évident.
06:54Alors, c'est vrai que par rapport à Michel Barnier
06:56qui avait essuyé les plâtres,
06:58il s'en est sorti.
06:58Il est encore vivant.
07:00Je pense qu'on en parlait,
07:01il s'est donné quelques semaines,
07:03voire quelques mois d'oxygène.
07:05Il va y avoir d'autres occasions de censure.
07:06C'est quand même assez habile, de sa part,
07:09d'avoir réussi cette première étape de l'Himalaya.
07:12À court terme, évidemment,
07:13la première étape de l'Himalaya,
07:14il a installé le camp de base,
07:16comme on dit en alpinisme.
07:17Simplement, à quel prix ?
07:19Au prix d'énormes concessions,
07:20qui fait qu'au mieux,
07:21on réduira le déficit budgétaire à 5,4% du PIB
07:26et vraisemblablement moins.
07:27Donc, à l'évidence,
07:28ce n'est pas assez pour une trajectoire de retour au 3%
07:31qui est prévue pour 2029.
07:32Et puis, surtout, c'est extrêmement fragile.
07:35On le voit, les mêmes causes produisant les mêmes effets.
07:38Le Parti socialiste, qui n'a pas censuré,
07:40pourrait très bien décider de le faire
07:41lors des prochaines occasions.
07:43Je pense notamment à la réforme des retraites.
07:44Et puis, le Rassemblement national est toujours en embuscade.
07:47Et il y a beaucoup de voix au Rassemblement national
07:50qui estimaient qu'il fallait censurer.
07:52Il y a eu une vraie discussion,
07:54pour ne pas dire une vraie division au sein du RN.
07:56Et certaines personnalités du RN,
07:57et non des moindres,
07:58c'est vrai que c'est la présidente du groupe,
08:01Marine Le Pen, qui décide.
08:02Mais des personnalités comme Sébastien Chenu,
08:04Jean-Philippe Tanguy étaient totalement pour censurer
08:07et le sont toujours.
08:08Donc, le match est loin d'être terminé.
08:09Oui, il est en sursis.
08:11Tout est encore possible dans cette Assemblée nationale.
08:14Vous voyez un paradoxe Bayrou, Jean-Baptiste ?
08:16En fait, il y a un paradoxe dans le sens
08:18où les soutiens de François Bayrou à l'Assemblée
08:22nous décrivent quand même quelqu'un
08:24qui est souvent pas au niveau.
08:25C'est-à-dire qui est brouillon, qui est pas clair.
08:27D'ailleurs, on le voyait encore sur l'immigration
08:28il y a quelques minutes.
08:30Et en même temps, il a une baraka incroyable.
08:32Parce qu'il arrive pile au moment
08:34où les socialistes ne veulent plus censurer le gouvernement
08:38comme ils voulaient censurer par principe Michel Barnier.
08:41Ce qui fait que si François Bayrou est arrivé en premier,
08:43il aurait sans doute fini exactement comme Michel Barnier.
08:46C'était pas un problème de personne,
08:47c'était un problème de principe.
08:48Il arrive juste en deuxième.
08:49Il faut qu'on n'ait que de la chance.
08:51Il n'y a pas un peu de talent quand même.
08:52En tout cas, quand on regarde les études d'opinion,
08:54c'est quand même assez intéressant.
08:55François Bayrou, à titre personnel,
08:57il est environ 10 points en dessous de Michel Barnier
09:00ou Gabriel Attal avant lui.
09:01C'est-à-dire qu'à titre personnel, il est assez impopulaire.
09:04En revanche, ce qu'il sauve,
09:05c'est que désormais, les Français sont majoritairement
09:07contre la censure.
09:09Alors qu'à l'époque de Michel Barnier,
09:11qui était plus populaire que Bayrou aujourd'hui,
09:14les Français étaient pour la censure.
09:16En fait, c'est aussi simple que ça.
09:17François Bayrou est au bon moment.
09:18Oui, il arrive au bon moment.
09:20David ?
09:20C'est vrai, mais vous êtes un petit peu dur
09:21dans la mesure où, par rapport à Michel Barnier,
09:23il y a quand même une vraie différence de stratégie.
09:24Michel Barnier, il s'était tourné sur sa droite.
09:26Il s'était tourné vers le RN
09:27en choisissant de confier son destin à Marine Le Pen,
09:31de le mettre entre les mains de Marine Le Pen,
09:32laquelle a décidé à un moment de baisser le pouce
09:35et a scellé son sort.
09:36Là, il a cherché quand même un accord avec les socialistes.
09:39Vous avez raison de dire qu'ils ont changé de position
09:41puisque le premier coup, c'était censure obligatoire et directe.
09:44Et là, c'était moins le cas.
09:46Mais il y a quand même eu ce petit changement de stratégie.
09:48Après, je suis d'accord avec vous
09:49sur le fait qu'il y a beaucoup de chance
09:50et de barracas, ça, c'est une évidence.
09:51Disons que François Bayrou, il arrive aussi à un moment
09:52où, en effet, les premières solutions ont été épuisées
09:55et que la deuxième censure,
09:57elle a un coup politique bien plus fort.
09:58Et c'est pour ça que les socialistes hésitent.
10:00Et comme il y a déjà eu une censure...
10:01Il a quand même donné les retraites,
10:03redonné la balle aux syndicats.
10:05Tout ça, c'est du Bayrou.
10:06Je ne suis pas partie prenante de ce décryptage.
10:11Il est arrivé au camp de base,
10:12donc notre Premier ministre reste le plus dur.
10:14Le premier col, écoutez.
10:16J'ai utilisé l'image de l'Himalaya,
10:20chaîne de montagne de 2000 km
10:22sur laquelle il y a 8, si je ne me trompe pas,
10:27sommets de plus de 8000 m.
10:29Et nous avons...
10:31Et il y a des crevasses, vous avez raison,
10:32monsieur le député.
10:34Alors, Stéphanie Despierre, racontez-nous,
10:36le montagnard, qu'a-t-il devant lui ?
10:38Quelle est la suite ?
10:38Bon, ben, des crevasses, on aura compris.
10:40Pas 8 sommets, mais en fait, il y en a 10,
10:41des sommets de plus de 8000 dans l'Himalaya.
10:44Et pour l'instant, on ne sait pas très bien
10:45ce qu'il va y avoir au menu du Parlement.
10:47Il y a la loi agricole qui est en débat au Sénat,
10:49qui va revenir à l'Assemblée,
10:50mais qui était déjà dans les tuyaux.
10:52On sait qu'on attend un projet de loi sur un Mayotte.
10:55Il y a des propositions là.
10:56Mais en fait, ça va être compliqué pour François Bayrou.
10:59Il a passé le budget le plus dur,
11:01mais maintenant, est-ce qu'on ne va pas avoir de l'immobilisme ?
11:03Parce qu'on l'a vu, l'Assemblée est très éclatée,
11:06tout est très éruptif.
11:07Comment il va pouvoir faire passer des projets de loi
11:09d'envergure dans les prochaines semaines ?
11:11La question se pose.
11:13On parle même de gouverner à coup de proposition de loi.
11:15Quand on voit ce qui s'est passé hier,
11:17ça va être compliqué.
11:18Quelles sont les grandes réformes ?
11:19Est-ce qu'il va gérer l'immobilisme ?
11:21Les grandes réformes, on oublie d'ailleurs,
11:23François Bayrou a été extrêmement vexé
11:25d'un propos d'Edouard Philippe il y a quelques semaines,
11:27disant que rien de décisif ne serait fait pendant deux ans.
11:30Ça pique là où ça fait mal, mais c'est vrai.
11:34Il n'y a aucun grand texte un peu polémique qui peut passer.
11:37Parce que plus vous avez d'articles dans un projet de loi,
11:39plus vous pouvez perdre des votes au fil de l'eau
11:41avec une partie de l'hémicycle qui est avec vous,
11:43puis ensuite qui n'est plus avec vous.
11:44Un grand texte, ça ressemble à un Frankenstein à la fin
11:46parce que personne ne peut être assez d'accord
11:48pour avoir un texte cohérent.
11:50Le gouvernement n'a pas de pouvoir pour imposer une version cohérente.
11:53Donc vous ne pouvez faire que, petite mesure par petite mesure,
11:56en espérant avoir soit avec vous le Front National,
12:00soit à la gauche.
12:01En fait, il n'y a pas tellement d'autres...
12:02D'un mot, pour terminer rapidement,
12:04le rang rendez-vous quand même majeur politique de vérité,
12:06ce sera des retraites.
12:07Bien sûr.
12:08S'il arrive jusque-là.
12:09S'il arrive jusque-là.
12:10Et pour l'instant, c'est un peu monsieur bricolage.
12:11François Bayrou, il plante un clou ici,
12:14il vise une vis par là, le budget le monte,
12:17c'est quand même un budget de bricolage.
12:18Donc pas de grandes réformes,
12:19parce que par définition, les grandes réformes,
12:21elles sont polémiques,
12:22elles devraient être courageuses
12:24et donc elles sont heurtantes pour l'opinion.
12:26Et donc, dans ce contexte, c'est un peu,
12:28pardonnez-moi cette deuxième image cinématographique,
12:30c'est un peu mission impossible.
12:31Merci.
12:32C'était féroce, nos chroniqueurs, cette semaine,
12:34et c'est pour ça qu'on les aime.
12:35Merci, les amis.
12:36C'est le week-end.
12:37Profitez bien.
12:38À la semaine prochaine.