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  • il y a 7 mois

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00:00Stéphanie Despierres, c'est reparti.
00:03En tout cas, ça commence assez mal et on va plutôt vers une guerre entre Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau.
00:08Le dîner qu'ils ont eu hier soir s'est pas très bien passé.
00:11L'entourage de Laurent Wauquiez a fait savoir que le patron de la région Rhône-Alpes avait dit à Bruno Retailleau,
00:18à toi d'incarner la droite au gouvernement, à moi de gérer la refondation de la famille politique.
00:23Et il le menace. Si tu romps cet accord, tu porteras la responsabilité d'allumer une guerre des chefs qui sera dévastatrice.
00:29Bref, le dessert devait être un petit peu difficile à avaler.
00:33Claire Conrouille, il y a une rivalité évidente entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez.
00:39Il y a un effet Retailleau à droite. Ça, on peut le dire véritablement pour cette famille politique ?
00:45Oui, c'est pour ça que la rivalité est en réalité très circonstancielle.
00:49Parce qu'encore une fois, personne n'avait imaginé que si ce duel se cristallise, il aurait bien lieu.
00:55Ce qu'a dit Laurent Wauquiez hier soir à Bruno Retailleau, c'est-à-dire chacun dans son rôle, toi au gouvernement, à moi la refondation du parti.
01:03C'est vrai que c'était, entre guillemets, le deal entre les deux hommes cet été.
01:08Il le veut le parti Bruno Retailleau, non ?
01:11Oui, et ce qui a changé entre-temps, c'est que Bruno Retailleau a été par deux fois nommé ministre de l'Intérieur et propulsé par la popularité qu'on lui connaît, que vous montriez.
01:22Et que ça a d'abord donné des idées à son entourage et à des élus et évidemment aux militants.
01:29Et que maintenant, cette petite idée a fini par fleurir dans la tête de Bruno Retailleau, ce qui donne lieu à ce qui ressemble au tout début d'une guerre des chefs.
01:39Pour l'instant, tout ça, c'est une colère un peu sourde. On va voir comment ça évolue.
01:44Pour bien comprendre, pour ceux qui nous regardent, ils veulent la même chose, les deux. Ils veulent le parti et ils veulent la présidentielle, la candidature. Est-ce que je résume bien les choses ?
01:53Oui, après, il y en a un des deux qui peut-être y pense pas depuis aussi longtemps que l'autre, mais...
01:58C'est Bruno Retailleau.
01:58C'est Bruno Retailleau qui jusque-là, que les Français ne connaissaient pas, il était le patron des sénateurs les Républicains.
02:04Et c'est vrai que le fait qu'il soit ministre de l'Intérieur lui donne le mets en lumière, il a une énorme cote de popularité.
02:09Donc il commence à songer à quelque chose que peut-être il n'envisageait pas.
02:13Il y a encore quelques semaines et quelques mois.
02:15Pour bien comprendre également, c'était Ciotti, le patron des LR. Il est parti.
02:21Donc qui dirige aujourd'hui la droite ?
02:23En fait, c'est une direction collégiale depuis le départ d'Éric Ciotti qui a créé l'Union des Droites et s'est allié avec le Rassemblement National.
02:31Donc en plus, les Républicains ne sont pas encore tout à fait remis de cette énorme secousse qui a eu lieu au moment des législatives.
02:37Donc c'est une direction collégiale.
02:38Ce matin, on a senti que Laurent Wauquiez ne voulait pas trop presser le calendrier pour organiser un congrès.
02:45On a parlé d'avant l'été.
02:47Pendant le bureau politique, Michel Barnier, mais aussi Gérard Larcher ont demandé à ce que le calendrier aille plus vite, qu'il fallait désigner un président du parti plus rapidement.
02:56On peut considérer que ça arrangerait Bruno Retailleau qui peut surfer sur sa popularité actuelle.
03:03Donc voilà, il y a une guerre de calendrier pour savoir exactement comment ça va se passer ensuite, comment on va désigner un nouveau président de parti.
03:09Pierre Conruy, Bruno Retailleau, il veut que ça aille vite.
03:13Et Laurent Wauquiez, il veut au contraire faire traîner pour départager qui sera le futur chef de la droite.
03:20Il va y avoir un congrès, ça veut dire quoi ? Des primaires ? Comment ça peut se passer ?
03:23L'idée, c'est que dans deux semaines, il y ait un nouveau bureau politique qui tranchera une date pour notamment déterminer le jour de l'élection du président du parti par les adhérents.
03:37Évidemment, ça, c'est des arguments de chaque côté, de chaque camp qu'on entend.
03:41C'est-à-dire, il fait exprès, Laurent Wauquiez fait exprès de retarder en espérant que la popularité du ministre de l'Intérieur s'effrite.
03:48Quand Bruno Retailleau voudrait justement profiter de cette espèce de notoriété, de moment Retailleau, si on peut appeler ça comme ça, pour se lancer.
03:59On peut préciser que Bruno Retailleau n'est pas le seul qui veut accélérer le calendrier et ça pour des raisons, comment dire, plus larges que celles qui concernent ces deux personnalités.
04:11C'est que si on arrive au début de l'été et qu'il y a des législatives anticipées, voire pourquoi pas une présidentielle anticipée, la droite doit être prête.
04:23Et si elle n'a ni chef de parti, ni candidat pour se lancer pour le plus haut poste de la nation, c'est quand même très problématique.
04:32– Évidemment, c'est une vraie rampe de lancement d'être à la tête d'un parti quand on est candidat à la présidentielle.
04:38C'est pour ça qu'il veut le parti Bruno Retailleau, il faut être très clair.
04:41– Très clairement, même si les Républicains ont par exemple encore des problèmes d'argent.
04:45Donc parfois on prend un parti aussi pour avoir la cagnotte et la puissance financière derrière pour mener une campagne.
04:51Bon là, les finances du parti sont améliorées, mais c'est encore pas formidable.
04:55Il y a beaucoup moins d'adhérents qu'à une époque.
04:56Donc on donne des chiffres, mais on n'est pas très sûr, 12 000, 17 000, certains montrent jusqu'à 27 000.
05:01Mais ça, c'est le Congrès qui va permettre de voir un petit peu ça.
05:05Mais quand même, on ne peut pas en France faire une campagne sans être adossé à un parti.
05:09Et les Républicains se disent, malgré l'espace politique assez pris à droite et sur leur droite,
05:15qu'il y a un espace et si on veut essayer d'aller dans cet espace,
05:19il faut la force de frappe d'un parti, même s'il est un peu moins fort qu'il y a quelques années.
05:25Alors un espace pour le parti et puis à la présidentielle quand même, là très clairement, pour l'instant.
05:30Je dis bien pour l'instant, les sondages plient le match en faveur de Bruno Rotaillot.
05:34On se souvient de la une de Valeurs Actuelles et si c'était lui, 25 % de propension à voter.
05:39Ce n'est pas des intentions de vote pour 2027, 16 seulement pour Laurent Wauquiez.
05:45Il paye quoi Laurent Wauquiez ? Il paye son refus d'entrer au gouvernement ?
05:48Oui, très clairement. Même si on ne peut pas refaire l'histoire.
05:55Mais à mon avis, la faute originelle de cette période de Laurent Wauquiez,
05:58c'est d'avoir refusé de rentrer au gouvernement et de tout simplement d'avoir refusé
06:02de s'offrir une exposition beaucoup plus large que quand on n'est même pas encore chef d'un parti
06:08dans un État, comme vous l'avez très bien dit, moribond.
06:11Et donc là, en plus, ce qui est assez intéressant, c'est qu'entre Bruno Rotaillot et Laurent Wauquiez,
06:18je veux dire, idéologiquement, on n'est pas sur quelque chose d'absolument différent.
06:23C'est quasiment ton sur ton.
06:24Contrairement aux primaires précédentes, par exemple.
06:26Oui, exactement. Contrairement aux primaires précédentes, où là, vraiment, il y avait des lignes qui se confrontées.
06:30Ah oui, ce type écresse, c'était deux.
06:32Exactement. Et donc là, se cristallisent deux personnalités.
06:36D'un tout petit mot, on connaît l'adage, la droite, la machine à perdre, la plus bête du monde.
06:41Cette guerre des chefs, elle pourrait paralyser et faire échouer la droite ?
06:44Vous pensez d'un mot ?
06:45Oui, probablement. C'est le grand risque et c'est ce que tous les cadres ont en tête.
06:48Ils ont eu un moment barnier où ils se sont dit, c'est bon, on revient au pouvoir, aux manettes.
06:53On a un peu d'espoir, un peu d'optimisme.
06:55Il ne faudrait pas tout gâcher.
06:55Il ne faudrait pas tout mettre par terre.
06:57Merci.
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