00:00La politique et le PSG et les débordements en marge des célébrations qui sont devenus, hélas, un sujet.
00:05Et un homme est au centre des critiques.
00:07Il s'agit du ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot, qui est en quelque sorte pris en étau entre deux critiques,
00:13celle de la France Insoumise et celle du Rassemblement National.
00:16Bruno Rotaillot, critiqué par ces mots qu'il a employés dès samedi soir quand il a qualifié les casseurs de barbares.
00:23Alors ça n'a pas plu du tout à la France Insoumise qu'il accuse de mettre de l'huile sur le feu.
00:28Antoine Léoman considère même, je cite, que le barbare, c'est lui en désignant le ministre de l'Intérieur.
00:35Ciblé d'autre part, on le disait, et pour d'autres raisons, par le Rassemblement National.
00:39Et notamment Jordan Bardella, le président du parti, qui juge que le risque sécuritaire de cette soirée a été manifestement sous-estimé.
00:47Alors pourquoi cible du Rassemblement National ?
00:49Eh bien parce qu'évidemment, le Rassemblement National sent bien que Bruno Rotaillot, ces dernières semaines,
00:53commence un petit peu à manger sur son territoire,
00:55qu'il séduit une partie de l'électorat du Rassemblement National.
00:58Donc il y a une stratégie, quelque chose qui a été passé en coulisses au Rassemblement National,
01:02c'est de ne surtout pas lâcher Bruno Rotaillot et de se dire,
01:04dès qu'on peut lui connaître dessus, on lui cogne dessus,
01:07parce qu'ils ont peur d'une chose, c'est que Bruno Rotaillot fasse ce que Nicolas Sarkozy avait fait en 2007,
01:11c'est-à-dire siphonner une partie de son électorat, comme l'ancien président l'avait fait,
01:16avec Jean-Marie Le Pen.
01:18Et je peux même vous dire que ces critiques contre Bruno Rotaillot,
01:20elles ne viennent pas que du RN ou de LFI,
01:22en coulisses, même chez certains de ses « amis », entre guillemets,
01:26de ses rivaux des Républicains.
01:27Hier soir, j'ai reçu plusieurs SMS qui me disaient,
01:30c'est curieux, c'est curieux, regardez ce qui se passe pour Bruno Rotaillot,
01:33comme quoi, parfois on n'a pas besoin d'ennemis,
01:35les meilleurs amis sont dans son propre parti.
01:37Est-ce que Bruno Rotaillot a reconnu avoir peut-être employé des mots un peu excessifs ?
01:42Pas du tout, mais alors pas du tout, ça n'est pas le genre.
01:44Bruno Rotaillot assume totalement un.
01:46Écoutez ce qu'il disait hier en fin d'après-midi.
01:49Oui, ce sont des barbares.
01:51La barbarie, vous voyez, c'est quand tout devient prétexte à la violence.
01:56La barbarie, c'est quand tout devient prétexte au plaisir,
02:00au désir désinhibé de la destruction et du pillage.
02:05Alors, pourquoi est-ce qu'il assume ?
02:07Déjà parce qu'il le pense vraiment,
02:08que ce sont, je cite, des barbares et qu'il n'est pas habitué à de la langue de bois
02:13et que même en termes de communication,
02:14il en a fait un élément désormais de sa personnalité.
02:18Ensuite, parce que se poser comme meilleur opposant à la France insoumise,
02:22ça sert évidemment aussi son parcours politique,
02:25il veut être l'homme de droite qui dénonce, rappelez-vous,
02:27cette gauche mélanchonisée, c'est un terme qui l'en poulot régulièrement.
02:31Néanmoins, ça lui montre une chose,
02:32c'est que certes le ministère de l'Intérieur,
02:34c'est un ministère qui le place dans la lumière,
02:36qui lui permet de se bâtir et de se construire une stature,
02:39mais c'est sans aucun doute aussi le ministère le plus risqué
02:42où tout peut basculer parfois en une seule nuit.
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