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  • il y a 8 mois
Quatre personnes interpellées lors des violences en marge des célébrations du titre du PSG en Ligue des champions ont été jugées en comparution immédiate ce lundi 2 juin. Elles ont toutes écopées de peines de prison avec sursis. Matthieu Valet, député européen RN, était l'invité de BFM Story pour évoquer le sujet. 

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Transcription
00:00Écoutez, moi hier j'ai vu une kermesse du laxisme judiciaire.
00:03On a des peines comme une loterie de la Ducasse, comme on dit chez moi dans le Nord,
00:06qui allait de deux mois d'emprisonnement avec sursis à huit mois.
00:09Aurélien qui a tiré sur des fusées d'artifice sur les gendarmes, trois mois avec sursis.
00:14Bayot qui a fait des morts d'artifice sur les forces d'ordre, huit mois avec sursis,
00:18avec un stage de solidarité, comme quoi il faudra apprendre aux gens de ne pas tirer sur les policiers et aux gendarmes.
00:22Si on en est là, c'est que c'est un peu compliqué.
00:24Ali qui est un Tunisien en situation régulière, qui s'est permis d'avoir lancé des fusées sur les policiers,
00:28lui c'est dehors, j'estime que quand la République vous accueille, vous la respectez ou vous partez.
00:32Et ensuite Brahim, pareil, des tirs de mortier sur les forces de l'ordre, deux mois avec sursis.
00:36Et l'apothéose, Anas, qui a fait un refus d'obtempérer à ce cocteur, sans permis, ni assurance,
00:39qui ne règle jamais ses amendes de ce que dit la justice,
00:41lui, moi avec sursis, puis on leur a mis 2000 euros.
00:43Comme ça, il aura 2000 euros en plus, ce qu'il ne réglera pas.
00:45Est-ce qu'il faut des peines minimales, comme il y a des peines maximales, c'est ce qu'a dit François Bayrou ?
00:50Vous savez, M. Truchot, que nous, nous l'avons proposé dans notre niche parlementaire,
00:53c'est des journées dédiées aux partis politiques internationales, qu'on a proposé une loi,
00:57non seulement des peines planchées pour lutter contre les récivices,
00:59donc là, comme vient de le dire votre journaliste de police-justice,
01:03effectivement, c'est des primes ou délinquants, et on me dit qu'il ne faut pas attendre
01:05qu'ils soient des crédits revolving judiciaires et des habitués, des bons clients, des policiers et de la justice.
01:10Il faut une peine minimale, tout de suite, y compris, et surtout pour ceux qui touchent à l'uniforme de la République.
01:14Et c'est bien que...
01:15Mais est-ce que c'est dissuasif, parce que par exemple, on a un jeune homme, alors c'était du déclaratif,
01:18en comparaison immédiate, on ne peut pas vraiment vérifier, il dit qu'il est en CDI.
01:21Est-ce que quelqu'un qui est en CDI, il faut le mettre en prison trois mois ?
01:24Mais le problème, c'est que quand vous touchez à un policier ou au gendarme,
01:27CDI, pas CDI, scolarisé, pas scolarisé, vous devez savoir que vous terminez en prison.
01:30Ça ne va pas être une circonstance atténuante.
01:32Exactement, parce que d'abord, c'est une circonstance agréable de toucher à des policiers et des gendarmes.
01:35Et quand on touche à un policier ou un gendarme avec un mortier,
01:37normalement, c'est au moins cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.
01:40Là, on voit qu'ils prennent entre mois et huit mois avec sursis.
01:42Vous voyez quand même le delta.
01:43Et je termine, c'est bien que vous interviewez, Zahid, ce responsable d'une boutique de téléphonie.
01:47Il est traumatisé, il est choqué, il a apeuré.
01:49Il fait face, finalement, à ceux qui ont pillé son commerce pour lequel il travaille,
01:53au dur labeur de son travail et à sueur de son front.
01:56C'est cette France qui se lève, qui travaille et qu'il faut entendre et qu'il faut respecter.
01:59Et quand il voit qu'une personne rentre, ressort avec un peu de sursis et quelques euros d'amende,
02:03c'est une gifle au visage de ses victimes.
02:05On n'en parle jamais des victimes.
02:06Je sais que vous êtes avocat et que vous défendez souvent les suspects et les personnes qui comparaissent dans le tribunal.
02:11J'espère que vous aurez une pensée pour ces victimes.
02:12Parce qu'aujourd'hui, elles n'en peuvent plus.
02:14Ni les policiers qui font lire de ces voyous, ni ces victimes,
02:16qui sont des citoyens et des Français honnêtes, qui ne supportent plus ces voyous,
02:19à qui on autorise tout et à qui on justifie tout.
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